fô
«e.eoo
M. carrés 428.100 215.300
Gobeletteriel Unie et moulée
de verre ] Taillée, gravée ou décorée
ondecristalr Verres ou cheminées d'éclairage.
i Ordinaires
Verres 1 De couleur, légèrement teintés
' Verres assemblés en vitraux
Viiriticaiions et émail en masse ou en tubes ...
Vitrifications en grains percés ou tiillés, verre
tHv, boules, corail factice en verre, pierres à
Fleurs, ornements et couronnes en vitrification
Bouteilles..! P^-;;;;;;;;;:;;;";;;:;;:;:
DoiANES : les Droits. — Les tarifs de doaane sar les « verres et cristan.x » considèrent séparément les glaces, les verres brats contés on monlés. la gobeletterie, les verres I à vitres, les verres de montres, les verres de Innettes et d'optiqne, les vitrifications, les bouteilles, le grolsil on verre -cassé, les lampes électriques à incandescence, les objets en verre non dénommés. Voici les droits qui frappent à l'entrée ces diverses catégories d'objets en verre ou en cristal :
Les glaces de moins de 1/2 m. carré payent 25 fr. T. G., 20 fr. T..M. anx 100. kilog. X. Cellesde pln'sde 1/2 m. carré payent, suivant la superficie et suivant leur état : de 1/2 m. carré à 1 m., l fr. 23 T. G., 1 fr. T. M. quand elles sont brutes, i fr. T. G.. 3 fr. T. M. quand elles sont polies ou étamées; de 1 m. carré et plus, Sfr.T.G., 2fr.T..M. quand elles sont brutes, 5 fr. T. G., 3 fr. 30 T. M. quand elles sont polies ou étamées. .\u-dessas de 1/2 m. carré, on droit de ■3fr. 60 par 100 kilog. B. s'ajontean.x taxes ci-dessus pour les glaces d'origine extra-européenne importées des en- •trepôts d'Europe, an T. G.
Les terres bruts coulés ou moulés, avec on sans stries ou perforations, de tontes épaisseurs, formeset dimensions, poor isolateurs, loitores, vitrages, tuyauteries ou pavements, payent, aux 100 kilog. B., 6 fr. T. G., i fr. 30 T. .M., plus la surtaxe d'origine extra-européenne de 3 fr. 60, s'il ■y a lieu.
Dans la gobeletterie de verre et cristal on distingue : la gobeletterie unie et moulée, blanche ou nnicolore et teinte dans la masse, qui paye aux 100 kilog. B. 6 fr. T.G., 4fr. T. .M.; la gobeletterie taillée et gravée autrement que pour effacer les traces de l'attache dite « pontil », qui paye ans 100 kilog. X. 20 fr. T. G., 16fr. T. .M.; la gobeletterie décorée d'or ou de couleur, aux 100 kilog. X. également, 33 fr. T. G., 28 T. M.; les verres et cheminées d'éclairage, anx 100 kilog. X., 18 fr. T.G., 13 fr. T. M. Plus, poor chaque sorte, la surtaxe d'origine de 3fr. 60, s'il y a lien, .au T. G.
Verres à vitres : les ordinaires dont la superficie ne dépasse pas nn 1/2 m. carré payent 7fr. T. G., 3fr. T. .M. les 100 kilog. B. : ceux dont la superficie excède un 1,2 m. carré payent aux 100 kilog. N. 12 fr. T. G., 10 fr. T. M. Les verres de couleur ou légèrement teintés et les verres ondes payent anx 100 kilog. X.. 25 fr. T. G., 20 fr. T. .\1. Les verres assemblés en vitraux, verres de couleur émaillés, gravés, décorés d'empreintes lithographiques, photographiques on autres, on de peinture à la main, payent ans 100 kilog. X., 120 fr. T. G., 100 fr. T.. M. Plus, pour chaque sorte, la surtaxe d'origine de 3 fr. 60, s'il y a lieu, an T. G.
Verres de montres : bruts, y compris les verres de fausses montres, 20 fr. T. G.. 15fr. T..Vi,aux 100 kilog.X.; les verres de pendules non bombés, taillés et polis, 73<r. T. G.. 30fr.T..M. aux 100 kilog.X.; les verres de pendules autres et verres de montres taillés et polis, 180 fr. T. G. 130 fr. T. .M. les 100 kilog.X. Plus, ponr chaque sorte, la surtaxe d'origine de 3fr. 60, s'il y a lien, au T. G.
Verres de lunettes et d'optique ; ces verres plans on bombés, on les koyios ou verres à vitres taillés d'un côté, 30 fr. T. G., 13 fr. T.. M. aux 100 kilog. X. ; ces verres polis et taillés, 180 fr. T. G., 130 fr. T. .M. aux 100 kilog. X. Plus, ponr chaque sorte, la surtaxe d'origine de 3 fr. 60, s'il y a lien, au T. G.
Vitrifications : On fait rentrer dans cette catégorie : 1* Les vitrifications et émail en masses ou en tubes : non coupés 6fr. T. G., 5fr. T. .M.; coupés non recuits 7fr. 30 T. G., 6 fr. T.. M., le tout aux 100 kilog. B.— 2* Les vitrifications en grains percés on taillés, en verre filé, en bonles et corail factice en verre, 30 fr. T.G.,20fr. T..M.les 100 kilog. X. — 3* Les pierres à bijoux, breloques colorées on non, en verre, 130 fr. T. G., 100 fr. T.. M. les 100 kilog. N. — 4* Les fleurs et ornements en perles et porcelaine, les mosaïques sur papier, 130 fr. T. G., 125 fr. T. .M. les 100 kilog. X. — 3° Les couronnes ébauchées on terminées, et
VERRE, VERRERIE
VERRE, VERRERIE
antres objets en vitrification on porcelaine, avec ou sans ornements de métaux, 17o fr. T.O., 150 fr. T. M. aux 100 kilog. N. Plus, pour chaque sorte, la surtaxe d'origine de 3fr.60, s'il y a lieu, an T.d.
Le^ bouteilles, qu'elles soient vides ou pleines, payent 4fr. aO T,(i., 3 îr.'M Ï.M.; plus, s'il y a lieu, au T. G. ,1a surtaxe d'origine de 3 fr. GO.
Le groisil ou verre cassé ne paye aucun droit àl'entrée en France, sauf, s'il y a lieu, la surtaxe d'origine de 3 fr. 00 au T.C.. par 100 kilog B.
Les lampes électriques à incandescence payent aux 100 kilog. X., 400 fr. T.(i., 350 fr. T. M., quand elles sont munies de leur monture; 800 fr. T.O., 700 fr. Ï.M., non munies de leur monture. Plus, s'il y a lieu, au T.O., la surtaxe d'origine de 3 fr. 60.
Enfin les objets en verre non dénommés payent aux 100 kilog. X., 40 fr. T.O., 30 fr. T. M.; plus, s'il y a lieu, auï.G., la surtaxe d'origine de 3fr. 60.
XoTEs EXPLICATIVES : (ilaccs. — Le service des Douanes n'admet comme g/aces brutes que les glaces ayant encore leurs deux faces dans l'état où les ont laissées le coulage sur la table de fonte et l'action du rouleau qui a donné l'épaisseur voulue. Tontes glaces dont on a fait disparaître les rugosités et les ondulations, sont taxées comme polies, alors même qu'elles offrent encore l'aspect du dépoli ; de même les glaces gravées ou ornées de peintures. Mais les glaces recouvertes sur une partie de leur surface de rosaces, fleurs, guirlandes et autres ornementsen verre sont taxées comme « objets en verre non dénommés >>. — Dans les glaces et miroirs encadrés, le cadre est soumis séparément au droit qui lui est propre (voy. Cadres). — Les glaces non encadrées, dont l'envers est simplement doublé en boiscommun verni ou non, acquittent pourcette boiserie le droitdes « ouvrages en bois non dénommés » (I5fr. T. G., 12 fr. 50 T. M. les 100 kilog. X.). — Les glaces faisant partie de meubles (armoires à glace, commodes-toilettes, etc.) sont taxées séparément au droit des glaces, selon l'espèce, sauf lorsque ces glaces constituent dans le meuble un accessoire sans importance; dans ce dernier cas, le droit des « meubles » est appliqué à l'ensemble. (Voy. Meubles.) — Les miroirs adaptés à des coffrets, à des nécessaires, suivent le régime de ces objets (Bimbeloterie, Maroquinerie, Tabletterie : voy. ces mots). — Les miroirs encadrés ordinaires, destinés à être sispendus, comme les glaces étamées proprement dites, sont taxés comme cellesci ; mais ceux qui sont munis de pieds, d'un chevalet avec encadrement ou de supports sont assimilés à la « Bimbeloterie » (75 fr. T. G. ,60 fr. T. .M. les 100 kilog. X.), sauf si l'encadrement est en métal doré, argenté ou nickelé, auquel cas ils payent sur le poids total comme « ouvrages dorés » ou « nickelés». — Les miroirs de petite dimension encadrés ou montés, avec ou sans manches, ornés ou non de peintures, sont traités soit comme « articles confectionnés autres en peluche de soie ou de coton » (voy. SoiEiiiKS, Tissus DE Coton), solt commc « bimbeloterie », soit comme « carton assemblé », on encore comme « cartonnages décorés ». (Voy. Cautonnages.)
Verres bruis coules ou moulés. — Cette classe comprend : les dalles, pavés et carreaux moulésen verre épais pour éclairage des sous-sols ou comme tuiles pour toitures; les verres coulés à reliefs ou stries pour l'éclairage vertical ou horizontal; les vitrages perforés en cône pour la ventilation des hôpitaux ; les verres coulés épais pour isolateurs; la grosse tuyauterie de verre pour isolement des fils électriques souterrains ou la circulation des liquides ; les verres coulés épais, colorés dans la masse, pour enseignes, tables de café, etc. : découpés en forme de lettres, Ms payent comme « objets en verre non dénommés », de même que les plaques de verre présentant en creux ou en relief des lettres dorées ou non. — On assimile à cette catégorie des verres bruts coulés: les isolateurs en verre noir moulé avec reliefs et perforations et dont une face a été grossièrement dépolie; les chutes de glaces polies sur une seule face d'environ 30 cm. sur 10. — Les verres bruts coulés ou (moulés avec carcasse intérieure formée d'un grillage en fer ou en acier noyé dans la niasse payent comme « grillages enfereten acier», soitl5ou ISfr.T.G.,
10 on 12 fr. T. M. par 100 kilog. X., suivant que ces grillages sont à mailles de plus ou moins de 25mm. de côté. Gobeletterie. — Ces articles constituent une classe de produits ayant des formes et des usages très divers, principalement : articles de services de table, de ménage, de comptoirs, de pharmaeie, d'éclairage, tels que verres, carafes, bassins de lampes, gobelets, salières, sucriers,, beurriers, bocaux, globes de lampe, garde-brise, réflecteurs, tulipes, abat-jour, biterons, godels pour pianos ou couleurs, abreuvoirs ou fontaines pour oiseaux, fontaines et récipients pour filtres de table, injecteurs gradués ou non, vases dits tt gobe-mouelies » et autres de toute forme, porte-bouquets, coupes et coapes-étagères pour fruits, plateaux, bacs pour aeeumulaleurs électriques, cuvettes en verre pour tous usages, bonbo»nières, flacons-réclames en forme de colonnes, de sujets comiques (les flacons de forme ordinaire suivant le régime des « bouteilles »), récipients en verre de forme éprouvelte renversée pour te trempage des manchons en tissu dans la solution de sel de thorium destinée à les rendre incandescents, etc., et généralement tons les cristaux, sauf les « boutcns », qui sont spécialement taxés. (Voy. Boutons.) — Les vases, capsules, éprouvettes, cornues et autres objets en verre exclusivement propres aux traraux de lalwratoire sont exempts de droits à l'entrée en France, comme les autres « instruments de chimie pour laboratoires ». — On assimile à la gobeletterie les bouchons de Terre et cristal pour flacons on bouteilles, les têtes de boulons de portes, les socles pour pianos et appareils éleetriques, les supports pour couverts de table en même matière.
La gobeletterie « autre unie et moulée » comprend tous les objets de verre ou cristal obtenus par le soufflage, soit directiiment, soit dans des moules, et qui n'ont subi aucune taille.
Il y a deux sortes de verres colorés, ceux qui sont teintés dans la masse et ceux qui sont dou^/e5, c'est-àdire composés de deux couches de verre : l'une, épaisse, de verre incolore, l'autre, très mince, de verre coloré. En examinant sous un jour oblique la cassure d'un verre doublé, la tranche incolore apparaît nettement, tandis que la partie teintée se distingue seulement sur le bord. La gobeletterie en verre doublé est taxée comme «gobeletterie décorée ».
Toutes les fois qu'un objet de gobeletterie présente plusieurs couleurs, que certaines parties en ont été peintes ou dorées, il est taxé comme « gobeletterie décorée ».
Les objets en verre craquelé rentrent dans la catégorie des « objets en verre non dénommés ».
Les appareils à protéger les lampes à incandescence contre le vent et la pluie, qui sont formés d'un îglobe de forme ordinaire oblongue en verre non taillé ou taillé, avec ou sans garniture de fonte, ou de cuivre ou de laiton, avec ou sans chapeau de porcelaine blanche, sont taxés selon l'espèce, soit comme « ouvrages en fonte émaillée, vernissée » (15fr. T.G., lOfr. T.M. les 100 kilog. X.), soit comme « gobeletterie taillée ou décorée », soit comme a autres ouvrages en cuivre », soit, avec le droit de la « gobeletterie », comme « porcelaine blanche » pour le chapeau (12fr. iiOT.G., 10 fr. T. M.).
Verres à vitres. — Les verres décorés de dessins ou de motifs gravés payent le droit afférent aux verres gravés, quel que soit le procédé employé : gravure au sable, à l'émeri ou à l'acide. — Les petits cubes de verre dorés sur une face pour mosaïques, présentés en vrac, c'est-à-dire non assemblés, sont taxés comme « verres de couleur »; s'ils sont assemblés, comme « ouvrages en verre non dénommés ». (Pour les mosaïques en émaux, voy. Vitrifications, ci-après.)
Dans le commerce on appelle verres cathédrale, verres ondes ou verres anglais des verres de faible coloratù qu'on fabrique depuis quelques années et qui rappellenti anciens carreaux et vitraux du moyen âge.
La catégorie des verres décorés et gravés comprend les verres décorés pour vitraux et les vitraux moderO assemblés, y compris les verrières d'église; les verres i corés d'émaux, de dessins, fleurs, motifs gravés parte procédés (verre mousseline, verre tulle, verre dentell
VERRE, VERRERIE
I6ïi —
VERRE, VERRERIE
généralement par l'acide fluorhydrique on an flaorare; les cadres photo-opales (verres opaques revêtus d'empreintes photographiques et munis d'anneaux métalliques et de supports en carton renforcé dé toile) qu'on pose sur les meubles ou suspend aux murs; les photographies sur verre pour la décoration des meubles, cartonnages, nécessaires, etc. : en général, tous les verres révélas de pelntares ou de dessins, y compris les verres peints pour lanternes magiques, lanternes d'éclairage, etc.
Verres de montres. — Dans cette catégorie rentrent les plaques ou plaquettes de verre, de tonte épaisseur, de forme ov;ilc ou ronde, pour cadres, médaillons, couronnes mortuaires, cadrans de baromètres, manomètres, boussoles, etc., brutes, c'est-à-dire non taillées ni biseautées, ou taillées et biseautées Ou polies.
Verres de lunettes et d'optique. — Voy. I.NSTRCjiE.vrs
or PRÉCISIOX, LORCXETTES, LORGSOXS ET LCXETTES.
Vitrifications. — On distingue : l' les vitriflcations en masses non coupées, qui ont la forme conique des creusets dans lesquels la matière vitrifîable a été fondue et qui ont d'ordinaire 170 mm. de hauteur, 190 de diamètre à la base et 80 au sommet: chaque masse pèse de 12 à 15 kilog. ; elles sont transparentes et l'on y taille les pierres à bijoux (pierres fausses imitant les pierres précieuses). — 2* Les vitrifications en tubes (tubes à tailler), qui sont des tiges et tubes de verre minces destinés à la fabrication des grains percés et do verre de luxe soufflé. Elles sont obtenues, soit par la projection de la masse vitriflable, transparente, opaque ou colorée, à travers les tubes qui lui servent de filière et dont le centre est garni d'une tige formant le vide du tube à tailler, soit par l'entrainement à l'aide du pontil : ce sont les vitrifications en tubes non coupés. — 3* Quand ces tubes ont été recuits, leurs sections, qui étaient coupantes, sont émoussées et présentent nn petit bourrelet : ce sont alors les « vitrifications en grains percés ou taillés», qui comprennent principalement : les grains percés, appelés dans le commerce rocailles, rassades, grains à canon el charlottes, et servant à faire des colliers, des chapelets, des ouvrages de broderie et de tricot : ils sont percés de part en part, transparents ou opaques, incolores ou diversement colorés; les bondes on globules de verre soufflé percés de part en part ou d'un seul côté: les bonles, tètes, poignées, etc., en verre coloré et taillé ou non, percé d'un seul côté, pour manches de parapluies, d'ombrelles, de cannes; le corail factice en verre ; les grains de verre pour tètes d'épingles à chapeau oa autres usages; percés de part en part on d'un côté seulement ; les perles fausses en verre; les pendeloques pour lustres en verre taillé; le verre filé et la ouate de verre (on colon de verre) ; les perles de verre à facettes percées ou perles en porcelaine : les verres noirs dits « faux jais p.
Les pierres à bijoux (voy. Crist.vl) sont taillées, comme les pierres précieuses, en brillants, en roses ou de toute autre manière; on les monte sur griffes ou on les sertit à la façon des bijoux. Dans cette classe rentrent, au point de vue des droits de douane : les faux camées, les imitations d'intailles, les yeux artificiels (voy. ce mot), les petits thermomètres en verre soufflé, les dents artificielles en émail ou compositions à base d'émail (voy. De.nts). — Pour les pierres à bijoux montées sur métal, voy. Orfèvrerie, BiJOLTERiE(d'or, d'argent, doublée, plaquée, 4orée, argentée).
En ce qui concerne les couronnes et autres objets en ritrification ou porcelaine, voy. Coi ro.nxes fc.néraires.
Bouteilles. — Le service des Douanes comprend sous la dénomination de bouteilles, outre les bouteilles proprement dites, ordinaires (en verre blanc ou coloré), les bonbonnes, dames-jeannes et fioles ou flacons antres que ceux qui constituent les articles de gobeletterie, notamment les vases en verre pour boissons gazeuses, dits siphons, sans garnitures métalliques (les garnitures acquittant séparément le droit des ouvrages en métaux), les bouteilles à billes en verre moulé et les petits barils en verre commun destinés aux mêmes usagesque les dames-jeannes. Les flacons et fioles de toutes sortes pour tous liquides, essences ou parfums, qoi sont taillés, gravés ou décorés, sont traités comme « gobeletterie », de même que les bocaux.
Les bouteilles clissées, c'est-à-dire revêtues d'un treillf» d'osier ou de moelles de rotin fendues, comme les goardes de chasse, appartiennent à la classe des « objets ea verr» non dénommés». Les bonbonnes, toaries et dames-jeannes revêtues d'osier brut on pelé, non refendu, acquittent soit séparément le droit des bouteilles et celui de la < vanne» rie » selon l'espèce, soit ce dernier droit seul quand le départ entre le récipient et son enveloppe d'osier n'est pas praticable, en poids. Les fiaschi d'Italie, flacons en verre revêtos de tiges de roseau, lavées et blanchies, quiserTeot ordinairement de récipient pour le vin ou l'huile, acquittent sur leur poids total la taxe de la < Vannerie en rubans d& bois » (10 fr. T. G., 9 T. .M. les 100 kilog. B.).
Les bouteilles à bière en verre épais avec bouchon de porcelaine et armature métallique payent le droit des bouteilles sur le verre, celui des « boncbons mécaniques » sur les bouchons (35 fr. T. G., 25 T. .M. les 100 Icilog. X.).
Il en est de même, quant aux bouchons, pour les boateilles ou flacons dans lesquels on importe le lait stérilisé ; mais le verre lui-même est taxé au T. G., comme son coatena. (Pour le T. -M., voy. L.\it : Douanes.)
Le droit sur les bouteilles importées pleines est exigible' lorsqu'elles contiennent des produits exempts de droits, oa taxés, soit au poids net, soit à la contenance, soit à la valeur, soit au poids brat, à un droit inférieur à celui des bouteilles elles-mêmes. Les bouteilles qui contiennent des produits taxés au brut à an droit plus élevé que celui des boateilles on flacons, acquittent le même droit que le contenu.
Les bouteilles contenant des produits de la Corse oa des colonies et possessions françaises sont admises en franchise: le contenu seul acquitte, s'il y a lien, les droits du tarif.
Groisil. — On donne le nom de gi'oisil aux débris deverre et de cristaux cassés et aux rognures de verre. Dans cette catégorie rentre le verre pilé ou broyé, sauf celai qu'on emploie directement en cet état pour l'ornementatioa des fleurs artificielles et qui paye comme < vitrificatioDSen masses ».
Lampes électriques à incandescence (voy. ce mot). — On comprend suffisamment ce que signifie la distinction du tarif entre les lampes munies oa non de leur montnre: la lampe munie de sa monture est coiffée du chapeau on culot servant à la fixer dans la douille où aboutissent les fils conducteurs du courant; la lampe sans monture est seulement l'ampoule de verre ou de cristal garnie de ses filaments intérieurs et dans laquelle on a fait le vide. Onrange à plus forte raison dans cette seconde catégorie les ampoules garnies de leurs filaments, mais non fermées,, les filaments de platine et de charbon qui servent à leur garniture intérieure. L'ampoale vide et ouverte, telle qu'elle est sortie des mains du verrier, paye comme «Objets e» verre non dénommés ». — Les culots ou chapeaux importés isolément payent : comme « Autres objets en vitrifications » quand ils sont formés d'une masse de vitrite oit sont noyées de menues pièces en cuivre, encastrée dans une douille de même métal ; comme « Tabletterie d'antres matières, tous antres objets » (190 fr. T. G . , 150 T. M . , les 100 kilog. X.) lorsque la masse de vitrite est remplacée par an plateau de corozo.
Objets en verre non dénommés. — A cette classe, qni comprend tous les objets ne rentrant pas dans les catégories précédentes, appartiennent notamment : les ampoules pour lampes électriques (voy. ci-dessus), les bobèches; boules, têtes, poignées, etc., pour manches de parapluies, d'ombrelles, etc., décorés de nacre oa de celluloïd o» montés sar tige de fer filetée: les bouteilles, fioles et flacons en verre clisses (voy. ci-dessus Vouteilles): les cadrans en verre revêtus de papier, pour pendules, horloges, etc. ; les carreaux artistiques en verre dénaturé : les chiques ou billes en verre ; les clous en fer ou cuivre avec tête en verre; les compte-gouttes, cylindres pleins pour machines, creux pour pendules, flambeaux, etc., de même matière; les disques en verre blanc ou de couleur, ou en verre opaque, soit pour vitraux, soit pour plaques indicatrices;: les étagères en verre moulé; les formes en verre on vitrifications dites B pierres de Bohême » (petites plaq^oes, gp-
VERRE, VERRERIE
VERRE, VERRERIE
néralement rondes, moulées, avec creux et reliefs coloriés, dorés on argentés); les fruits artificiels en verre (sauf ceux en verre soufflé montés sur fils de fer et les fruits artificiels rouges percés, qui sont taxés comme « Bimbeloterie ») ; les glaces recouvertes en partie de rosaces, fleurs, guirlandes, etc., en verre rapporté; les globes ou cylindres pour pendules, candélabres, etc. ; les globes en verre étamé, argenté, doré, pour jardins, vestibules, etc. ; les lettres en verre blanc ou de couleur pour enseignes, devantures de magasin, etc. ; les lustres en verre [quand la proportion des garnitures, nickelées, dorées ou argentées dépasse 15 7. du poids total, les parties métalliques payent comme « Ouvrages dorés ou argentés, ou nickelés», 150 fr. T. G., 100 T. M. les lOOkilog. N. ; les pendeloques, comme « Vitrifications en grains percés ou taillés» (voy. Vithifications) ; les autres parties en verre comme « Objets en verre non dénommés»]; les millefiori ou objets en verre tels que presse-papiers à intérieur de mosaïque, fleurs, dessins, etc. ; les mosaïques en petits cubes de verre assemblés, dorés ou non sur une face ; les objets d'étagère en verre coulé (chiens, chats, oiseaux, etc.); les objets en verre craquelé ou fendillé, ou imitations; les photographies sur papier collé sur verre; les piles électriques dites «piles sèches», avec récipient en verre ; les plaques ou plaquettes rectangulaires ou carrées pour cadres, etc., en verre à vitre ou en verre de glace; les plaques de verre épais pour tables de café, enseignes, etc., à lettres en creux ou en relief; les plaques de propreté, pour portes, etc.; les plaques de verre enduit de collodion pour la photographie, sensibilisées ou non (il est interdit de les soumettre à la vérification radioscopiqne, qui les rendrait inutilisables) ; les presse- papiers en verre revêtus de vues photographiques ou lithographiques sur papier; les réflecteurs formés d'un verre concave, soufflé et argenté, sur fond en fer-blanc; les règles en verre; les tubes en verre soufflés et étirés (gradués, ils sont exempts de droits comme « Instruments de physique et de chimie »); les tubes en verre laiteux simulant une bougie pour garniture de candélabres ou lustres à gaz; les encriers ou écritoires en verre, même avec garniture en métal commun autre que le cuivre ou l'aluminium, ou constituant un accessoire négligeable, non nickelé, ni doré, ni argenté (autrement, suivant la matière de la garniture, ils sont taxés sur le poids total comme «Objets d'art en cuivre», ou bien « Ouvrages en aluminium », ou encore «Ouvrages en métaux nickelés, dorés ou argentés ») ; les verres pour lunettes de sûreté ; les vitrifications étamées pour miroirs d'alouettes, etc.
Commerce international des Verres et Cristaux. — Nous donnons ci-après le mouvement des import, et export. (C.S.) des verres et cristaux dans les principaux pays :
Commerce international (Valeurs en milliers)
Import. Export.
Provenances Liv. st. Provenances Liv. st.
Belgique 1.5)7.459 1 Hollande 410.352
Allemagne 898.005 | France 320.459
Toutes en augmentation sur 1897, sauf la Hollande.
Allemagne.— Un rapport du consul de France à Stuttgart donne la statistique suivante de la production du verre en Allemagne pour 1899 :
Qx m.
Verre creux 1.332.627
— vert 2.588.352
— à miroir, soufflé ou poli... 133.739
— à vitres ou en tables 784.866
Verre coulé ou verre à miroir qui
en est tait 395.474
Perles en verre, fleurs et fruits artificiels en verre 9.913
Royaume-Uni 1
Allemagne
Belgique
Suède
Russie
Danemark
Autriche-Hongrie. . .
Espagne
Portugal s
Indes anglaises.
Indes néerlandaises .
Etats-Unis
Canada
Unité de valeur Liv. st.
Marks Francs Couronnes Roubles Couronnes Florins Pesetas Milreis Francs Liv. st.
Florins Dollars
Année '
^ngieterre.— Les import, et export, anglaises de verres
et cristaux ont donné en 1900 les chiffres suivants, en
liv. st. :
Import. Export.
Glaces et verres à vitres 1.005.040 135.418
Flint uni, coupé, décoré 901.707 244.640
Bouteilles et verres communs 674.585 421.207
Autres objets non dénommés 618.179 232.340
Les import, de verres et bouteilles ont été en Angleterre en 1898 :
1. Excepté les bouteilles. — 2. Objets enverrejlecouleur.j- 3. Avec poteries.
Valeur en M 42.310.000 29.675.000 10.285.000 17.502.000
Totaux 5.249.071 115.215.000
La fabrication des verres à glaces est très répandue dans les provinces du haut Palatinat et de la Haute-Franconie; mais on constate depuis quelques années que cette industrie donne des bénéfices toujours moindres. Le travail des glaces — taille, étamage, argenture — est une des principales industries de la ville de Fiirth, près Nuremberg, depuis les glaces de luxe, à biseau, dites de Venise, jusqu'aux miroirs de bazar et articles de pacotille destinés aux colonies; le tarif Dingley, aux États Unis, a porté à cette industrie un tort considérable. En 1891 Fiirth y expédiait pour 7.605.000 marks de glaces; en 1898 ce chiffre est tombé à 3.046.000, et l'on prévoit la possibilité d'an arrêt total de cette export.
La principale verrerie de la Silésie, la Josephinenhiitte, produit annuellement 150.000 kilog. de verre pour une valeur de 463.000 M., dont les 3/4 vont au marché intérieur et l'autre quart en Amérique. Une cinquantaine d'autres verreries fabriquent, dans cette province, les articles courants, depuis les verres de lampe jusqu'aux grandes glaces et produisent environ 30.OOOT.de marchandises. La Silésie importe de la verrerie de Belgique et de France, notamment des coupes à Champagne.
Autriche (Bohême).— En 1900 on comptait en Autriche 191 manufactures de verrerie, dont 118 en Bohême.
Belgique. — La production des verreries belges a été depuis une vingtaine d'années : en 1880 de 36.353.000 fr., en 1885 de 47.596.000, en 1890 de 58.341.000, en 1896 de 56.838.000 fr., en 1897 de 58.004.000 fr.
En 1898 la production du verre à vitres a été en Belgique de plus de 30 millions de m. carrés, et il n'y a pas eu de stock ; le tiers de cette production va en Angleterre, puis aux États-Unis. Le chiffre total des export, belges dans cette même année a été de 153.000 T. environ valant 42.600.000 fr.; la France a reçu 3.230 T. en 1898, contrt 2.913 en 1897 et 2.465 en 1896; elle n'a fourni à la Belgique, en verres à vitres, que 166 T. pour dimensions exceptionnelles; mais elle lui a vendu 652 T. de bouteilles, contre 617 en 1897 et 572 en 1896; l'Allemagne reste If principal fournisseur, pour cette dernière spécialité, avec 2.416 T.
La production des glaceries a été, en 1898, de 1 million 491. OCO m. carrés, dont plus de la moitié fournie pal les usines nationales belges (336.000), celles de MoustieK (255.000) et celles de Charleroi-Roux (204.000). Le pris de vente du m. carré de glaces reste de 14 à 15 fr., t.ti que la moyenne est de 12 fr. pour les autres pays, la Hollande. La moitié des export, des glaceries belu' en Angleterre (679.000 m. carrés), le reste est très pa entre les divers pays. Les glaceries belges fondent établissements à l'étranger : un à Jeumont (France parlement du Nord); un en Allemagne, près Coli', deux, aux environs de Moscou, marchent depuis 189i>, ui autre à Toula, et un encore dans le Donetz (Russie). 1 Italie. — L'Italie importe et exporte les verres et cris taux. Voici les chiffres pour 1898 et 1899, en quintau.x :
Importations 57.373 52.741 '
Exportations 38.987 42.945
Il y aurait, comme on voit, une tendance de l'import. i; diminuer, et une tendance de l'expert, à augmenter. Ces principalement à r.\utriche, à l'Allemagne et à l'Anartaji
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