TO
Années
Par l'Elbe supérieure
Quant. Val.
Quant.
Val.
L'export. a été, en millions de kilog. et de marks:
Par lElbe
supérieur Ensemble
Par chemin lie fer
Miyen.
ld.'>l-55
1871-»iO
Années
Quant.
Val.
Quant. Val.
Quant. Val.
Quant.
Val.
Ces chiffres ne sont pas complets. La statistique ne s'applique qn'an port franc et ne tient compte qne de l'import. et de l'export. par mer, chemin de fer et par l'Elbe supérienre. Les entrées et sorties par terre et par l'Elbe inférieure ne sont pas données. Ce défaut est à signaler surtout pour la sortie par chemin de fer; beaucoup de marchandises ne sont pas chargées sur vagon dans le port franc, mais amenées par camions on allèges aux gares de la ville. On ne tient pas compte non plus du mouvement avec l'Elbe inférieure: jusqu'en 1885, on publiait des relevés: à cette date, on constatait l'arrivée à Hambourg de 40.445 bâtiments de 1.965.000 t. au total: mais depuis lors, vu le manque d'exactitude, on n'a plus publié de statistiques. Le mouvement a certainement augmenté'.
Le port de Hambourg comptait:
Narires Rég. tons -V vapeur Rég. tons
1860 483 liO.146 17 10.18i
Par suite des modifications mentionnées plus haut dans le mode de calcul, le tonnage semble avoir diminué de 43.013 (pour les vapeurs, 41.864 t.). Plus
1. Même en s'en tenant aux chiffres ci-dessus, on voit qu'entrées et sorties réunies donnent un total de 21.977 millions de kilog., pour une valeur de prés de 6.100 millions de marks, soit plus dé 7 milliards et demi de francs.
En présence de ce formidable chiffre de transactions, la richesse se développe rapidement et le nombre des personnes déclarant à Hambourg un revenu annuel supérieur à 50.000 marks s'accroît sans cesse. Une statistique récemment publiée donne à ce sujet d'instructives indications :
Contribuables Revenu Rendement Pourcentage
ayant plus imposé de l'impôt de la
de 50.000 marks Millions M. Millions M. foUlité
de revenu
de l'impôt
De 1885 a 1897, le rendement de l'impôt payé par cette classe de contribuables a passe de 1,9 million à 5.6 millions: il représentait en 1897 plus des 4.10 de la totalité de l'impôt sur le revenu.
remarquable encore que l'aceroissement est le rapide renouvellement de la flotte hambonrgeoise. Pendant les dix dernières années, par suite de pertes ou de ventes, elle a diminué de 379 voiliers et 203 vapeurs, c'est-à-dire d'une quantité supérieure à ce qoi formait toute la marine commerciale de Hambourg en 1850; ces navires ont étéremplacés par de nouveaux. Une des forces des armateurs de la Ville libre, c'est ce remplacement si rapide de leur matériel.
La marine marchande du port de Hambourg comptait, à la fin de l'année 1898: 599 vapeurs, 444 voiliers^ en tout 843 navires représentant 750.000 t. (contre 833 navires et 717.008 t. à la fin de l'année précédente). Le mouvement des marchandises a passé de 2.060 080 à 2.275.000 T. L'augmentation du mouvement maritime a amené une amélioration du sort desmarins. Le salaire mensuel moyen a été (en marks) r
Années Matelots Chauffeurs Déchargenrs
L'habitude se répand de plus en plus d'engager les hommes pour une année entière et non plus ponr un voyage.
Pour compléter les renseignements qui précèdent,, nous donnons ci-après les tableaux des principales provenances par mer et des principales destinations ponr l'année 1898 :
Principales Provenances
Qx métriques
Ports allemands 2.171.312
Nord de l'Enrope 4.620.489
Grande-Bretagne 26.229. 123
Pays-Bas et Belgique 1.328.361
France 876.750
Espagne et Portugal 1 .400.291
Italie et Sud de l'Europe 9.097.237
États-Unis et Canada 24.097.363
Amérique du Sud, Côte Orientale 4.768.032 — — 0(eid«Ule. 3.851.452
Afrique Xord et Onest 1 .726.252
Indes anglaises et hollandaises. 6.266.327 Principales Destinations
Qx métriques
Ports allemands
Ports russes ,
Suède
Norvège
Danemark
Grande-Bretagne 10.214.619
Pavs-Bas 669. 429
Belgique 507.990
France 448.700
Espagne 355.225
Les autres pays d'Europe entrant en ligne de compte comme recevant des marchandises partiesde Hambourg, sont le Portugal (13 millions de M.), l'Italie et Malte (II millions), l'Autriche-Hongrie (Il millions 1/2); la Turquie (8 millions).
Quant à r.\mérique, les Etats-Unis se font expédier 5.944.3œ qx m. valant 147.465.640 M. Viennent ensuite le Canada (14 millions 1/2), le Mexique (près, de 26 millions), le Brésil (68 millions), l'Argentine (37 millions), le Chili (32 millions).
Sociétés de navigation. — Jusqu'en 1871, il n'existait qu'une seule grande Compagnie de navigation, la Hambnrg Amerikanische Packetfahrt A. G., créée en 1847. Elle avait été établie surtout en vue de l'émigration vers New-York ; avec ses 4 steamers de* grande vitesse à double hélice, elle tient encore une place prédominante. En janvier 1900, elle a lancé des chantiers du «Vulcan», de Stettin, un nouveau steamer, le Deutschland, qui sera le plus grand et le pins rapide de tons les navires existants. Après
Marks
Marks
HAMBOURG
HAMBOURG
avoir étendu son activité à toute la côte orientale de l'Amérique depuis le Canada jusqu'au Venezuela, elle dessert aussi une ligne de Gènes à l'Argentine; elle a, en 1898, entrepis le service avec l'Asie Orientale, et depuis 1899 elle entretient, de concert avec le « Norddeutscher Lloyd » de Brème, une ligne postale avec la Chine et le Japon. Avec sa flotte de 76 steamers et 342.881 t., elle est à la tête de toutes les grandes Compagnies de navigation.
Le grand essor qui se fit sentir après la fondation de l'Empire dans toutes les parties du domaine économique, eut son contrecoup sur l'industrie du transport maritime à Hambourg. En 1871 furent créées la Siid Hamburg - Amerikanische Dampscbilïahrts-Gesellscliafl pour le commerce avec le Brésil et l'Argentine (en 1898, 29 steamers et 108.309 t.), et la Deutsche-DampschiRs-Rhederei ■entre Hambourg et l'Asie Orientale (entrée en liquidation en 1898); en 1872 la Deutsche Dampschiffahrts Gesells-Kosmos, entre Hambourg et la côte occidentale de l'Amérique du Centre et du Sud (en 1898, 26 navires et 90.009 t.). La première, avec 31 navires (88.293 t.) fait 102 voyages par an, la seconde, avec 13 navires (41.3G1 t.), 29 voyages; le Kosmos, 18 navires (o3.234 t.), 35 voyages^
Créée en 188;î, la Wœrman Linie (transformation d'une maison d'armements en Société par actions), entretient les communications avec l'Afrique Occidentale (en 1898, 21 navires et 38.917 1.) ; la Deutsche Australische Dampscliifîs Gesellschaft (créée en 1888; en 1898, 11 navires et 44.291 t.), avec l'Australie et l'Afrique australe ; la Deutsche Levante Linie (créée en 1889; en 1898, la navires et 32.014 1.), avec la mer Noire, l'Asie-Mineure, l'Egypte; enfin, depuis 1890, la Deutsche Ostafrika Linie, subventionnée par l'Empire (12 navires et 30.936 t.), avec
1. Un r.irpoit lie M. Helleputte, membre de la Cli.imbie des représentants de Belgique, fait au nom de la section centrale du budget des recettes et dépenses extraordinaires pour 1809, établit un très intéressant parallèle entre les trois grands ports d'Anvers, Rotterdam et Hambourg. Nous lui empruntons les chiffres qui suivent :
Voici d'abord le nombre des navires entrés dans chacun de ces ports, en 1880 et en 1897 :
Anvers 4. -175 5.246
Rotterdam 3. -1.^)0 6.212
Hambourg G. 024 11.175
Le tonnage général des navires entrés (évalué en tonneaux Moorsom) a varié comme suit pendant la même période :
Anvers , 3.063.825 6.208.215
Rotterdam 1.681.&",0 5.409.417
Hambourg 2.766.806 6.708.070
Si l'on considère maintenant la quantité des marchandises détiarquées (en tonnes de 1.000 kilog.), on a les chifl're's suivants • 1880 1885 1897
An%-ers 2. .''.04.725 2..5.32.075 4.694.170
Rotterdam.. 2.2CO.00O 2.679.741 8.484 789
Hambourg.. 2.496.950 3.163.G43 8.066.661
l'Afrique Orientale jusqu'à Delagoa-Bay et Natal, et entre l'Afrique et l'Inde orientale.
Etablissements financiers. — En 1619, fut fondée la Banque de Hambourg, qui rendit de grands services au commerce avec son système monétaire, basé sur le dépôt de lingots d'argent, à raison de 27 M. 1/2 banco (1 M. d'argent fin), et avec l'introduction des virements de compte {giro). Le M. banco était une monnaie de compte ; on n'en frappait pas. Les pièces étaient frappées en M. courant (2 M . banco = 2 M. 1/2). Lorsque en 1874 un .système uniforme fondé sur l'étalon d'or eut été introduit en Allemagne, la Banque de Hambourg, avec ses institutions en partie surannées, perdit son importance; elle liquida en 1873, et la Reichsbank prit pour sa succursale l'ancien hôtel de la Banque de Hambourg. Le mouvement d'affaires de cette succursale a été de 6.733 millions M. en 1876, 8.383 en 1880, 12.603 en 1890, 13.832 en 1896, 13.228 en 1898.
Les grands établissements particuliers sont: la Norddeutsche Bank, la Vereinsbank, la Commerz und Discontobank, la succursale de la Deutsche Bank et celle de la Dresdener Bank. Ces banques ont entre elles un Clearing, par l'intermédiaire de la succursale de la Reichsbank. D'ailleurs, l'usage des payements par le moyen de transferts était de longue date employé à Hambourg.
Industrie. — Le développement de l'industrie a été pendant longtemps entravé par l'existence de Hambourg comme port-franc, ce qui empêchait le libre débouché vers l'intérieur; on était entouré de douanes. Les établissements industriels furent installés dans le voisinage, du côté d'Altona (Ottensen), Wandsbeck, Harbourg, ce qui contribua à l'essor de ces villes. Avec l'incorporation de Hambourg dans le ZoUverein, on remarque un développement industriel considérable.
La Ciiambre de commerce de Hambourg a fait dresser le tableau de la situation de l'industrie dans son arrondissement pendant la période s'étendant du 1" octobre 1897 au 30 septembre 1898. Les indications qu'elle publie ont été mises à sa disposition par les industriels intéressés. De cette enquête il résulte qu'à côté du mouvement commercial faisant de Hambourg le premier port du continent européen, il se développe graduellement dans la ville hanséatique et dans ses environs immédiats une industrie qui semble appelée à une réelle prospérité, qui dès à présent occupe plus de 40.000 ouvriers.
Pour mieux faire saisir les conditions actuelles du travail industriel à Hambourg, la Chambre a dressé un tableau étai)li d'après le formulaire de la statistique d'Empire et arrivant aux constatations suivantes :
Groupes de la statistique d'Empire relative aux diverses industries
Terres et minerais
Industrie métallurgique
Constructions de machines, outils, instruments, appareils
Industrie des produits chimiques
Huiles, combustible, éclairage
Industrie textile
Papier, cuir, caoutchouc
Bois et autres matières à tailler
Denrées alimentaires et de consommation
Vêtements et dégraissage d'étoffes
Industries polygraphiques
Exploitations artistiques
Totaux
Nombre des fabriques
Nombre des ouvriers
GUTSCHOW,
Secrétaire de la Chambre de Commerce de Hambourg.
HAXAU