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CHINOISE

On range parmi les chimères: les centaures, les sphinx, les sirènes, les griffons, les pégases, les gargouilles, etc.

Les architectes du moyen âge et de la Renaissance ont souvent décoré les édifices de chimères sculptées ou peintes ; celle que représente la figure 992 est en pierre ; elle est placée à l'un des angles de la balustrade à jour qui orne la façade principale de Notre-Dame de Paris,

Fig. 993.

Nous ajouterons à cet exemple celui que représente la figure 993. C'est une

tête de lion formant trouvé à Pompéi.

"anse d'un vase

Chinoise (Architecture). — Cet art diffère essentiellement de l'architecture des autres pays. Le type des édifices chinois est la tente ; on le reconnaît aisément aux piliers de bois sans chapiteau ni base, aux toits recourbés affectant la forme de la toile ou de la peau. Le caractère qui résulte de ce mode de construction est surtout la légèreté ; les diverses couleurs des matériaux employés donnent aussi de la gaieté à l'effet général.

La brique et le bois sont seuls utilisés comme éléments principaux dans l'architecture chinoise : on les décore de revêtements en porcelaine. Les colonnes des palais sont incrustées de cuivre, d'ivoire, de nacre et recouvertes de dorures et de peintures.

Les maisons sont h un ou deux étages séparés par un toit qui recouvre le portique du rez-de-chaussée. Le pavé est le plus souvent en marbre de diverses couleurs. La charpente des planchers reste visible. Les tuiles demi-rondes vernissées sont employées à la couverture.

Les dimensions et le nombre des appartements sont réglés par des lois, et avec la plus grande précision, suivant le rang du propriétaire.

Les monuments les plus remarquables de l'architecture chinoise sont les pagodes, les tours (voy. ces mots), les arcs de triomphe. Ces derniers sont répandus à profusion et consacrés h la mémoire des empereurs ou des personnages célèbres ; on les fait ordinairement en bois avec une seule ouverture, accompagnée quelquefois de deux autres baies plus petites ; le toit qui les surmonte est également divisé en trois parties, celle du milieu dominant les autres.

À l'architecture militaire de la Chine appartient cette construction gigantesque par son étendue qu'on appelle la grande muraille et qui avait été élevée sur une longueur de 2,400 kilomètres pour s'opposer à l'invasion des Tartares,

CHIPOLIN.

CHŒUR

Chipolin, s. m. — On donne ce nom, dans la peinture, à une belle détrempe vernie, pour L'exécution de laquelle il faut les sept opérations principales suivantes : encoller les bois ; apprêter de blanc; adoucir et poncer; réparer ; peindre ; réencoller ; vernir (voy. Détrempe).

1° Encoller : Cette opération comprend deux parties : un premier encollage avec un liquide composé de colle de parchemin mêlée avec de l'eau dans laquelle on a fait bouillir des têtes d'ail et des feuilles d'absinthe ; un second encollage composé de colle de parchemin et de blanc de Bougival.

%° Apprêter de blanc : On donne de sept à dix coucbes de blanc de Bougival que Ton a fait infuser pendant une demi-beure dans de la forte colle de parcbemin. On a eu soin préalablement de reboucher el peau-de-chienner. La dernière couche est tenue plus claire avec une addition d'eau.

3° Adoucir et poncer : Avec de l'eau très fraîche on mouille les parties que Ton veut adoucir, puis on exécute cette opération à l'aide de petits bâtons de bois blanc et de pierre ponce ; on lave ensuite avec une éponge et Ton passe un linge neuf pour donner un beau lustre à l'ouvrage.

4° Réparer : Avec un fer on nettoie et l'on dégage les moulures et les sculptures s'il y en a.

5° Peindre: L'ouvrage étant prêt alors à recevoir la couleur, on prépare la teinte, on la détrempe avec de la bonne colle de parchemin, on la passe par un tamis de soie très fin et Ton en étend deux coucbes bien unies.

6° Réencoller : On donne avec une brosse très douce deux coucbes de colle très faible, très belle cl très claire, battue à froid et passée au tamis. C'est de la bonne exécution de ce dernier encollage que dépend toute la beauté «le l'ouvrage.

7° Vernir : Enfin, sur la surface, que l'on a laissé sécher, on étend deux ou

trois couches de vernis à fesprit-de-vin el le travail est terminé.

Celle manière d'opérer pour la détrempe vernie dite chipolin, remonte à Louis XV, et l'on sait quel soin, quelle élégance el quel fini on apportait à cette époque aux peintures d'appartement. On trouve encore fréquemment, dans de vieux châteaux ou de vieux hôtels, de ces détrempes vernies parfaitement conservées.

Chiqueter, v.a. — Terme de peinture qui signifie jeter sur un fond uni de petites taches de couleurs diverses pour imiter les cailloux ou les taches irrégulières du granit.

Cette opération se fait avec un pinceau de blaireau d'une forme particulière (voy. Rrosse) que l'on frappe sur un morceau de bois.

Chlorure de chaux, s. m. — Matière employée pour la teinture des bois (voy. Coloration des bois).

Chœur, s. m. — Partie d'une église dans laquelle se tiennent le clergé et les chantres.

Dans les églises primitives, le chœur fut d'abord un espace libre réservé, en avant de l'autel, pour les chœurs sacrés.

Cet espace prit plus d'importance dans les basiliques élevées plus tard à l'air libre; il empiéta sur la nef principale. Certains monuments d'ailleurs présentent, à cet égard, <\*^ dispositions particulières : tantôt le chœur occupe la croisée même i\^> transepts el de la nef; tantôt il est placé au-delà i\o^ transepts, le sanctuaire et l'autel étanl reculés au fond de l'abside ; quelquefois aussi, comme à la basilique de Saint-Laurent hors les Murs el à l'église de Saint-Sylvestre, à Rome, il est établi derrière le maître- autel.

Lorsque le clueur était pris aux dépens de la nef principale, comme dans les églises privées de transepts, il était

CHŒUR

CHŒUR

renfermé dans une enceinte ou clôture à laquelle on a donné le nom de chance!. On voit, à Rome, une église, la ba-

silique de Saint-Clément, qui a conservé son ancien chœur, disparu d'abord, puis rétabli, au xie siècle, suivant les disposi-

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Fig. 99^

tions primitives. La ligure 994, extraite de l'ouvrage de Letarouilly sur les Édifices de Rome moderne, présente une vue perspective du chœur et du sanctuaire de cette remarquable église. On y distingue : l'abside: le maître-autel surmonté du ciborium. les deux ambons placés à droite et h gauche, le chandelier ou cierge pascal; le chancel en marbre avec son ornementation de mosaïques, de moulures, de monogrammes

sculptés ; un pavé richement décoré de mosaïques de porphyre , d'après le système que Ion a appelé opus alexandrinum.

Cette enceinte était moins large que la nef principale ; plus ordinairement la clôture s'appuyait contre les colonnes de la basilique ; la basilique de Torcello offre un exemple de cette disposition, que l'on retrouve également dans le plan de l'abbave de Saint-Gall. Ce dernier

CHŒUR

iâ6 —

CHOMËRAC.

édifice présente ceci de remarquable que

le chœur y est divisé en deux parties par un chancel.

Dans les églises byzantines, dont le plan est carré à l'extérieur et forme, à l'intérieur, une croix grecque, le chœur l'ut disposé à la croisée de l'église, sous la coupole qui la surmonte. Une riche cloison, appelée iconostase, s'élevait à l'origine du sanctuaire.

Les bancs placés dans le chœur des basiliques latines étaient soit adossés contre les parois du chancel, dans le sens longitudinal de la nef, soit disposés en travers de Taxe de l'édifice.

Dans les églises de l'Orient, les stalles étaient placées parallèlement à Taxe du monument, entre les quatre gros piliers servant de support aux pendentifs et à la coupole centrale. Bien que, de cette façon, ces bancs interrompissent la circulation, leur peu de hauteur permettait la vue des cérémonies aux fidèles placés dans les transepts.

Dans les églises romanes primitives, le chœur, placé à la rencontre de la nef principale et des transepts, est surmonté d'une voûte d'arête ou d'une coupole portant sur les quatre gros piliers élevés aux points de croisement. Quelques édifices religieux de cette époque ont une double abside, comme l'abbaye de Saint-Gall et ont, dans ce cas, un second chœur, placé à l'occident ; des chantres s'y tenaient pour répondre aux hymnes religieux. Cette dernière enceinte fut remplacée, dans la suite, par une tribune, établie au-dessus de la porte de l'église, s'oit en avant, soit auprès des orgues. Une clôture ornée d'arcades et de slat licites, limita le chœur, à l'occident. Les stalles des religieux s'appuyaient contre les colonnes ou contre les parois du elianeel.

L'art ogival succédant au style roman, le chœur conserva la place qu'il occupait précédemment. 11 s'étendit souvent dans la nef, puis autour de l'autel et quelquefois même entre l'autel et le rond-point de l'église. Les hautes co-

lonnes, les larges fenêtres, les tapisseries, les statues et les pavages en mosaïque contribuèrent à la décoration de celte partie des monuments religieux.

Un ou plusieurs rangs de stalles en bois, ornées de sculptures, furent placés autour du chœur, qu'une enceinte ou clôture monumentale, ajourée et décorée de bas-reliefs, sépara des bas-côtés, isolant ainsi les religieux du bruit produit par la circulation des fidèles.

Aux xvc et \vie siècles, le plan du chœur ne reçut point de modification importante. Son architecture décorative.

au contraire, subit une transformation dont l'exemple partit de l'Italie, sous le nom de Renaissance. Le chœur des églises, dans cette contrée, après une courte période de transition, pendant laquelle le moyen âge se fit encore sentir dans quelques détails, fut décoré de colonnes et de pilastres empruntés aux ordres classiques; enfin, il fut surmonté de voûtes de forme romaine et de dômes avec pendentifs.

Dans les pays du Nord, ces transformations furent plus longues à s'accomplir ; l'alliance des ordres romains et des hauts piliers gothiques, celle du plein cintre et de l'ogive caractérisent l'architecture de ces contrées pendant les xvc et xvie siècles.

Un fait remarquable à noter, c'est la déviation d'axe qui existe, dans un grand nombre d'églises, à la réunion du chœur avec les transepts ; ce fait singulier n'a pas encore trouvé une explication sur laquelle les différents auteurs soient tombés d'accord.

ChOIïlérac [Pierre (le). — Pierre qui provient d(^ carrières Baumas, commune de Chomérac, arrondissement

de l>ri\as.

C'est un calcaire compacte, noduleux, très dur. gris bleuâtre, à pâte fine, susceptible de poli, et qui porte de 0m,10 à 0n\20 de hauteur d'assise. La charge d'écrasement par centimètre carré est de 1,100 à 1,200 kilosrr.

CHORAGIQUES.

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