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du Mont, à Paris, qui ont été construites au xvur siècle : la dernière est donnée en élévation latérale par [a figure 815.
Aujourd'hui, on fait également des
chaires en pierre ou en bois, adossées
à des colonnes ou isolées entre deux
représente la
Fig. 816.
chaire de l'église de Maisons-sur-Seine, exécutée sous la direction de E. Millet ; la tribune, ainsi que le dais, sont en pierre et font corps avec l'un des piliers de la nef.
Une autre chaire remarquable, en pierre, de construction récente, est celle de l'église de Saint-Pierre de Montrouge, à Paris, qui est due à M. E. Vau- (1 renier ; nous en donnons une vue perspectif fig. 847). La tribune à pans, ornée de pilastres et d'un aigle sculpté sur le panneau du milieu, est supportée par une colonne courte qui repose sur
CHAIRE
CHAIRE
un avant -corps formant socle. Cette I compose d'une tribune dont le dessous chaire est située dans Taxe d'une est formé de consoles se reliant à un
balustre central, et d'un abat-voix cou-
Fig. 817.
travée de la nef, ainsi que le montre le plan (fig. 818) qui indique aussi la
Fig. 819.
Fig. 818.
disposition des deux escaliers latéraux.
Comme exemple de chaires en bois. nous citerons celle qui orne la chapelle du collège d'Eu et qui est de style tradeàjour.
Renaissance. Cet ouvrage de menuise- Enfin, la figure 820 représente une rie, adossé contre une pile (fig. 819), se | chaire en bois isolée, qui est placée dans
ronné par un motif de décoration analogue ; l'escalier est pourvu d'une balus-
CHAIRE
CHAIRE
l'église de Saint-Ambroise, à Paris, et qui a été exécutée sous les ordres de M. Rallu, architecte de ce monument.
Fig. 820.
Avant de terminer, citons encore les chaires à prêcher des monuments religieux arabes. La tribune est élevée sur quatre piliers avec arcades et surmontée d'un dais en forme de coupole mau-
Fig. 821.
resque ; on y accède par un escalier
droit au bas duquel est placée une porte couronnée par un entablement qui se compose de plusieurs assises de petites niches triangulaires en saillie les unes au-dessus des autres. La chaire que nous donnons (fig. 821) appartient à la mosquée de Kaïtbaï, au Caire, édifice construit au xve siècle (1).
Chaires extérieures. L'usage des prêches publics, à certains jours de Tannée, avait fait établir, au moyen âge, des chaires sur les faces latérales de certaines églises, à l'angle de quelques carrefours, dans des cloîtres, et même dans des cimetières.
Ces constructions étaient en pierre, et ordinairement surmontées d'abat-voix, comme la chaire qui existe encore à la cathédrale de Vitré et celle de l'ancien cloître des Carmes, à Paris, dont nous donnons une vue perspective à l'article abat-voix (voy. ce mot).
L'Italie offre des exemples de chaires
Fig. 822.
extérieures qui datent de la Renaissance ; la plus renommée de toutes est
(lj Coste, Architecture arabe.
CHAIRE
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celle de Prato (fig. 822), près de Florence, exécutée en marbre blanc.
A cet exemple nous ajouterons l'une des chaires qui appartiennent à l'église
San-Salvatore, à Spolète (fig. 823). Les deux chaires sont placées symétriquement aux angles d'un portique de cinq arcades attenant à cet édifice ; chacune d'elles est comprise entre les deux co-
Fig. 824.
lonnes engagées qui accentuent les
extrémités de ce portique. Comme le montre le plan représenté par la figure 824, on accède aux chaires formant encorbellement par un escalier de sept marches. Vu de l'extérieur, l'ensemble a l'aspect d'une sorte de niche que surmonte et qu'abrite l'entablement même du portique.
3° Les tribunes occupées par les professeurs dans les salles d'enseignement reçoivent aussi le nom de chaires. Ce sont , en général , des ouvrages très simples en menuiserie (fig. 825) com-
Fig. 825.
posés d'une enceinte élevée d'une ou de plusieurs marches au-dessus du sol et pourvue de deux portes latérales. La partie du milieu forme saillie, comme l'indique le plan (fig. 826), et est plus
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haute que les côtés; un pupitre y est disposé intérieurement et sert de table au professeur assis sur un siège mobile.
Chaise, s. f. — 1° Assemblage ou bâti formé de quatre grosses pièces de bois, sur lequel on établit la cage d'un moulin à cent, d'un beffroi (voy. ces mots).
2° Assemblage de plusieurs pièces de