GOTHENBOURG
Saxe-Damar, Meiningen et Schwarzbonrg. Le dnché de Cobourg appartient au bassin du Mein, le duché de Gotha au bassin de l'Elbe et au Weser.
Le sol est fertile : céréales, vignobles, grandes forêts de pins, dont G4 % appartiennent au domaine de l'État. L'agriculture, en 1897, avait semé 12.2oo hect. en seigle, 10.291 en froment, 13.868 en orge, 11.208 en pommes de terre, 17.436 en avoine; les prairies occupaient 19.410 hect. : on comptait 9.685 chevaux, G3.73i tètes de bétail, 90.815 porcs, 30.618 moutons.
Industries principales : Armes à feu, quincaillerie {Zella, Saint-Blasi, Mehlis), fonte et machines (Gotha, Cobourg, Grafenroda), clous (Neustadt), porcelaine, verrerie, faïence (Ohrdruf, Gotha), jouets (Waltersliausen), vannerie (Cobourg), charcuterie (Gotha, Waltershausen), fils de laine, cotonnade /Cobourg), cartes géographiques (Institut de Perthes, à Gotha), aiguilles (Ichtershausen).
Commerce actif : à l'export., les produits de l'industrie locale (armes à feu, quincaillerie, porcelaine, aiguilles, articles pour fumeurs), charcuterie, ustensiles pour pompiers ; à l'import., les matières premières, fer, terre à porcelaine, peaux, chanvre, produits coloniaux.
1.600 kil. de routes; 141 kil. de chemins de fer à voie large exploités par l'État; 158 à voie étroite, dont 131 exploités par l'État.
Les duchés forment une monarchie constitutionnelle avec 2 chambres séparées, l'une de 11, l'autre de 19 députés; un comité de 21 membres traite les affaires communes.
Villes principales: Cobourg, 18.688 hab. Station des lignes Eisenach-Lichtenfels, Cobourg-Sonneberg et Cobourg-Roda ; plusieurs établissements de crédit, filatures, tissages, fabriques de porcelaine, brasseries. — Gotha, 31.670 hab.; bibliothèque de 200.000 volumes, cartes géographiques de Perthes, fabriques de machines, de pompes à incendie, de jouets en fer-blanc, de porcelaine, de papier, de sucre, d'instruments de précision; charcuterie, viande fumée.
Plusieurs Compagnies d'assurances : Lebensversicherungsbank, fondée par Arnoldi en 1827, Generversicherungsbank ; comme établissements de crédit : la Deutsche Grundcreditbank (hypothécaire), la Gewerbebank, le Gothaer Landescreditanstalt.
GOTII.VRn (TuxxEL DU). Les Alpes isolent l'Italie septentrionale du reste de l'Europe. Au commencement de cettedeuxième moitié du XIX' siècle, les chemins autrichiens se relièrent au réseau lombarde-vénitien par deux voies ferrées qui franchissent les Alpes àl'E., aux cols du Brenner et du Semmering. Le tunnel du Mont-Cenis vint ensuite établir à l'O. une communication directe entre le réseau italien et le réseau français. Mais au centre les difHcultés d'exécution retardèrent l'établissement d'une quatrième voie de communication. C'est seulement en 1869 que la ligne dite du Saint-Gothard fut concédée, et le premier traité d'entreprise ne fut signé qu'au mois d'août 1872, entre la Compagnie et M. Favre, ingénieur français.
La ligne du Gothard a deux terminus en Suisse: Zurich et Lucerne. Les deux branches suivent les deux rives du lac de Zug et se reunissent à Arth, au pied de la montagne de Goldau. Contournant ensuite le lac de Lowertz, la ligne passe près de Schwyz, atteint à Brunnen la rive orientale du lac des Quatre -Cantons, à l'extrémité duquel elle ren-
contre Fluelen. .A partir de cette ville, elle s'engage dans la vallée de la Reuss et la remonte jusqu'à Gœschenen, situé à l'altitude de 1.109 m. au pied da Castelhorn, qui fait partie du massif du Gothard.
A Gœschenen commence le grand souterrain de 14.920m. qui débouche sur l'autre versant, à.Airolo, à l'altitude de 1.145 m. La pente dans la partie nord du souterrain est de 5", ■8 par mètre, et de 2"/* seulement dans la partie sud.
Le creusement de ce long tunnel, le plus long qui existe encore aujourd'hui, a exigé des efforts considérables. Il a entièrement été exécuté à l'aide des explosifs. Le forage des trous de mine a été fait au moyen de perforatrices mécaniques perfectionnées, actionnées par des machines hydrauliques pour lesquelles on utilisait la puissance dynamique des chutes d'eau. Ce sont les torrents qui ont creusé le tunnel.
.A Airolo, la ligne débouche dans la vallée dn Tessin, et tantôt sur la rive droite, tantôt sur la rive gauche, côtoie ce fleuve jusqu'à Biasca, à son confluent avec le Brenno. Le chemin de fer atteint ensuite Bellinzona, d'où un embranchement de 18 kil. se dirige à l'Ouest vers Locarno, à l'extrémité nord du lac Majeur. De Bellinzona la ligne principale se dirige par le Monte-Cenere vers Lugano, passe ensuite à Mendrisio et arrive enfin à Chiasso, sur la frontière de la Suisse et de l'Italie : c'est le terminus sud. La ligne du Gothard s'y raccorde avec le réseau de la Haute-Italie.
La longueur totale de la ligne du Gothard est de 206kiL300. Outre le grand tunnel de 14.920 m., elle en comporte 50 autres, d'une longueur collective de 24.066 m. L'exécution de cet immense travail a coûté 225 millions de francs.
La section du tunnel proprement dit, de Gœschenen à Airolo, a été ouverte à l'exploitation le 1"^ janvier 1882. Cinq mois après, le 1" juin, le service fonctionnait d'un bout à l'autre de la ligne, soit sur 282 kil. En 1897, un embranchement de 21 kil. (Goldanzug) a été mis en exploitation.
Les résultats comparatifs de l'exploitation dans la première année (1883) et la dernière, sont les suivants :
Exercices
Sor.-Me *ie
(par 1000)
Noiiibr».*
de
Tonnes
(par 1000)
(En lÛUO fr.)
Coeffldeni d'exploitation
KtUtlK
Dépenses
Produit net
i.avj
Dilf ...
La ligue du Gothard met en communication directe une grande partie de l'Europe occidentale avec l'Italie, l'Adriatique et la Méditerranée. Des combinaisons de tarifs attirent sur cette voie une partie du transit anglais, qui a Tilbury-Dock (27 kil. de Londres) pour point de départ ou d'arrivée.
GOTHEXBOLRG (on en suédois Gôteborg), ville de Suède de 115.000 hab., à 370 kil. S.-O. de Stockholm, bien située entre Copenhague et Christiania. Centre assez important de voies de fer. Possède des filatures de lin et de coton, exporte surtout du beurre (259.000 qx en 1897), des allumettes (217.000 qx), du papier, de la pulpe de bois, du carton, des articles en bois travaillé, des céréales, des métanx ouvrés (quelque 90.000 T. d'acier et de fer), des minerais de plomb, de fer et de zinc, etc. Les import, portent principalement sur le charbon (465.000 T.), le café {8.2(fô T.), les couleurs et produits chimiques»