ACCOUDOIR
il encourt la répression pénale, s'il y a mort d'homme ou blessures.
Ainsi, dans les travaux, l'entrepreneur est, en général, responsable :
1° des accidents survenus aux passants ou à ses propres ouvriers, par suite de l'inobservation des règlements, de sa négligence ou de la négligence de ceux qu'il emploie ; — 2° de la mort d'un ouvrier ou des blessures qu'il peut recevoir, en raison de la direction mauvaise ou imprudente des travaux ; — 3° du dommage causé par l'ouvrier à la propriété voisine.
L'architecte serait aussi responsable, dans le cas où les accidents ou dommages seraient survenus par suite de vices dans le plan de la construction, d'une fourniture faite par lui de mauvais matériaux, ou des obligations imposées ta l'entrepreneur par son traité (1).
Il existe des Compagnies d'assurances contre les accidents (voy. Assurances).
Accolade, s. f. — Courbe ayant la forme de deux talons ou cymaises réunis, et qui est engendrée par des arcs de cercle.
Dans l'architecture des xve et xvie siècles, X accolade est très - employée pour orner les faces extérieures des linteaux de portes et fenêtres (fig. 36).
Fig. 30.
On la retrouve, dans les monuments de cette époque, appliquée aux plus menus détails des galeries, des balustrades, des clochetons. On appelle les arcs qui ont cette forme arcs en accolade ou. en talon.
(1) Code Perrin.
Accolement (voy. Accotement).
Accoler, v. a. — 1° Ce mot désigne un genre d'ornementation qui consiste
Fig. 37.
à enlacer le fût d'une colonne de rameaux de vigne, d'olivier ou de palmier, etc. (fig. 37).
2° Juxtaposer plusieurs pièces de bois pour les fortifier les unes par les autres. On peut ainsi former une pièce ou poutre
Fig. 38.
de grande résistance (fig. 38). Généralement on réunit ces bois accolés par des boulons ou des armatures (voy. ces mots).
Accotement, s. m. — Espace de terrain A (fig. 39) compris, sur un chemin ou sur une chaussée, entre le fossé
Fig. 39.
et le pavage ou l'empierrement. On dit
aussi accolement:
Accoudoir, s. ni. — Couronnement