ARABESQUE
Gésarée, aujourd'hui Cherchent en Algérie.
On en retrouve des vestiges jusque dans les derniers monuments de la décadence romaine. Pins tard, les Arabes, en donnant leur nom à ce système de décoration, le propagèrent dans toutes les contrées qu'ils parcoururent. L'arabesque, chez ces peuples, n'est qu'une combinaison de lignes géométriques, de plantes, de Heurs et de fruits, la représentation (\e?< ligures d'hommes ou d'animaux étant formellement interdite par la loi religieuse.
La figure 160 représente la décoration d'un des panneaux découpés à jour qui
goût s'en répandit avec les conquêtes di^ Romains dans les provinces soumises à leur domination. Nous donnons fig. 159 un fragmenl de stèle recouverte d'arabesques sculptées, que l'on a r trouvé dans les ruines de l'ancienne
Fig. 160
ornent l'escalier de la chaire, dans la mosquée Barkouk, au Caire.
Varabesque n'est pas seulement employée, dans l'architecture musulmane, pour la décoration intérieure ou extérieure [\r^ édifices; on la voit fréquemment appliquée à la clôture d(^ baies, comme le montre la ligure 161.
Dans les édifices du moyen âge, Varabesque sert à l'ornementation des archivoltes, i\^> Irises, des pilastres, des verrières et des dallages. A l'époque de la Renaissance, le goût de ces ornements devint général; ils furent employés, par les plus grands artistes, à l'embellissement d^> principaux édifices et particulièrement des palais. La ligure 162 re-
ARABESQUE
présente les arabesques qui décorent les croisées du premier étage, au palais de