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REPÈRE

des vases en fonte, en terre cuite ou en faïence et des statues en bronze ou en marbre cassés ou endommagés; mais si ces objets sont en plâtre, en pierre ou en d'autres matières susceptibles de se détériorer promptement, le locataire n'en est pas garant.

L'entretien des treillages, palissades, bassins, jets d'eau et de leurs conduits *.

Les dégradations provenant de vols à l'intérieur de l'habitation ou de l'enclos; les objets soustraits à l'extérieur restent à la charge du propriétaire, s'il est de suite dressé procès-verbal de l'événement par un officier public qui constate le délit *.

En résumé, le locataire est tenu de faire toutes les réparations nécessitées par les dommages provenant de sa faute ou d'un abus de jouissance. Le fermier doit les mêmes réparations locatives que Je locataire d'une maison de ville. De plus, il doit entretenir les haies vives, les couperets, sébiles et autres ustensiles des pressoirs à cidre et à vin, les clôtures des étangs et des prairies, les écbalas des vignes, les fossés bornant les terres et les bois*

De tout ce qui précède et en raison des menus détails que peuvent présenter les contestations qui surgissent à l'expiration d'un bail entre le preneur et le bailleur, il faut insister sur l'importance, pour le locataire, d'un état de lieux bien circonstancié, afin qu'on ne puisse exiger de lui des réparations qui le mettraient dans la nécessité de remplacer, par des objets neufs, ce qui aurait péri dans ses mains, par suite nonseulement de l'usage, mais encore de la mauvaise qualité et confection, ce qui ne peut être prouvé qu'au moyen d'un état des lieux.

Parmi les réparations locatives exigibles, on distingue celles dont l'urgence est évidente et celles qui peuvent être différées jusqu'à fin de bail. Dans ce dernier cas, le propriétaire a le droit de faire saisir les meubles du locataire et même des souslocataires en garantie de ces réparations aussi bien que des loyers arriérés.

1 Manuel des lois du bâtiment.

• ToiMMint, Code de la propriété, n* 462.

Un locataire peut s'opposer à tout changement désiré par le propriétaire, même sous prétexte que ce changement serait avantageux pour le premier. Au contraire le locataire peut faire des changements de peu d'importance, tels que la dépose de portes, le déplacement de glaces, pourvu qu'il puisse rétablir le tout à fin de bail et que le déplacemen t de ces objets n'occasionne aucune dégradation. Les améliorations qu'un locataire a faites peuvent être enlevées par lui, pourvu qu'il remette les choses en état *.

Enfin l'article 1755 du Gode civil dit formellement qu'aucune des réparations réputées locatives n'est à la charge des locataires, si elle est occasionnée par vétusté ou par force majeure.

Reparure, s. f. — Reparer, «. a. — Opération de la dorure au moyen de laquelle on rend à la sculpture sa finesse altérée par \e ponçage, Yadoucissage (voy. ces mots) et l'engorgement des moulures.

A cet effet on emploie des fers contournés en forme de crochets de différentes espèces et qui permettent de visiter les moindres creux et les plus fins détails. L'ouvrier qui exécute cette opération est le repareur.

On emploie aussi le mot reparer dans le sens d'enlever aux objets moulés ou coulés les barbes, bavures ou coutures formées par les joints du moule.

Repère, s. m. — 1° Marque faite sur un mur par une entaille, par un trait noir, rouge ou blanc, soit pour conserver l'indication d'alignements ou de mesures, soit pour arrêter un trait de niveau à l'aide d'un jalon et d'un endroit fixe.

2° On désigne de même des piquets que les terrassiers enfoncent dans le sol pour fixer la hauteur d'un déblai ou d'un remblai, ou bien celle d'une chaussée, d'un revers, d'un ruisseau.

3° Les charpentiers appellent ligne de repère ou d'emprunt une ligne qui, dans l'établissement des bois, se trace sur l'épure pour indiquer la direction à donner à la pièce qu'elle représente.

Les lignes de repère sont relevées à la rainette sur les principales pièces d'un éta-

REPIQCER. — 1'

blissement, soit pour faciliter leur mise d'aplomb ou de niveau au levage, soit pour servir de lignes d'affleurement en retour, quand ces pièces reçoivent des assemblages qui se croisent.

Le trait ramêneré (voy. ce mot) est une ligne de repère.

4e Les paveurs donnent le nom de repères à des pavés qu'ils posent de distance en distance pour conserver leur niveau depen te.

5° Plaque de fonte scellée sur le mur d'un édifice ou d'une habitation particulière et sur laquelle est gravée l'indication de la différence qui existe entre le niveau moyen de la mer et le niveau du point où cette plaque est posée.

A Paris les plaques de repère sont ornées des armes de la ville (flg. 2478) et portent aussi l'indication du niveau au-dessus de l'étiage de certains ponts de ta Seine.

Répétition, s. f. — Succession ou reproduction continue, sous la même forme, d'objets tels que rinceaux, enroulements, entrelacs (lig.2479), qui servent a orner une frise, un bandeau, un listel.

Fig. 3479.

Repiocher, t>. a. — Remuera la pioche des terres déposées en cavalier depuis un certain temps afin de les charger et de les transporter ailleurs.

Repiquer, v. a. — Terrassb. Piocher la surlace d'une allée, d'un chemin ou

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