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TOURMALINE

Le coke de tourbe en Russie. — La superficie des tourbières russes est de plusieurs centaines de millions de déciatines ide 1 hect. 09). On avait essayé déjà d'utiliser la tourbe à la production ilo coke, mais ■on n'avait encore obtenu que des résultats insuflisants, d'un prix de revient exagéré.

Un ingénieur, M. Ziegler, qui dirige une usine à Oldenbourg, a récemment obtenu ( 1900) un coke bon marché qu'on peut vendre 10 copecs (de 0 fr. 027) -le poud (de l6kilog. 380), tandis que le coke ordinaire se vend à Saint-Pétersbourg jusqu'à 38 ou 40 «opecs le poud. Ce coke de tourbe est de deux qualités : le coke noir, qui peut remplacer le charbon pour tous nsages, qui produit peu de cendres et pas ■de flamme; le coke brun ou dernier coke, qui pro- ■dnit une légère flamme et serait plus approprié au «haniïage domestique.

Le Ministère des voies et communications a fait •construire de nouvelles usines, selon le modèle di» ■celle d'Oldenbourg, sur la ligne da chemin de for -Nicolas.

On estime que le prix de revient pourrait être réduit entre 4 et 6 copecs 1/2 le poud. D'ailleiiis, la fabrication donne des sous-produifs, notammo:ii l'alcool méthylique (8.000 pouds valant 52.000 roubh's pour environ 2 millions 12 de pouds de coke) et ■d'autres pour 32.000 roubles.

TOURCOIXG. Chef-lieu de canton de l'arrnnd. •de Lille (dép. du Nord), à 13 kil. X.-E. de cette ville. Pop. : 73.333 hab. Tribunal de commerce, Chambre de commerce, Conseil des prudhommes, bureaîi de ■douanes, bureau de conditionnement, école inilns- ^rielle sous le patronage de la Chambre de commerce.

Le travail de la laine a, de tout temps, été la ■principale industrie de Tourcoing. En 1860, on comptait à Tourcoing 6 peignages mécaniques de laine ■possédant 50 peigneuses système Heillmann et Lister, qui produisaient env. 1 1/2 million de kilog. de laines peignées; le salaire moyen des ouvriers était -alors de 2 fr. par jour pour les hommes et 1 fr. 50 pour les femmes. En 1886 il y avait 12 établissements avec 425 peigneuses. Il existait en 1897 12 peignages mécaniques de laine avec 460 peigneuses, d'une valeur industrielle (terrain, constructions, matériel) •de 23 millions de fr. Ils occupaient4.800 ouvriers touchant un salaire annnel d'env. 6 1/2 millions de fr., pour une production de 18.500.000 kilog. de laines :peignées.

En 1837, on comptait 29 filatures de laine avec 620 broches en gros et 24.968 en fin ; en 1852, 40 avec -83.600 broches et350chev.-vap., occupant 2.796 ouvriers. En 1897 on relève : 27 filatures de laines peignées avec 417.000 broches (le perfectionnement de l'outillage permet d'obtenir une production beaucoup ■plus considérable avec un nombre plus restreint de broches), ayant une valeur industrielle de 48.300.000 fr.: elles occupent 4.400 ouvriers pour nn salaire annuel de 4.800.000 f r. env. et une production annuelle de 12.500.000 kilog. de fil; 7 filatures de laines cardées avec 45.000 broches, d'une valeur in- •dnstrielle de 3.600.000 fr., occupant 640 ouvriers pour ansalairede520.000fr. et produisant 1.930.000 kilog. de fil par an : 26 retorderies avec 118.000 broches d'une valeur industrielle de 1.700.000 fr., occupant 1.420 ouvriers (femmes et enfants) pour un salaire de 1.200.000 fr. et produisant 4 millions de kilog. 'de fils retors par an.

La filature de coton se développa à Tourcoing dès l'époque où le métier mécanique fut substitué au rouet. On y comptait, en 18,')2, 41 filaturesde coton avec 92.300 broches, 41 chev.-vap. et 960 ouvriers; en 1897, 15 établissements avec 420.000 broches à filer et 120.000 à retordre, d'une valeur industrielle de 18 millions de fr., occupant 4.200 ouvriers pour un salaire annuel de 4.500.000 fr. et produisant 121/2 millions de kilog. de fil par an.

La fabrication des tissus à Tourcoing remonte au XI' siècle. Une ordonnance de Colbert de 1673 désignait les villes de Lille et Tournai pour être le dépôt et l'intermédiaire des produits de la fabrication de damas-laine de Tourcoing. En 1789,360 métiers avaient fourni env. 1.500 pièces de molletons. On fabriquait également : les calmandes, les camelots, les serges de .Nîmes ou bourras, les satins de laine, les prunelles, les ras on tricots calmouks.

Il y avait, en 1886, 12 tissages de laine avec 3.337 mi-tiers mécaniques et 3.030 à main, 1 tissage de cot )n avec 240 métiers mécaniques et 400 à main. Ou compte aujourd'hui plus de 4.000 métiers mécaniques et env. 1.800 à main; le tissage mécanique représente une valeur industrielle d'env. 8 millions de fr.

La production annuelle de Tourcoing en tissus pure laine ou mélangés pour robes ou confections, satins de Chine, doublures, molletons, etc., est de plus de 3;j milions de fr.; celle de la draperie, de 20 millions, auxquels il faut ajouter 1.500.000 fr.de « draps Melton », industrie implantée à Tourcoing depuis quelques années. Les tissus Jersey représentent une valeur de 2 millions et demi.

La manufacture de tapis est l'une des branches les plus importantes de Tourcoing. (Voy. T.\pis.)

Tourcoing est également l'un des principaux centres du commerce des laines ; il y arrive chaque année pour env. 130 millions de fr. de laines de toutes provenances, Plata et Australie principalement, soit directement des lieux d'origine, soit des marchés européens. Il existe des magasins généraux, où ont lieu cinq ou six fois l'an d'importantes ventes publiques de laines brutes, blousses et déchets qui attirent un grand nombre d'acheteurs étrangers. — Un marché à terme sur les laines peignées fonctionne depuis quelques années. La cote officielle se fait chaque jour en Bourse de Tourcoing.

Tourcoing possède enfin une filature de lin, une fabrique de tulles, plusieurs teintureries, d'importantes tanneries et corroieries, des ateliers de chaudronnerie et de constructions mécaniques, nue savonnerie, etc.

TOURM.\Li\E. Pierre précieuse de second ordre appelée aussi : schorl électrique, aphrisite, aimant de Ceylan, sibérite, apyrite, indicolitc, rubellite, etc., composée principalement de silice et d'alumine, avec quantités variables de soude, t!o magnésie, de potasse ou d'oxyde de fer suivant la couleur, s'électrisant par le frottement, possédant la bi-réfraction, d'une pesanteur spécifique de 3,IU et d'une dureté de 8, fusible, plus ou moins transparente suivant sa couleur : brune (Cornouailles, Groei: land, Norvège), verte (Elbe, Ceylan, émeraude «in Brésil), rouge (rubellites de l'Oural), bleue (indicolites de Suède), ou même incolore (Saint-Gothari, Sibérie), etc.

Connue et recherchée dès la pins haute antigoil', cette pierre n'a plus aujourd'hui qu'une médiocre

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