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VOLONTAIRE (FLOTTE

-ditions se font sortont de fin septembre à fln décembre ; rien qae pendant la semaine de Noël on consomme à Londres de 100.000 à 130.000 oies franrai.ses. Il y a tont lien de croire que celles-ci trouveraient de faciles et considérables dél)ouchés. dans la même période, à .Manchester, à Liverpool, en Ecosse et même en Irlande, mais nos producteurs ne paraissent pas y avoir songé. Les oies envoyées outre-Manche doivent être de taille moyenne, non de la variété colossale de Toulouse ; elles ne doivent pas peser plus de 9 à 12 livres. Le commerce anglais paye l'oie 1 fr. 25 le kilog. au port français o'export. ; les frais de transport et de commission ne dépassent pas 6 centimes par kilog. ; mais il existe un écart de 20 centimes par livre anglaise entre le prix de gros et le prix de détail, qui est de 8 pence on 83 centimes par liv. angl. de 430 grammes.

Le sud de la Hongrie expédie aussi des oies en Angleterre, mais la durée du transport (dont les frais s'élèvent à Ofr. 22 par kilog.) donne à la peau des pièces abattues un ton rougeâtre peu engageant, à côté de la blancheur éclatante des volailles françaises. Pour celte raison, l'oie hongroise est vendue à Londres 13 on 20 pour 100 moins cher que la nôtre, et en bien moindre quantité, 10.000 à 13.000 pièces par an.

Pour augmenter leurs export, de volailles en .Angleterre, certains éleveurs russes emploient un ingénieux procédé : ils ont fait construire des wagons disposés comme d'immenses épineties ou cages à engraissement à deux étages; ils les envoient au fond des campagnes et des steppes; on y entasse la volaille maigre achetée là presque pour rien, et l'engraissement se fait méthodiquement pendant le trajet; à leur arrivée en .Angleterre, ces poulets russes sont vendus de 1 fr. 83 à 2 fr. 20.

Il arrive même à Londres de la volaille d'Australie, autre concurrence avec laquelle on devra de plus en plus compter; en dépit d'une longue traversée, les poulets du continent océanien sont maintenus, grâce à la frigorification, dans un état de conservation parfaite.

Danemark. -^ La production de la volaille n'est guère devenue industrielle, en Danemark, que vers 1880, après la création de nombreuses Sociétés, comme la « Société pour l'élevage de la volaille » établie à Aarhus (port sur le Cattégal), et la « Société pour l'encouragement de rélevage de la volaille », à Copenhague. Ces deux Sociétés se réunirent vers 1891 sous le nom d'« .Association danoise pour l'élevage de la volaille», laquelle, subventionnée par le Gouvernement, a exercé sur les progrès de l'aviculture une influence considérable, an moyen d'expositions et concours, distribution d'oeufs, stations d'essais, primes, propagande par conférences et brochures, etc. Et pour iavoriser la production des gros œufs (voy. OEcfs), "elle a introduit dans le commerce danois la vente des œufs au poids. Une nouvelle Société, la « Forennig for landœkonomik Fjerkaevl », a été fondée dans un but analogue en

Italie. — L'import. de volailles a été en 1899 de 868 qx., dont 482 qx de vivantes et 386 de mortes ; en 1900, de 961 qx, dont respectivement 683 et 278. L'export. a été de 103.383 qx en 1899 (dont 77.893 de vivantes et 23.690 de mortes) et de 93.230 qx en 1900 (dont respectivement 66.889 et 28.341), pour les destinations suivantes :

Autriche qx 7.528 .Angleterre qx 8.866

France 22.753 Suisse 22.330

Allemagne 26.873 .Autres pays 6.876

L'import. des œufs en Italie a atteint, en 1900, 2.400 qx contre 2.161 en 1899; l'export. a été en 1899 de 337.977 qx et en 1900 de 357.396, pour les destinations suivantes :

Autriche qx 4.871

Belgique 38.741

France 35.482

Allemagne 79.435

Angleterre qx 135.477

Hollande 2.232

Suisse 61.049

Autres pays 69

Russie. — L'élevage de la volaille est dans ce pays une industrie universellement répandue, chez les grands propriétaires comme chez les plus petits cultivateurs. On élève surtout des poules, puis des oies, des canards, dindes, pintades, etc.

On rencontre des poules de toutes races, mais surtout ■des grosses races les plus répandues à l'étranger. 11 existe

des races russes ou considérées comme telles, la poule OrloQ et la poule de Paul, notamment, qui sont de plusieurs couleurs et tont à fait inconnues à l'étranger.

L'élevage des oies est aussi très commun ; elles sont de taille moyenne et leur chair est très savoureuse. An point de vue de la fécondité et de la facilité de l'élevage, elles surpassent les oies de Toulouse et celles d'Emden. Ce sont surtout les gouvernements du nord et du centre de la Russie qui produisent les oies, daos les vallées de l'Oka et du Volga.

Depuis 1880 plusieurs Sociétés d'élevage de la volaille se sont constituées en Russie : la Société russe, la Société moscovite ou impériale, la Société de Kazan, la Société de Riga, la Société russe d'élevage économico-agricole; elles organisent chaque année des expositions. Il n'existe pourtant pas de grandes entreprises d'élevage de la volaille.

On s'accorde à considérer comme énorme la production des poulaillers russes, mais on manque à cet égard de données statistiques: on en a pour ce qui concerne le commerce extérieur. En 1897, l'export. de la volaille russe et de ses produits a été de 35 millions de roubles (140 millions de fr.), et en 1898 de 40 millions, dont 32 en œufs; il est exporté très peu de volailles mortes, et parmi les volailles vivantes figurent surtout les oies. La Russie occupe la première place, dans le monde entier, quant à la valeur de cette export, spéciale; son import, est à peu près nulle (39.000 roubles en 1898).

VOLO. Chef-lieu du départ, de .Magnésie (16.788 hab.), fait partie de la Grèce depuis 1882, lors de l'annexion de la Thessalie; au fond du golfe Pagasétique: port excellent et très abrité, un des plus importants de la Grèce. Point de départ de tous les chemins de fer de Thessalie. Ville neuve et d'avenir, sur l'emplacement de l'ancienne lolcos; la pop. augmente sensiblement. Centre du commerce d'import. de la Thessalie, qu'elle approvisionne de denrées coloniales et d'articles manufacturés. — Export, de bétail, fromage, peaux, produits agricoles et forestiers de toute sorte: olives, huiles, bois, tabacs, céréales, cocons, soie, légumes, grains, céréales en général, fruits excellents, secs et frais. — L'industrie commence à se développer: meuneries, construction de machines agricoles, filatures de soie, etc. — Environs très fertiles, cours d'eau, beaux jardins fruitiers.

Communications quotidiennes avec le Pirée, àl83 milles marins au N., par les Compagnies grecques, qui, avec le Lloyd autrichien, assurent les relations avec les autres échelles du Levant; plusieurs cargoboats étrangers font le service des marchandises.

Volo sera relié avec Athènes par le ch. de fer du Pirée à Larissa, en construction. Consulats des principaux pays, succursale de la Banque nationale. A. Typ.\ldo-B.\ssl\.

VOLONTAIRE (Flotte) russe. — C'est vers la fin de la guerre russo-turque (1878) que fut fondée la Flotte Volontaire russe par une souscription publique qui atteignit rapidement 2 millions de roubles. La guerre terminée, les quatre bâtiments déjà achetés furent aménagés pour le commerce et affectés au service entre la Russie d'Europe et les provinces russes de l'Extrême-Orient.

Depuis, cette entreprise, administrée par le Ministère de la marine, a pris une grande extension ; elle compte 15 vapeurs (1901) portant les noms des provinces qui ont fourni des subsides pour leur construction: Moscova, Petersbourg, Saratow, etc. Ce sont des croiseurs rapides (au nombre de 5) de 19 à 20 nœuds, et des transports de 13 nœuds ayant 137 m. de longueur et pouvant recevoir 2.500 passagers. Leur capacité totale est de 50.000 t.

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