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FLANELLE

La Banque de Finlande, qui est une banque d'État, veille à la circulation monétaire. Son gouverneur est nommé par l'empereur. Les contrôleurs sont élus par le Parlement (Seim). Vers la lin de l'année 1896 le capital de la Banque de Finlande était de 10 millions de M. et les réserves de 14,5 millions. La valeur des billets émis a atteint 79,4 millions; celle de l'encaisse métallique, 75,4 millions et celle des créances, 34,4 millions. Les bénéfices nets étaient de 2,7 millions.

Les principales banques privées de crédit commercial et industriel sont : à Helsingfors : Suomen Yhpyspankki, Uudenmaan Osakepankki, Kansalis Osakepankki, Yksityispankki ; à Abo, Furun Osakepankki ; à Nikolaistadt, Waasau Osakepankki; à Wiborg, Pobjoismaiden Osakepankki Kauppaa sa teoUisuutta varten. La Société de crédit foncier (Suomen Kaupunkien hypoteekkikassa) siège à Helsingfors.

Le système des poids et mesures est le système métrique. Le calendrier en usage est le calendrier grégorien. Paul Apostol.

FIRMIXY. V. Aciéries.

FIUME. Ville maritime, au fond du golfe de Quarnero, sur l'Adria, siège d'un gouverneur royal hongrois, qui est en même temps président de l'administration maritime et dont l'autorité s'étend à tout ce littoral bongro-croate. De nombreuses administrations maritimes, sanitaires, politiques et administratives y sont établies, ainsi que plusieurs consulats étrangers et une succursale de la Banque austro-hongroise.

Le commerce du pétrole s'y exerce en grand, ainsi que celui ûesagrami (oranges et citrons).

Fiume étant le principal port hongrois, le gouvernement y avait aussi établi un port franc, lequel a cessé de fonctionner depuis 1893. On y trouve une fabrique de torpilles Whitehead, des moulins à vapeur et des chantiers de construction de navires.

Deux voies ferrées, l'une appartenant à l'État, l'autre à la Compagnie du Sud, mettent la ville en communication avec Vienne, Budapest, Trieste, etc. La population, qui était de 17.200 hab. eu 1870, se montait en 1890 à 29.994, presque exclusivement catholiques ; elle comprenait 13.000 Italiens, 6.900 lllyriens, 0.000 Croates et Vendes.

Le commerce de Fiume se chiffrait en 1871 : à l'import., par G88.;)87 qx m. valant 9 millions de florins; à rexport.,par 1.209.550 qx m. d'une valeur de 14 millions de fl.En 1896, nous trouvons : à l'import., 3.542.000 qx m. pour 34 millions de fl. ; à l'export., 5 millions deqx m. pour 71 millions. Dans la même année 1896, le nombre des navires entrés dans le port a été de 7.170 avec 1.070.000 t., et celui des navires sortis de 7.196 avec 1.072.000 t. Sur le total on comptait 8.900 vapeurs et 5.466 voiliers. Parmi les vapeurs le pavillon hongrois était représenté par 2.900, l'Italie par 1.860, l'Angleterre par 114, l'Allemagne par 20, la France par 6.

FIVES-LILLE. Voy. LiLLE.

FIXAGE (Bains de). On désigne ainsi, en photographie, la solution aqueuse d'hyposulfite de soude, à 15- ou 18 V„ en général, dont on se sert pour dissoudre les sels d'argent qui ne concourent pas à la formation de l'image sur papier ou sur verre. (Voy. Photographie.)

Les sulfocyanures de potassium ou d'ammonium sont également employés, mais plus coûteux (8 à

10 fr. le kilog.), tandis que l'extrême bon marché de l'hyposulfite (0 fr. 35 le kilog.) permet de réduire à moins de 0 fr. 15 le prix d'un litre de fixage pur. Le bain de fixage-virage est au contraire beaucoup plus élevé (3, 4 et 5 fr.). (V. Fixo-vireur.)

Fixo-V'IREUR (Bain). On désigne ainsi en photographie un bain ie fixage (\oy. ce mot) additionné de chlorure d'or, et qui réunit, on conséquence, les propriétés de l'hyposulfite (fixage) à celles du sel d'or (virage).

Le virage modifie le ton désagréable que prend l'épreuve dans l'hyposulfite pur. Le ton donné par le virage varie suivant des formules très nombreuses, dont on pourrait composer un fort volume (Encyclopédie des Virages), du noir et du bistre au pourpre plus ou moins franc, plus ou moins sanguin ou bleuté.

La préparation des papiers, plaques et pellicules usités en photographie, joue également un grand rôle dans le ton final de l'image. J. F.-H.

FLAXELLE. Nom d'une famille de tissus de laine, composés en tout ou partie de fils cardés, légèrement foulés et tirés à poil. Il y a des flanelles d'espèces et d'aspects très variés. On peut les ramener à quelques types principaux :

1" La flanelle proprement dite ou de santé. C'est elle qui sert à confectionner le linge de corps, dont le type est le gilet de flanelle.

Ces tissus se divisent en flanelle lisse, d'une armure toile comme la mousseline, et en flanelle croisée, d'une armure sergé 2 et 2. La flanelle de sanlise vend en blanc ou en écrn, apprêtée ou non apprêtée.

2" La flanelle Bolivar, tissu toile moins serré et plus garni que la flanelle de santé, se tisse comme celle-ci en écru et se vend en blanc et en couleurs claires ou vives, généralement rose et bleu pâles et ponceau vif. On imprime parfois sur ces tissus des dessins simples, tels que pois, amandes, croissants, etc., sur fond blanc.

3" La flanelle pour chemise est un tissu fin, serré, croisé et apprêté lisse; il est tissé en fils teints et moulinés au moyen desquels on obtient des effets de nouveautés fort appréciés.

4° La flanelle tartan, imitation en plus léger du tissu tartan écossais. Cette étoffe, d'un apprêt lisse à l'endroit, sert principalement de doublure; elle est tissée en fils teints, le plus souvent à carreaux et parfois à rayures. On fait dans ce tissu de très jolies dispositions pour doublures de vêtements.

5° La flanelle m aiiteau, qui servait autrefois pour robes de chambre, est un tissu de compte ouvert, très garni et tissé en fils teints. La flanelle manteau est toujours à carreaux écossais. Elle n'est presque plus en usage, elle a été remplacée par le molleton.

Le centre de la production de la flanelle est Beims, c'est là qu'on produit les 9/10 des flanelles de tout genre. L'apprêt et le traitement au foulon jouant un grand rôle dans cette fabrication, il est naturel qu'elle soit restée groupée auprès des établissements de finissage qui se transmettent les secrets des divers traitements.

On donne le nom de flanelle à un tissu de coton tiré à poil à l'envers, qui remplace la flanelle de laine pour la confection des chemises de flanelle. Ces flanelles de coton sont, ou tissées avec des fils teints ou moulinés, ou imprimées après tissage en écru. j Ces flanelles imprimées communes s'appellent aussi

FLEURS ARTIFICIELLES

FLEURS ARTIFICIELLES

pilou, elles se fabriquent principalement en Normandie. Les Jlanellos tissées avec des fils teints se font sur une large échelle à Roanne. L'Italie fabrique très bien et à des prix très avantageux la flanelle de coton, dont elle fait une assez grande exportation. G. G.

FLEKTWOOD. Ville maritime d'Angleterre, située dans le Lancashire, au S. de la baie de Morecambe, par 53° 55' lat. X., et 3» 0' 20' long. 0. de Greeuwicb. Pop.: 13.000 hab. Le monvement du port a été le suivant:

Import. Kiport. Entrées de nav. Flotte dojiort

Liv. st. Nombre Tonnage Nombre Tonn.

Les import, consistent surtout en grains, coton, bois, bestiaux: les export, en charbon. Point de départ de services réguliers de paquebots sur l'Ecosse, l'Irlande et l'île de Man. Station du chemin de fer sur Preston.

FLEG.MES. Nom général des alcools industriels olitenns au commencement et à la fin d'une simple distillation. (V. Al.\mbic, Alcool, App.\reils de

DISTILLATIO.N.)

ILERS. (Orne.) Ville industrielle, située à 59kil, \ 0. d'Alençon et 2'*3 kil. de Paris. Pop. : 13.404 . en 1896. Nombreuses fabriques dont la protion atteint près de 50 millions de fr. par an. Filatures, fabriques de coutil, de linge, toile de coton et de fil. Ateliers de constructions mécaniques. I Chambre de commerce. Succursale de la Banque de ' France : 27.500.000 fr. d'affaires en 1897 (la 63'), "' 0 en 1898 (la 59«) dont 2.5,6 en effets escomptés : -ar Paris, 10,1 sur la place et 10 sur la province, nces du Comptoir d'Escompte et du Crédit Lyon-

.>lation du chemin de fer de l'Onest: ligne de Paris à Granville et de Caen à Laval. Mouvement de

la gare:

VOYA0EUR.S MAUCHAXDISES (tonoes)

au déjiart à l'arrivée Expédit. Réceptions

is%... 181.347 179.090 28.930 69.831

1S97... 183.336 » 30.233 To.382

Frais de transport, par 1.000 kil., de Paris à Fiers: i>. V., 76 fr. 40 : P. V., 38 fr. 65.

FLEl'R irOR.VXGEU. V. ESSENCES, Parfoierie.

FLEUR DE FARINE. On désigne ainsi les farines

,de tout premier choix, obtenues par une mouture

I très soignée de blés de 1" qualité, et après plu-

urs blutages successifs qui en éliminent toutes

- impuretés ou piqûres. (V. Farine.)

1 LEt'RET. Le nom de fleuret fut employé en

:sse, à l'origine de la filature des déchets de soie.

vru se servait alors seulement de la bourre qui forme

j l'enveloppe ou la fleur du cocon. Le fil de fleuret

''«^vint le synonyme de fil de bourre de soie, et la

"rre de soie était le déchet provenant du mouli-

ige. Ce fil était fait avec ces derniers déchets on

:!vpc des frisons décrensés et peignés.

On ne fait plus de fils de fleuret proprement dits.

ns le langage officiel, tous les fils de déchets de

le sont appelés fils de fleuret ou fils de bourre de

--ùie. On les trouve encore réunis sous l'un ou l'autre

titre dans les tarifs de douane et dans les états de

commerce, mais ces fils font tous des fils de schappe

ou des fils de fantaisie. X. R.

FLEURS ARTIFICIELLES. Paris a eu de tous temps la suprématie pour la fabrication de la fleur artificielle pour parure, décoration des appartements

et des églises. Cette fabrication se distingue par le bon goût, la copie d'après nature, la grande variété des modèles, par ses innovations, que chaque saison voit éclore, par le nombre considérable des fabricants, toujours à la recherche de créations nouvelles et de perfectionnements dans l'outillage.

Dès 1860, la fabrication des fleurs artificielles et des feuillages était déjà très florissante ; elle a fait depuis de grands progrès, aussi bien en ce qui concerne les fleurs, feuillages, fruits, verdures que pour les apprêts et les fournitures en général.

La fabrication des fleurs artificielles pour parure comprend plusieurs spécialités : 1" la fleur naturelle ; 2* les roses fines; 3" les roses ordinaires; 4" les fleurs des champs et les épis ; 5* la fleur d'oranger ; 6» les fleurs pour deuils; 7" les petites fleurs; S' les fleurs fantaisie; 9" les Heurs pour décoration d'appartements et d'églises, les fleurs pour couronnes mortuaires et les fleurs pour fêtes.

Les feuillages sont fabriqués d'ordinaire par les feuillagistes ; cependant beaucoup de fabricants de fleurs font aussi des feuillages, comme des feuillagistes font de la fleur.

La fabrication des fruits est une autre spécialité, ainsi que la verdure; de même les apprêts, qui comprennent tout ce qui est nécessaire à la fabrication des fleurs et des feuillages.

Les monteurs, autre spécialité, fabriquent peu, achètent fleurs et feuillages et montent les branches, piquets, garnitures de bal et coiffures; ils savent donner à c«t assemblage le cachet que l'on connaît.

Les outils : emporte-pièces, gaufroirs et cuvettes, .sont faits par des graveurs spéciaux, sur les modèles et indications que chaque fabricant leur soumet et dont il surveille l'exécution. Ce matériel est très compliqué, surtout pour les feuillages, puisqu'il faut un outil pour chaque forme et grandeur de feuille et de pétales; chaque feuillage, d'ailleurs, exige de nouveaux modèles.

Les fleurs et les feuillages se découpent à l'emporte-pièce, sur une masse de plomb, en frappant avec un maillet : on peut ainsi obtenir de huit à vingt-quatre découpes d'un seul coup. Depuis près de vingt ans on découpe beaucoup avec des presses spéciales, qui donnent un plus grand débit et se prêtent aux formes les plus compliquées.

Tous les feuillages et une partie des fleurs sont gaufrés, chacun ou chacune avec un gaufroir et une «cuvette» spéciaux, entre lesquels on place la découpe, afin de lui douner, à l'aide d'une presse, tontes les nervures et mouvements de la nature.

Pour le trempage et nuançage des fleurs on se sert depuis bien des années déjà des couleurs d'aniline, qui sont plus fraîches et plus faciles à employer que les produits qu'on utilisait autrefois; par contre, ces couleurs ont beaucoup facilité la fabrication étrangère.

Après le trempage, les pétales, séchés, passent aux ouvrières qui les gaufrent à la boule, à la pince ou à la presse, selon la nature de la fleur, et la finissent.

Les feuillages sont fabriqués avec des étoffes apprêtées spécialement pour cet usage. Autrefois,chaqne fabricant faisait ses apprêts et ses teintes, et gardait son secret; mais, depuis longtemps, il existe des maisons qui vendent des tissus tout apprêtés pour le feuillage et qui les colportent partout: si le fabricant peut lutter avec la concurrence étrangère, ce

FLEURS ARTIFICIELLES

FLEURS NATURELLES

n'est que grùce au bon goût de sa fabrication et à ses créations toujours nouvelles.

Les tissus employés sont : les mousselines, dites nansouks, jaconas, satin coton, satin de soie, taffetas, marcelines, velours de soie, velours de coton, crêpes, gazes.

Les autres produits employés sont, outre les couleurs d'aniline et couleurs en pâte de toutes sortes: les cires, la gomme, l'amidon, la gélatine, les fécules, les vernis, les papiers, le coton, la laine, la soie floche, les alcools, le laiton, le fil de fer, etc.

La plus grande partie des fleurs pour parures et feuillages se fait à Paris, aussi bien l'article fin que l'article ordinaire.

En province, dans les grandes villes, on fabrique l'article ordinaire, mais principalement les fleurs pour églises et pour fêtes, en étoffes, paillon, dorure et papier.

A l'étranger, surtout en Allemagne, on fait maintenant beaucoup de fleurs et de feuillages, mais en articles ordinaires, principalementles petites fleurs. La plupart des modèles sont achetés à Paris, qui est le vrai centre de création.

Paris compte environ 2.000 f-abricants de fleurs, feuillages, fruits, verdures, et monteurs, occupant de 2d.000 à 30.000 ouvriers et ouvrières surtout. Le salaire des hommes est de 7 à9fr., celui des femmes de 3 à o fr., selon capacité et habileté. La morte saison est de 4 mois environ par an.

A toute grande Exposition, en France ou à l'étranger, la fleur artificielle est bien représentée par nos principales maisons,qui sont en France au nombre de 60 environ ;elle a toujours obtenu les plus hautes récompenses. Ch. Coqueugniot.

En Allemagne. — Un rapport du consul général de France à Leipzig, daté du 1" avril 1809, donne d'intéressants renseignements sur le commerce des fleurs artificielles en Allemagne. Cette industrie a pris depuis peu un développement remarquable, dont témoigne le tableau suivant des export, pour les années 1894 à 1898:

Doubles qx Milliers de M.

Les principaux pays de destination ont été pendant le dernier exercice :

Doubles qx Doubles qx

États-Unis 2.930 Belgique 133

Pays-Bas 132 Suisse 100

Angleterre 372 France 99

L'import., qui avait été de 143 doubles qx. en 1897, s'est réduite à 110 en 1898, dont 93 venant de France, presque tous articles fins.

C'est de 1887 que date le développement de la fabrication des fleurs artificielles en Saxe, à la suite de la fondation d'un cours spécial à l'école industrielle qui existait alors à Schandau. Des maisons de commerce s'établirent à Schandau, à Sebnitz et à Wendischfahre, qui rayonnèrent sur toute la contrée, et en 1891-92 cette industrie nouvelle était définitivement implantée. Des maisons de Sebnitz, pour faciliter le travail, ont établi des spécialités par village ; elles y envoient de bonnes ouvrières, avec le double emploi de surveillantes et de maîtresses. Des représentants passent à jour fixe pour reprendre l'ouvrage, le payer et en donner de nouveau. C'est dans les villages des carriers et des bûcherons, occupés seulement une partie de l'année, que l'industrie des fleurs s'est surtout répandue ; les familles y trouvent un petit complément au gain du père et elles se contentent de salaires qui permettent aux fabricants de faire une concurrence dangereuse à ceux des autres pays.

Import.

Ex port.

Export.

Co-MMEKCE. —L'industrie des Fleurs artificielles est une des plus renommées de Paris ; elle donne lieu à un mouvement commercial qui, à l'export., a plus que doublé depuis trente à quarante ans. Voici les moyennes décennales, en quantités et en valeurs, de 1867 à 189G (C. S.) en milliers de kilog. et de fr. :

1887-90 1877-86 1867-7G Quantités... 7.844 -— —

Valeurs 136.882 97.894 103.226

Quantités... 1.323,3 — —

Valeurs 13.924,6 13.483,5 12.878,1

Les chiffres pour les années 1887, 1890, 1893, 1896 ont été en quantités et valeurs (C. S.), en milliers de kilog. et de fr. :

Imnort ) Quantités. 6 10,8 7.1 10.4

^ i Valeurs... 119 217,3 142,0 208,1

Quantités. 739,7 1.311,3 1.070,8 2.127 4

Les chiffres d'import. (C. S.) sont, pour 1897, au prix E. T.D. de20fr. le kilog. N., de 17.233 kilog., sur lesquels 10.364 viennent d'Allemagne et 3.436 de Belgique. En 1898, le total s'est réduit à 12.813 kilog. pour 236.300 fr., dont 7.600 d'Angleterre et 3.700 de Belgique.

L'export. pour la môme année (C. S.) a été de 2.387.207 kilog. N., correspondant à une valeur déclarée de 26.771.275 fr. L'Angleterre est de beaucoup notre principale cliente, avec un chiffre de 17. 320. ,357 fr., puis viennent les États-Unis avec 6.374.171 fr., la Belgique avec l..'J96.782 francs, etc. Le total s'est réduit en 1898 à 2.168.629 kilog. pour 22.820.973 fr., dont 14.226.500 d'Angleterre, 6.384.400 des États-Unis, 1.210.200 de Belgique, etc.

Douanes. — l^es fleurs artificielles, comme les ouvrages de modes, sont exemptes de tous droits d'entrée aux deux tarifs, sauf quand ce sont des produits d'origine extraeuropéenne importés des entrepôts d'Europe, auquel cas elles payent 3 fr. 60 les 100 kilog. B.

FLEURS DE PORCELAINE. V. Porcelaine.

FLEURS MÉDICINALES. V. EspiîCES .MÉoiciN.VLES.

FLEURS NATURELLES. Les fleurs naturelles ont, de tous temps, donné lieu à des transactions. Au moyen âge, la décoration des appartements se faisait avec des feuillages. Ou en semait les chambres pour tenir lieu de tapis. Les rameaux aux murs remplaçaient les tapisseries. Les fleurs furent, à Paris, dès le XV« siècle, l'objet d'un commerce notable. Et Guillebert de Metz, dans sa Description de Paris (1422), nous apprend que la vente des a diverses fleurs et verdurs » se faisait «entour le Chastelet». L'importance de ce commerce était telle, d'ailleurs, que « l'imposition des chappeaux de roses et du; cresson valait au Roy dix mil frans l'an ».

Les ducs et pairs de France étaient, à certainesépoques de l'année, dans l'obligation d'offrir desroses au Parlement. Cet usage donnait motif à commerce, parce que le Parlement avait son faiseur de roses, appelé le « rosier de la Cour », et que lespairs lui achetaient celles dont ils faisaient leurs présents. Une quittance de Jeanne Prudhomme, « rosière de nos seigneurs de la Court et Parlement à Paris », datée de 1574, à Mgr de Montmorency, se monte à 108 livres 16 sols pour «es mois de may et juing derniers passez, la quantité de cent-six mil quatre cens boutons de roses, à raison de quinze' sols pour chacun millier, vingt perches de chappeaulx de roses à deux douzaines par perche, à raison de dix solz tournois la douzaine, et XVIII douzaines de bouquetz à dix solz tournois la douzaine »,

Sous Louis XIV, en 1068, on paye 580 livres pour des orangers et des jasmins d'Espagne; en 1671, on paye à Jean Colin 3.298 livres 14 sols pour fournitures de fleurs à Trianon. L'année suivante, Herny

FLEURS NATURELLES

FLEURS NATURELLES

reçoit 1.267 livres pour 10.000 tabérenses qu'il a fait venir d'.\vignon, et 1-405 livres pour 7.000 piscéas, qu'il a fait arracher sur les montagnes du Daupbiné et qu'il a fait venir à Paris : ceci sans préjudice de 16.438 livres versées à Louis Germain pour fournitures diverses de fleurs et d'arbustes. En 1673, les jonquilles sont à la mode; le roi en achète 6.125 pieds pour 934 livres.

La Hollande et le Luxembourg étaient, à cette époque, les pays où l'horticulture Ooraledonnait lieu aux transactions les plus importantes. Ils ont conservé dans le commerce des fleurs une place que la France et l'Italie leur disputent dans des branches spéciales. La Lombardie et le Parmesan exportent dans le monde entier des « violettes de Parme «, et la Toscane expédie les fleurs d'iris les plus célèbres. Eu 1897, à Livourne, on a embarqué 418.8^4 kilog. de ces dernières fleurs, à destination principalement de r.\ngleterre, de la France, des Etats-Unis, de la Russie et de r.\llemagne, dans les proportions suivantes: États-Unis, 87.630 ; France, 69.528: Russie, 60.907: Angleterre, 58.771; Allemagne, 55.152: la Belgique et la Hollande viennent à la suite de cette énumération.

La France, outre les violettes de Nice, a acquis, par ses établissements de Versailles et de Troyes, une renommée universelle pour les fleurs rares, qu'on expédie jusque dans l'Extrême-Orient. Mais Paris est le grand marché des fleurs. La banlieue petite et grande, semée d'établissements horticoles, apporte au marché de la Cité et aux Halles les productions les plus variées, qui sont vendues sur le carreau forain aux marchands fleuristes, aux marchands au panier et aux expéditeurs.

Population. — Les jardiniers maraîchers de Paris formèrent pendant plusieurs siècles unecommunauté, régie par un statut de 1273. D'après les articles 17 et 18, nul jardinier, sous peine de 40 sous d'amende et d'emprisonnement, ne pouvait exercer son art s'il n'était maître juré. L'apprentissage durait quatre ans, le compagnonnage deux ans. Le brevet coûtait 15 livres et la maîtrise 200 livres. La communauté fut supprimé? en 1776. En 1780, les jardins maraîchers occupaient tonte la partie située au nord du boulevard qui va de la Madeleine à la Bastille : les

vaillent seules, dont 343 femmes : le reste est réparti dans 278 établissements. Dans la petite banliene 69 personnes sealement vendent des flears natarelles, oatre SOflearistes; dans la grande banliene, on troave 35 marchands, dont 12 hommes, et CO fleuristes, dont 50 femmes. Paris possède des marchés spéciaux pour les fleurs alimentés par la production d'environ 3.000 serres ou bâches (817 places y éuient occupées sur 1.390, en 1896) : aux Batignolles, boulevard de Clichy, .Madeleine, Passy, bonlevard Raspail, Saint-Sulpice, avenue des Ternes, bonlerard Voltaire, place de la République, où existe, en outre, un marché spécial pour pépiniéristes. Dans ces marchés, en dehors de celui de la Cité, qui déborde sur les quais, les marchands sont classés en trois catégories, outre celle des forains abonnés. Tous les marchés alimentaires couverts ou découverts contiennent, d'autre part, des places pour les fleurs. La veille de certaines fêtes religieuses : saints Joseph, Jean, Pierre et Paul, Vincent, Anne, Assomption [sainte .Marie], Louis, .\ugustin, Charles, et les deux jours de la fête des Fleurs (en juin), les Halles offrent une animation exceptionnelle, et des marchés de circonstance s'établissent dans les carrefours, où les fleurs s'enlèvent en innombrables quantités. Pendant le mois de mai, les dévots garnissent les autels de fleurs blanches, qui alors font prime. Enfin, des marchés publics de fleurs et de couronnes mortuaires, dits Marchés de la Toussaint, se tiennent pour la fête des .Morts aux portes des cimetières, notamment de -Montmartre, de Montparnasse et du Père-Lachaise. Le marché de la Cité a en, à lui seul, en 1898, sur 564 places existantes, 393 places occupées par les forains abonnés. Le produit des locations a été, pour les divers marchés aux fleurs, de 90.753 fr. 50 en 1898, contre 92.950 fr. 40 en 1897, an lieu des « dix mil frans > de l'an i.422 dont nous avons parlé.

Commerce international. — Les statistiques officielles ne donnent souvent aucun chiffre sur le commerce des fleurs entre nations, et il est à peu près impossible d'avoir sur ce point des données exactes.

Dans le midi de la France, où les fleurs sont partout, elles n'ont guère d'endroit spécial, aménagé à leur intention ; le commerce d'expéditions s'y est développé avec l'extension des chemins de fer et la rapidité des transports. Ces expéditions se font surtout du territoire qui se trouve an sud d'Orange et qui comprend la basse vallée du Rhône, le littoral de la .Méditerranée, et plus spécialement la partie française de la Rivière, entre Hyères et Vintimille. Delà s'expédient sur Paris et les grandes villes du Nord de l'Europe des quantités colossales de fleurs

marais de la chaussée d'Antin étaient alors très ' transportées avec des emballages appropriés, dans

des fourgons spéciaux attelés aux trains express et rapides. Une fleur arrive de Nice à Paris vingt heures après l'emballage.

Marseille possède entre la Cannebière et la me de Rome un marché aux fleurs très couru. Mais le goût des fleurs, pour être général dans le Midi, n'y entraîne pas un commerce aussi important que dans les pays du Nord, où la culture sous châssis, sous cloche et surtout dans les serres, a permis de se libérer des import, de fleurs de saison.

.\ Londres, la grande salle des fleurs à Covent Garden, où se tient, trois fois par semaine, le marché de 5 heures du matin à midi, voit passer des millions de bottes de fleurs, dont une partie vient des célèbres établissements de Chelsea. En plus de ce marché public, Londres possède de nombreux fleuristes. La plupart des grandes villes d'.\ngleterre

sont 92 à Paris, dont 72 femm'es-'Dans ïermôsic-halli^ ! ^°* °" '*^*^^' ^^^"^^^^ "^^"^ ^^"""^ ^""^"^^ marchés, au les cercles et les conceru, des bouquetières vendent les commerce des fleurs. On compte dans ce pays enfleurs très cher : une rose, un camélia se payent couram- I ^ifou 2.000 établissements horticoles, dont 100 au ment 1 fr. On compte à Paris 1.3Ô7 personnes occupées ! moins à Londres et dans sa banlieue. Certaines a la vente des fleurs natarelles, dont 980 femmes ; 454tra- ■ serres v abritent 50.000 chrysanthèmes.

vastes. Depuis, c'est vers la banlieue sud, sud-ouest et ouest de Paris que le jardinage a dû chercher asile. La limite extrême de ces cultures est à Brie- Comte-Robert (25 kil. de Paris).

Le jardinage et l'horticulture occupaient en 1896, à Paris, 1.903 personnes, dont 1.647 hommes, réparties dans 418 entreprises, dont 145 petits patrons hommes et 16 petits patrons femmes travaillant seuls, et 257 entreprises, dont 153 occupant de 1 à 4 personnes et 2 plus de 20 personnes. La banlieue de Paris (départ, de la Seine) emploie au jardinage 6.376 personnes (dont 5.025 hommes) dans 1.962 entreprises, dont 1.278 dirigées par des hommes; la grande - ™o^°^ ('^^Paf- de Seine-et-Oise), 6.552 personnes, dont 0.793 hommes, avec 1.247 petits patrons. Seine-et- .Marne occupe 2.372 personnes des deux sexes réparties dans 600 établissements. Dans toute la France, 160.000 à 180 000 personnes sont occupées au jardinage horticole.

Les marchands de fleurs naturelles, pour les fleurs de iDxe ou les primeurs, portent le nom de « fleuristes

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