CONTR.\T DE TR.\XSPORTS
V0L.\ILLE. La volaille consommée à Paris provient en général : les poulets, de la Bresse et du Méconnais, de la Touraine, du Nantais, du Poitou, de l'Orléanais etdu Gàtinais,delaSartheetderOrne, delà Beance et du Sud-Ouest: les chapons, de la Bresse; les canards, de la Bresse et du Maçonnais, du Nantais et du Ronennais: les dindes et dindonneaux, de la Touraine, du Nantais et du Rouennais, du Poitou, de l'Orléanais et du Gàtinais, de la Sarthe et de l'Orne, de la Beauce et du Sud-Ouest; les oies, de la Tonraine, du Poitou, de la Sarthe et de l'Orne et de la Beauce ; les poulardes, de la Sarthe et de l'Orne ; les pigeons, de la Bresse et du Maçonnais et de la Picardie.
C'est la ligne d'Orléans qui transporte la pins grandequantitéde volaille (9.735.689 kilog. en 1898); puis viennent : l'Ouest avec 5.920.293 kilog-, le Lyon- Méditerranée avec 5.327.œ8 et l'Est avec 966. 133. On remarque que les oies de Mortagne sont de plus en plus envoyées directement à domicile, isolé, il est perçn 12»/. des sommes effectivement , , ^"'P^. provenances étrangères il faut signaler: reçues par les entrepreneurs. Les perceptions sont ?r"*^^.^H«.'"*'""^> 20.000 pièces en 1897 et
^ ^ lo.OOOen 1898; les pigeons d Italie, 1.910.000 et
Poar cbaqae place an-dessDS de 6 jasqa'à 50.
— aa delà de 150
faites au comptant
5« Voitures en service accidentel. — Ces voitures payent une taxe de 18 cent. 75 par place et par jonr. Elles ne sont pas estampillées.
II. VoiTCREs d'eau. — Ces voitures sont imposées dans les mêmes conditions que les voitures de terre; elles donnent lieu à l'apposition de l'estampille et i J^.*' à la perception du droit de licence, qui est de 6 f r . 2o. ,*^,
La perception du droit proportionnel est assurée par trois modes distincts : nombre de places et
1.400.000 respectivement ; les poulets de Russie et de Norvège, 2.000 et 5.000; ces deux derniers pays nous envoient aussi des oies.
En 1898, les cours moyens de la volaille ont été à Paris : le poulet, 0 fr. 41 la pièce; le canard, 0 fr. 81 la pièce; la dinde, lfr.62 la pièce; l'oie, Ofr. 061e
1. Cette sittution 4e faveur est ïccordée à tontes les entreprises de transports, sauf les chemins de fer et les tramways à traction mécanique. Pour ces derniers, toutefois, la taxation "au droit 6ie peut être maintenue si le prix des places ne dépasse pas 30 centimes et s'il en est fait la demande par les entreprises intéressées.
Le produit des ventes anx Halles a été la même année de 41.477.497 fr. ponr 20.195.^8 kilog.
Les lots minima de vente sont : par deux pièces pour les dindons gras en grêle ; par trois pièces pour les poulets gras en grêle et les canards étouffés dits de Rouen ; par quatre pièces pour les oies et dindons ; par six pièces pour les poulets ordinaires, poules et
VOLAILLE-
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vieux coqs, canards nantais et de ferme; par huit pièces pour les pigeons morts, par cinquante pièces pour les pigeons vivants, excepté les béquilles. Les poulets en bourriches peuvent être vendus dans leurs emballages d'origine, quel qu'en soit le nombre.
Au point de vue des droits d'octroi, la volaille, comme le gibier, est classée en quatre catégories .-les dindes, canards, poulets, pigeons, oies sauvages sont de la 2" catégorie (30 fr. par 100 kilog.); les oies domestiques, pigeons ramiers, de la 3^ (18 fr. les 100
Les apports de volaille aux halles de Paris ont été en 1897 et 1898 (en kilog.).
Français 21.297.536 19.748.758
Elraiigers 570.000 446.500
A quelques exceptions près, l'élevage des volailles est encore pratiqué dans nos fermes sans aucun principe et selon des habitudes absolument empiriques. Il y y un domi-siècle, l'Angleterre tirait presque exclusivement ses volailles de Normandie et de Bretagne; aujourd'hui, loin de fournir nos voisins, nous devons recourir à l'étranger pour une partie des besoins de Paris.
Voy. Falsifications, Halles.
CO.M.MKIICK KXTklilKUK IJK LA FllA.NCE. — JllSqu'eil 1891
les statistiques commerciales des douanes confondent la volaille vivante avec le gibier vivant et les tortues, à l'import.. comme à l'export. Voici les chiffres au C. S. pour les deux années 1887 et 1891 :
Kilog. Flancs
[mport 2.837.146 5.390.577
Export 3.494.092 6.638.775
Jusqu'à la môme date la volaille morte était confondue avec les viandes fraîches et le gibier mort; voici les chiffres au es. pour les deux mêmes années :
Kilog. l-'rancs Kilog. Francs
Import 3. 732. 530 8.024.952 I 3.194.302 7.826.040
A partir de 1892, volaille vivante et volaille morte sont considérées à part dans les Tableaux du commerce. Comme les import. (C. S.) de gibier vivant, de 1892 à 189G, ont été seulement de 170.000 à 310.000 fr. par an, et, les expoit. de 15.000 à 40. 000 fr., on peut dire que les chiffres ci-dessus représentent en presque totalité, pour la période antérieure à 1892, le mouvement commercial de la volaille vivante.
La part du gibier mort dans la seconde série de chiffres de 1887 et 1891 (avec volaille morte et viandes fraîches) a dû être plus considérable à l'import. et représenter plus de la moitié des totaux en quantité et en valeur, car elle a été de 3.802.883 fr. en 1892 et de 4.055.229 en 1896; mais à l'export. cette part a dû demeurer insigniflante, puisque 1892 ne donne que 172.000 fr. et 1896 que 31.450.
Voici maintenant les statistiques relatives aux trois années 1898, 1899 et 1900 au C.S. (en milliers de kilog. et de fr.) :
Volailles viva7ites
Quant, Valeur Quant. Valeur
Volailles mortes
Kilog. Francs
Quant. Valeur
Import..
Export..
Détail pour 1899. — 1° Importations : Les volailles vivantes viennent principalement d'Italie 609.770 kilog., de Belgique 433.566, de Turquie 222.858, puis de Russie 31.000, d'Allemagno22.900, d'Espagne 7.100, d'Angleterre 5.300, d'Algérie 1.600; — les volailles mortes, d'Italie 509.900 kilog., de Belgique 197.600, d'Autriche-Hongrie 157.400, d'Allemagne 78.800; — les pigeons vivants, les 3/4 de Belgique avec 1.290.400 kilog., puis d'Italie 528.700, d'Angleterre 6.400 et d'Allemagne 3.320; —les pigeons morts.
d'Italie 22.000, de Suisse 10.100. d'Allemagne 6.800, de Belgique 3.000.
2° Exportations : Les volailles vivantes, en Angleterre 210.800 kilog., en Allemagne 198.000, camme provisions de bord 169.600, en Espagne 77.400, en Suisse 17.700, en Belgique 9.800; — les volailles mortes, on Angleterre 2.860.900 kilog., en Suisse 1.219.500, en Allemagne 343.000,
comme provisions de bord 69.000, en Algérie 12.900;
les pigeons vivants, en Angleterre 46.545 kilog. et en Belgique 6.500; — les pigeons morts, 9.000 kilog. seulement, en Angleterre.
Douanes. — Les droits d'entrée en France pour les volailles (tous animaux de basse-cour), soit vivantes, soit mortes, est de 20 fr. les 100 kilog. nets au T. G.; il n'y a pas de T. M.
Les pigeons voyageurs sont passibles des mêmes droits que les pigeons de bas.se-cour, mais ils font, de pins, l'objet d'une réglementation spéciale dont voici les principales dispositions :
L'entrée en France des pigeons voyageurs, à quelque emploi qu'ils soient destinés, n'est autorisée que pour les espèces originaires des pays qui usent à cet égard de réciprocité réelle et de fait avec le nôtre (art. 1" du décret du 22 juillet 1896). Ces pays sont actuellement : l'Espagne, l'Angleterre, la Belgique, la Hollande et le Luxembourg. L'import. de ces espèces et pays ne peut avoir lieu que par Longwy, Givet, Anor, Jeumont, Feignies, Blancmisseron, Baisieux, Tourcoing, Calais, Boulogne-sur- Mer, Dieppe, le Havre, Saint-.Malo, Cerbère et Hendaye, localités pourvues d'un fonctionnaire de la police spéciale des chemins de fer en rapport avec le service local des douanes.
L'import. des pigeons voyageurs étrangers pour lâchers de concours ne peut se faire qu'en paniers scellés de plomb avec cachet particulier de l'expéditeur; chaque envoi doit être accompagné d'une déclaration de ce dernier certifiée valable par l'autorité du lieu d'origine et indiquant le nom, la qualité, le domicile et la nationalité de l'expéditeur, le nombre, la provenance et la destination des pigeons, enfin le nombre des plombs apposés sur chaque panier, avec la description très exacte du cachet dont ces plombs sont revêtus. Pour les introductions effectuées dans un autre but que les lâchers de concours, la déclaration doit être accompagnée d'une autorisation du préfet du département sur lequel les pigeons doivent être dirigés. A défaut de ces pièces, tout envoi est rejwussé.
Pour l'application des droits, la tare des paniers servant au transport des pigeons voyageurs peut être établie au vu de paniers vides identiques déposés, à titre de spécimens, au bureau d'import.
A l'kthanoek. — Voici des renseignements sur le commerce des volailles à l'étranger :
Importations et Exportations (C.S.) en 1899
(Valeurs en francs)
Importations Exportations
Angleterre"* 19.765.519 —
Suède 295.205 38.341
Belgique 97.722 777.108
Espagne* 5.059.540 607.928
' Y compris le gibier.
Ce tableau est d'ailleurs incomplet, parce que la plupart des statistiques étrangères confondent les volailles vivantes ou mortes avec la viande fraîche.
Angleterre. — Les éleveurs français de volailles ont longtemps tenu une place prépondérante parmi les fournisseurs du marché de Londres. Les assises annuelles du Smithfield-Club, pendant les fêtes de Noël, dans les locaux de l'.Vgricultural Hall (section du Table Poultry Show) témoignaient de la faveur marquée dont jouissaient nos races do la Flèche, de Bresse, de FaveroUes, de Houdan, de Crèvecœur, etc. Mais depuis quelques années les éleveurs irlandais, belges, danois et russes nous font dans la capitale anglaise une très rude concurrence ; leurs produits de basse-cour arrivent en abondance aux Leadenhall et Smilhfield Markels.
Le département de la Sarthe est, de tous les départements français, celui qui occupe la première place sur le marché de Londres en ce qui concerne les oies. Les expé-
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