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TURQUOISE

TYPOGRAPHIE

ministralion de la Dette publique ottomane, des Chambres de commerce française et anglaise de Constantinople.

TuBQUiE d'Asie. — Partie asiatique de l'Empire ottoman.

Le tableau suivant indique la sup. et la pop. des différentes régions :

Superficie Population

Asie Mineure Kil. c.

Vilayet d'Adana. 37.200 403.400

— de Brousse 73.800 1.62G.900

— de Smyrne 54.000 1.396.500

— de Koniah 102.800 1.088.000

— d'Angora 67.500 892.900

— de Castamouni 49.700 1.018. 900

— de Siwas 62.800 1.086.500

— de Trébizonde 30.700 1.047.700

Mutessarifat d'ismidt 11.200 222.800

— de BIgha 6.800 129.400

Vilayet de l'Archipel 7.108 325.900

Arincnie :

Vilayet d'Erzeroum 51 .000 597.000

— de Mamures-ul-Aziz.. 34.300 575.300

— de Bitlis 26.800 :i98.000

— de Diarbékir 35.500 471.500

— de Van 40.200 430.000

Syrie et Mésopotamie :

Vilayet d'Alep 78.600 995.800

— de Beyrouth 30.500 533.600

— de Syrie 61.700 350.000

— de Bagdad 141.200 850.000

— de Mossoul 75.700 300.300

— de Bassorah 42.700 200.000

Mutessarifat du Liban 6.500 399.500

— de Jérusalem 21.300 333.000

— de Zor 85.100 100.000

Arabie :

Vilayet de Hedjaz 450.000 1.050.000

— de Yémen 250.000 300.000

L'Asie-Mineure est montagneuse, surtout à l'E. et à ro. Les deux plus grands fleuves de la Mésopotamie, le Tigre et l'Euphrate, forment le Chottel-Arab, qui se jette dans le golfe Persique. Villes principales : Smyrne 200.000 hab., Damas 150.000, Bagdad 143.000, Alep 127.000, Beyrouth 120.000, Erzeroum 60.000, Kaisarieh 72.000, Kerbéla 65.000, Mossoul 61.000. Les productions et le commerce varient suivant les provinces. (Voy. Alep, Angora, Bagdad, Beyrouth, Damas et les autres principales villes.)

La longueur des chemins de fer était en 1899 de 2.490 kil. Principales lignes : Haïdar-Pacha à Angora 577 kil., Eski-Cheïr à Koniah 444, Cassaba ancien réseau 256, Cassaba prolongement 232, Sïdin- Railway 516, Beyrouth-Damas 250, Jaffa-Jérusalem 86, Mersine-Adana 67.

Agences de la Banque Impériale Ottomane à Adana, Alep, Angora, Bagdad, Bassorah, Beyrouth, Brousse, Smyrne, Trébizonde. Agences du Crédit Lyonnais à Smyrne et Jérusalem.

Bibliographie. — Cuinet (Vital), la Turquie d'Asie, 4 vol., Paris 1890; Syrie, Liban et Palestine, 1898.

Abel Ravier.

TURQUOISE. Pierre flne opaque, d'un bleu de ciel verdàtre très spécial, qui serait, dit-on, la couleur favorite des Turcs, d'où son nom. Les lapidaires distinguent deux espèces de turquoises : la turquoise orientale, pierreuse ou de vieille roche, et la turquoise occidentale, osseuse ou de nouvelle roche.

La turquoise orientale, d'origine exclusivement minérale, est composée d'alumine et d'eau avec traces d'acide phosphorique, d'oxyde de cuivre et de fer; son poids spécifique est 2,9, sa dureté 6; elle ue s'électrise pas, est infusible et assez altérable. La turquoise occidentale est d'origine animale : c'est un véritable ivoire fossile provenant de dents

ou d'os colorés par des substances cuivreuses; elle est très tendre, fusible et très altérable à l'air. Pour lui rendre sa couleur on la sature quelquefois d'oxyde de cuivre, ce qui lui fait alors donner le nom de turquoise baignée.

Les deux variétés de turquoises proviennent des mêmes pays: Inde, Perse, Arabie, Turquie, Hongrie et Russie. Elles sont généralement taillées en gouttes de suif et quelquefois en poires ou pendeloques. Actuellement les plus belles pierres proviennent du Khorassan, dont les trois mines, situées à 50 kil. de Nichapour, à 1.900 m. d'altitude, sont affermées au chef des marchands de Meshed. Les plus belles pierres sont envoyées à Moscou, les moins belles sont vendues à Téhéran et transformées pour la plupart en amulettes mahométanes.

Parmi les turquoises gravées ou sculptéescélèbres, nous citerons l'amulette avec tête de Diane de la collection Genevosio, la Diane et la Faustine du cabinet d'Orléans et le Tibère de la galerie de Florence. G. -Roger Sandoz.

TUSSAll ou Tussor. Soie dite sauvage, d'origine orientale, produite par des chenilles et employée pour les tissus à bon marché. (Voy. Soie et Soieries.) TUYAUX. V. Conduites.

TUTLL. Tissu croisé et lourd, fabriqué dans les mills ou tissages de jute de l'Inde anglaise.

TYXiî RIVER AND Ports. V. Newcastle-on- Tyne, Nortii-Shields et South-Shiei.ds.

TYXEMOUTII. V. North-Shields.

TYPOGRAPHIE. (Du grec tupos, type,et graphô, j'écris). Art de l'imprimerie.

So.mmaibe : Historique. — Stéréotypie, photographie, trichromie. — La composition typographique. — L'imprimerie : conditions et salaires, en France et à l'étranger. — Les prix : prix d'un volume.— Travaux de ville, illustrations, clichés; journal, labeur, conscience. Historique. — Autrefois imprimerie ei typographie étaient synonymes, car, à part la gravure en creux sur cuivre ou sur acier imprimée par les a tailledouciers », tout s'imprimait sur des types en relief; il en est autrement depuis le développement de la lithographie [voy . ce mot) et des autres procédés de reproduction.

L'inventeur de la typographie, Jean Gensfleich, surnommé Gutenberg, né à Mayence vers 1405, quitta cette ville à l'âge de vingt ans et vint à Strasbourg, où il travailla d'abord comme lapidaire. Plus tard il résolut d'appliquer à la reproduction des manuscrits les procédés dont on se servait alors pour l'impression des images (la xylographie) et se ruina à ces essais. Il revint à Mayence, où il s'associa àFust, riche orfèvre. En 1450 ils se servaient encore de planches gravées. Un employé de Fust, nommé Schœf ■ fer, ayant surpris le secret des deux associés, fut, par mesure de prudence, initié à leurs travaux, et ce fut lui qui résolut les difficultés qui avaient empêché jusque-là l'emploi des caractères mobiles ; il grava des poinçons, frappa des matrices, fabriqua des moules et fondit des lettres. Alors la typographie fut réellement créée, et c'est pourquoi on associe les noms de Gutenberg, Fust et Schoeffer à cette découverte. Le premier livre imprimé en caractères mobiles fut une Bible latine dont l'impression dura de 1450 à 1452. Gutenberg revint à Strasbourg, où il fit connaître ses procédés. De là il se rendit à Haarlem, et enfin retourna à Mayence, où il mourut en 1468.

TYPOGTîAPHIE

TYPOGRAPHIE

Le secret des inventeurs dévoilé, les imprimeries se multiplièrent rapidement en Europe. Avant la fin du XV' siècle, des établissements typographiques étaient fondés dans un grand nombre de villes. En 1469 l'imprimerie était introduite à Paris par UlrictJéring, Martin Crantz et Michel Friburgor, tous trois élèves deFust et de Schoeller de Mayence. Lu première typographie parisienne était installée dans une des salles du collège Sorbonne, et le premier ouvrage qui en sortit, les Eptstolœ Guspariin Pergamensis, fat édité par un savant doctenren Sorbonne, nommé de La Pierre.

Du commencement du XVP siècle à la fin du XVIIIS tant en France qu'à l'étranger, des familles d'imprimeurs s'illustrèrent: les Estienne, les Elzévir, les Aide, les Plantin, les Didot, etc. ; mais le matériel et les procédés demeurèrent jusqu'à la Révolution française à peu près les mêmes qu'au début : même manière de graver et de fondre les caractères, mêmes presses en bois, mêmes papiers ; il fallait un imprimeur et son compagnon pour obtenir environ 300 tirages à l'heure, soit (recto et verso) loO feuilles, et les habiles seuls atteignaient ce chiffre en un format qui dépassait rarement le carré.

C'est le XIX' siècle qui a amené la typographie à l'état de prospérité où elle est aujourd'hui. En 18io, Kœnig (Allemand) construisit à Londres la première presse mécanique, qui tirait 800 à I.OOO exemplaires à l'heure; les mécaniciens français se mirent à l'œuvre et bientôt l'usage de la machine à imprimer typographiquement se répandit partout. Aujourd'hui, nos rotatives tirent 50.000 à l'heure'. (Voy. Presses

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