CHAPERON
ce n'est guère qu'à partir du xive siècle que les églises furent bâties avec des chapelles ouvertes le long des nefs ; celles qui se rencontrent dans les monuments plus anciens ont été ajoutées après l'exécution du plan primitif. Nous donnons (fig. 864) le plan de l'église de Baveux, pour montrer la disposition des chapelles qui bordent les nefs.
Aujourd'liui, tous les édifices religieux du culte catholique sont accompagnés de chapelles.
Dans certains pays, en Italie par exemple, on élève, sur le bord des routes, de petites chapelles dédiées à la Vierge ou à des saints et qui sont ouvertes aux voyageurs ; on y officie à certaines époques de Tannée.
Chapelle des morts : chapelle qu'on élevait autrefois dans les cimetières et que l'on consacrait ordinairement à saint Michel.
Des chapelles funéraires ont été de même construites en commémoration d'un accident et sur l'endroit môme où l'on avait enterré les victimes ; telle est la chapelle des Flammes, construite, à Bellevue, près de la ligne du chemin de fer de Paris à Versailles, en mémoire de l'accident qui coûta la vie à Dumont d'Urville. ■
Chaperon, s. m. — Maçonnerie.
Sommet d'un mur ayant une ou deux pentes pour faciliter l'écoulement des eaux (fig. 865).
Fig. 865.
Le chaperon est un signe de mitoyen-
neté, s'il a deux égouls et larmiers ; il indique au contraire, que le mur n'appartient qu'à un seul héritage, quand il ne présente un plan incliné que d'un côté seulement. L'autre côté du mur monte alors à plomb du parement jusqu'à l'arête du chaperon, comme le montre la figure 866. On voit ici que la
Fig. 866.
propriété appartient à l'héritage du côté duquel les eaux se déversent.
Certains chaperons sont bombés; on dit alors qu'ils sont en bahut (voy. ce mot).
Dans l'évaluation du prix des ouvrages de maçonnerie, le sous-détail des chaperons en briques posées à plat sur les murs, s'établit ainsi, par mètre courant : sur murs de 0m,35 d'épaisseur, 45 briques, 0mc,05 de mortier ; maind'œuvre, compris joints, 2/25 de journée de maçon et d'aide ; sur murs de 0m,45 d'épaisseur, 55 briques, 0mc,08 de mortier; main-d'œuvre et joints, 2/23 de journée de maçon et d'aide. Si les briques sont posées de champ, le sous-détail est le suivant : sur murs de 0m,35 d'épaisseur, 62 briques, 0mc,051 de mortier; main-d'œuvre et joints, 1/9 de journée de maçon et d'aide ; sur murs de 0m,45 d'épaisseur, 75 briques, 0mc,08 de mortier; main-d'œuvre et joints, 2/15 de journée de maçon et d'aide (1).
Dans les chaperons en plâtre on compte : l'enduit en glacis, avec renformis moyen de 0m,02 ; l'arête du des-
Sergent, Traité pratique du métrage.
CHAPITEAU
CHAPITEAU
sus et le larmier saillant, qui comprend une épaisseur d'une saillie de dessous, deux arêtes et un joint tiré au crochet figurant larmier.
Les chaperons en pierre sont comptés comme assises ordinaires.
Charpente. Fausse coupe (tig. 867) que Ton fait à l'extrémité d'une pièce
Fig. 867.
de bois dont le tenon doit entrer dans une mortaise au droit de laquelle le bois qui la porte est flaché. Le chaperon se taille sur place, avant l'établissement, et prend toujours la forme de la flache qu'il doit racheter.
Couverture. Petit toit en pierre, en tuiles, en ardoises que Ton établit sur un mur pour empêcher qu'il ne soit pénétré par l'eau.
Chapiteau, s. m. — Mot qui vient du grec xecpaXvî , tête , et qui désigne l'ensemble des moulures et des ornements couronnant le fût d'une colonne, d'une ante, d'un pilastre. Le chapiteau forme transition entre le support et la chose portée.
Cet élément architectural appartient à tous les styles. De tous les peuples, les Chinois sont les seuls qui n'en fassent pas usage ; cela tient à leur système d'architecture, dans lequel les colonnes sont moins les supports d'un comble pesant que les montants d'un ouvrage de menuiserie.
C'est aussi par exception que l'on ne trouve pas de chapiteaux dans certains monuments très anciens de l'Egypte, tels que les tombeaux de Beni-Hassan
et de Kalaphe dont les figures 868 et 869 représentent les colonnes; encore
Fig. 868.
ces supports sont-ils surmontés d'un abaque.
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Fig. 869.
Les premiers chapiteaux égyptiens qui méritent véritablement ce nom semblent avoir pour éléments le bouton et la fleur de lotus ; le tronc de cône (fig. 870) et la campanule épanouie (fig. 871),
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Fig. 870.
tous deux à section horizontale circulaire ou en plusieurs lobes, sont les formes primitives. Les chapiteaux campaniformes furent faits d'abord unis ; les ornements qu'on y employa ensuite ne furent pas travaillés en relief; on commença à les tracer simplement au moyen de lignes. Enfin, on se mit h décorer ces chapiteaux de feuillages et
CHAPITEAU
CHAPITEAU
de diverses plantes et à donner à ces ornements plus ou moins de relief.
Fig. 871.
Certains de ces couronnements semblent être une. imitation du palmier, dont on aurait coupé les feuilles inférieures.
Les Égyptiens se servaient de la peinture pour accuser davantage, dans leurs détails, les ornements sculptés de leurs
Fig. 872.
chapiteaux; celui que représente la figure 872 (1) appartient à la salle hy-
(1) Prisse d'Avcnnes, LArt arabe.
postyle de Karnac à Thèbes ; il était décoré des couleurs alors en usage : le bleu, le vert, le jaune et le rouge.
Un troisième type est le couronnement du fût par quatre têtes à coiffure
égyptienne, surmontées d'un petit édicule à base carrée (fig. 873).
Ces diverses formes se trouvent même
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