TOPAZE
Les fûts en carton suivent le régime du « Carton assemblé » et payent 45 fr. T. G., 30 T. M. les 100 kilog. nets.
Les fûts ayant contenu des rhums originaires des colonies françaises et admis au privilège colonial ont droit à la franchise, quel que soit le régime sons lequel ces spiritueux sont déclarés. Il en est de même des fûts d'origine française ayant servi au transport des vins ou d'autres produits.
Les parties de futailles, telles que merrains entièrement finis, fonds terminés, assemblés ou non, les douvelles en bois tendre, rainées et bouvetées, pour fûts destinés au transport des produits chimiques en pondre, les fûts vides usagés mais encore en état de servir, sont traités comme « Futailles vides montées ou démontées ». Quand les fûts usagés ne peuvent manifestement plus être utilisés que comme bois à brûler, ils sont soumis, comme « bois de feu ». à une taxe de 0 fr. 20 les 100 kilog. bruts.
Les cuves et cuveaux et les petits barils de moins de iO litres payent, comme « Boissellerie autre»: 10 fr. T. G.; 7,30 T. M. les 100 kilog. bruts, s'ils ne sont pas vernis, 16 fr. T. G., 12 T. M. les 100 kilog. nets, s'ils sont vernis.
TONNELLERIE. (Voy. ToNNEAU.) La fabrication des tonneaux, barils, futailles, baquets, cuviers, etc., et en p^énéral de tous les ustensiles composés de planches dites douves, douilles ou douvelles, est ce qu'on appelait « l'art de la tonnellerie », quand elle se faisait à la main ; aujourd'hui, elle est le plus souvent un travail mécanique.
La fabrication à la main comportait les opérations suivantes : amincissement, au moyen d'une grosse varlope appelée « colombe )),des extrémités de chaque douve ; assemblage des douves à chaque bout au moyen d'un cercle en fer à vis ; courbure par combustion de copeaux à l'intérieur; tracé dajable on rainure qui doit recevoir le fond ; assemblage et placement des fonds; enfin, percement de la bonde.
Le travail mécanique, beaucoup plus rapide et d'une régularité plus sûre, commence par la refente des merrains (voy. cemot àl'article Bois), dont l'épaisseur est en général double ou triple de celle de la douve; cette refente se fait à l'aide d'une scie à lame sans fin et à chariot spécial.
La douve est ensuite dolée, c'est-à-dire rabotée suivant la courbure nécessaire, au moyen de lames à profil approprié : on lui donne la courbure parabolique ou bouge qu'elle doit conserver dans la futaille terminée; enfin elle est coupée par une petite lame circulaire à denture particulière qui scie et rabote la face du joint suivant un plan passant par l'axe du tonneau.
Pour assembler les douves, on les place les unes à côté des autres et à frottement, à l'intérieur d'un cercle de fer maintenu horizontalement ; un cône de fonte descend alors automatiquement sur la partie supérieure de cet assemblage, serre les douves, puis remonte après avoir encerclé leurs extrémités jusqu'alors libres. Il ne reste plus, après avoir soumis à la même opération l'autre côté du tonneau, qu'à pratiquer des deux côtés la moulure intérieure ou jable qui doit retenir le fond, ce que fait une machine spéciale dite « à jabler, biseauter et chanfreiner ».
Quant aux deux fonds, les planchettes qui doivent les former sont rabotées sur la machine à doler, dressées sur leurs pointes au moyen d'une petite varlope mécanique, percées pour recevoir les chevilles d'assemblage et enfin assemblées. Avant de mettre le fond en place, on le chantourne à la scie à lame sans fin, on le tourne et biseaute. La pose du cercle définitif termine l'opération.
Le travail mécanique permet à une dizaine d'ouvriers de fabriquer quotidiennement une centaine de barriques d'un hectolitre.
TOXTIXES. On prend généralement la tontine pour une des formes de l'assurance. C'est cependant une erreur. L'assurance est spécialement un contrat d'indemnité destiné à dédommager l'assuré ou ses ayants droit du préjudice que peut lui causer un accident possible; ce dédommagement a lieu au moyen d'une prime payée à l'assureur, représentant théoriquement et effectivement la valeur du risque, plus un supplément pour subvenir aux frais et au bénéfice 'de l'assureur. Toutes les formes d'assurance répondent exactement à ce programme, tandis que la tontine a un objet tout différent.
Une tontine est proprement une association de personnes mettant des fonds en commun, pour les répartir, à une époque fixée, et avec les intérêts accumulés, entre celles qui seront alors survivantes. Quelles que soient les atténuations et] les modifications de forme que les dernières tontines aient apportées à ce système, le fond est toujours demeuré le même, Elles n'ont pas cessé d'être une sorte de loterie de mauvais aloi, tandis que l'assurance est un appel à la prévoyance et à l'épargne.
Les dernières tontines ont disparu depuis près de cinquante ans, au moment où l'assurance-vie a commencé à conquérir l'opinion des gens raisonnables. Ce sont précisément des Compagnies d'assurancesvie qui ont été chargées par l'État de liquider les dernières opérations de ces Sociétés tontinières, qui n'ont dû leur succès prolongé qu'à l'ignorance on l'on a été pendant si longtemps de la science des assurances. L. F.
TOXTISSE (Bourre). V. Bourre, Déchets.
TOrAZE. On nomme topazes plusieurs variétés de pierres fines, transparentes, de couleur jaune plus ou moins pure. Commercialement on divise la topaze en topaze orientale et lopaze occidentale.
La topaze orientale, qui est la chrysolithe des anciens, est un corindon comme le rubis, le saphir et l'émeraude , c'est-à-dire qu'elle est composée presque exclusivement d'alumine avec traces de fer et de chaux ; elle cristallise dans le système rhomboédrique, a un poids spécifique de 4, une grande dureté, une double réfraction, retient l'électricité pendant plusieurs heures et a une belle transparence, avec souvent quelques petites paillettes intérieures. On trouve la topaze orientale à Ceylan, au Pégn, aux Indes Orientales; elle est de plus en plus rare, mais est actuellement peu recherchée.
Les topazes orientales les plus célèbres sont: celle dite du Grand Mogol, pesant 157 carats 3/4 et payée 27La00fr. ; celle de 27 c. 14/16 de la Couronne de France, estimée 6.000 fr.; l'amulette de 29 c. du Caire, et à la Bibliothèque nationale la topaze gravée par Jacques de Trezzo et représentant Philippe II et don Carlos, un Bacchus indien venant du Vatican et le Mercure de la collection d'Orléans.
La topaze occidentale, composée d'alumine, de silice et d'acide fluorhydrique, cristallise en prisme rhomboïdal droit et a un poids spécifique de 3,52. On en distingue différentes sortes : la topaze du Brésil, de couleur jaune orange ou jaune de vin ; la topaze de Saxe, jaune paille pâle, ainsi d'ailleurs que la topaze du Mexique; la topaze de Sibérie, jaune verdàtre, se rapprochant de l'aigue-marine. Chauffée dans certaines conditions, la topaze du Brésil so