TRAVAILLER
aridité qu'il a ordinairement au sortir du bateau, il augmente d'environ 5/16 de son volume et des 2/7 de son poids. IL faut observer, en outre, que pour flaire un bon mortier, il ne faut pas réduire cette matière en poudre trop fine.
Ge mortier se fabrique par le mélange d'un volume de trass avec une quantité de chaux qui varie de 0,3 à 0,6.
Le trass s'emploie dans toute l'Allemagne, en Hollande, en Belgique, sur les côtes de la Baltique, en Hongrie et dans le nord de la France.
On fait un béton de trass en corroyant un mélange de :
3 parties en volume de trass ;
3 parties en volume de sable ;
3 parties en volume de bonne chaux hydraulique mesurée vive ;
2 parties en volume de gravier ;
4 parties en volume . de recoupes de pierres.
Travailler, v. n. — 1° On dit qu'un bâtiment, qu'un mur ou un plancher travaillent lorsque ces ouvrages, mal fondés ou mal construits, indiquent par certains mouvements qu'ils menacent ruine. Ainsi un mur qui boucle , une voûte dont les pieds-droits s'écartent, un plancher qui s'affaisse, sont tous objets qui travaillent.
2° Lorsque les matériaux sont soumis à certains efforts de compression, de traction, etc., on dit qu'ils travaillent, c'est-à-dire qu'ils résistent à la compression, à la traction, etc.
Les assises d'une pile en pierre travaillent à la compression, les solives d'un plancher travaillent à la flexion.
3° Travailler à la tâche, exécuter une partie d'un ouvrage pour un prix convenu.
4° Travailler à la pièce, faire de certains ouvrages semblables entre eux par nature ou par mesure et qui permettent de leur affecter d'avance un prix déterminé. Tels sontdes chapiteaux, des bancs, des balustres à exécuter pour un prix convenu.
5° Travailler à la journée (voy. Journée).
Travaux publics.— On désigne ainsi tous les travaux empreints d'un caractère d'utilité publique, c'est-à-dire :