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FOUGÈRES

<0D estime à plus de 1 million de fr. le rapport probable de la vente de ce produit.

Une tentative a été faite récemment pour améliorer la qualité du thé de Formose, par la publication d'une ordonnance réglementant le commerce du thé dans l'île, instituant des sortes de corporations entre les marchands et prohibant la fabrication des thés falsifiés; des amendes sanctionnent ces dispositions.

Plus de 70 7. du commerce de Formose se traite avec la Chine; les seules autres places pour lesquelles des marchandises soient exportées directement sont Hong-Kong et les ports des États-Unis sur Je Pacifique. Dans l'importance des entrées, la <rrande-Bretagne suit la Chine avec un chiffre de 10% du total; l'Allemagne vient après pour un montant quatre fois moindre.

Les échanges se règlent en piastres ou en yens japonais (de o fr. 39).

Mouvement de la navigation. — Pendant le 1" semestre 1898, les divers ports de Formose ont été fréquentés par env. 2.000 nav. marchands, tant voiliers que vapeurs; ces derniers entrent dans le chiffre total pour 97 unités et 74.348 t., se répartissent ainsi par nationalité :

Vapeurs Tonnage

69 anglais 55.342

18 allemands 17.079

6 japonais 608

4 divers 1.319

Douanes.— Le gouvernement japonais a décidé, par ordonnance du 13 septembre 1898, que le nouveau tarif général des douanes japonaises entrerait en vigueur également à Formose à partir du i" janvier 1899. En conséquence, les tarifs conventionnels adoptés entre le Japon, d'une part, et l'Allemagne, l'Autriche, la France et la Grande-Bretagne, de l'autre, sont entrés en vigueur à la même date pour Formose. (V. Japon.)

Chemins de fer. Télégraphes. — Il y a environ 100 kil. de chemin de fer en exploitation dans l'île, de Taï-Pé à Tam-Sui et à Kélung; de plus, des crédits ont été demandés récemment au Gouvernement japonais pour le prolongement de la ligne de Taï-Pé vers le S. et le long de la côte 0. jusqu'à Takao (335 kil.)

Un câble télégraphique relie Formose à Foutchéou ; le transfert officiel en a été effectUié par la Chine au Japon le 6 janvier 1899, contre payement par ce dernier pays d'une indemnité de rachat de 10.300 liv. st. ; en outre Formose est, depuis 1897, reliée directement à l'île de Nippon (Japon), par un câble dont la pose a été effectuée par un navire japonais.

Budget. — En voici les chiffres totaux :

Recettes 12.067.213 yens 14.080.552 yens.

Dépenses 12.006.243 — 14.203.945 —

Parmi les chefs de dépense pour 1899 figurent des travaux de distribution d'eau à Kélung, la construction d'un phare à Hokuto, celle d'une résidence pour le Gouverneur.

Le Gouvernement japonais vient d'encourager la création d'une nouvelle banque (août 1899) intitulée « Banque de Formose », dont le but principal est de faciliter la construction d'un chemin de fer dans l'île (dont le coût est évalué à 30 millions de dollars) et d'améliorer le port de Kélung (soit 10 millions de dollars). Cette banque est constituée au capital de 5 millions de dollars, dont 1 souscrit par le Gou- ■vernement, 1 1/4 par la maison impériale et 1 par les

actionnaires. Elle commence donc ses opérations avec 3 millions 1/4 de dollars, soit 2 1/2, déduction faite des frais de premier établissement. Mais le Gouvernement lui prête 2 millions de dollars pour 5 ans sans intérêts, et l'autorise à émettre des billets jusqu'à concurrence de 0 millions de dollars, dont 31/2 doivent être consacrés aux premiers travaux du chemin de fer et du port de Kélung. M. H.

FORT-XATIOXAL. Ville d'Algérie, dans l'arr. et au S.-E. de Tizi-Ouzou, département d'Alger, à 916 m. d'alt. ; c'est l'ancien Fort-Napoléon, fondé en 1837 au cœur de la Grande-Kabylie. Chef-lieu d'une commune deplein exercice et d'une commune mixte; la première, sur 9.321 hab., dont 342 agglomérés, compte 329 Français d'origine ou naturalisés, 8.330 indigènes, musulmans, sujets français, tous Kabyles, et 603 résidents comptés à part; la seconde a 33.101 hab., dont 121 Français d'origine ou naturalisés et 31 résidents comptés à part. Nombreux moulins à huile et à blé; fabrication indigène d'armes, de bijoux, de poteries. Pas de chemin de fer.

FORTUIT (Cas). V. Force majeure.

FOUTS DES HALLES ET MARCHES. Dans tous les grands centres d'approvisionnement, les forts ou porteurs sont soumis à des règlements spéciaux qui sont du ressort de l'autorité municipale. Ils ne peuvent exercer qu'après avoir fait une déclaration à la mairie, accompagnée de certificats de moralité. La mairie leur délivre une médaille qu'ils sont tenus de porter ostensiblement.

A Paris, les forts des Halles sont commissionnés et nommés par le préfet de police et placés sous les ordres des inspecteurs des ventes en gros. Ils portent attachée à la veste, du côté droit, une plaque aux armes de la ville de Paris. Ils font exclusivement la décharge et le rangement des marchandises dans les lieux désignés par la préfecture de police pour le commerce en gros. Dans les halles closes, ils peuvent seuls enlever les marchandises pour les livrer aux porteurs ou aux envoyés des acquéreurs. Ils sont au nombre d'environ 800 et forment une corporation ; après 30 années de service, ils ont droit à une retraite de600fr. par an, et à partir de 13 ans, à une pension proportionnelle à la durée de leur service. On connaît leur uniforme : pantalon large, veste ronde, chapeau rond en cuir dur ou feutre épais, à très larges bords. (V. Halles.)

FORTUNE DE MER. V. RiSQUES DE MER.

FOUDRE (de l'allemand Fuder). Grand tonneau d'une capacité de plusieurs muids, dans lequel on conserve le vin et où s'unifient la qualité et la saveur de produits de récoltes différentes. On ne vide jamais un foudre qu'à moitié, pour le remplir avec un vin semblable, mais plus jeune. C'est ainsi qu'à Heidelberg on fait passer le vin de foudre en foudre pendant plusieurs années.

Dans les grandes caves de la Champagne, c'est dans des foudres parfois richement sculptés que l'on conserve les vins de choix, en attendant la mise en bouteilles.

FOUETS. V. Cannes.

FOUGÈRES. Ch^-lieu d'arrond. d'Ille-et-Vilaine, à 298 kil. de Paris et 46 kil. de Rennes. Pop. en 1898: 21.000 hab. Chambre de commerce, succursale de la Banque de France, bureau téléphonique. Cette ville possède de très importantes et nombreuses fabriques de chaussures.

Il y a à Fougères 32 fabriques de chaussures,produi-

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