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HALIFAX

fertile dans l'O., escarpé et rocailleux dans l'E. Belles forêts. On y pêche les perles; on y fait le commerce dn sel; il y aurait des gisements d'or.

Le climat de cette île est préférable à celui du Tonkin, grâce à ce double fait qu'elle est entourée d'eau et placée sur la route des grands vents des moussons. La santé des Européens qui habitent Hoï-How est en général excellente.

llAÏ-l'liO-\c;. Principal port du Tonkin, à 20 milles de la mer. 18.000 hab., dont 600 Européens, o.OOO Chinois, 9.000 Annamites. Résidence et municipalité. Conseil élu de 12 Français, 2 Annamites, 2 Chinois. Cales de construction et réparation. Éclairage électrique. Église et mission espagnoles. Hôpitaux. Postes et Télégraphes. Trésor. Banques. Douanes. Bassin de radoub pour nav. de 400 tonneaux. Entrés «n 1897 : 602 nav. jaugeant 300.000 t. L'eau douce se paye 1 piastre la T. Tribunaux. Direction d'artillerie. La station balnéaire est Do-Son. Le port n'est pas abordable par tous les temps pour les grands navires; il est néanmoins le lieu de transit de toutes les marchandises allant de Hong-Kong à Lao-Kaï. Lignes régulières de paquebots avec Hong- Kong, Hanoï et Saïgon.

HAÏTI (Répubuqued'). Une des deux Républiques qui se partagent maintenant le territoire de l'île de Saint-Domingue. Jadis colonie française, elle a été proclamée indépendante en 180t, pour passer, du reste, par toute une série de guerres civiles. Haïti constitue seulement un tiers de l'île, à l'O., et cette république occidentale diffère absolument et à tous les points de vue de sa voisine de l'E.; elle devrait d'ailleurs bénéficier de sou excellente situation, avec Saint-Domingue, au centre des quatre grandes Antilles et à peu de distance des États-Unis et du Mexique. Son territoire se caractérise par une réunion de plaines et de montagnes, celles-ci atteignent même des altitudes considérables; il est encore plus riche que Cuba en espèces végétales, et ses immenses forêts non déboisées de l'intérieur possèdent une masse prodigieuse de bois précieux.

La population n'est qu'évaluée, mais une estimation assez vraisemblable en porte le nombre à 960.000 (en 1887) : les 9/10 sont des nègres, le reste des mulâtres ; le langage officiel est le français, bien -qu'on parle surtout le « créole ». Le gouvernement est basé sur la Constitution de 1867 ; le pouvoir législatif est confié à une assemblée nationale divisée en deux Chambres: celle des représentants, nommée pour 3 ans par tous les citoyens mules ayant une profession, puis le Sénat, nommé par tous les représentants pour 6 ans, sur deux listes présentées par le pouvoir exécutif et les collèges électoraux. Le pouvoir exécutif est confié au président de la république, qui est en droit nommé par le peuple, mais en fait souvent par les Chambres, ou l'armée, sans même que son prédécesseur ait accompli sa période de 7 ans. Il y a quatre ministères. Le pays se divise en 5 départements, 24 arrondissements, 75 communes. L'armée comprend nominalement 6.828 hommes avec prédominance de généraux; la marine de guerre se compose de 6 petits croiseurs de troisième classe.

On peut dire que les finances sont en désarroi: les recettes proviennent presque exclusivement des douanes: les droits se payent en or américain sur les export, et en « gourdes » (ii fr.) sur les import. ; pour l'année 1895 ces droits ont été de 4.108.000

dollars en or (à iJ fr. 15 le D.) pour les import, et de 3.442.000 pour les export. Les dépenses ont été de 8.043.000 D. en 1894-9;; et de 8.98o.000 (évaluations) eu 1896-97. Au 30 avril 1897, la dette extérieure atteignait 13.476. 113 D. et la dette intérieure 4.437.103 D. d'or et 10.812.7.Ï4 D. papier.

Comme en tout, les progrès en agriculture ont été bien faibles, d'autant qu'une partie des habitants de couleur ont longtemps lutté contre la formation de la petite propriété; enfin, depuis 1883, une loi a autorisé la distribution des terres du domaine public à tout citoyen s'engageant à les cultiver pour la production d'une denrée d'export. Malgré tout la petite propriété est encore une exception, on trouve seulement des fermes ou métairies sur les grandes plantations. On ne cultive plus guère la canne; on se livre à la culture du café, qui n'atteint pourtant pas la prospérité de l'époque française. Le coton a été abandonné au profit du cacao et du tabac. Les étrangers ne peuvent, du reste, venir fonder des exploitations, sauf sous la forme de Sociétés autorisées à acquérir des terres.

Les voies de communication sont dans un état déplorable, les chemins de fer manquent absolument, les villes ne sont guère que des amas de huttes.

Le pays fait partie de l'Union postale et possède 31 bureaux de poste.

Les import, en 1897 ont été de G. 363. 798 dollars et les export, de 12.;549.8i8 : dans ces dernières la part des Etats- Unis était de 4.379.000, celle de la France de 013.000, pnis .•i29.00O pour l'Allemagne et 309.000 pour l'Angleterre. On a exporté surtout du café (73.057.000 livres), dn cacao (2.120.000), du campéche (112.75G.000). Le tarif des douanes est régi par la loi de 1858, modifiée en 1869 et en 1871 (V. Annales du Com. extér. : Législation, 1891 et 1892) ; il comporte des droits d'export. sur certains articles. En vertu du traité de 1838 la France jouit du traitement de la nation la plus favorisée. Le cabotage est réservé; les navires payent nn droit de chargement et un droit de relève, puis des droits de pilotage. Il n'y a pas de législation spéciale pour les voyageurs de commerce.

Le système monétaire est basé sur le nôtre, avec pièces de bronze et d'argent, la monnaie de base étant la gourde de 5 fp. ; les comptes s'établissent en gourdes valant 5 fr. 333. La mesure de longueur est l'aune de 1 m. 188 et le quintal vaut 48 kilog. 95, bien qu'on emploie couramment la livre de 500 gr. D.4NIEL Bellet.

IIALAGE (Chemin de). C'est un chemin de 7 m. 79 que les propriétaires sont obligés de laisser libre, sur la rive des cours d'eau qui a le plus de profoi deur, pour le passage des chevaux qui traînent bateaux, sans que le terrain cesse de leur app; tenir. On ne peut ni bâtir, ni planter, ni tenir cli ture plus près que 9 m. 75, sous peine de confiscatio de réparation et d'une amende de .'iOO fr.

HALIFAX. Capitale de la province canadienne de la Nouvelle-Ecosse, située sur l'Océan Atlantique, à 2.480 milles de Liverpool, par 44° 39' 38' lat. N. et 63» 35' 10" long. 0. de Paris. Pop. 29.580 hab. en 1871, 36.100 on 1881, 38.555 en 1891.

Son port est l'un des meilleurs de l'Amérique; il est formé par une sorte de lac, le hassin de Bedford, long de 10 kil. et large de 5, qui pourrait recevoir toutes les flottes du monde. Les navires du plus fort tonnage peuvent y entrer à toute époque de l'année; il est rarement obstrué par les glaces. Il y a 3 cales de halage et une cale sèche. Des services réguliers de paquebots relient Halifax à Liverpool en hiver (par l'Allan Line et la Beaver Line, toutes les semaines) à New-York, Saint-John, Bos-

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HALLES

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ton et Saint-Pierre et Miquelou. Le mouvement du port a été, en 1890, de2.0iC navires jaugeant 1 million 189.000 t., dont 1.717 navires sous pavillon britannique, avec 1.032.000 t.

Les iinport. consistent sartout en prodaits colonlaax et mannfacturés; les export., en poissons, bois, charbon, farine, beurre, fourrures.

Chambre de commerce. Agence consulaire de France. Terminus du chemin de fer de l'Intercolonial, qui met Halifax en communication avec le reste du Canada.

IIALIOTIDES. Genre de mollusques gastéropodes qui habitent un coquillage univalve dont la forme rappelle celle de l'oreille humaine, d'où leur nom, qui signifie oreille de mer. On les rencontre dans pres«iue toutes les mers, surtout dans celles des pays chauds ; le commerce les recherche en vue de la nacre très estimée que fournissent plusieurs espèces.

HALL LIXE OF STEAMERS. (Compagnie anglaise de navigation à vapeur.) Sièges sociaux à Liverpool et à Londres. Flotte : 15 navires, de 3.314 à 4.177 t., ensemble 56.364 t. Les paquebots partent de Liverpool tous les 20 jours pour Kurrachee ou Bombay (47 liv. st. 10 sh. en 1", 30 liv. st. en 2« classe) : le trajet est d'environ 24 jours. Un service régulier est établi entre Liverpool et Marseille.

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SoMMAiRK : Halles de Paris. — l. Vexte ex gros par INTERMÉDIAIRES : Mandataires, Perceptions,Forts. Viande, Charcuterie: pays d'origine, prix. Volaille et Gibier. Poisson. Beurre. fEufs. Fromages. Fruits et légumes. — Ventes en gros spéciales : Triperie. Huitres. — II. Carreau DES Halles : Ventes par mandataires. Carreau. —

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