BASALTE
traverses sont réunies par des liens ou écharpes boulonnés, et des montants de remplissage garnissent l'intérieur ; dans le second cas, ce sont des cadres en fer dont le bord extérieur est serré entre deux cornières et recouvert d'une platebande. L'intérieur est rempli par un croisillonnement en fer à cornières maintenu par des rivets. La barrière repose, à chaque extrémité, sur une petite roue en fonte roulant sur un guide longitudinal formé d'un fer h U, noyé dans un madrier en bois.
Les poteaux qui servent de soutien aux barrière* doivent être en bois dur ; on les enfonce en terre assez profondément. Ils sont percés de part en part pour recevoir la tige des gonds. Si l'on appuie les barrières sur des piliers ou des encoignures de murs, il faut que ces parties soient très-solidement maçonnées. Les pentures ou les gonds sont les modes de suspension employés. Pour les barrières très-lourdes, on place un pivot tournant sur une crapaudine à la partie inférieure et un gond renversé avec une penture à la partie supérieure .
Les anciens Grecs construisaient des bamères autour des stades ; les Romains en plaçaient dans les cirques, les amphithéâtres et autour des camps . Au moyen âge, on appelait barrières des ouvrages de fortification placés en avant des portes de villes : c'étaient des palissades avec parties mobiles.
On établissait aussi des barrières sur les routes pour la perception des droits de péage, dans les jeux publics pour maintenir la foule, dans les tournois, au milieu de la lice, pour servir au combat dit à la barrière. Plus tard, les villes eurent, à leur entrée, des barrières destinées à faciliter la perception des droits d'octroi sur les denrées. On en a fait de monumentales, comme celles construites par Ledoux, à Paris, et qu'on a abandonnées depuis 4860 (voy. Propylées).
On désigne encore par le nom de barrières des palissades formées de pieux fichés en terre et de planches
juintives, de 3 mètres de hauteur, dont on entoure les bâtiments en construction ou en démolition, après avoir obtenu une autorisation spéciale.
Ordinairement faites par le maçon, ces barrières s'évaluent, dans le métré des ouvrages, de la façon suivante : on compte la fouille des trous ; les scellements des pieds de poteaux au prix des massifs ; les frais de location de bois loué pour barrières dont on doit faire un cube total.
Barrows, s. m. pi. — Nom que les Anglais donnent à la classe de monuments celtiques que nous appelons galgals (voy. ce mot).
Baruthel (Pierre de). — Calcaire compacte dur, extrait des carrières de Baruthel, commune et arrondissement de Nîmes.
Cette pierre est de couleur blanc cendré, à grain fin et propre à la sculpture. Elle porte de 0m,20 h 0m,60 de hauteur d'assise.
Roche de couleur le noir, d'origine
Basalte, s. m. noire ou tirant sut éruptive.
Le basalte se présente en colonnes prismatiques, ou en gradins. Cette pierre est composée de silicates cristallisés ; elle est très-dure, car elle émousse les outils ; sa densité est 2,85.
Employé comme moellon dans certains endroits le basalte adhère mal au mortier. Plus fréquemment, on en fait des bornes, des bordures de trottoirs, des pavés ; dans cet usage même, il a l'inconvénient de se polir et de devenir glissant.
Il y a deux variétés principales de cette pierre : le basalte noir et le basalte verdàtre. L'espèce noire, qui est la plus commune, est une lave d'une teinte égale, que les Romains ont employée particulièrement pour la représentation des animaux. Le basalte verdàtre offre plusieurs espèces de teintes et de du-