et
21, 22 et 23 — 520
Plus de 23 — 650
ISO
La toile cirée et linoléum (y compris le linoléum sur jute), paye aux 100 kilog. nets,' 30fr. T. G., 25 T. .M.
La toile préparée pour peinture, 104 fr. T. G., 80 T. AI.
Les toiles damassées pour literie et ameublement payent: écrues, 146fr. T. G.. 112 T. M.; crèmées, blanchies ou mélangées de fils blancs ou teints, 203fr.83 T. G., 156,80 T. .M., les 100 kilog. nets.
Les coutils payent aux 100 kilog. nets : écrus, 156 fr. T. G., 120 T. M.; crémés, blancs ou mélangés de fils blancs ou teints, 218 fr. 40 T. G., 168 T. .M.
Les velours et peluches de lin pour ameublement payent aux lOO kilog. nets : écrus, 93 fr. 85 T. G., 65 T. .M. : blanchis, teints ou imprimés. 113.35 T.G., 93 T..M.
Enfin les tissus de lin, de chanvre ou de ramie mélangés, ces matières dominant en poids, suivent aux deux tarifs le régime des tissas de lin, de chanvre ou de ramie purs.
TISSUS DE COTON
TISSUS DE COTON
TISSUS DE COTON
SoM.MAiriE : Généralités : Origine et développement de l'industrie du tissage de coton en Eorope. — État actuel de l'industrie du tissage du coton dans le monde. — Le tissage du coton en France. — Conclusion.
Généralités. — Tout le monde sait ce qu'est un tissn de coton: la définition que nous en donnerions serait donc inutile. Mais on connaît moins les conditions de sa production, et on se rend assez peu compte de la complexité et des variétés de sa fabrication pour qu'il vaille la peine d'y insister. Le tissage est un art dont l'origine remonte à la plus haute antiquité, et le métier à tisser est depuis lors resté essentiellement le même, sauf le perfectionnement de ses différents organes et la substitution moderne d'un agent mécanique à la force musculaire de l'homme pour le mettre en mouvement. Aujourd'hui encore on trouve, fonctionnant simultanément et presque côte à côte, le métier le plus primitif et le plus perfectionné, celui où le passage de la navette se fait par l'action du bras et le tassement de la trame au moyen d'un peigne tenu à la main, et celui qui ne réclame de la part de l'ouvrier d'autre effort que l'attention et d'autre habileté professionnelle qu'un peu de délicatesse du toucher.
Les métiers rudimentaires, tels qu'on en trouve dans les tribus arabes de l'Algérie, peuvent employer le fil de coton sans aucune préparation préalable; mais le métier à bras, semblable à celui qui fonctionne depuis des siècles dans nos campagnes, demande déjà des soins spéciaux pour la nappe de fils longitudinaux, qui se nomme la chaîne. L'ouvrier imbibe lui-même de colle son fil, afin de le rendre plus résistant, plus apte à soutenir sans se rompre l'etïort de la levée alternative des lisses et le choc du battant. Plus tard, des entrepreneurs fournirent au tisserand les chaînes toutes préparées, ainsi que les canettes de trame, à charge par lui de rendre le tissu terminé contre un salaire convenu. De petits ateliers de préparation s'installèrent, se perfectionnèrent, pour arriver aux établissements actuels de tissage, où la perfection de la préparation des chaînes est un des principaux éléments de succès et d'économie dans la fabrication.
Le fil arrivant à l'usine en bobines de filature (voy. l'art. Fils de Coton) subit trois opérations différentes : le bobinage, l'ourdissage, l'encollage. Le bobinage consiste à renvider le fil, tel qu'il sort de la filature, sur de grosses bobines en bois, au moyen de broches animées d'un rapide mouvement de rotation et surveillées par des femmes. Des cadres supportent ensuite autant de ces grosses bobines qu'il doit y avoir de fils de chaîne dans le tissu à fabriquer ; tous ces fils viennent se réunir sur de gros rouleaux : c'est l'opération qui se nomme ourdissage. Puis les rouleaux sont portés, au moyen des axes qui dépassent à chaque extrémité, sur des supports, derrière la machine nommée encoUeuse, où les fils, entraînés par des cylindres, viennent plonger dans une bâche remplie de colle en ébuUition, passent ensuite sur de grands tambours sécheurs pour aller se placer à l'extrémité de la machine sur le rouleau même qui sera adapté au méfiera tisser. C'est là le procédé le plus usité, qui se nomme encollage. Cette opération est remplacée pour certains tissus fins par leparnge, opération dans laquelle la colle est appliquée sur le fil à l'aide de brosses rappelant le procédé primitif de préparation des chaînes. Avant de
placer le rouleau de chaîne sur le métier, il faut encore procéder au rentrage, c'est-à-dire passer chaque fil dans un œillet de la lisse, qui le soulèvera à son tour pour laisser passer la trame en dessus et en dessous, et entre les dents du peigne qui tassera la trame à sa place définitive.
Le métier à tisser mécanique ne diffère lui-même du métier à bras que par la solidité plus grande et la plus grande mobilité de ses organes. Mais quelle transformation dans le rendement du travail de l'ouvrier tisseur! Le tisserand à la main peut à peine lancer sa navette 40 ou 50 fois par minute à travers sa chaîne, au prix d'un travail musculaire considérable, pendant que le tisseur mécanique obtient sur un métier des passages de fils 4 ou o fois plus nombreux; et comme dans la plupartdes cas il peut surveiller 2, 3 ou 4 métiers, sa production devient 10, lii, 20 fois plus abondante, au prix d'un effort d'attention et d'activité qui n'est certes pas l'équivalent de l'effort musculaire de son camarade. Le salaire ne peut suivre la même progression, mais il a doublé et triplé. Il suffit de voir sortir de l'atelier le tisseur anglais avec ses allures de petit bourgeois, pour se rendre compte du progrès accompli dans le bien-être du producteur en même temps que dans l'abondance et le prix du produit.
La variété des tissus produits est infinie; infini est aussi le nombre des transformations que peut subir chaque tissu à l'aide du blanchiment, delà teinture, de l'impression et des apprêts. On peut essayer cependant dese reconnaître dans cette forêt touffue en établissant quelques divisions.
Les tissus sont fabriqués soit au moyen de filsécrus, soit avec des fils préalablement blanchis, teints ou même imprimés. Dans le premier cas, le tissu ne se consomme tel qu'il sort du métier que dans les catégories les plus communes, autrement il subit auparavant les opérations du blanchiment, de la teinture ou de l'impression. Dans le second cas le tissu a tout de suite son aspect définitif, à moins que l'intervention de l'apprêteur ne soit nécessaire pour en faire de la flanelle, du molleton, etc.
Ces deux grandes divisions peuvent se subdiviser elles-mêmes en trois catégories, suivant les modes divers dont les fils de cliaîne et de trame s'entrecroisent. On sait qu'on peut varier ainsi l'aspect de la surface des tissus. La première catégorie est celle des tissus lisses ou unis, appelés aussi toile, dans lesquels chaque fil de trame passe alternativement et régulièrement dessus et dessous chaque fil de chaîne. C'est le genre de tissu le plus universellement employé, dans les qualités les plus grossières comme dans les plus fines.
La deuxième catégorie contient ce qu'on appelle les armures. Ce sont des méthodes d'entrecroisement des fils destinées à former sur la surface du tissu des côtes transversales, longitudinales, diagonales, des inégalités en modifiant l'aspect. Ces effets s'obtiennent le plus souvent sans mécanisme spécial, par la variation du nombre el du mouvement des lisses.
Enfin le dernier compartiment comprend les tissus façonnés, c'est-à-dire ornés de dessins formés par l'entrecroisement irrégulier des fils et obtenus actuellement au moyen de la mécanique Jacquart plus ou moins simplifiée, ou compliquée, suivant les cas.
Nous avons dit que beaucoup de tissus fabriqi avec des fils écrus ne peuvent être livrés à la co sommation que blanchis, teints ou imprimés.
TISSUS DE COTON
TISSUS DE COTOX
usines de blanchiment enlèvent par des moyens chimiques aux tissus la nuance plus ou moins beurrée de la matière première, puis leur donnent pardes apprêts et des pliages appropriés l'aspect nécessaire à la vente. De même, les teintureries ne fournissent pas seulement la variété des coloris, mais modifient le toucher et l'apparence du tissu jusqu'à le rendre méconnaissable. Quantaus établissements d'impression, l'indienne et la perse sont des produits assez connus pour qu'il suffise de les citer.
Origine et développement de l'industrie duTissa^e du- coton en Europe. — Le tissage du coton sons forme d'industrie centralisée dans des ateliers importants est d'origine beaucoup plus récente que la filature (voy. Fils de Cotox). An commencement du siècle, si de nombreuses filatures existaient déjà en Angleterre et quelques-unes en France, le métier à tisser étaittoujoursunontilfamilial. En France,avant 1830, il n'existait pas de tissages mécaniques; c'est sous la monarchie de Juillet et au commencement dn second Empire que cette industrie se constitua véritablement, dans la région des Vosges d'abord, favorisée par de nombreuses chutes d'eau et stimulée par le large débouché des fabriques d'impression de Mulhouse. La Normandie, centre ancien de tissage à la main, transformait lentement et avec hésitation son matériel. Il y a fort peu d'années, le métier à la main y jouait le rôle important pour le tissage en flls teints, et aujourd'hui encore il tient une place, malgré sa décadence.
En .\ngleterre, la réforme commença plus tôt et fut plus radicale, mais là même ne suivit qu'à distance les progrès de la filature. 11 est impossible ici de citer des chiffres, comme nous avons pu le faire pour la filature ; les statistiques sont en général muettes ; on a pris l'habitude, dès la naissance de l'industrie cotonnière, de mesurer sa force par le nombre des broches de ses filatures, et on s'en est tenu là. Il faut avouer d'ailleurs que le fonctionnement côte à côte du métier à. la main et du métier mécaniqneétait un grand obstacle à une statistique exacte et un grand motif de confusion. Dans les autres contrées de l'Europe, sauf la Suisse et la Belgique, les débuts du tissage mécanique furent encore plus récents, et son développement ne date que de la période d'années la plus proche de nous. Dans les pays d'outre-mer, les États-Unis seuls possèdent une industrie cotonnière de tissage relativement ancienne ; elle est née avec celle de la filature et leurs progrès sont parallèles. Là, le terrain était vierge : point on peu de métiers à la main à éliminer et à remplacer.
État actuel de l'industrie du Tissage de cotox DANS LE MONDE. — Comme nous l'avons dit plus haut, les statistiques sur lesquelles nous pourrions nous appuyer pour estimer la puissance de cette industrie, d'après le nombre des métiers employés, sont peu nombreuses et paraissent peu exactes. D'ailleurs, le métier fournit une unité de mesure singulièrement trompeuse. En parlant de la filature, nous avons vu les énormes différences de la production par broche entre les différents pays; il en est de même pour les métiers à tisser, qui sont de toutes sortes, anciens et nouveaux, simples ou compliqués, produisant 10 m. ou 60 m. dans une journée. Nous avons pensé que pour estimer la production du tissage la quantité de matière employée nous fournirait une base plus solide. Nous avons cherché à en déduire le nombre moyen de mètres carrés de tissu produit. Notre calcul
n'aboutit certainement à rien de précis, mais peutêtre sufBra-t-il à donner une idée générale de l'industrie dont nous nous occupons.
D'après les statistiques réunies par Ellissou, de Liverpool, la quantité de coton consommée dans le monde a été en 18%-97 : de 11.33i.000 balles de oOOlb., soit 2.561.484.000 kilog. ; elle avait été en 1860-61 : de 4.329.000 balles de 500 Ib., soit 978 millions 354.000 kilog.
Quelle quantité de tissu peat-on tirer de cet amas de matière première? Pour essayer denons en rendre compte, nous nous servirons des indications données dans ses Cotton Facts par l'.\méricain Shepperson, dont les renseignements, réunis dans un but commercial,paraissent sérieusement contrôlés. — D'après Shepperson, en .\ngleterre, 5 yards carrés de tissus sont l'équivalent de 1 livre anglaise (Ib.) de filé : 100 yards de tissu pèseraient donc 20 Ib. ou 9 kgr. 06, soit, pour le poids du mètre carré, 99 gr. Si l'on adopte cette moyenne pour r.\ngleterre, il est impossible de s'en servir pour le monde entier. Nous avons pu nous rendre compte (voy. Fils de Cotox) que l'Angleterre tire d'un kilog. de coton une longueur de fils beaucoup plus grande que toutes les autres nations industrielles; le poids moyen du m. carré de tissu doit donc être chez ces dernières insensiblementplus élevé. Une paraît doncpasexagéré d'adopter 1^3 gr. pour le poids moyen du m. carré de tissu de coton produit dans le monde. Avec ces éléments nous pouvons faire le calcul suivant :
, Kilog.
Quantité de coton consommée en 1896-97. 2.561.481.000 .-Vdèdnire le déchet de filature estimé à lu */• 236.148.400
Reste pour fil consommé 2.303.335.600
Dont il T a lien de déduire la quantité de
fil employée pour des usages autres que
la fabrication dn tissu (bonneterie, passementerie, cordes, fil à coudre) que nous
estimons à 20 7 461.067.120
En divisant ce nombre par 120, poids en gr. du m. carré, nous trouvons une production de 15 milliards 369 millions de m. carrés.
La population du globe était estimée vers 1890 à 1.500.000.000d'habitants. L'industrie cotonnière fournirait donc à chacun des habitants de la terre une quantité de 10 m. carrés de tissu de coton.
Comment se répartit entre les nations industrielles cette production de 15 milliards et demi environ de m. carrés de tissu? L'Europe, qui, comme nous le verrons tout à l'heure, doit consommer environ la moitié de la quantité produite, en produit elle-même à peu près les 2/3, grâce à l'Angleterre, dont l'export., calculée d'après la base que nous avons adoptée pour faciliter les comparaisons, équivaut à 2.475 millions de m. carrés. Le troisième tiers provient des États- Unis, de l'Inde, du Japon, du Mexique et du Brésil.
Comme point de comparaison, et pour indiquer le progrès accompli par l'industrie cotonnière, voici, en calculant sur la même base, quelle était la production de tissa en 1860-1861:
Quantité de coton brut consommé 978.354.000
.Mètres carrés de tissu produits 5.870.000.000
En estimant la population du globe de 100 millions d'hab. moindre qu'en 1890, le nombre de mètres à la disposition de chaque hab. n'aurait été que de 4,20. A cette époque, la part de l'Europe dans cette production était très supérieure aux 2 3; mais en Europe laprééminence de l'industrieanglaise était bien plus grande qu'elle ne l'est actuellement.
TISSUS DE COTON
TISSUS DE COTON
En 1897, voici comment on peut estimer la production de tissus de l'Angleterre, en supposant toujours le poids de 12 kilog par 100 m. carrés. D'après la statistique Trade and Navigation publiée par ordre de la Chambre des communes, la quantité de coton brut importée et restée dans le Royaume-Uni fut de 700 millions de kilog.
Il a été exporté dans la même année 114 millions de kilog. de filés; il reste par conséquent environ 586 millions de kilog. à transformer. Appliquant à cette quantité le calcul dont nous nous sommes servi pour estimer la production du monde entier, nous trouvons une production totale, pour l'Angleterre, de 33.723.000 pièces de 100 m. carrés pesant 12 kilog. Sur cette quantité il est expédié au dehors 24 millions 750.000 pièces ; par contre, il est importé de l'étranger l'équivalent de 3.170.000 pièces, et il reste par conséquent, pour la consommation intérieure du Royaume-Uni la valeur de 12.140.000 pièces, soit environ 31 m. carrés par tête d'hab. Il est donc à noter que l'.Angleterre fabrique pour l'extérieur une quantité de tissu de coton plus que double de sa consommation intérieure.
Passons maintenant à l'Europe continentale. Sa consommation de coton brut en 1896-97, d'après la statistique Ellisson,aété de 987 millionsde kilog., dont 710 millions peuvent être considérés comme transformés en tissus. Il faut y ajouter les filés importés d'Angleterre, 45 millions de kilog. L'export. hors d'Europe de filés d'origine continentale est si faible qu'il est inutile d'en tenir compte. Nous arrivons ainsi aune production totale de 63 millions de pièces (de 100 m. carrés et 12 kilog.), à laquelle il convient d'ajouter, pour avoir le total mis à la disposition du commerce continental, 1.350.000 pièces importées d'Angleterre : en tout, par conséquent, environ 64 1/2 millions de pièces. Mais ce bloc n'est pas entièrement consommé par la population de l'Europe industrielle. (Ces mots Europe industrielle ont leur explication par l'exclusion delà Turquie, qui ne possède pas d'industrie mécanique, et qui tire d'Angleterre la plus grande partie de sa consommation de coton manufacturé : en 1897 près de 24 millions de livres de coton filé et de 428 millions de yards de tissus, sans distinction entre sa partie européenne et sa partie asiatique.)
L'export. extra-européenne ne peut être passée sous silence : nous avons vu que l'Angleterre ellemême importe 3 millions de pièces, qui sont en bonne partie d'origine européenne. La France expédie au dehors 1.500.000 à 1.600.000 pièces; la Russie alimente les marchés de son empire asiatique; l'Allemagne expédie des quantités importantes de tissu manutentionné ; l'Espagne possédait encore en 1897 Cuba et les Philippines; l'Italie même exporte en Tripolitaine, en Tunisie et dans la République Argentine. Nous sommes obligés, faute de chiffres précis, d'apprécier l'importance de toute cette export., et nous ne croyons pas commettre d'exagération en l'estimant à environ 12 millions de pièces. Il resterait ainsi pour la consommation européenne une quantité de 52 1/2 millions de pièces, soit environ 18 m. carrés parhab.
Nous n'essayerons pas d'entrer dans de plus amples détails au sujet de l'industrie du tissage de coton dans les divers États de l'Europe continentale, sauf, bien entendu, en ce qui concerne la France, dont nous allons nous occuper. Il nous suffira de noter que
l'Europe continentale a une production supérieure à sa consommation, n'important d'Angleterre qu'environ 11/2 million de pièces et en exportant approximativement 12 millions; que cette grande production est de date relativement récente: en effet, elle se réduisait aux époques suivantes :
à 18.700.000 21.300.000 32.000.000 pièces en regard des 63 millions de pièces produites en 1896-97, tandis que la production de la Grande-Bretagne s'élevait déjà en 1880-81 à une trentaine de millions de pièces. A l'exception des petits pays, Suisse, Hollande, Danemark, Belgique, où cependant l'industrie cotonnière n'a pas été sans progresser, toutes les grandes puissances continentales ont adopté le système protectionniste et favorisé la création d'une industrie cotonnière autonome. L'adoption de ce système est pour beaucoup dans l'augmentation rapide de production que nous venons de constater.
Il est impossible de dresser un tableau comparatif des droits de douane sur les tissus de coton dans les différents pays: les systèmes de tarification sont trop variés et peuvent difficilement être rapprochés. Nous nous bornerons à indiquer, pour un tissu déterminé, le droit d'entrée par kilog. dans les principales contrées de l'Europe :
Droits d'entrée dans divers pays pour un tissu correspondant au 12 kilog. les 100 m. carrés comptant moins de 27 fils aux 5 mm. carrés et payant ea France, aux 100 kilog., 91 fr. T. G., 70 T. M. :
Fr. Fr.
Grande-Bretagne. Aucun droit Belgique... \"i°l„it\i,M\i\if.
Allemagne 81,25 Pays-Bas.. ii 7. »
Italie 67 a Norvège 152
Autriche-Hongrie Suisse
Suède. . . .
Russie.. . .
Roumanie
(îrèce
Portugal..
Espagne. .
Mexique. .
Ofr. 85 le m. carré.
Le Tissage du Coton en France. — Appliquant à la France la méthode précédemment adoptée, nous arrivons aux résultats suivants:
Kilog.
Coton employé en 1897 1C5.000.000
Déchet de filature 10 % 16.500.000
Production en fil 148.500.000
Fils importés 4.000.000) q inn nnn
- exportés 900.000 f -Ji""-"""
3.100.000)151.600.000 20 V. de fil employé à autre usage que tissu
de coton pur 30.320.000
Tissu produit 121.280.000
Tissu exporté 20.300.000 )
— importé 4.000.000 ( 16.300.000