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SERTIR

délateur est une petite pièce qui tombe dans une encoche du pêne lorsque les gorges sont soulevées par une clef étrangère et qui empêche l'ouverture de l'instrument ; dans ce cas la clef même de la serrure ne peut plus ouvrir, ce qui dévoile l'introduction de la clef étrangère) ; la serrure à clef changeante de Rochefort et la serrure à permutation de Day et Newel.

Ces serrures, bien que n'étant pas incrochetables, exigent beaucoup de temps pour être ouvertes.

Les serrures qui s'ouvrent sans clef sont formées de plusieurs viroles portanf des lettres, des chiffres ou des signes quelconques, susceptibles de prendre un trèsgrand nombre de positions différentes, et il n'y a, pour chaque virole, qu'une position qui permette l'ouverture de la serrure. •

Serrurerie, s. f. — Art qui lire son nom de la fabrication des serrures, mais qui embrasse toutes les applications du fer à la construction des machines, des instruments et outils et des édifices de toute espèce.

Considéré comme une branche de la construction proprement dite, cet art comprend l'exécution :

1° Des gros ouvrages en fer tels que poutres, solives, combles, pans de fer, ponts métalliques, serres, etc. ;

2° Des ouvrages dits de forges, tels que grilles, rampes et balcons, chaînes d'écartément, potences, corbeaux, étriers, pentures, pivots de grandes portes et autres, enfin tous les gros fers qui se livrent au poids;

3° Des ouvrages tirés de fabriques, serrures, verrous, targettes, paumelles, charnières et autres, servant à la fermeture des portes et qui sont compris sous le nom de quincaillerie.

L'emploi du fer dans la construction des édifices est fort ancien : les Romains en faisaient usage comme agrafes, crampons, goujons, cbevillettes, boulons à clavettes, queues-de-carpe, équerres, étriers, etc.

La période qui suivit la chutede l'empire romain fut une époque de décadence pour l'art de la serrurerie.

Au moyen âge, à partir du xue siècle,

l'industrie des fers forgés commença à progresser notablement; toutefois la ferronnerie ou grosse serrurerie resta , faute de moyens puissants comme ceux que nous possédons actuellement, dans un degré d'infériorité complète par rapport à la serrurerie fine, qui s'éleva, au contraire, à la hauteur d'un art véritable aussi bien dans sa forme que dans ses moyens d'exécution.

On admire aujourd'hui les magnifiques ouvrages, grilles, croix, reliquaires, portes de tabernacles, pupitres, coffrets, plaques de serrures, ferrures de portes, etc., que nous a laissés la serrurerie du moyen âge. On cite les pentures des portes de la cathédrale de Paris, ouvrage d'une merveilleuse exécution.

La serrurerie fut également florissante à l'époque de la Renaissance, qui produisit des clefs, des plaques de serrures, des basreliefs en fer repoussé, des grilles, etc., d'un dessin et d'un fini remarquables.

La serrurerie moderne, en étendant la puissance et le nombre de ses moyens, est devenue plutôt une industrie qu'un art et, quel que soit le mérite de certaines œuvres qu'elle produit, elle ne dépasse pas, si toutefois elle atteint la perfection des ouvrages dus aux artistes du moyen âge et de la Renaissance.

Serrurier, s. m. — Celui qui entreprend ou exécute les ouvrages de serrurerie.

Les ouvriers serruriers comprennent :

Les forgerons, qui forgent sur l'enclume ;

Les ajusteurs, qui préparent l'ouvrage pour la pose ;

Les ferreurs, qui font la pose des pièces au bâtiment ;

Les compagnons de ville, qui exécutent les menus ouvrages en dehors de l'atelier.

Comme aides on dislingue :

Le tireur de soufflet, le frappeur, le perceur et Yhomme de peine.

Le poseur de sonnettes est un ouvrier spécial.

Sertir, v. a. — Réunir une pièce de fer aune autre par de petites lèvres qui sont

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