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HULL

HYDROGENE

En réalité, il n'y a là qne de l'eau de mer, incluse dans l'intérieur de la coquille et contenant par conséquent quelques matières extractives dues aux échanges nutritifs du mollusque. Payen y a trouvé près de 6 • '.„ de matières azotées diverses, chiflre sans doute exagéré. On ne peut nier cependant que cette eau, que certains amateurs boivent avec plaisir, ne soit éminemment apéritive.

Les moules, en raison de leur bas prix, sont d'un usage plus fréquent et plus étendu que les huîtres; cependant elles sont d'une digestion plus difficile, et doivent se manger de préférence cuites et même très cuites, tandis que les huîtres sont consommées plutôt crues. Mais la cuisson n'empêche pas que les moules doivent être mises au feu vivantes; on les mange surtout en hiver, comme les huîtres et pour les mêmes raisons.

Les escargots sont, quoi qu'on en ait dit, très inférieurs aux précédents, et ne plaisent en réalité que par le goût relevé des sauces et des condiments qu'on y ajoute. L'escargot seul présente à peu près le goût et la consistance d'un vieux caoutchouc; sa digestibilité est faible, comparativement à celle de l'huître, plus de 30 % restant indigérés. Cependant, malgré ses inconvénients, l'escargot a des amateurs passionnés. On préfère d'ordinaire l'escargot de vigne et récolté au printemps, avant que l'animal se soit gorgé d'herbes: l'escargot d'automne est d'ailleurs aussi mangé volontiers après qu'on l'a fait jeûner quelques jours. Les petits escargots ont souvent meilleur goût et siint plus digestes que les très gros. Quant à Vhélicine, matière à laquelle on attribuait jadis des propriétés curatives contre les affections de poitrine (sirop, pâte d'escargots), son existence est des plus problématiques, et serait-elle démontrée, qu'elle n'entraînerait pas tontes les qualités thérapeutiques dont on a fait honneur aux escargots et qui doivent être, en faible partie, attribuées à la mucine que contiennent ces animaux.

Quant aux divers autres coquillages: clovisses, vignots, palourdes, ricardes, etc., il n'y a rien de particulier à en dire ; la plupart se rapprochent des moules, au point de vue de la composition et de la digestibilité: ils sont cependant rarement toxiques et se mangent de préférence crus, comme horsd'oenvre, en raison de leurs qualités apéritives, qualités qui ne se rencontrent, au surplus, que chez les coquillages marins et qui font défaut aux coquillages d'eau douce ou terrestres, inférieurs à tous égards. D' J. L.\umoxier.

HULL. Ville maritime d'Angleterre, située à 50 kil. S.-E. d'York, sur la rive gauche de l'Humber, par o3'44'lat. N. et 0*20' long. 0. de Greenwich. Pop. : 121.000 hab. en 1871, 154.000 en 1881, 199.000en 1891, 212.000 en 1894. Les industries sont nombreuses et importantes : vastes chantiers de constructions navales, ateliers de constructions mécaniques, moulins, raffineries de sucre, brasseries, savonneries.

Le port, très bien aménagé, est le cinquième de r.\ngleterre pour le mouvement de la navigation ; il est accessible aux plus grands navires. Les entrées ont été les suivantes dans les trois dernières années :

Nav. Tonnage Nav. Tonnage Nav. Tonnage

Long cours.. 3.168 2.262.0(JO 3.233 2. 278.000 3.361 2.466.000

Cabotage.... 2.o37 489.000 2.507 497.000 2.854 630.000 Navires construits pour

l'étranger.. 90 9.7W 89 10.908 176 18.374

La flotte commerciale était, aa 31 décembre 1898, de 27i nav. jaugeant 214.000 t. Sur les 3.361 nav. entrés en 181)8, 188 venaient des États-Unis (305.000 1.), 443 de Russie (402.000 1.), 511 de la Hollande (228.000t.), 406 d'Allemagne (2.W.000 t.), 429 de Suède (261.000 t.), U4 de Norvège (203.000 t.), 136 des possessions britanniques (178.000 t.), 148 de France (74.000 t.). Hall est relié par des services réguliers de paquebots avec .Me.tandrie, Anvers, Brème, Hambourg. Dunkerque, Christiania, Bombay, New-York, et avec tons les grands ports du Royaume-Uni. Station da chemin de fer de Leeds à Withernsea.

Les import, consistent surtout en grains, chanvre, fer, bois, produits alimentaires, etc.; les esport. en charbons, cotonnades, machines, lainages.

Succursale de la Banque d'.\ngleterre, bureaux de l'E.xchange and Discount Bank, de la London and Yorkshire Bank. Agence consulaire de France.

HUNDKEDVVEIGHT. Mesure anglaise de poids que l'on désigne abréviativement par les trois lettres cict. C'est le quintal anglais, qui est contenu 20 fois dans la tonne de 1.016 kilog. et qui vaut 112 livres (avoir-du-poids ou poids de commerce) de 462 gr. 60. Le quintal anglais ou handredweight pèse donc 50 kilog. 802.

I1Y.\CI>TIIE. (Syn.: Grec: 'Tà)civ6oç. — Lat. : Hyacinthus.— Angl. et Allem. : Hyacinth. — Espagn. : Jacinto. — Ital.: Giacinto.)

L'hyacinthe est une pierre précieuse de second ordre, d'une couleur très spéciale rouge orange; il en existe deux sortes :

L'hyacinthe orientale, variété de zircon, d'nn poids spécifique de 4,4, assez dure, à double réfraction, infusible, transparente, d'un éclat vitreux, prenant un beau poli assez gras, se décolorant au feu, originaire du Pégu, de Ceylan, d'Arabie, du Brésil, de France dans le ruisseau d'Expailly-en-Velay.

L'hyacinthe occidentale, quartz hyalin safrané ou orangé, d'un poids spécifique de 2,66, dite souvent hyacinthe de Conipostelle commercialement; on donne encore le nom d'hyacinthes à divers grenats et topazes de couleur orangée.

Il existe quelques belles hyacinthes gravées : Moïse tenant les Tables de la loi, au Muséum; Cléopâtre, l'Hymen, au musée Odescalchi, etc. G.-R. S.

HYDROGÈNE. L'hydrogène est surtout utilisé, dans l'industrie, pour le gonflement des aérostats. On le prépare industriellement par voie humide ou par voie sèche, suivant deux procédés inventés par M. H. Giffard. Le premier, qui fut employé au gonflement du ballon captif des Tuileries, en 1878, repose sur la décomposition de l'eau acidulée en présence des métaux : l'acide sulfurique et la tournure de fer permettent d'obtenir le gaz à raison de 0 fr. 30 le m. cube. Le second procédé donne l'hydrogène par réduction de l'oxyde de carbone, avec décomposition subséquente de la vapeur d'eau par le fer. Depuis peu on le prépare aussi par électrolyse, comme à l'atelier d'aérostation militaire de Meudon. Le commandant Renard se sert d'un tube en tôle de 3 m. de long, sur 0 m. 30 de diamètre rempli d'une solution étendue de soude ; les deux électrodes, en fer, sont séparées par une toile d'amiante. Un courant de 365 ampères donne par heure 158 litres d'hydrogène et 79 d'oxygène. Le mètre cube de chaque gaz revient de0'fr.30à0fr.35.

Hydrogène solide. — Un savant anglais, M. Dewar, a réussi (août 1899) à solidifier l'hydrogène, en utilisant le froid extrême produit par l'évaporation de l'hydrogène liquide. La température a été ainsi abaissée à 265* an-dessous de zéro, chiffre obtenu pour

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