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Années Hectol.

18ÎH. 1.896.

mn.

La forte diminution constatée en 1852, 1853, 1854, 1855 et 1856 est due à l'oïdinm, qui a réduit la récolte, en 18S4, au chiffre minimum dn siècle; à partir de 1856 l'accroissement témoigne que l'oïdium ne sévit plus.

Quoique le phylloxéra ait apparu en 1864 et ait causé des dégâts appréciables dès 1868, on ne constate soH influence sur le rendement général de nos vignes qu'à partir de 1878. Les bénéfices de la reconstitution se manifestent au bout d'une douzaine d'années et deviennent très sensibles à partir de

Nous donnons ci-dessous la liste des départements qui récoltent aujourd'hui le plus de vin (année 1900) :

Départem.

Départem.

Ain 4T6

Allier 434

.\rdèche 360

Aube 400

Aude 6.313

Bouch.-dn-Rb.. 1.720

Charente 4T3

Charente-Infér . 1.649

Cher 184

Côte-dOr 1.512

Dordogne I.(fô9

Drôme 297

Gard 3.795

Garonne (H te-) 1.108

Gers 1.5.36

Gironde 5.738

Hérault 11.494

Indre 266

Indre-et-Loire.. 1.479

Isère

Jura

Landes

Loir-et-Cher

Loire

Loire- Infér 1.511

Loiret

(■ Tirges

Lot

Lot et-Garonne Maine-et-Loire,

Marne

Marne (Haute).

Meurthe-et-M..

Meuse

Nièvre

Puy-de-Dôme. , Pyrénées (B.-).

Pvrénées-Or. . .

Rhône 1.865

Saône-et-Loire . 2.562

Sarthe 274

Savoie 314

Savoie (Haute-) 285 Seine-et-Oise. . 248

Tarn 698

Tarn-et-Gar 698

Var 1.729

Vaucluse 780

Vendée

Vienne

Vosges....

Yonne

11 faut ajouter à ces chiffres la production de la Ckjrse, de r.\lgérie et de la Tunisie.

La Corse a recueilli environ 160.000 hectol. en 1900.

Dans notre colonie algérienne la progression des récoltes est des plus intéressantes. L'.41gérie, en effet, a vendangé :

Hectol.

En 1891 4.038.412

Ce dernier total se divise comme suit

Hect. Département d'Alger 48.360

de Constantine.

d'Oran

Totaux

Hectol .

La Tunisie récolte aujourdhui environ 250.000 hectolitres.

Commerce : Importations kt Exportations.

— Les tableauxsnivantsprésententle monvementde l'import. et de l'export. des vins en France, depuis l'époque où notre vignoble était en pleine prospérité, avant les ravages du phylloxéra.

Période de grande production (1864-1879), par milliers d'hectol. :

Années

Import. Export.

Années

Import.

Période des ravages du phylloxéra (1880-1891) milliers d'hectol. :

Import. Eiport.

Expert.

par

Années

ImporU 11.042 12.282 12.064 10.470 10.830 12.278

Export.

Période de la reconstitution des vignobles (1892- 1900), par milliers d'hectol. :

Années Import. Export. jVnnées

Import.

Export.

Import. — C'est le chiffre de la production qaî infiae d'ane façon dominante sur nos import. Ainsi, pendant la période da premier tableau, où les import, sont si minimes, la production a souvent dépassé 30, 60 et même 70 millions d'hectol. ; elle a atteint le maximum (83.632.000) en

Pendant la période du deuxième tableau, la production descend à 35,30 et même 25 millions d'hectol. ; elle tombe à 23 en 1889. .\fin de subvenir à une consommation, qui continue à être d'environ 43 millions d'hectol., les import, s'élèvent brusquement dès 1880 et se maintiennent à un taux élevé.

Jusqu'à 1880 la France n'importait guère qu'une moyenne annuelle de 2 millions d'hectol. de vins étrangers, surtout d'Espagne, qui lui servaient pour les coupages arec ses petits vins ; mais à partir de cette date le déflcit croissant de notre production nous a obligés à recourir à l'import. Tandis que, par suite de la rupture de nos relations commerciales avec l'Italie, l'import. de ses vins, de 2.703.000 hectol. en 1887, tombe à 19.800 en 1890, celle de l'Espagne s'accroît d'année en année jusqu'à plus de 8.0(X).000 d'hectol. en 1887. Depuis, elle s'abaisse au proflt de l'.\lgérie.

Nos import, décroissent pendant la période du 3* tableau, à mesure que la reconstitution ramène des récoltes, inégales sans doute, mais dépassant parfois 30 et 40 millions d'hectol., atteignant 30 en 1893 et plus de 67 millions en

Les modifications de notre tarif douanier n'exercent qu'une influence secondaire sur le chiflre de nos import. En effet, le droit de douane était seulement de 23 cent, par hectol. avant 1866. Il fut alors porté à 30 cent. En 1871 on l'éleva à 3 fr. pour les vins ordinaires et à 20 fr. pour les vins de liqueur an T. G., les uns et les autres continuant à ne payer que 30 cent, an tarif conventionnel. En 1881-1882, au renouvellement des conventions commerciales, les droits furent ramenés à 4fr. 30 au T. G. pour tous les vins jusqu'à 13°, et2fr.au tarif conventionnel. En 1892 on taxa à 70 cent, par degré jusqu'à 12* au tarif conventionnel et à 1 fr.^ au T. G., en ajoutant le droit de consommation de l'alcool pour les degrés supplémentaires. En 1899 on frappe tons les vins indistinctement jusqu'à 12° de 12 fr. par hectol. au tarif conventionnel et de 25 fr. au T. G., toujours en ajoutant le droit de consommation de l'alcool pour les degrés supplémentaires.

On voit que ces variations de tarifs douaniers ne corres-

VINS

VINS

pondent pas aux variations de nos import. C'est sur les export, qu'elles exercent indirectement leur influence.

Il convient de tenir compte que les chiffres de nos tableaux comprennent les vins de notre colonie algérienne introduits sur le territoire français. Alors qu'il y a vingtcinq ans à peine la métropole envoyait encore en Algérie de 300.000 à 400.000 hectol. de vin, elle en reçoit maintenant des quantités de plus en plus considérables. Le tableau suivant présente la distinction entre les vins d'Algérie et les vins de l'étranger importés en France depuis 1885 (la douane ne distinguait pas auparavant les deux catégories), par milliers d'hectol. :

Années

Vins Vins étrangers d'Algérie

Années

Vins Vins étrangers d'Algérie

Export. — Si elle ne porte que sur une faible partie de notre production (1/10), par contre notre export, représente une grande valeur (230 millions de fr. environ, 1/4 de celle de notre production) et balance ainsi, à peu de chose près, celle de notre import. C'est que ce sont surtout nos vins et eaux-de-vie de luxe qui ont ce débouché : leur réputation universelle les fait rechercher partout. Nos meilleurs clients sont :

Angleterre 300.000 hectol. (dont 200.000 de la Gironde), Allemagne 230.000 (dont 130.000 de la Gironde), Belgique 250.000, Suisse 160.000, Hépubiique Argentine 80.000, États- Unis 40.000.

Un fait sensible dans notre mouvement d'export. est la hausse continue des vins mousseux, passée de 11 millions de bouteilles en 1860 à 23 millions.

Ainsi qu'on peut en juger par nos tableaux, le chiffre des export., qui était à peine de 2.000.000 d'hectol. en 1864, a augmenté, grâce aux traités de commerce, jusqu'en 1871, époque à laquelle il a dépassé 3.000.000 pour atteindre son maximum de 3.980.000 hectol. en 1873. A partir de ce moment, les export, ont diminué, et depuis 1892 elles ont toujours été inférieures à 2.000.000 d'hectol., avec tendance à se restreindre.

Le phylloxéra est pour beaucoup dans ce recul. Les pays étrangers ont planté des étendues considérables pendant que notre vignoble périclitait; aujourd'hui beaucoup de ces pays sont de gros producteurs: ils nous font concurrence non seulement chez eux, mais au dehors. En plus de l'Espagne, de l'Italie, du Portugal, de l'.\utriche-Hongrie et de l'Allemagne, qui avaient des vignobles depuis les temps les plus anciens et les ont sensiblement développés pendant notre période phylloxérique, il nous faut compter avec ceux de création récente, en Serbie, en lloumanie, en Russie, en Turquie, etc. En Amérique, le Cliill, la République Argentine, les États-Unis ont fait aussi des plantations ; nous voyons l'Australie se créer également une industrie vinicole importante. Les vins de tous ces pays ne valent pas les nôtres, mais la clientèle ordinaire demande surtout du bon marché et prend ce qu'elle a sous la main, évitant ainsi des frais de transport et particulièrement des droits de douane.

Notre tarit douanier élevé a exercé une influence fâcheuse sur nos export. Les nations auxquelles nous expédiions nos vins se sont parfois vengées sur eux des taxes nouvelles que nous imposions à quelques-uns de leurs produits. Nous avons fermé notre marché aux vins d'Espagne et d'Italie. Ceux-ci ont concurrencé les nôtres sur les marchés de l'Autriche, de la Suisse, de l'Allemagne, qui nous appartenaient autrefois.

Ajoutons que même beaucoup de n()s colonies ont frappé nos vins de droits de consommation ou d'octroi de mer.

Organisation et Usages du commerce. — Les principales places commerciales pour les vins sont : Paris (voy. Bebcy), Rouen, le Havre, Nantes, Bordeaux (voy. ce mol), la Rochelle, Béziers, Cette,

Montpellier, Carcassonne, Narbonne, Nîmes, Marseille, Dijon, Lyon, Màcon, Beaune, Orléans, etc.

Vu son importance, la vente des vins est devenue le fait d'un grand nombre d'intermédiaires qui se sont spécialisés pour répondre chacun à un besoin particulier de la consommation. Ils forment entre les producteurs et le public une sorte de hiérarchie, qui part du négociant en gros pour aboutir au débitant, en embrassant les commissionnaires, les courliers et les négociants de demi-gros, de beaucoup les plus nombreux. A ces différents intermédiaires s'adjoint une armée d'auxiliaires : voyageurs, représentants, tonneliers, encavenrs, sommeliers, etc.

Les négociants en gros, tous soumis aux recensements de la Régie, sont en voie d'augmentation. Il y avait en France :

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