UNION INDUSTRIELLE
fait géuéralemenl en commandite ou aux pièces; labeur (les livres courants), toujours aux pièces; la conscience, ou travail à la journée ou à l'heure, comprend tous les travaux typographiques autresque le journal et le labeur. Le travail de journal et celui de conscience sont les plus recherchés, car ce sont des travaux suivis, tandis que le labeur est le plus souvent intermittent. Les typographes qui ne font que du labeur sont ce qu'on appelle des bourreurs de lignes: ouvriers n'ayant fait qu'un apprentissage sommaire, et bons seulement à faire des ligues courantes; le labeur est aussi le travail ordinaire des femmes.
Le prote est le chef d'un atelier de typographie; les chefs d'équipes sont : le « metteur en pages », pour le labeur et les journaux; le « chef de conscience », pour les travaux à l'heure.
Les imprimeurs aux presses mécaniques sont des - conducteurs», ils ont sous leurs ordres les « mar-
I geurs » et les « receveurs »; ceux à la presse manuelle sont les (( pressiers »; ceux aux presses à pédales sont des « minervistes », (Voy. Presses a imprimer.)
La liberté de l'imprimerie a causé un abaissement du niveau de l'art typographique en France, parsuite du trop grand nombre d'onvriers qu'il fallut improviser pour suffire tout d'abord aux exigences nouvelles. Depuis une dizaine d'années, des écoles de typographie, municipales et privées, ont été fondées dans plusieurs villes, surtout à Paris; les syndicats ouvriers ont créé des cours professionnels pour leurs adhérents dans toutes les régions, et continuent àen créer; on a organisé des concours pratiques qui sont très suivis. Enfin, les plus louables efforts sont faits pour assurer à la typographie le rang qu'elle doit occuper parmi les industries d'art.