MÈTRES
Le thermo-multiplicateur de Nobili et Melloni est le thermomètre différentiel le plus sensible; il consiste essentiellement en une pile thermo-électrique reliée à un galvanomètre ou multiplicateur; les sources de chaleur les plus faibles suffisent à produire un courant qui actionne le galvanomètre.
THES
THES
Anssi emploie-t-on de préférence cet appareil ponr 1 3,aOV.; matière extractive, 41 •/.; matière insoluble, mesurer les variations de la chaleur rayonnante, 54 •/•; théine, 8,80 •/, snrtont quand elle est d'ane faible intensité.
D' J. L.\UMOME.R. !
THÉS. (TcHA chinois : Luh-tcha chin pour Tné
vert.) L'arbre à thé reste vert tonte l'année ; il atteint dans son pays natal, r.\ssani (Indes), où il pousse à l'état sauvage, les proportions d'un arbre, alors qu'en Chine il n'est jamais pins haut qu'an arbrisseau. Ses feuilles sont seules utilisables; elles sont oblongues, pétiolées, d'un vert foncé, dentées en scie et renferment des glandes nombreuses pourvues d'une huile essentielle qui donne an thé son arôme et son parfum.
Description botanique. — L'arbre à thé appartient à la famille des Camellia.
II existe quelques doutes sur la distinction spécifique entre les variétés de thés. Il y a toutefois dens
Pectine I,80à2
C«i4rni«liklei.... 3 3,7 Aibamine 0,80 0,90'
La matière extractive contient, entre antres éléments :
Théine....*/. 1,8* à 2,2
Tannin 10 12
Acide Bob (Wn
Mu) 2.50 4,50
Plantations et Culture. — En Chine il n'existe pas de grandes plantations de thé, comme aux Indeset à Ceylan. Ce sont les artisans les plus pauvres qui le cultivent par petites parcelles dans tout le pays ; ils y gagnent à peine leur vie, exploités qu'ils sont par l'intermédiaire des villes, qui expédie le produit surlesprincipanx marchés. Le paysan ne fait que cultiver et cneillir les feuilles, qu'il vend toutes verte», an marché le pins voisin; les agents des capitalistes chinois les achètent et les font transporter à leur fabrique, où elles subissent la transformation néces-
1° l'Assam (d'origine): 2* l'arbre chinois ; 3° le greffage sur l'un ou l'autre.
Distinction des différentes qualités des Thés, suivant la méthode en usage aux Indes et à Ceylan
X — Pékoé pointes blanches. 1 D — Pékoé Soocbong. B — Orançe Pékoé. 1 F. — Soafhong.
C — Pekoe. I F — Co«™.
espèces d'arbres à thé en Chine, avec lesquelles on saire, puis sont emballées ponr la livraison. La préfabriqué le thé, vert ou noir, indifféremment : ! mière cueillette, la meilleure, s'appelle « premier
Le Thea Bohea reste toujours vert et atteint 3 à I chop », la deuxième « second chop », et ainsi de- 5 pieds; le tronc, très touffu, fournit beaucoup de ■■ suite.
petites branches. Les feuilles sont alternativement ; En Chine la préparation dn thé est faite à la main, grandes, elliptiques, dentelées, émonssées, veineuses, ! d'une façon peu propre. Un droit de 28 cent. 3/4 par surmontant de courtes tiges. Le calice est petit, lisse j kilog. est prélevé à lexport.
et divisé en cinq petites sépales arrondies. Les fleurs Aux Indes on cultive trois sortes d'arbres à thé : sont blanches, légèrement odorantes, souvent deux on trois ensemble sur des tiges séparées. La corolle possède 5 à 9 pétales réunies à la base; les filaments sont courts, nombreux et attachés au pied de la plante; les anthères sont jaunes et larges. Les capsules sont composées de 3 cellules à trois côtés.
Le Thea viridis, variété plus robuste, produit de grandes feuilles, de couleur plus foncée que celle du Bohea. Les feuilles sont garnies de cellules transparentes contenant l'huile essentielle, et le nombre de ces cellules indique la qualité du thé que la feuille produira. En Chine la feuille n'excède jamais 0 m. 10 en longueur; en Assam elle atteint jusqu'à 0 m. 22 et souvent plus. L'arbre chinois est très résistant et s'acclimate facilement aux changements d'altitude; la plante indigène, plus susceptible, difficile à cultiver, exige un climat chaud, humide, de température égale.
Les arbres à thé cultivés et acclimatés peuvent supporter une différence de climat qui serait fatale aux céréales, et même résister à de fortes gelées, à condition que les étés soient assez chauds pour durcir le bois. Au sud de la France, la chaleur suffirait amplement pour réussir, mais l'humidité manque, et aussi la main-d'œuvre à bon marché.
La limite actuelle pour la culture du thé est an Nord à 30* de latitude, au Japon, où elle ne réussit pas toujours, à cause de la cherté de la main-d'œuvre.
L'arbre à thé est produit par semis ou par boutures que l'on repique ensuite en pleine terre. Il ne commence à produire qu'à la troisième année, mais il est en plein rapport à la cinquième.
En Chine il fournit annuellement trois cueillettes; mais dans le pays d'origine, où le sol est moins appauvri et l'humidité plus grande, on fait facilement neuf cueillettes par an.
Un bon terrain, aux Indes ou à Ceylan, peut produire annuellement, par arpent, 200 kilog. de feailles.
Proportion moyenne des éléments contenus dans les feailles à thé : principes aqoenx, 3,50 •/. ; cendres,
La petite feuille, la plus élevée, est la plus chère r les feuilles les plus basses et les plus grandes sont les moins chères.
Pour cueillir les feuilles, on les pince avec l'ongle du pouce, près de la branche, afin d'éviter de détériore» le bouton qui pousse à la base.
Lethé en briques se compose de feuilles brisées, tîgesj etc. ; ces briques sont de différentes grandeurs eTfacilitent le transport à travers r.\sie Centrale, où cette sorte trouve ses marchés principaux.
Historique. — Suivant une légende, c'est en l'an 2737 avant J.-C. qae l'arbre à thé fut introduit en
IHES
THlvS
Chine, et le thé ne devint la boisson favorite des Cliinois qne vers le VI" siècle. Au XII1° le missionnaire Mivoye introduisit l'arbre à thé de Chine au Japon, et, à l'exception de la Cochinchine et du Tonkiu, la Chine resta seule productrice de thé jusqu'au XIX" siècle.
En 793 avant J.-C, l'empereur Fiii-Sung faisait percevoir une taxe sur le thé. En 1058 le prix du tlié en Angleterre était de lijO à 2;i0 fr. la livre; mais à la fin du XVII" siècle il s'y vendait couramment 20 fr. 1.7 livre. En 1660 un droit de Ofr.SOpar 4 litres 1/2 d'infusion do thé fut prélevé en Angleterre, et ce n'est qu'en 1G89 qu'un droit direct de 6fr. 23 par livre, plus ij Vo de la valeur, fut imposé.
A cette époque, on écrivait beaucoup contre le thé, on blâmait l'Iiabitude prise d'en boire, et on allait même jusqu'à dire que cette drogue n'était pas moins dangereuse que l'opium. Hanway, un écrivain anglais, disait à ce sujet : « L'homme semble avoir perdu de sa taille et la femme de sa beauté. » Par contre, le célèbre docteur Johnson se déclarait (( un buveur de thé incurable, sans honte, qui depuis vingt ans n'a jamais pris à ses repas d'autre boisson que ce délicieux breuvage, qui le soir le réconforte, à minuit le console et, le matin, sans donner le temps à la bouillotte de refroidir, est encore là prêt à le consoler à nouveau ».
Sortes de Thés. — Le thé varie de goût, de couleur, de forme, suivant les pays de provenance et la façon de le préparer. Le thé vert, non macéré, provient du séchage sur plaque de cuivre; le thé noir subit une fermentation, puis est séché à plusieurs reprises au four, après avoir été préalablement roulé. C'est la fermentation qui donne au thé noir sa couleur plus ou moins foncée.
Ces différentes sortes de thés : Vert, Hyson, Souchong, Kaisou, Pékoé pointes blanches. Orange Pékoé, etc., proviennent toutes d'un même arbre qui est divisé en deux variétés.
Les thés subissent 4 préparations : 1" fanage (faner les feuilles); 2° roulage; 3° fermentation; 4" rôtissage.
Le thé parfumé n'est pas naturel. Le parfum est obtenu avec des mélanges de fleurs : jasmin, gardénia, acacia et orange. On retire le thé après l'avoir imprégné de son parfum délicat, suivant le degré qu'on désire ou encore d'après un marché convenu d'avance.
Il y a deux sortes de thés parfumés bien distincts : le Foochow et le Canton. Le Foochow a de petites feuilles très fines, de couleur grisâtre ou verdâtre; le Canton, de longues feuilles dites à aiguille, de couleur vert foncé.
Les thés verts sont, sans exception, plus ou moins mauvais, vu leur action excitante sur le système nerveux, causée principalement par le bleu de Prusse, la magnésie ou autres produits qui lui donnent sa coloration.
Il y a quatre sortes de thés verts courants :
Poudre à canon : roulé, fin, inégal et d'à peu près la grosseur d'une lentille;
Impérial : plus gros, rond, de la grosseur d'un petit pois;
Yong-IIyson : petite feuille roulée en long, semblable au Pecco-Congo, mais vert clair;
Twan-Kay : grosse feuille grossière, inégale et de beaucoup inférieure comme qualité aux autres sortes.
Le thé noir, classé comme feuille noire, vient du nord de la Chine; autrefois il était le seul exporté en Russie par caravane. Les principales sortes sont : le Ning-Cliovv (ou Moning), à petites feuilles, enroulé très fin et lisse; l'Onfas, le Oopack, le Kintuck, le Kee-Mnyr, le Kin-Kiang et le Tong-Ma- Quam-Souchong, pointillé blanc dans les bonnes sortes.
Les thés feuille rouge sont le : Foochow, Tsen- Moo, Sucy-Kut, Sin-Chune, Qui-Faï, Sary-Une, Ankoï, Padrac, Amoy, Ciiing-Wo, Paklin.
L'Oolong, de Formose, très parfumé et très util'' pour mélanges, produit une liqueur couleur paille claire. La feuille est très longue, de couleur presque jaune et l'infusion devient vert foncé.
Les New-Make-Congous (ou Tayshan, Canton ou MacaO'Congous) sont plus ou moins falsifiés; leur vente devrait être prohibée en France, comme elle l'est depuis vingt ans en Angleterre; mais on en vend beaucoup, parce qu'ils sont bon marché.
Les thés de Canton ont la feuille aussi belle que les thés de Foochow ordinaires, mais ils ont tous un goût de poisson plus ou moins prononcé; ils n'ont aucune valeur médicinale, en dehors du tannin. Le Foochow ordinaire vaut, sur le marché de Chine, li' double du thé de Canton, soit 1 fr. .'30 à 1 fr. 70 le kilog. rendu en France.
Il y a environ 35 ans la Chine tenait pour ainsi dire complètement le monopole du produit des thés, lequel aujourd'hui est partagé entre les Indes, Ceylan et la Chine: dans certains pays, comme l'Angleterre, l'Australie, la Turquie et la Perse, la Chine ne fournit que le huitième de la consommation totale; et si les thés des Indes et de Ceylan n'étaient cotés plus cher que ceux de Chine, on n'emploierait plus ces derniers.
La Chine, appauvrie par des centaines d'années de culture, hostile, d'ailleurs, à toute amélioration de ses procédés et manipulations, est destinée à perdre en grande partie les marchés du monde (voy. les statistiques ci-après).
Le progrès principal dans la fabrication des thés est le remplacement de la main-d'œuvre (réduite au minimum) par la mécanique : en Cliine, on y met les mains et les pieds, qui ne sont propres ni les uns ni les autres. Il n'est pas rare de trouver dans une caisse de thé de Chine des cheveux, des ongles et des grains de riz, le Chinois ayant l'habitude de manger en travaillant.
Thé des Indes. — Tandis qu'en Cliine la récolte dure de fin avril à fin octobre, aux Indes et à Ceylan on cueille les feuilles pendant 9 mois de l'année. Les principaux endroits où on cultive le thé sont : Assam, Darjeeling, Cuchar et Sylhet, Rangra, Dehra Dhoon, Kumdon et Simla, Hazaribagh (Chota Nagpore), Chittagong, Neilgherry (Madras), Dooars, Juligoorie, Rangurth.
Stocks de thés [en qx m.) au J" juin 1900 dans les différents entrepôts de France
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THES
Importation générale des thés de Ceylan et des Indes en France (en kilog.)
Ceylan i:î.7l2 29.. '{24 27.fi53 39.788 i3.W8
Indes 22.841 2;{.2ii 27.38i 22.130 24.012
Totanx .
Cevlan
fi6.958 73.586
Indes . .
Totanx .
Importations
en Angleterre (en kilog.)
Chine
Inde et Ceylan
Néant
Droits de douane : En France. — Les droits à l'entrée des thés en France sont : des colonies françaises 1 fr. 03 le kilog., des ports d'Europe 2 fr. 68, de provenance extraearopéenne 2 f r. 08.
Une loi da 8 mai 1900 accorde l'admission temporaire aux thés et décrhels de thés destinés à la fabrication de la caféine. La caféine provenant de thés et déchets de thés admis temporairement poarra, après sa constitution en entrepôt, être livrée à la consommation, sans payement du droit applicable an produit fabriqué.
A l'étranger. — Angleterre, Ifr. 38 le kilog. ; États- Unis d'.\mériqne, 1 fr. 13 le kilog. ; Canada, 10 7. de la valeur; Russie, 2fr. 45 et 2 f r. 30 les 409 gr. (livre rasse); Australie, 2 fr. 07 le kilog.; Allemagne, 1 fr. 38 le kilog. ; •Norvège, 2 fr. 24 le kilog. ; Danemark, 0 fr. 69 le kilog. ; Hollande, Ofr. 3131e kilog.: Belgique, exempt ; Italie, 2 fr. 01 (octroi à Xaples, 0 f r. 69); Espagne, 2 f r. 70 le kilog. ; Portugal, 4fr. 40 direct et 3,34 indirect; Suède. Ofr. 69 direct et 1.09 indirect; Grèce, 3 fr. 03 direct et 4, 14 indirect; Roumanie, 0 fr. 37 le kilog.; Suisse, 0 fr. 40 le kilog.: Gibraltar (Angl.), exempt; Chypre, 1 fr. 38 le kilog.; Turquie, 8 */, de la valenr; Terre-Neuve, Ofr. 69 le kilog. et lÔ*/, de la valeur; Indes-Néerlandaises, 0 fr. 41 le kilog. ; République Argentine, 1 fr. le litre : Transvaal, i3fr.78 les 100 kilog. Ernest Dressxer,
Importateur Je thés.
Prodcction, Commerce et Consommation du Thé dans LE monde. — Les export, de thés des pays producteurs ont été, de 1880 à 1888 (quantités annuelles, en millions de liv. -poids angl.) :
Pays 1880-83 1884-85 1887-88
Chine 2Si 290 290
Inde 33 66 90
Japon 37 35 40
Java 3 6 7
Paraguay 10 10 10
Ceylan 1 8 Ift
Totanx 39Ô 4Ï5 456
La consommation du thé dans le monde, de 1880 à 1892, a été en moyenne annuelle (quantités en liv. poids angl.) : Par pays Par h.^citaxt
Pays 1880-84 1890-92 1880-84 1890-92
lillioisdelir.u»!. Ut. ugl.
Angleterre 171 201 4,7 5,3
Etats-Unis 71 83 1,4 13
Russie 62 71 0,7 0 7
Australie 23 28 8 » 7 »
Les import, à Hambourg ont été de 2.903 T. en 1897, de 3.221 en 1898 et de 2.925 en 1899 (valant 3.669.833 fr.).
II s'est formé depuis quelques années, entre les importateurs allemands, une entente dans le bot d'éliminer du marché les qualités à bas prix; le commerce autrichien vient d'y adhérer (1900).
Angleterre.— La première apparition du thé en Angleterre est signalée par une annonce du Mercurius politicus, dans le numéro do 30 septembre 1638 : < L'excellente boisson chinoise, approuvée par tous les médecins, et qoe les Chinois appellent tcha, mais qoe les autres nations appellent tay ou thé. se trouve en vente an café de la Soltane, près do Royal Exchange. >
La consommation du thé en Angleterre, de 1711 à 1888,
a donné les quantités suivantes, en liv. -poids de 453 gr. 39 :
Total Parlote Iroitsp.lJT. Ml p. Ht.
.années Parl.OOOliv.angl. Onces Pence Pence
Canada
Hollande. .
Allemagne.
Divers
Totaux.
iO
D'après les statistiques du Board ofTrad£ briUnniqoe, la consommation du thé par habitant a été en 1900 (en liv. angl. de 433 gr. 39) : dans le Royaume-Uni de 3 liv. 97, en Australie de 7,70, an Canada de 4.27, en France de 0,03, en -Allemagne de 0,11.
Allemagne. — L'import. du thé à Brème est de date récente ; elle a été de 2.380.000 .M. en 1897 (1.718.900 kilog.) et 2.700.000 en 1898 (1.892.332 kilog.); l'export. a été respectivement de 2.945.000 .M. (l.712.210kilog.) et 3. 131. 000 .M. (1.836.021 kilog.).
fô
Ceylan. — Depuis une vingtaine d'années seulement, 150.000 hect. de caféiers ont été remplacés par 130.000 hect. d'arbres à thé. Le revenu de cette culture dépasse 75 millions de fr., et le commerce issu de cette industrie, împort. de matériel, articles d'alimentation et d'emballage, atteint 173 millions. Les bénéGces directs ont suffi pour enrichir une tribu de colons entreprenants et une nuée de coolies tamouls appartenant aux plus pauvres régions de l'Inde méridionale. Aujourd'hui, l'ile est une des plus prospères qni soient sons les Tropiques.
Chine. — Les exploitations de thé en Chine sont petites et le plus souvent entre les mains d'une seule famille, comme les élevages de ver à soie et les installations séricicoles. Les petits cultivateurs revendent leurs feuilles à des marchands qui les réunissent par grandes quantités dans les ports, où sont les acheteurs européens ou leurs représentants. Dès que sa récolte est faite et ses feuilles séchées au soleil, le paysan les met dans de petits sacs de coton et les porte à l'acheteur, parfois à de grandes distances.
La demande de thé vert a beancoop diminué depuis quelques années; l'.^ngleterre en consomme beaucoup moins; les Étals-Unis seuls le préfèrent aujourd'hui.
Outre le thé en feuilles, il y a le thé en briques, en tablettes on en pondre. Le thé en briques est fait de poussière de feuilles et préparé en grand dans les usines russes de Han-Kéon. La poussière, mise dans des sacs de coton, est soumise à l'action de la vapeur, puis pressée fortement à la machine dans des moules en bois. La brique ainsi obtenue est enveloppée de papier blanc. Ce thé représente, en volume, le sixième du thé ordinaire à poids égal, et il est d'un transport moins coûteux. On l'exporte dans des paniers en bambous de 60 à 75 kilog. l'un. Le plus commun sert en .\sie Centrale comme moyen d'échange; les Mongols le font bouillir avant de le boire.
Le thé en tablettes est obtenu par un procédé analogue, mais on emploie pour sa fabrication la meilleure poussière de feuilles. Il est exporté entièrement en Russie.
Voici d'ailleurs comment se répartit, en chiffres ronds, l'export. du thé chinois sous ses différentes formes (en picnls de 60 kilog.) ; c'est la moyenne annuelle des dix dernières années :
Piculs
Thé noir l . 300.000
Thé vert 200.000
Poussière de thé 7.000
Thé en briques oo tablettes 300.000
THES