FLORENCE
Ces chiffres sont cependant surpassés en Belgique, patrie des importateurs de l'orchidéo, où, sur le territoire de Gand, un établissement produit annuellement, depuis 1874, environ Tii.OOO camélias, azalées, 100.000 rosiers, iiO.OOOarbustesde pleine terre, 25.000 béliotropes, iiO.OOO géraniacées, iiO.OOO fougères, 20.000 plantes ordinaires de serre chaude, 4.000 palmiers, 20.000 conifères, 20.000 plantes vivaces, 10.000 rhododendrons et magnolias, 600.000 tulipes, jacinthes et amaryllis, sans compter 2o.000 arbres fruitiers, 3.000 arbres et arbustes de Nouvelle-Hollande. Nombreux sont d'ailleurs les établissements occupant de 8.000 à 10.000 m. carrés de culture sons verre.
L'Allemagne compte plus de Ifi.OOO établissements uniquement consacrés à l'horticulture et occupant environ iJO.OOO personnes, dont un tiers en Prusse. Le commerce des végétaux vivants, arbres, arbustes, plantes, dalilias, muguets, etc., donne lieu annuellement à une import, d'environ 60.000 qx, évalués ;) millions de fr., et à une export, de 30.000 qx, valant 3 millions de fr.
Dans les grandes villes d'Espagne, des marchands colportent dans de larges paniers et même sur des étagères à dos d'une ou de mule (à Madrid), les fleurs de saison. La Ranibla de la Flores est le marché universellement célèbre de Barcelone. A Séville, dans le grand marché, des échoppes sont consacrées à cette vente.
En Italie, la vente des fleurs est aussi faite par des marchands ambulants. L'Italie exporte en moyenne, par année, pour plus de 10.000.000 de fr. de fleurs coupées.
En Hollande, le commerce total des ognons et bulbes à fleurs est supérieur à 10 millions de fr. par an. On importe des fleurs coupées de Nice, de Cannes, etc. ; on exporte principalement des jacinthes.
Mais c'est surtout aux f^tats-Unis que la production et le commerce des fleurs coupées a atteint un développement considérable et rapide en peu d'années. Les grandes forceries de roses de New-York opèrent par centaines de mille plantes, et les cultivateurs de glaïeuls, de tubéreuses et de lis, par hectares de plantation. Toutes ces fleurs sont écoulées par l'iutermédiaire des nombreux fleuristes, établis en boutique, dont sont semées les rues et les avenues. Il en est ainsi dans toutes les grandes villes, on les fleurs sont employées à profusion pour toutes les circonstances de la vie. Il n'est pas rare que l'on donne 5.000 dollars à un fleuriste pour l'entretien annuel des décorations florales d'une seule maison, et M. de Vilmorin affirme qu'on lui a cité deux abonnements allant à 10.000 dollars (50.000 fr.) pour un an ; 20.000 pépinières, exploitées par un capital de 800.000.000 defr., occupent plus de 200.000 personnes, sans compter les fleuristes et autres marchands ; leur production est consommée sur place. C. N.
FLI.XT. Cristal riche en oxyde de plomb, employé pour les objectifs de longue-vue. (V. Verrerie, Verres.)
FLORENCE. (Italie : Toscane.) Chef-lieu de la province de ce nom, sur la ligne ferrée Milan-Bologne-Rome, à 133 kil. de Milan et 183 de Rome. Siège social de la Société des chemins de fer Méridionaux (réseau Adriatique). Pop. : 209.540 hab.
La province de Florence, avec une sup. de 5.867 kil. c, a une pop. totale de 830.346 hab. Les industries y emploient une force hydraulique de 9.769
chevaux; 215 moteurs à vapeur développent 3.71î> chevaux ; 54 moteurs h gaz, 241 chevaux.
Industries métallurgiques : 3 mines de cuivre,. 1 de mercure, 1 de lignites ; 1 tourbière ; 234 carrières, dont 211 de pierre meulière ; 2 hauts-fourneaux; 37 usines où l'on travaille le fer, H le cuivre;
1 fonderie importante de cuivre à Limestre, avec fabrique d'épingles, agrafes etc. ; 1 de plomb, 6 defonte, 3 de caractères d'imprimerie, 10 de bronze et de laiton; 25 établissements d'industries mécaniques et de constructions métalliques; 50 à 60 ateliers d'orfèvres, joailliers et bijoutiers, 3 de batteurs d'or.
Carrières et dérivés : 7 fours à chaux (70.000 T.) et à ciment (2.570) ; 6 à plâtre (1.200) ; 49.à terre cuite (3.930) ; 406 briqueteries (105.000) ; 6 fabriques de dalles en ciment (8.7,50 ((x) ; 5 fabriques de majoliques artistiques, poteries blanches et porcelaine : cette dernière est une des principales industries de la province, représentée surtout par l'établissement de Doccia (1.500 ouvriers, 11 grands fours à porcelaine, 0 fours pour majoliques, 28 moufles) appartenant à la Société Richard-Ginori, de Milan : la production dépasse annuellement deux millions de lires.
14 verreries produisent environ 6.000 qx, pour plus d'un million de lires. Notons encore : 1 fabrique de produits chimiques ; 8 d'engrais artificiels et de colle forte; 1 de sulfure de carbone; 2 d'encres;
2 poudreries ; 19 fabriques d'allumettes en bois, dont le principal centre (10) est Empoli ; 10 fabriques de bougies et chandelles ; 15 de savons, dont une à Sesto Fiorentino, occupant 150 ouvriers, comprend la fabrication des parfums et des essences odorantes; 2 de parfumerie; 1 de produits pharmaceutiques.
Industries alimentaires : 1.500 moulins; 164 fabriques dopâtes alimentaires, dont 41 dans la commune de Pistoja ; 556 moulins à huile disposant de 945 presses et ])roduisant surtout de l'huile d'olivi' avec un peu d'huile de lin ; 22 fabriques de liqueurs, confl-series, biscuits et chocolat ; 11 de vinaigre : 6 d'alcool ; 7 brasseries ; 10 fabriques d'eaux gazeuses ; 11 de chicorée.
Industrie textile : 34 moulinages et 2 tissages de soie ; un centre lainier à Prato, avec 10 établissements pour le déchirage, la carbonisation et le lavage des chiffons ; 39 filatures avec 19.000 fuseaux et 800 ouvriers; 12 tissages de coton; 32 teintureries; 5 fabriques d'articles de bonneterie, 21 de cordages, etc.
Enfin : 79 tanneries, dont 33 à Santa Croce sur l'Arno ; 11 papeteries; 46 typographies ou lithographies; 6 scieries ; 56 fabriques de meubles, sans compter celles, fort célèbres, de meubles artistiques; 24 de chapeaux de feutre, des fabriques de balais de chiendent (spécialité de Brozzi) et des vanneries.
Une industrie très répandue est la fabrication des tres-ses de chapeaux de paille, dont la production annuelle représente environ 15 à 20 millions de lires; elle occupe 21.000ouvriers, dont 20.000 femmes.
Florence a la spécialité des reproductions artistiques en marbre et mosaïque.
An point de vue commercial, la France est le premier fournisseur de Florence pour les eaux minérales, vins en bouteilles, eaux-de-vie en fflts et en bouteilles, huile de poisson, phosphore, produits chimiques non dénommés, espèces médicinales, mé-
KOGGJA
FuNÇAGt
(licaments composés, parfnmerie, encres, fils de lin, tissns de jule velontés, fils de coton, velours, tissus, rnbans, galons, dentelles, tulles et articles confectionnés de soie, terres cuites, majoliques, plumes d'ornement, fleors artificielles.
La Toscane est une rég^ion essentiellement agricole : ses principales cultures sont : la vigne et l'olivier. La province de Florence produit en moyenne 1.230.000 hectol. de vins, dont plusieurs célèbres, comme le Chianti et le .MontePulciano, et .33.000 hectol. d'baile d'olive. Citons encore : le blé, i .233.000 hectol. ; le mais, 300.000 : l'avoine, 89.000; l'orge, 20.000; le seigle, 31.000: cocons, 836.000 kilog. ; fromages, 494.000 kilog. : beurre. 119.000 kilog. ; laine, 208.000 kilog.
Chambre de commerce à Florence ; école d'agriculture à Scaudicci ; école de pomologie et de floricultnre; école d'.\rts et Métiers à Pistoja; école professionnelle de tissage et teinture de la laine à Prato.
Florence est l'un des sièges sociaux des Banques d'Italie et de Xaples : une autre banque importante est celle de MM. Bondi et fils.
Consulat de France à Florence. Henrj- Blanc.
FLORENCE. V. Alabam.v (États Unis).
FLORENCE. (Art de la soie.) Tissu de soie des plus légers. II se produit en armure taffetas. On l'emploie pour doublures, coiffes de chapeaux, etc.
FLOREXTIXK. (.\rt DE LA SOIE). Tissu chaîne, soie grège, tramé schappe, armure taffetas. Il se fabrique mécaniquement en écru, puis est teint en pièces.
FLORIO KT UUBATTIXO. V. Navigazioxe GENE- RALE ITALIAXA.
FLOTTAGE. Mode de transport des bois. V. Bois. FLUOR. V. Électrolyse.
FLroRL\EouS/)af/j pimr, Chaux fluatëe, Fluorure de calcium, minéral qui accompagne tantôt rétain, tantôt le plomb ou le zinc. Il est toujours transparent, quelquefois coloré en violet améthyste j ou en vert bleuâtre. Traité par l'acide sulfnrique, il [| émet des vapeurs blanches qui rongent le verre. On ' l'emploie parfois comme fondant dans le traitement lie quelques minerais ; il sert dans les laboratoires , à la préparation de l'acide fluorhydrique. Avec les M variétés à couleurs vives on fabrique des vases ou i des objets de fantaisie.
FLUORURE n'.VM.MOMUM. V. Ammoniaque.
FLUORURE DE CALCIUM. V. Fluorine.
FOGGLV. (Italie : Capitanata.) Chef-lieu de la province de ce nom, sur la ligne ferrée Bologne- Ancône-Foggia-Brindisi, et reliée à Xaples par une voie directe : Naples-Caserte-Bénévent-Foggia, longue de 198 kil. Pop. 47.173 hab. La province de Foggia, avec une sup. de 6.963 kil. c, a une pop. totale de 415.815 hab.
Les industries à citer sont : une saline domaniale, produisant 40.000 T. de sel: les chantiers des chemins de fer de r.\driatique, avec oOO ouvriers; 33 petites fonderies; 31 carrières de tuf et de pierres; briqueteries; fours à chaux, à plâtre, etc.; 4 fabriques de crème de tartre, 778 moulins, 31 fabriques de pâtes alimentaires, 199 moulins à huiles avec 344 presses; 23 fab. d'alcool, 7 d'eaux gazeuses, 1 tissage de coton, 3 teintureries, 22 fab. de cordages; 1.300 métiers à domicile; 8 fab. de chapeaux; 4 tanneries; 11 typographies; 2 scieries; 7 fabriques de meubles, etc. Les salines et les carrières occupent environ 1.400 ouvriers.
La province compte un certain nombre de sources
d'eaux minérales sulfureuses, salines, ferragineases, peu exploitées. Foggia est le marché central des grains, des vins et des huiles des Pouilles.
Les principales productions agricoles sont : céréales, raisins, olives, oranges et citrons, caroubes, asperges, tomates, câpres, réglisse, feuilles de mûrier, poix et térébenthine. De plus, malgré les empiétements progressifs de la vigne, la province possède de grands pâturages nourrissant de nombreux troupeaux.
Chambre de commerce à Foggia; école pratique d'agriculture à Cerignola. Banques : succursales de la Banque d'Italie et de la Banque de Sicile à Foggia.
H. Blanc.
FOIX. Chef-lien du département de r.\riège, situé sur la rive gauche de l'Ariège, à 834 kil. de Paris, par 420 37' 37' lat. N., et 0" 43' 39' long. 0. de Paris. Pop : 6.7^ hab. en 1896. Fabriques d'acier, de faux et limes, laminoirs, hauts-fourneaux. Commerce de métaux, bestiaux, laine, draperies. Succursale de la Banque de France : 9.413.000 fr. d'affaires en 1897 (la 83«|, 8,8 en 1898 (87*), dont 4,3 en effets escomptés. Agence de la Société Générale.
Station du chemin de fer du Midi sur Toulouse. Mouvement de la gare en 1897:
voyageurs marchandises
Tonnape Au départ A l'arrivée Expéditions Réceptions 8i.96i 8i.400 18.561 38.608
FOLKESTOXE. Ville maritime d'Angleterre, située dans le comté de Kent, sur le Pas-de-Calais, à 130 kil. S.-E. de Londres et 30 kil. N.-O. de Boulogne, par d1'4'40' lat. X., et l'Il'So' long. E. Pop. : 23.000 hab. Le port est sûr et peut recevoir des navires d'an fort tonnage. Son mouvement à l'entrée a été le suivant pendant les années 1894, 1896 et 1898 par nombre de navires et par milliers de tonnes :
Navires Tonnage Navires Tonnage Navires Tonnage 1.052 231,4 1.068 240,8 1.512 367,9
Folkestone n'est qu'un port de transit pour les marchandises allant du Continent à Londres et viceversa. Les import, ont été, en 1896, de 379 millions de fr., dont 207 1/2 en soieries venant de France et d'Italie, 32 en lainages et 10 en vins blancs mousseux. Les export, ont atteint 40 millions.
Service régulier avec Boulogne. Le nombre des passagers de Folkestone à Boulogne a été de 90.241 en 1896 et 110.432 en 1897. Station de chemin de fer sur Londres et Douvres.
FOXÇ.VGE. On appelle fonçage l'opération qui consiste à enfoncer des pieux ou pilots dans le sol, pour fondations en terrain peu solide, glaiseux on vaseux ou pour fondations devant porter un ouvrage surl'eau (ponts, moulins, murs de quai, écluses, etc.).
Les pieux employés, en chêne, pin on sapin, ont le plus souvent 0 m. 25 ou 0 m. 30 de diam. ; ils excèdent rarement 0 m. 40 et ne descendent pas andessous de 0 m. 13.
On dispose ces pieux ou pilotis en qninconce, en les espaçant de 0 m. 80 à 1 m. 30 d'axe en axe, suivant leur diam., la nature du sol et l'importance de la construction à soutenir. Les pieux sont taillés en pointe sur une longueur de Om. 40 à 0m.30 et armés d'un sabot en fer, en tôle on en fonte, pour faciliter la pénétration dans le sol ; leur tête est garnie d'une frette en fer pour les empêcher d'éclater sons le choc du mouton.
Le battage des pieux, c'est-à-dire leur fonçage
FONCIÈRE
FONCIERE
dans le sol, s'opère, pour les faibles dimensions, à l'aide de la mailloche et de la haie, masses en bois ou en fer manœuvrées à bras. Mais le plus souvent, pour une forte percussion, on se sert de sonnettes. La sonnette est un échafaudage disposé de façon à soulever une grosse masse de fer ou mouton de 200 à 1.000 kilog., qui retombe sur la tête du pieu et l'enfonce. Il y a: la sonnette à tiraudes, mue à bras d'hommes ; la sonnette à déclic, qui peut être mue par des hommes ou marcher à la vapeur (système Nasmyth, Lacour), etc.
Lorsque les pilotis sont tous battus au refus du mouton, on procède au recépage, c'est-à-dire qu'on les scie tous au même et convenable niveau, puis on pose dessus des racineaux sur lesquels on établira une plate-forme en madriers, qui recevra la maçonnerie des fondations.
Pour les bâtiments ordinaires, il suflit de battre les pieux avec un mouton de 400 kilog. ; on fait aussi des pieux à vis en fer pour certains ouvrages d'art. La dépense du battage d'un pieu à la vapeur peut être évaluée à 15 ou 17 fr. et s'exécute en 10 minutes ; le prix du battage d'un pieu au déclic est de 35 à 40fr. et dure 4 fois plus de temps, pour un enfoncement à lo m. de profondeur (cas du pont de Tarascon). En moyenne, un enfoncement de 9 m. exige 30 volées de 50 coups ou 1.500 coups de mouton.
Pour un enfoncement de 6 à 7 m., à Paris, on a payé en moyenne, pour des pieux de 0 m. 24 àOm.32 de diam., compris fourniture des pieux, battage, recépage, fers pour sabots et chevillettes, 11 fr. par pieu fourni et enfoncé.
On peut pratiquer aussi le fonçage des pieux par injection d'eau, dans du sable fin et humide, le long du pieu, au moyen de tuj'aux.
Le fonçage à l'air comprimé, à l'aide de caissons et de bàtardeaux, se répand beaucoup.
Le fonçage s'applique aussi aux opérations pour le creusement des puits, c'est-à-dire l'extraction des déblais, l'épuisement des eaux et la construction du revêtement. Paul Barré.
FONCIÈRE (Contribution). Droit fiscal. — La contribution foncière est la plus importante des contributions directes, tant à raison de la nature que du chiffre des capitaux qu'elle atteint.
Créée en 1790 en remplacement des anciens impôts qui pesaient sur les immeubles, la contribution foncière est régie encore aujourd'hui par la loi organique du 3 frimaire an VII.
Assiette de la Contribution foncière. — La contribution foncière est assise sur toutes les propriétés foncières, à raison de leur revenu net. Pour les propriétés bâties, elle est devenue, depuis la loi du 8 août 1890, un impôt de quotité; elle demeure encore, pour les propriétés non bâties, un impôt de répartition.
L'évaluation des revenus fonciers est nécessairement l'objet de règles spéciales à chacune des deux natures de propriété.
Propriétés bâties. — Le revenu net des maisons d'habitation, soit que le propriétaire les occupe, soit qu'il les fasse occuper à titre gracieux ou onéreux, est déterminé d'après leur valeur locative calculée sur dix années, sous la déduction d'un quart de cette valeur locative en compensation des frais d'entretien, réparation et dépérissement; pour les fabriques, forges, moulins et usines, la déduction est du tiers. La dernière évaluation à laquelle il a été procédé,
de 1887 à 1889, fournit des renseignements intéressantssur l'importance et la décomposition du revenu ainsi évalué. Nous les résumons dans le tableau suivant, de manière à faire ressortir les indications relatives aux usines :
Nature des propriétés
Maisons
Châteaux
Usines
Totaux
Nombre des propriétés
Valeur locative réelle
Fr.
Revenu net
imposable
Fr.