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CHARTREUSE

trusquin, les compas et équerres, qui servent à préparer l'ouvrage ; les scies, haches, cognées, doloires, herminettes, avec lesquels on taille les hois ; les ciseaux, fermoirs, ébauchoirs, becs-d ane, bisaiguës, pour les creuser ; les rabots, varlopes, guillaumes, bouvets, pour dresser les parements; les maillets et marteaux, pour rajustement des assemblages ; les chèvres, pour la mise en place (voy. ces mots).

Charpentier, s. m. — Celui qui exécute des travaux de charpente, soit comme maître ou entrepreneur, soit comme ouvrier.

Les ouvriers charpentiers se divisent en gâcheurs ou contre-maîtres, leveurs, qui tracent le dessin sur bois , chefs de chantier, compagnons, garçons. La journée est de 10 heures en été et de 8 heures en hiver. Le maître fournit les outils.

Charretière, adj. — On nomme porte charretière une porte, ordinairement à deux vantaux, qui est assez large pour permettre le passage des voitures.

Les portes charretières des maisons d'habitation dans les villes prennent plutôt le nom de portes cochères.

Les cours de fermes, les remises, les granges ont leurs entrées fermées par des portes charretières d'une construction très simple. Leurs vantaux sont, en

Fig. 918.

général, formés (fig. 918) de planches verticales jointes à rainure et languette, maintenues dans des châssis en charpente avec traverses et echarpes der-

rière; les pivots du bas tournent dans des crapaudines en fonte ; ceux du haut sont retenus par des colliers en fer scellés dans la muraille.

La fermeture a lieu souvent au moyen d'un système de bascule en bois ou en fer (voy. Bascule). Une petite porte de service est quelquefois ménagée dans l'un des battants. La largeur d'une porte charretière doit être d'au moins 2m,60.

Charrette, s. f. — Voiture à deux roues et à deux limons servant au transport des fardeaux. Des pièces de bois appelées éparts en forment le fond; les côtés sont composés de pièces verticales maintenues par des traverses horizontales.

Les carriers se servent souvent de charrettes appelées moellonnières pour transporter les moellons ; les charpentiers font également usage de ces véhicules pour les bois débités ; ils en ont de deux sortes : l'un, à parois verticales

Fig. 919.

(voy. Aideau), l'autre (fig. 919), qui est formé seulement d'un fond monté sur essieux et garni de deux traverses sur lesquelles sont fixés quatre montants pour retenir la charge.

Char til, s. m. — Nom que

on

donne, dans les constructions rurales, à des hangars ou appentis servant de remise pour les charrettes, charrues et autres instruments agricoles.

Chartreuse , s. f. — Monastère habité par les personnes qui veulent s'adonner tout à la fois à la vie d'ermite et à celle du cloître, dans lequel on vit en commun.

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