GIBRALTAR
pour 1/4 dn total, l'Aulriche pour 1/G, l'Espagne ponrl/7, l'Italie pour 1/8; pais viennent l'Angleterre, la IJelgiqne.elc.
Exporlalioiis. —Jusqu'en 1891, les statistiques da Commerce ont confondu le giliier vivant avec les volailles et tortues. Voici les chiffres pour les deux années 1887 et 1891 en kilog. et fr. :
Quant. Val. 1 Quant. V.il.
A partir de 1892, le gibier vivant est considéré à part et iiiius trouvons les chiffres suivants pour 1892 et 1890, en kilog. et fr. :
Quant. Val. | Quant. Val.
Du rapprochement des chiffres de 1887 et 1896, on con-
:t que notre export, sur ce chapitre était, avant 1891, , i.sqiie entièrement en volailles.
uuant au gibier mort, il était confondu jusqu'en 1891 avec ! s viandes fraîches et volailles mortes. Voici les chiffres
ir les deux années 1887 et 1891, en Jcilog. et fr. :
Qinnt. Val. 1 Quant. Val.
.V partir de 1892, le gibier mort est considéré à part, et nous relevons les chiffres snirants pour 1892 et 1896, en kilog. et fr. :
Quant. Val. 1 Quant. Val.
.Même observation qoe ci- dessus en ce qui concerne la part des volailles dans l'export.
On voit que, tant comme gibier vivant que comme gibier mort, notre export, est déjà insigniGante et tend à devenir nulle.
Doc.\NES. — I-e gibier vivant paye 25 fr. les 100 kilog. nets au T. G. et 20 fr. au T. .M., de même que le gibier mort.
Le gibier, virant on mort, est prohibé à l'entrée et à la sortie (même en transit), ainsi qu'à la circulation dans le rayon frontière, pendant tout le temps où la chasse n'est pas permise. Le transit de gibier étranger destiné à être réexporté peut avoir lieu en temps de prohibition de la chasse, mais le plombage est obligatoire et les acquits-àcantion interdisent la mise à la consommation.
Exception est faite pour: le lièvre blanc de Russie, le grouse (perdrix d'Ecosse), le colin de Virginie et celui de Californie, les coqs de bruyère (coq des bois ou grand coq de bruyère), la gelinotte noire, la gelinotte blanche ; le renne, l'ours, le sanglier, la gelinotte Cupido, les faisans dorés, argentés, lady .\mheist et vénérés, de toutes provenances.
Les lapins de garenne et le gibier d'eau peuvent être importés pendant la période d'interdiction, sous certaines conditions et formalités spéciales.
La caille peut être importée jusqu'au 1" mai, sauf interdiction de circulation et de mise en vente par arrêté préfectoral.
Les conserves de gibier peuvent être importées en temps de chasse prohibée, moyennant certificat de la douane altestsnt l'origine étrangère du produit et apposition sur chaque boîte d'une estampille dn coût de 5 centimes. Le certiOcatest soumis au timbre de dimension, qu'il s'agisse d'expéditions par colis postaux ou autres.
G1BR.VLT.\R. Ville maritime, appartenant à l'Angleterre, située au S. de l'Espagne, à l'entrée de la Méditerranée, par 36» & lat.N.,et 7* 41' long. 0. de Paris. Snp. du territoire: 496hect. Pop.: 18.381 hab. en 1881; 19.100 en 1891; 20.698 en 1897. 11 y a, en outre, 6.000 hommes de garnison. Le gouverneur, qui est en même temps commandant en chef, est à la tète du pouvoir exécutif et législatif. Revenus en 4897: Ki.400 I. st.; dépenses, 60.600 1. st.
La baie est abritée par deux jetées : l'une, la plus ancienne, au N., s'avance dans la mer à 360 m.: l'autre, plus au S., mesure 3o0 m.; actuellement
(1899) on exécute de grands travaux pour améliorer les ports de guerre et de commerce.
Gibraltar n'a ni industrie, ni culture, ni production suscepliblesd'export., mais, comme port franc, le nombre des navires qui y relâchent est très considérable.
Ce porta reçu, en 1898, 4.172 navires de commerce jaugeant ensemble 4.479.359 t.. contre 4.307 navires et 4 millions 373.784 t. en 1897, et 4.414 navires et 4.340.218 t. en 1896: soit une diminution de 135 navires et nne augmentation de 105.575 t. par rapport à 1897: diminution de 243 navires et augmentation de 139.141 t. par rapport à 1896.
Les entrées de navires à vapeur français ont été en moyenne, pendant les années 1898, 1897 et 1896, de 120 navires avec 75.000 t. Le pavillon anglais figurait en 1897 pour 2.786 navires et 3.328.297 t.; le pavillon allemand, pour 205 navires et 385.685 t.
Les import, s'élèvent à 8.000.000 de fr. env. ; les export, à 6.000.000. Parmi les principales marchandises importées, on remarque: le charbon : 1889, 562.000 T.: 1891, 402.000: 1893, 293.000; 1896, 262.000: la bière, 26.000 à 30.000 hectol.; le vin, 9.000 à 10.000 hectol.: l'alcool, 3.000 à 4.000 hectol., et plus de 1.200.000 kilog. de tabac. Une partie des vins, des alcools, du tabac et la presque totalité du charbon importé sont destinés an ravitaillement des navires.
L'Espagne reçoit de Gibraltar du charbon, du bétail, des céréales: elle y exporte de la vaisselle, du cuivre, dn bois, du liège et du bétail. Ces échanges atteignent les chiflres suivants (en millions de pesetas) :
I m port. Export.
La contrebande avec l'Espagne, qui se faisait autrefois sur une très vaste échelle, a beaucoup diminué, sauf pour le tabac, ce qu'explique la différence de prix : à Gibraltar, 50 centimes le paquet de 115 gr.: en Espagne, 1,30 pesetas.
La monnaie d'or espagnole circule librement, mais celle d'argent n'y est admise que comme appoint. Le change est ordinairement de 30 pesetas pour 1 1. st.
Toutes les puissances maritimes ont à Gibraltar des consuls ou des agents et les grandes Compagnies de navigation des représentants.
Service de bateaux à vapeur avec Tanger: un service de bateaux à travers la baie d'.Mgésiras met Gibraltar en communication avec la voie ferrée de Bobadilla à .Algésiras et par là avec les chemins de fer espagnols. .André B.\rthe.
Les paquebots de la Peninsnlar (Londres à Calcutta, an Japon et à l'Australie), de r.\nchor (Liverpool à Bombay), de l'Orient (I.ondres à Sydney), de la Société Générale de Transports (Naples à LaPiata), de l'Hamhourgeoise .Américaine (de Gênes à I.a Plata) font escale à Gibraltar.
Pour les droits de port, voir l'Enquête sur la marine marchande dans les Annales du Commerce Extérieur.
Gibraltar est en communication par câbles sous-marins avec l'.\ngleterre et les ports de la .Méditerranée. 11 est relié journellement avec r.\ngleterre par services postaux.
Les payements de marchandises se font généralement par traites à 90 jours de la livraison, émises par les vendeurs sur les acheteurs. Les livraisons par les vendears sont habituellement effectuées en gare ou dans le port d'expédition, aux frais, risques et périls des acheteurs à partir du lieu de livraison. Les litiges de livraisons, de réception et de payement des marchandises sont soumis an tribunal civil local. Il n'y a pas de tribnnal de corn-