GOUDRON
les machines et accessoires (7.300.000 fr.), les métaux, le pétrole (14.000 T.), les vins et spiritueux, les tissus (46.000 qx de cotonnades et 30.100 d'étolïes de laine). En 1897, il est entré dans le port 2.8ij3 navires jaugeant 1.069.434 t., dont 2.145 vapeurs jaugeant 976.133 t. : i .908 et 68o.o64 1. sous pavillon britannique.
GOTHENBOURG (Système de). V. Cab.\ret.
GOUD.IUAT, GoujER.\T OU GouzERAT. Territoire de l'Inde occidentale, situé entre 20' et 24° 4a' lat. N., 66" 30' et 72» long. E. de Paris. 11 est borné à l'O. par la mer d'Oman, au N. par le Radjpoutana, à l'E. par le Malva et le Khandecli, au S. par le Konkan. Sup. : 138.770kil. carrés, dont 21.30!) pour le royaume de Gaïkovar ou de Baroda (2.41o.396 hab. en 1891) et .'53.248 kil. carrés pour la presqu'île de Kattivar (2.572.404 hab.) Le point culminant dans la presqu'île est de 850 m. Il y a des plaines au N. du Goudjrat continental; au S. le pays est montagneux. Grandes forêts dans la presqu'île de Kattivar. Villes principales : Ahmadabad (148.412 hab. en 1891), Baroda (110.420), Surate (109.229).
Climat très cliaud au N. (maximum, 49" à l'ombre}; la mousson du S.-O., de juillet à octobre, le rend plus supportable dans le S. La presqu'île de Kattivar est malsaine.
Le Goudjrat est une des régions les plus fertiles de l'Inde. On y cultive surtout le coton, puis le riz, le blé, l'orge. Importante fabrication de tissus communs et d'indiennes imprimées. Mouvement commercial considérable. Les export, se font surtout en coton et en riz par les ports de Surate, Bharotch et Cambaye. Le territoire est traversé par le chemin de fer de Bombay au Sindh.
GOUDRON. (Syn.: Lat.: Pz'a;.— Angl.: Pitch^tar. AUem. et Holland.: Tlieer. — Russe: Degot, smola shitkaja. — Suéd. : Tjara. — Espagn. : Alqxiitrcm. — Arabe : Kitraw. — Ital. : Catrame.)
Le goudron est un des produits pyrogénés obtenus par la distillation des bois, surtout des bois résineux (goudron végétal ou goudron proprement dit) ou par la distillation de la houille (goudron minéral ou Coal-tar des Anglais).
Les goudrons concentrés à l'aide d'une ébullition plus ou moins prolongée à l'air libre donnent ce qu'on appelle dans le commerce le brut cjras.
I. Goudron de bois ou Goudron proprement dit, ou encore Goudron végétal. — C'est un liquide, brun noirâtre, partiellement soluble dans l'eau, soluble dans l'alcool, dans l'éther et les essences ; il est d'un brun rouge lorsqu'il est vu en couches minces par transparence; son odeur est franche, il rend acide l'eau dans laquelle il a bouilli. Ces caractères permettent de le distinguer du goudron de houille, qui, lorsqu'il est vu par transparence, est verdàtre, dont l'odeur est désagréable, et qui, bouilli dans l'eau, rend celle-ci à peine acide.
Le goudron lai.sse surnager, de même que la pois (qui est le produit d'une simple exsudation), un liquide noirâtre que l'on recueille quelquefois à part et qu'on désigne sous le nom d'huile de (joudron. Les goudrons de bonne qualité viennent du Nord, c'est-à-dire de l'Angleterre et de l'Ecosse, de la Suède, de la Norvège, de la Russie, du Canada et des États septentrionaux d'Amérique. Celui que l'on obtient, comme produitsecondaire, dansles fabriques d'acide pyroligneux, avec des bois non résineux, est de qualité inférieure, en partie soluble dans l'eau.
mélangé de cliarbon et d'un grand excès d'acide. Il peut néanmoins servir, par une nouvelle distillation, à préparer la créosote ; mais ses applications directes sont très restreintes, à moins qu'on ne l'emploie comme combnstil)le, soit seul, soit pour rendre plus inflammables les autres combustibles, tels que le coke, la tourbe, etc.
Le goudron végétal est employé dans la marine pour préserver de l'action destructive de l'eau et rendre, autant que possible, imperméable la coque des navires, chaloupes, canots et autres embarcations. On on goudronne les mâts, voiles, cordages, etc. On s'en sert pour la conservation des bois. On en enduit intérieurement les fûts à bière. La médecine l'emploie comme antiseptique dans certaines affections, notamment pour des inhalations dans les maladies de poitrine.
En laissant évaporer à l'air libre le goudron végétal, principalement le goudron de pin ou de sapin, on obtient une masse de consistance pâteuse qui prend le nom de hrai gras végétal. On le fait entrer dans la composition de divers mastics propres aux constructions hydrauliques, au revêtement intérieur des citernes, au dallage des caves, etc.
Le goudron végétal est taxé à l'entrée en France comme Huiles et sucs végétaux.
Commerce. — Le goudron végétal donne lieu à un commerce d'import. et d'expert, qui est mis en évidence par les cliiffres suivants, moyennes annuelles du C. G., pendant la période 1892 à 18% inclus :
Importations 3.107.308 kilog.
exportations 9o4.Co4 —
Le prix E. V. D. par 100 kilog. a été, en 1890: à l'import. 13 fr., à l'export. 9 fr.
Les chiffres relatifs à l'année 1897 (C. S.) sont : Import., 2.904.323 kilog.; export., 487.393. ■- Pour 1898 (C. S.) : import., 1.963.740 kilog.; export., 372.940.
Droit d'entrée en France. — Le tarif du 11 janvier 1892 frappe le goudron végétal d'un droit d'entrée par 100 kilog., poids brut, de 4 fr. (ï. G.) et de 3 fr. (T. M.).
Goudron minéral ou Goudron de houille (Coaltar). — C'est un liquide noir, d'une odeur très forte, qui constitue l'un des sous-produits les plus importants de la fabrication du gaz d'éclairage. (Voy. ce mot.)
Il ne faut pas confondre le goudron minéral avec le maltlie ou pissasphalte, dont il a été question à l'article Bitume et avec lequel il présente une grande analogie d'aspect, de composition et de propriétés. Les goudrons de houille sont fournis non seulement par les usines à gaz d'éclairage, mais encore par les fours à coke métallurgique. Leur composition, toujours très complexe, varie avec la nature des houilles d'où ils proviennent et la température à laquelle ces bouilles ont été soumises.
La première opération à faire subir au goudron est de le débarrasser do l'eau ammoniacale avec laquelle il est intimement mélangé : on le chauffe pour cela à 80 ou 90".
Le goudron, désliydraté et soumis ensuite à la distillation fractionnée, donne des essences légères àistillant de 50 à 150', d'une densité de 25 à 26°; puis des Imites moyennes distillant de 150 à 200°, d'une densité de 14 à 16"; enfin des huiles lourdes (appelées quelquefois, mais improprement, créosote) distillant au delà de 200".
Suivant la température jusqu'à laquelle on pousse l'opération, on obtient comme résidu du hrai gras ou du brai sec. Dans le premier cas, le goudron doit perdre 30 à 40 % de son poids, dans le second