FOUR
sant annuellement pour20millionsde[r.;ilentre dans la fabrication 4 millions de cuir, 4 millions de peausserie et 2 millions de draps, feutre, toile et divers. 16 communes de l'arrond. possèdent des carrières de granit, qui ^nt exploitées par 60 entrepreneurs. Elles fournissent des bordures de trottoirs, des pierres de taille pour les bî\timents et des monuments ouvrés très estimés. La production annuelle est d'environ 17.000 m. cubes, représentant une valeur approximative de 1.700.000 fr. Grand commerce de grains, de beurres, de pommes. L'industrie de l'élevage y est très développée.
I FOUL.VRD. (.\rt de la soie.) Tissu uni, ordinaifrement à Ois droits, mais quelquefois à fils croisés ; ; il est le plus souvent tissé en écru, armure taffetas, tout en soie grège, on avec une chaîne en trame moulinée ou nue trame fantaisie on schappe (bourre de soiei, puis décrue. Après décreusage ou cuite, il est extrêmement flasque et peut habituellement être chiffonné sans qu'il en reste aucune trace.
Ce tissu est souvent imprimé et divisé en compartiments, découpé et employé en mouchoirs et cachenez. Il peut aussi ne présenter aucune division et être employé pour robes, modes et doublures.
Les pongées de Chine et du Japon, les corahs de l'Inde sont des tissus foulard. (V. Soieries.)
Enfin on dénomme foulard un carré de tissu servant de fichu on de cache-nez. Ce tissu n'est souvent pas en foulard; il est souvent en coton pur, ou en soie et coton, ou en coton et schappe, — en uni, imprimé, façonné, broché on brodé. J. P.
FOU-XING-FOU ou Sax-Tou-Ngao. Depuis le mois d'avril 1899, le port chinois de Fou-\ing-Fou est ouvert au commerce étranger. Fou-Ning-Fou est nn chef-lieu de département de la province de Fokien (Chine sud-orientale) ;il est situé à l'extrémité d'une rade profonde séparée de la pleine mer par une barrière de montagnes et désignée par les cartes anglaises sous le nom de Samsa-Bay. Il y a 130 kil. de Fou-Ning-Fou à Fou-Tchéon et autant de Fou-Xing- FoH à Ouen-Tchéou, autre port à traité. Ce nouveau port acquerra sans doute une certaine importance, car il est le débouché d'une région qui produit beaucoup de thés et qui est actuellement desservie par Fon-Tchéou. En tout cas, il détournera, au profit de la navigation à vapeur, le transit des thés, qui s'est lait jusqu'ici par voie de terre, à dos d'homme.
FOUR. Les fours, en industrie, sont des appareils destinés à agir sur des matières diverses par le moyen de la chaleur. Ils servent à des opérations très variées, depuis la simple évaporation jusqu'à la décomposition des corps. La chaleur produite est éminemment variable suivant le but à atteindre, et la forme et les dimensions des fours changent selon les emplois. On est d'ailleurs obligé, la plupart da temps, de se guider sur des données empiriques pour la détermination de ces formes et dimensions. Dans la seconde moitié de ce siècle, les types de lonrs se sont beaucoup multipliés et perfectionnés, notamment ceux des industries chimiques et métallurgiques. Les progrès de la sidérurgie sont dus en partie à l'invention de fours nouveaux, comme celui de Siemens, à récupération de chaleur. Nous nous limiterons ici à la brève indication des principales conditions d'établissement des fours, spécialement des grands fours à chaleur intense et à service actif. Les fours où la chaleur doit être très intense sont construits en briques et terre réfractaire de toute
première qualité. Ils sont garnis extérieurement de plaques métalliques qui empêchent la déperdition de chaleur et consolident les parois. \ travers leur maçonnerie passent des armatures ou tirants métalliques qui donnent à l'ensemble la résistance nécessaire à la dilatation et répartissent régulièrement les efforts en s'appuyant sur les plaques de parement. Des portes de chargement, des portes de travail, des regards sont ménagés aux endroits convenables. Une cheminée spéciale sert à l'évacuation des fumées, des gaa chauds, et, avant d'arriver à cette cheminée, des registres métalliques, des chicanes en briques réfractaires modèrent la vitesse des gaz chauds et les forcent à passer partout où il est nécessaire. Des compartiments spéciaux permettent le dépôt des poussières qui, dans certaines opérations, sont entraînées avec les gaz. Dans un fonr à grande chaleur et à action continue, la construction doit toujours être combinée de telle manière que certaines parties de l'intérieur soient facilement accessibles, pour l'entretien on même le remplacement. Toujours, aussi, on cherche à obtenir le maximum de chaleur avec le minimum de combustible. Dans certains fours, la chaleur en excédent est utilisée pour le chauffage de chaudières à vapeur.
Les fondations des grands fours doivent être très soignées, à cause du poids des maçonneries, des parties métalliques et du chargement et reposer sur un sol parfaitement asséché. Ne pas prendre ces précautions, ce serait s'exposer à refroidir le four et à consommer un excédent de combustible ponr le maintenir au degré voulu.
Il est nécessaire, également, d'éloigner les fours des habitations, d'abord à cause de la chaleur qu'ils produisent autour d'eux, ensuite a cause du gaz toxique (oxyde de carbone) qui peut s'échapper des fissures d'un four mal construit.
La conduite d'un four demande des ouvriers habiles et attentifs, lesquels ont quelquefois un travail très pénible. Il faut aussi qu'au simple examen des matières contenues, ils jugent du degré de chaleur du four et de l'état d'avancement de l'opération. Depuis seulement un très petit nombre d'années, on emploie dans les usines sidérurgiques des pyromètres spéciaux inventés par M. Le Chatelier, ingénieur en chef des Mines, lesquels peuvent s'installer dans le bureau des chefs de fabrication et leur permettre, à un instant quelconque, de se rendre compte de la température des principaux fours de l'usine. Arthur Rcbix,
Ingénieur des Arts et Manufactures,
Réglementation. — L'art. 674 dn Code civ. s'applique à tous les fours, aussi bien à ceux de boulangerie, de pâtisserie, etc., qu'à ceux qui servent à une exploitation industrielle. D'après cet article, la distance prescrite par les règlements et usages particuliers est obligatoire, de même que les ouvrages prescrits pour éviter de nuire au voisin. D'après la plupart des coutumes et usages, la distance du mur au four doit être d'un demi-pied (0 m. 16), l'épaisseur du contre-mur (ou mur du four on fourneau) doit être d'nn pied (Om. 33). Les fours des bâtiments situés à moins de 200 m. d'antres habitations doivent être visités au moins une fois par an par les officiers municipaux, qui peuvent en ordonner, suivant les cas, soit la réparation, soit même la démolition.
Il existe, depuis 1877, à la suite de l'empoisonnement d'une soixantaine de personnes du quartier
FOURRAGES
FOURRAGES
Monceau, à Paris, une ordonnance de police qui interdit formellement aux boulangers et pâtissiers de chauffer leurs fours avec des bois ayant été enduits de peinture ou ayant subi des préparations chimiques quelconques.
FOUR ou FOURNEAU ÉLECTRIQUE. Fourneau dans lequel on utilise la chaleur considérable développée par l'arc voltaïque.
Les fours électriques employés dans l'industrie dérivent tous du même principe, mais peuvent affecter des dispositions différentes. Dans les uns, on produit l'arc électrique au-dessus et à distance de la matière à chauffer (c'est cette sorte de four qui est employée par M. Moissan, pour la production du carbure de calcium); dans les autres, on intercale le corps à chauffer entre les électrodes : celui-ci forme un conducteur dont la résistance constitue une sorte de court circuit qui l'amène à l'incandescence. (C'est ainsi que sont constitués les fours de Cowles, pour la préparation, par voie électrique, de l'aluminium, et ceux d'Acheson pour la fabrication du carborundum.) Les fours électriques sont maintenant employés industriellement dans certaines opérations d'électro-métallurgie et ont permis de réaliser des combinaisons nouvelles de corps ^ G. Dumont.
FOUR A RASSIN. Ce four, en usage dans les verreries, est constitué par une cuve de grande longueur à parois réfractaires. (V. Verrebie, Verres.)
FOURCHAMBAULT. V. Aciéries.
FOURCHE, en terme d'ébénisterie, désigne une bille de bois prise à l'endroit où une ou plusieurs branches se réunissent au tronc ou à d'autres grosses branches ; les veines présentent alors des ramifications variées d'un dessin agréable. (V. Bois exotiques d'ébénisterie.)
FOURMllsS. Dans le département du Nord, est le siège d'une verrerie fabriquant principalement les bouteilles à vin de Champagne. V. Verrerie, Verres.
FOURMSSEUR, FOURNITURE. V. Marché de fournitures.
FOURNITURES IVIIORLOGERIE.V. Horlogerie.
FOURRAGES. (Syn.: Angl. : Fodcler, Provender. — AUem. : Futter.— Espag.: Forrage. —Ua\. : Foraggio.)
On désigne sous le nom de fourrages ou plantes fourragères, les plantes, arbres exceptés, qui, par leurs feuilles, leurs tiges, leurs graines ou leurs racines servent à la nourriture des animaux. Les foins des prairies naturelles ou artificielles, quelques légumineuses, certaines céréales comme l'avoine, diverses racines ou tubercules, etc., sont compris sous la dénomination générale de fourrages. On en compte plus de 300 variétés ; nous indiquerons ici les principales : l'ajonc marin, l'alpiste, l'avoine, la batate, la betterave, la carotte, la chicorée, le chou, la citrouille, le colza, la courge, l'escourgeon, les feuilles de maïs, de saule, de bouleau, de peuplier, la féverolle, ïa fléole des prés, le fromental, la gesse,
1. \Jn6 Société anglo-romaine vient d'établir dans ses usines de Cerchi (Italie) un four étectrique nouveau système, inventé par le capitaine Stassano, pour la réduction des oxydes de fer et la fusion des produits métalliques obtenus. Ce four a 3 m. de hauteur; il est alimenté par un courant de 1.800 ampèrei sous 50 volts. Il produirait l'acier en barres marchandes à 97fr.50 la T., au lieu de 155, prix actuel du marché italien. Cependant, les rainerais destinés a être ainsi traités doivent être préalablement pulvérisés, séparés de leur gangue et réduits en pâte au moyen d'une addition de goudron. Cette pâte, comprimée à la presse hydraulique, forme une masse que l'on casse ensuite en morceaux d'environ un décimètre cube pour la mise au four.
l'igname de Chine, lajarosse, la lentille, le lentillon, la lupuline, le lupin, la luzerne, le maïs, le moka, la moutarde blanche, le navet, la navette, l'orge, le panais, le pastel, la pimprenelle, le pois gris,la pomme de terre, la rave, le raygrass, le rutabaga, le sainfoin, le sarrasin, le seigle, la serradelle, la spergule, le sorgho sucré, le timothy, le topinambour, le trèfle, le turneps, la vesce et le vulpin des prés.
Toute exploitation conduite avec intelligence fait consommer ses fourrages par ses bestiaux, de manière à en retirer du lait, de la viande et du fumier ; on ne peut vendre ses fourrages avec profit réel que dans certaines situations exceptionnelles. Au surplus, cette marchandise est encombrante et représente une mince valeur d'échange sous un grand volume, bien qu'on ait réussi à réduire considérablement celui-ci par l'emploi des presses.
Le commerce des fourrages se borne à peu près à l'approvisionnement des grandes villes, surtout aux besoins de la cavalerie des grandes Compagnies de transport à traction animale et des vaches laitières soumises à la stabulation urbaine, et aux fournituresdel'armée. Après l'armée, le principal centre de consommation est Paris.
De 1840 à 1882, la culture des fourrages en France a fait des progrès considérables, dus au développement de l'industrie laitière, aux besoins croissants de l'armée, qui en achète pour la nourriture de ses 139.000 chevaux, ainsi qu'à l'importance des transports en commun.
Voici, en quintaux, le tableau de la production totale des fourrages proprement dits et des betteraves fourragères, pour les années 1892, 1893, 1894, 1893 et 1896 :
Quint.
Quint.
Quint.
Quint.
Quint.
Trèfle
Luzerne
Sainfoin
Prés naturels
Herbages
Be ttera ves
fourragères
En 1897 (année de bonne moyenne), la France a récolté 17o. 746.916 quintaux, d'une valeur totale de 88o.oo7.o03fr., sur 4.441.038 hect. de prés naturels, le quintal ressortissant à une valeur moyenne de ri fr. 03 et la production moyenne à 39,37 quintaux à l'hect. 1.160.120 hect. d'herbages, ont, en outre, produit 23. 143.087 quintaux,d'une valeur totale de 112.130.836 francs: valeur moyenne du quintal, 4fr. 46.
D'autre part, les prairies artificielles ont produit:») 42.760.072 quintaux de trèfle provenant de 1.119.333 hect. et valant en tout 210.412.000 fr. ; &) 36.823.373 quintaux de luzerne, d'une valeur totale de 201.367.772 fr., récoltés sur 813.121 hectares; c) 21.897.462 quintaux desainfoin,d'une valeur totale de 113.983.207 fr., récoltés sur 667.739 hect. La production à l'hectare ressort ainsi à : trèfle, 38qx20; luzerne, 43 q.28; sainfoin, 32 qx 79. Le prix moyen du quintal a été: trèfle, 4fr.92; luzerne, 3fr.47: sainfoin, 3fr. 29.
Enfin, on a récolté, en 1897, des betteraves fourragères pour 233.622.033 fr., valeur de 120.(>41.874 quintaux récoltés sur 439.139 hect. au rendement moyen de 274 qx 72, le prix moyen du quintal ressortissant à Ifr. 93.
Ces chiffres sont ceux des évaluations officielles du Ministère de l'Agriculture; mais ils ne comprennent pas les maïs, les blés fourragers, les ca-
FOURRAGES
FOURRAGES
roltes, vesces et autres produits dn sol, dont l'otilisation dans l'alimentation du bétail a été reconnue très avantageuse, à la suite de la mémorable sécheresse de 1893, au cours de laquelle on dut recourir au.x branches et feuilles d'arbres pour alimenter les bêtes à cornes.
Plus des trois quarts des fourrages produits sont consommés par les troupeaux des récoltants. D'ailleurs, la production de la paille d'avoine et de blé, qui sert à la nourriture des bovidés et des éqaidés, échappe aux statistiques officielles.
Le commercî porte surtout sur la paille et le foin. La luzerne, le trèfle, les regains et le sainfoin sont des succédanés du foin et le remplacent. Leurs cours suivent les cours du foin. On se fera une idée du prix des fourrages en France par les prix moyens suivants du quintal depuis 1878, empruntés à la Statistique agricole de 1898 :