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TICKET

Les principales rontes commerciales passent par Bataug, ville chinoise du Sé-Tchouen, par Simla sur le Satledj (Pendjab) et par Leli sur l'Iudus (Kacbmir).

Les montagnes du Thibet recèlent des mines d'or, d'argent, de mercure, de fer, de soufre; on y trouve aussi des pierres pr»k;ieuses.

Les données statistiques sur ce pays font absolument défaut.

TIUEKS. (Puy-de-Dôme.) Chef-lien d'arr., ait. 400 m., sur la Durolle, à 43 kil. à l'E. de Clermont, et à 404 kil. de Paris, par 45" 51' 15' de lat. N. et j !• 12' 14' de long. E.

Fabrique et commerce considérable de coutellerie fine, mi-fine et commune, qui emploie 30.000 ouvriers, tant dans la ville que dans la banlieue. On compte 300 patrons chefs d'atelier à Thiers, 200 à Saint-Remy et Celles. Les principaux produits sont: les couteaux de poche à une ou plusieurs lames, les couteaux de table, pour bouchers, de cuisine et d'office, brésiliens, saladéros, etc. ; les rasoirs fins et ordinaires avec châsses en ivoire, os, buffle, bois, etc. ; les ciseaux à broder, ongliers, de coiffeurs, de petits tailleurs, de couturière, etc. ; en poli fin, dorés, nickelés et poli ordinaire.

Cette fabrication emploie : les fers en petites billettes de Suède et de Chùtillon-Fonrchambault (Haute- Marne) ; le fil de fer et les tôles : de Franche-Comté, de Fonrchambault, des forges de Champagne; le maillechort et autres métaux alliés de Paris; les aciers fondus, naturels, puddlés, corroyés (Martin et Bessemer), de la Loire et l'Isère; quelques aciers fondus anglais, mais eu très petite quantité. La corne vient de Bretagne, d'Irlande et du Cap; les bois exotiques pour manches, du Gabon et de Madagascar. Le chiffre annuel de cette industrie est de 12 à 14 millions de fr. et la production de 2.300 T., en grande partie consommée en France, le reste exporté dans l'Amérique du Sud, l'Espagne, le Levant et les colonies françaises. Le principal débouché de la coutellerie de Thiers est Paris.

L'export. se fait surtout en couteaux dits : brésiliens, saladéros, machettes, couteaux de table, de bouchers, de cuisine, couteaux genre anglais, couteaux fermants à une et plusieurs pièces, rasoirs communs, ciseaux, tondeuses pour chevaux et moutons. (Voy. Coutellerie.)

Jadis la vallée de Thiers comptait une dizaine de papeteries à la cuve: il n'y a plus maintenant qu'une fabrique, dont le propriétaire est le soumissionnaire de l'Etat pour la fourniture du papier timbré; il emploie tous les ouvriers papetiers de la région.

Depuis peu une petite industrie s'est implantée à Thiers : la fabrication des buses de corsets, qui occupe plusieurs centaines de femmes. Il y a de plus deux distilleries qui font de bonnes affaires.

Chambre de commerce. Bnreaa aaxiliaire de la Banque de France dirigé par la succursale de Clermont-Ferrand : 16.982 effets d'ensemble 5.200.000 fr. ont été mis en recoavrement en 1900 et 20.6i9 effets escomptés pour 4.60L000 fr. .\gences du Crédit Lyonnais et de la Société Générale.

Station du chemin de fer de Lyon sur la ligne de Clermont-Ferrand à Saint-Etienne.

TIIOX. V. Conserves alimextjures. Pêches. THORIUM. V. Terres rares.

THUYA. (Voy. Bois exotiques d'Ébéxisterie.) Le thuya est un bel arbre qu'on ne rencontre pas seulement dans l'Afrique Septentrionale, mais qui est aussi très commun dans des régions étendues du

Canada. L'industrie l'utilise beaucoup. Il y en a deux espèces : le «cèdre rouge» ou Thuya gigantea, surtout répandu sur la côte, où il atteiut un diamètre supérieur aux autres sortes; on l'emploie à la confection des portes et fenêtres, et surtout pour les traverses de chemins de fer, parce qu'il est un des bois qui résistent le mieux à l'humidité. Le « cèdre jaune » ou Thuya excelsa, qui croît un peu plus au nord, est aussi très employé; il fournit un bois très solide, de grandes dimensions, susceptible d'un beaa poli.

Le bois, débité en madriers, se vend, à Vancouver, aux 1.000 pieds carrés sur 1 pouce d'épaisseur : c'est l'unité locale à laquelle on ramène tous les calculs; ainsi 1.000 pieds carrés de bois sur 3 pouces sont considérés comme 3 couches superposées de l.OOOpieds carrés sur l pouce et facturésS.OOO pieds. En 1900, les prix de ces bois en Colombie britannique ont varié en moyenne entre 9 doU. oO à 17 et 12 doll. bO à 18 les 1.000 pieds carrés sur 1 pouce. TICKET (mot anglais, dérivé probablement dn mot français étiquette). Le ticket est un petit carton, on cachet, qui représente le prix d'entrée dans une enceinte close, le prix de parcours sur une ligne de cheminsde fer, etc. S'il est quelquefois employé au sens de billet de chemins de fer, il l'a été tout spécialement et officiellement au sens de billet d'entrée pour les dernières Expositions internationales de Paris. Celte circonstance nous permet de donner ci-après quelques chiffres intéressants qui n'ont pu trouver place ailleurs et qui concernent l'Exposition de 1900. (Voy. d'ailleurs Expositions industrielles.)

La distribution automatique des billets ou tickets de chemins de fer, qui facilite beaucoup le service et évite aux voyageurs de longs stationnements devant des guichets encombrés, tend à se généraj User en Allemagne. Sur le seul réseau de l'État 1 prussien on comptait, en 1899, 590 distributeurs j automatiques répartis dans 479 gares; 435 de ces distributeurs étaient affectés au service des tickets donnant accès sur les quais. Dans les gares ressortissant à la « Direction de Berlin » il y a 110 de ces appareils, qui ont distribué, du 1" avril 1898 an 31 mars 1899, plus de 10 millions de billets et 2.250.000 tickets d'accès sur les quais. A la seule gare de la Friedrichstrasse, les appareils automatiques ont distribué 1.800.000 billets et plus de 500.000 tickets d'accès. Tous sont établis en location par un fournisseur chargé de l'entretien et des réparations. Les Compagnies françaises n'ont encore fait dans ce sens que de timides essais, jusqu'ici sans résultats.

Les entrées et le bilan de l'Exposition de 1900. — De la statistique officielle et définitive des entrées à l'Exposition de 1900 il résulte que le nombre en a été de 48.130.301, dont 449.534 gratuites, 3.653.690 par cartes d'abonnements, d'exposants ou de service, et 39.026.977 payantes. Les entrées payantes se subdivisent en : 34.764.685 à un ticket, 274.574 à deux, 865.084 à quatre et 685.634 à cinq, de sorte que le nombre exact des tickets utilisés a été de 47.076.339, sur 65 millions de tickets émis. Les trois journées qui ont donné les plus fortes entrées ont été : le dimanche 7 octobre 652.082, le dimanche 9 septembre 600.381, le dimanche 11 novembre 589.448.

A l'Exposition de 1889, il y eut 28. 122.075 entrées an total, avec nne moyenne de 152.000 par jour.

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