GLASGOW
Nons distingneroDS les trois qnalités de glace ciaprès :
a) Glace ordinaire pour usages commerciaux, expédition de poisson, glacières à viande ou à provisions ménagères, sorbetières, etc.;
b) Glace transparente en gros blocs, en blocs déités, en petits monleanx cylindriques pour carafes
: ; appées ;
c) Glace opaque ou transparente faite avec de l'eau -térilisée pour consommation directe dans l'eau de boisson, usages médicaux, etc.
La glace ordinaire se fait généralement en con- : lant l'eau contenue dans des mouleaux, on réciients en tôle étamée ou galvanisée, qu'on immerge presque complètement dans un réservoir contenant une solution de liquide incongelable refroidi dans la machine ou par le serpentin évaporateur. Les mouleaux ont de o à 30 cent, d'épaisseur. La production d'un bloc de glace dure de 2 à 24 heures suivant la température du liquide incongelable, celle '. ' l'air extérieur et le système employé. Cette glace vend généralement en gros, à l'usine, de 1 à3 fr.
- 100 kilog., et il existe des usines qui en pro-
lisent jusqu'à 500 T. par jour^
La glace transparente s'obtient en utilisant de l'eau privée d'air. On arrive aussi à ce résultat en agitant mécaniquement l'eau contenue dans les mouleaux ou en opérant la congélation très lentement. Ponr avoir de l'eau privée d'air on la fait bouillir préalablement dans des appareils de chauffage à récupération de chaleur analogues aux appareils à distiller. On pent également chauffer l'eau à 60° et la faire bouillir dans le vide, ou enfln on pent faire usage d'eau condensée provenant de la vapeur d'échappement. Si on a recours à l'agitation de l'eau pour l'obtention de la glace transparente, on communique mécaniquement aux monleanx un mouvement alternatif ou on agite l'eau qu'ils contiennent au moyen de baguettes métalliques plongeant dans le liquide et qu'on enlève lorsque la prise du bloc est presque complète; mais dans ce cas la partie centrale du bloc est opaque. Quant à la méthode qui consiste à opérer la congélation très lentement, elle conduit à donner aux mouleaux une forte épaisseur, à employer d'immenses cuves à mouleaux, d'où un prix de revient plus élevé de la glace produite et un grand encombrement pour les appareils.
La glace opaque ou transparente faite avec de l'eau stérilisée doit seule être employée «[uand on veut s'en servir pour la consommation di.ecte; on sait, en effet, que la contagion de certaines maladies a indubitablement pour cause principale la contamination des eaux de boisson, et que ce danger n'est pas diminué par la congélation de l'eau, .\ussi, en Amérique et en .Angleterre, où l'on se montre très rigoureux sur ce point, est-il de toute nécessité de faire usage d'eau stérilisée par ébnllition ou
1. Unnouvean procédé paraît plus expéditif. Dans un bac rempli d'eau toame un réservoir cylindrique horizontal contenant toujours 4e 1 aiDiDoniaque liquide. Ce cylindre est actionné par une machine «•ectnqoe; l'ammoniaque entre liquide par une extrémité, sort gaj^se par l'antre, en produisant un froid intense. Comme le cylindre "•igné constamment dans l'eau, il se forme à sa surface une couche de glace que détachent des raclettes mécaniques. Une vis sans fin conduit ces copeaux de glace sous une presse hydraulique qui les »oade en blocs compacts, sans bulles d'air, comme des briques transparentes. El l'opération se poursuit indéfiniment, sauf à renou- Teler en temps opportun la dissolution ammoniacale dans le cylindre et l'eau dans le bac.
par tout autre moyen. L'emploi dn simple Gltrage dans les bougies de porcelaine on d'amiante est insnflisant pour donner une garantie absolue d'innocuité. G. D.
Commerce. — Nous recevons presque en totalité de Xor- Tège (570.000 kilog. sur CW.OOO) la glace natarelle importée en France : le reste vient de Soisse, 30.000 kilog., et d'Italie, 20.000. Le tont, à 3 fr. le kilog., représente one ralear de 1.892.000 fr.
Notre exportation, comparativement insignifiante, est d'environ 50.300 kilog., ponr nne valeur de 150.500 fr.
Douanes. — La glace est exempte de droits, qu'elle soit naturelle ou artificielle. La sciure qui sert an transport est admise en franchise, si elle ne dépasse pas la proportion nécessaire pour la conservation de la marchandise. GLACE, GLACERIE. V. Verre, Verrerie.
GL.\cÉS.(.\rt de la soie.) On appelle glacés destissus dont la chaîne et la trame sont apparentes et de couleurs différentes ; c'est l'étoffe se rapprochant le plus du taffetas qui permet de produire le meilleur glacé. Néanmoins, on fait des glacés avec toutes armures et même en façonnés.
Les tissus glacés se distinguent des tissns caméléons en ce que dans les premiers la chaîne et la trame, quoique de couleur différente, n'ont cependant qu'une couleur, tandis que dans les tissns caméléons, si la chaîne n'a qu'une couleur, la trame est composée de deux fils de couleur différente, mais tissés ensemble, sur le même pas et par le mêmecoup de battant.
Il résulte de cette différence que le glacé donne toujours la même teinte de glacé, qnel que soit le côté où l'on regarde la trame, tandis que dans lecaméléon la trame aura deux teintes suivant le côté envisagé.
Dans sa Théorie des effets optiques que présentent les étoffes de soie, Chevreul a formulé les règles et les principes qui régissent ces genres de tissns (1846)^
GL.4.CIÈRE. V. Gl-vce, Froid (Conservation par le). GLAISE. V. Argile.
GLAAD. Fruit du chêne. Il y en a deux sortes : les G. amers et les G. dou.r. Les premiers renferment un principe acre, astringent et amer qui les rend impropres à la nourriture de l'homme, mais non à celle des porcs, qui préfèrent pourtant les G. doux. Ceux-ci sont produits par une espèce de chêne connu sons le nom de C. ballole, variété dn C. yeuse ou C. vert, qui croît dans le Midi ; ils servent partiellement à la nourriture des habitants des régions où il est indigène; on les prépare et on les cuit de diverses façous : torréfiés et moulus, ils donnent une sorte de café dit « café de glands doux », boisson agréable qui n'a pas les propriétés irritantes du café. Dans le Lyonnais, on en consomme des quantités, de préférence à la chicorée. La pondre de gland torréfié, mélangée à divers aromates et sucrée, forme la base du racahout des .Arabes.
GLASGOW. Ville maritime d'Ecosse, située à 76kil. S.-O. d'Edimbourg, W5 kil.X.-O. de Londres,, sur la Clyde, à 40 kil. de son embouchure, paroo» 52* lat. N. et 6" 36' long. 0. de Paris. Pop. : 547.000 hab. en 1871, 578.000 en 1879, 618.000 en 1891,. 714.000 en 1897.
Les industries y sont très nombreuses, variées et des plus importantes. On y comptait, en 1891, 1.877' usines, dont 129 utilisaient les textiles, parmi lesquelles 48 tissages et 7 filatures de coton, 3 filatures