GUYANE FRANÇAISE
bouleau. Substance employée comme isolant ponr l'électricité. G. D.
GUY.\>E FR.WÇ.USE. Golooie bornée au N. par l'océan Atlantique, à l'O. par la Guyane hollandaise, au S. et à l'E. par le Brésil ; de ce côté, la frontière n'est pas délimitée. La partie colonisée n'a que 13.000 kil. c. environ, tandis que la superficie de l'ensemble du territoire, jusqu'au Rio Branco^ peut être évaluée à plus de 18.000 lieues carrées. Les côtes ont un développement de 500 kil. La pop. est de 23.000 hab. environ, sans compter les fonctionnaires, les troupes, quelques tribus indigènes et la population pénale ; l'effectif moyen des condamnés est de 4.000, celui des libérés de 1.500. Les principaux centres sont : Cayenne, chef-lieu de la colonie (10.000 hab.), Mana (1.500 hab.), Kourou ;i.400 hab.), Sùi/mmar)/ (1.300 hab.).
A côté du gouverneur est placé un conseil prive et un conseil général de 16 membres élu par le suffrage universel. La colonie nomme un député. Il y a des tribunaux à Cayenne. Le budget local annuel est d'environ 3 millions de fr. en recettes et d'une somme égale en dépenses.
Toutes les productions des Tropiques se trouvent à la Guyane; mais la culture est encore insignifiante : le sol défriché ne produit que quelques bananiers, du manioc, des patates, des ignames et uq. peu de maïs. De riches mines d'or sont en exploitation dans les régions de l'Awa (frontière de 1» Guyane hollandaise) et du Carsewène (territdSre contesté) : export, annuelle, 2.660 kilog. Bien que les pâturages des savanes soient très favorables à l'élevage des bestiaux, le nombre des bêtes à cornes est insuffisant pour la consommation locale. L'industrie se borne à l'exploitation des terrains d'alluvion et des quartz aurifères, à quelques briqueteries, rocoueries, fabriques de tafia et exploitations forestières.
Commerce. — Le commerce total de la colonie, qui était de 5.333.000 fr. en 1836, de 4.500.000 fr. en 1846,.s'est éleré en 1836, presque au lendemain des premières découvertes aurifères, à 8 millions. .\ partir ce cette époque, et au fur et à mesure que la production aurifère prend de l'extension, le commerce général augmente : il a été en 1881 de- 10.023.396 fr.; de 15.829.837 en 1891; et, en 1898. de 17.381.900 fr. En 1894, l'année du Carsewène, il a été de 26 millions et demi.
Cayenne est le centre de toutes les transactions commerciales de la colonie. Les import, ont été de 10.253.000 fr. en 1892, de 4.537.000 fr. pendant le premier semestre de 1898, dont 3.033.000 fr. venant de France, et 164.000 fr. des colonies françaises. Les esport. ont atteint 2.779.000 fr., dont 2.729.000 fr. en or, 17.000 fr. en peans de bœufs, 13.000 fren essence de bois de rose et 9.000 en cacao.
Navigation.— Les entrées, dans les ports de la colonie, ont été, pendant le premier semestre de 1898, de 100 nar, jaugeant 17.374 t., dont 11 venant de France (4.000t.) et 17 des colonies françaises (3.700 t.). Le port de Cayenn& ne peut recevoir que des nav. de 500 t. et d'un tirant d'eaa de 4 m. 23; les paquebots de la Compagnie Transatlairtiqae y touchent une fois par mois. Un vapeur dessert régnlièrement les principales localités de la côte et du Msroni.
Voies de communication. — Les routes sont ran». Il n'y a, dans l'intérieur, que 180 kil. de chemins. Un câble sous-marin relie la Guyane à la France et ans Antilles. Une ligne télégraphique met en communication Cayenne et Saint-Laureut-du-Maroni.
Monnaies et Crédit. — On se sert des monnaies françaises d'or et d'argent et d'un sou marqué ayant cours légal ponr Ofr. 10. La Banque de la Guyane, an capital de 600.000 fr., émet des billets payables à vue et au porteur et des billets à ordre; elle escompte les billets »-