V. aussi Conserves alimentaires et Lard. JAPOX (Nippon
So.m.maiue: 1. Le sol. 1. Situation géographique et description physique. — 2. Climat. — 3. Mines. — 4. Agriculture. — II. L'Haiiitant. 5. Race et population. — 6. Industrie.— 7. Commerce. — 8. Voies de communication et transports; postes et télégraphes. — 9. Système monétaire ; poids et mesures. — 10. Banques. — 11. Traités de commerce, douanes et Législation. — III. L'État. 12. Constitution, Administration. — 13. Budget. L Le Sol. — 1. Situation géographique et description physique. — Le mot Japon, usité par les Européens pour désigner l'Empire insulaire qui s'étend à l'E. du Continent asiatique, est une corrup» tion du japonais Nippon, dont le sens est : Orient, Est ou Lever du Soleil; cette appellation a été introduite dans le langage géographique des peuples occidentaux par les navigateurs portugais du XVI'siècle. Pour les Européens, le mot Nippon désigne seulement l'une des îles de l'archipel japonais, Hondo, la terre principale ou centrale, tandis que pour les indigènes Nippon est le nom de l'Empire tout entier.
Le Japon comprend un nombre considérable d'îles (4.000, dit-on, dont 300 seraient inhabitées), se développant sur une étendue d'environ quatre mille kil. du N. au S. Sa superficie est de 417.000 kil. carrés, y compris Formose et les Pescadores, que la Chine a cédées au Japon par le traité de SimoQOsaki (17 avril 1895). Les 4 grandes îles formant le Japon proprement dit, ou Japon central, sont : Hondo, la plus étendue (ou Nippon), Yeso, la terre des Barbares, au N., Kiou-Siou, et Sikok, au S.; elles sont séparées de la Cliine par la mer du Japon et se prolongent vers le N. par l'archipel des Kouriles, vers le S. par celui des îles Riou-Kiou et par Formose. L'île Sakhalin, qui géographiquement se
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rattache an Japon, a été cédée par Ini à la Russie en 1875, en échange des Kouriles.
L'archipel tout entier est de formation volcanique, fi près des È/3 de sa surface sont couverts par les montagnes ; il faut citer le célèbre volcan sacré de Fuusi-Yaniu (3.800 m.), dont le sommet, visible des rues de Yokohama, a été reproduit à l'infini par les
est bitumineux, de formation géologique récente, et sujet à la combustion spontanée. Le prix moyen de ce combustible, dans les ports japonais, était en 1897 de 5 yen 12 (iyen vaut 2fr.56l contre 4 y. en 1896, soit une augmentation de ly. l/2en un an ; en prenant comme base les pris de 1888, on constate en dix ans une plus-value de 130 •/. sur le charbon.
artistes japonais, dans leurs œuvres les plus di- j Cet état de choses a été causé par l'augmentation verses. Les tremblements de terre sont fréquents et du prix de la main-d'œuvre, qui atteint, en 1897, terribles : celui de 1855 fit périr 104.000 personnes j 1 y. 40 pour ouvriers exercés, puis par le dévelopà Tokio; en 1891, une grande secousse tua 7.279 i pement de la consommation locale, qui de 857.000 T.
personnes et en blessa 17.000.
Les entes sont très découpées et fournissent de bons ports: les cours d'eau sont en général peu importants: plusieurs pourtant dépassent 300 kil. de longueur: le Sinano-Gava, dans Nippon, en atteint environ 450: il se jette dans la mer du Japon non loin du port de Niigata et peut être remonté par les vapeurs sur une longueur de 75 kil. Le lac Biva, au centre dp l'île de Nippon, mesure 60 kil. du N. au S. et 20 kil. de 10. à l'E.: il est célèbre par la beauté de ses paysages ; des vapeurs mettent en communication les pays situés sur ses bords.
2. Climat. — Les différences de climat sont très grandes entre les diverses parties de l'Empire, par suite de l'écart des latitudes, qui n'est pas moindre de 27^ (de 2i* à 51" lat. N.); ainsi, l'archipel des Kouriles, au N., est soumis à des froids rigoureux, tandis que celui de Riou-Kiou, au S., jouit d'un été perpétuel. Températures moyennes :--|- 18° à Osaka et à Nagasaki;-}- 14» à Yokohama; -(-IS" à Tokio; -f 8* 9 à Hakodadé;— 8« 3 à Sapporo.
Le Japon est soumis an régime des moussons, qui lui procurent, vers juin et juillet, six semaines de pluies torrentielles propices à la culture du riz. L'atmosphère est alors imprégnée d'hu midité chaude, et le thermomètre monte à 30» et 35° dans Hondo. Vers la fin d'août commence la saison des bourrasques et des typhons dévastateurs, à laquelle succèdent un automne sec, puis un hiver neigeux dans le N. et ro. de Hondo, court dans la région méridionale, réchauffée parleseaux tièdesduKouro-Sivo (courant noir). Les plnies sont fréquentes en toutes saisons ; le climat est débilitant et anémiant.
3. Mines. — Les richesses minérales du Japon sont encore peu exploitées, si l'on en excepte le charbon et le cuivre'.
Charbon. — Les principaux gisements sont situés dans l'île de Kion-Siou et dans Yéso, c'est-à-dire an S. et au N. du Japon : ceux des provinces centrales sont, en général, de peu d'importance. On évalue l'extraction totale annuelle à près de 6 millionsdeT., dont 30 % sont pris pour l'export. et le reste est consommé par les usines et les Compagnies de chemins de fer on de navigation: les mines de Kiou-Siou, au nombre de 437, figurent dans le chiffre ci-dessus pour les trois cinquièmes. La richesse houillère du Japon a été estimée à 550 millions de T., lesquelles seraient épuisées en une cinquantaine d'années. Le nombre total des mines de charbon était en 1895 de 1578, occupant 54.000 ouvriers. Le charbon japonais
1. Un important gisement de fer a été aécoavert dans le district ! K^ibara; il aurait l&J pieds dépaissear et enyiron 2 ou 300 yieds de lonpieur; on croit que c'est le plus important de tout le Japon. On a découvert à Hokkaldo. dans la province de Kitami des gisements annferes d'une superficie d'environ 800 hect qu on n exploite encore que dune manière très primitive : le village d Esahi. qui, il y a un au. ne comptait que 400 hab.. en a mamtenant (janvier 1900) plus de 8.000.
en 1886 est passée à plus de 2.600.000T. en 18^. Les ports d'export. du charbon les plus importants sont, dans Kiou-Siou, Modji, Wakamatsou et Karatsou, reliés aux centres houillers par des voies fluviales ou ferrées; Nagasaki, entrepôt des houillères de l'île Taka, où les navires de guerre étrangers avaient coutume de faire du charbon, a perdo de son importance sous ce rapport, depuis que le» diverses nations européennes se sont fait concéder des ports de relâche en Chine. Les charbons de Yés» s'exportent par le mouillage d'Ivanaï, au S.-O. de l'île.
I^s mines de cuivre produisent annuellement de 20.000 à 30.000 T. : l'une d'elles, celle d'Ashio, près de Nikko, occupe environ 30.000 ouvriers. Les gîtes de pétrole sont nombreux, surtout dans les provinces d'Etsigo (522 puits) et de Sinano (22 puits); l'extraction a été en 1894 de 22.500 T. Le Japon produit chaque année une vingtaine de mille T. de minerai de fer, à peu près autant de soufre, 13.000 T. de manganèse, 1.575 d'antimoine, i.oOO de plom,b^ L'extraction de l'or atteint environ ^.000 onces, celle de l'argent, 2.500.000 onces. Les carrières de granit, de marbre, de pierre calcaire, d'ardoise sont encore exploitées de façon primitive; les Japonais se servent, en effet, principalement de bois pour la construction de leurs habitations et même de leur» temples ; la pierre n'était guère employée autrefois que pour les forteresses fsiroj; elle trouve aujourd'hui un débouché pour l'édification des ponts, viaducs et murs de soutènement des chemins de fer. Les sources thermales sont nombreuses ; quelquesunes assez fréquentés.
4. Agriculture. — L'agriculture est en grantf honneur au Japon, dont la majorité de la population vit dans les campagnes et tire ses principales ressources de l'exploitation du sol, qui lui fournit le riz, indispensable à sa consommation, le thé, élément important de son export., le mûrier nécessaire à l'élevage des vers à soie. La valeur totale des produits annuels de l'agriculture est estimée à environ 700 millions de yen, somme dans laquelle le riz figure pour la moitié ; puis viennent la soie, pour plus de 80 millions de yen, l'orge, le blé, le millet, ensemble pour prèsde70millions, les patates douces et pommes de terre pour 50 millions, le coton pour 20, les pois et haricots pour 18, l'indigo pour 17, le tabac pour 13, le thé pour 8 millions, puis le chanvre, le sucre, le colza, la gomme-laque, etc.
Riz. — C'est la base de l'alimentation du Japonais, comme de tous les peuples de l'Extrême-Orient ; de plus, il sert à la fabrication du saké, eau-de-vie de riz, dont la consommation est importante; on le cultive dans toutes les régions arrosables, sur une étendue évaluée à 2.800.000 hectares. La récolte,, en. 1898, s'est élevée à 47.400.000 kokn (1 koku = 180 litres 39) contre 33.000.000 k. en 1897; la moyenne
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des années ordinaires est de 38.500.000 kokn. A peu près suffisante pour la consommation dans les années courantes, la récolte de riz, dans les mauvaises années, a besoin d'être complétée par des import. Ainsi, par suite de l'insuffisance de la récolte 1897- 1898, les import, de riz ont dépassé, en 1898, 700.000 T., dont la moitié a été fournie par la Cochinchine, 20 % par l'Inde anglaise, 8 »/» par le Siam et le surplus par la Chine et la Corée. Au contraire, la récolte 1898-1899, exceptionnellement belle, a dû laisser un léger excédent pour l'exportation.
Prix du riz en janvier 1897... yen 10,17 par kok\i
— juillet 1897... » 12,09 —
— janvier 189S. . . » 13,81 —
— juillet 1898. . » 16.50 —
— janvier 1899... » 9,80 —
Le riz donne deux moissons dans le S. de Sikok ; dans d'autres régions, quand il a été coupé, en novembre, on retourne le sol des rizières, on en exhausse une partie avec de la terre prise dans le reste, et on y sème de l'orge ou des plantes maraîchères. La fumure se fait au moyen d'herbes vertes, de chaux et d'engrais de poisson. La propriété est très morcelée, et les grandes exploitations agricoles sont rares.
Cultures diverses. — Le thé est cultivé dans presque toute la contrée, surtout dans les régions de basses collines; le meilleur vient des environs de Kioto ; 300.000 hectares sont plantés en mûriers; le tabac prospère dans la plupart des provinces. Tous les fruits d'Europe poussent au Japon, mais ils sont de qualité inférieure; dans la région chaude, on récolte des raisins en treille, des citrons, oranges, cannes à sucre. Les jardins renferment les fleurs les plus riches et les plus variées.
/"oréfs. — Ellesnecouvrent pas moins del.700.000 hectares (certains voyageurs indicjuent des chiffres beaucoup plus considérables) ; l'État en possède à peu près la moitié. Un service forestier a été organisé, et un collège d'enseignement agricole et forestier, établi dans un faubourg de Tokio, forme des agents pour la conservation des forêts de l'État. Les principales espèces d'Europe poussent au Japon (chêne, hêtre, orme, etc.,); on y trouve, en outre, l'ourouchi, qui fournit le vernis au moyen duquel sont fabriquées les célèbres laques japonaises, et de nombreuses essences résineuses, le camphrier, le bois de fer, le mûrier, et surtout le bambou, qui sert aux usages les plus variés : charpentes, pièces d'échafaudage, carcasses de murs, échelles, conduites d'eau, robinets, corps de pompes, tuiles, stores, etc.
Animaux domestiques. — Le bétail est peu abondant et chétif, par suite de la mauvaise qualité des pâturages; le nombre des chevaux de race indigène, mongole ou coréenne, est évalué à 1 million 200.000 ; ils sont utilisés surtout pour la selle et le bât, peu pour le trait. Le ver à soie donne lieu à un élevage important.
Faune. — La faune sauvage est rare, mais les poissons foisonnent, particulièrement dans les eaux de Yéso, où le saumon surtout est commun. Le produit total des pêcheries est estimé à 70 millions de francs; c'est grâce à cette ressource que peut vivre, avec une superficie de terres cultivables restreinte, une population aussi dense que l'est celle du Japon.
IL L'Habitant: o. Race et Population. — On ne s'accorde pas sur l'origine delà race japonaise, dans laquelle on distingue d'ailleurs plusieurs types bien tranchés : le type de la classe aristocratique, à la
taille petite, aux membres grêles, se rencontre surtout au Midi; le type plébéien, plus robuste, se rapproche davantage du type mongol; enfin une race toute différente de la race japonaise proprement dite, de stature plus élevée et d'aspect encore sauvage, les Aïnos, habite l'île de Yéso et les Kouriles, an nombre de 20 à 25.000.
Le Japonais a l'esprit vif et fin ; il est doux et gai, bien que peu démonstratif; intelligent, il a surtout un grand talent d'assimilation, et tout en conservant sa personnalité, il sait s'approprier ce qui, dans la civilisation européenne, lui paraît avantageux.
L'instruction est obligatoire, au moins en théorie; en fait, 80 Vo seulement des garçons et 20 Vo des filles fréquentent les écoles.
Le négociant japonais est habile, minutieux, et sait se prévaloir du moindre défaut de conformité dans la marchandise pour la refuser ou pour réclamer un rabais.
Chiffre de la population (sans Formose) :
Accroissement moyen de 1 à 1 1/4 V..
La densité de la population est de 112 hab. par kil. carré, sans Formose ni les Pescadores, de 110, si l'on comprend ces deux possessions (en France, la densité de la population est de 72 seulement). Dans certaines provinces de Hondo, la population rurale atteint 277 hab. au kil. carré; dans une province de Sikok, la densité s'élève à 391 hab. par kil. carré.
Le nombre des Japonais résidant à l'étranger était en 1897 de 60.000 environ, dont 27.000 à Hawaï et 11.000 en Corée. Près de 2.500 étudiants japonais fréquentent les écoles des États-Unis (2.178), d'Allemagne (129), de France (10) et d'autres pays européens. Par contre, 10.531 étrangers résidaient au Japon, dont 5.200 Chinois, 2.118 Anglais, 1.076 Américains, 523 Allemands et 490 Français.
Pour 1.000 habitants, on a compté:
Naissances 29,30 29,70 30,10 30,50 30,70
Décès
Mariages 8,66 8,64 8,65 11,75 8,45
Divorces 2,82 2,64 2,62 2,71 2,87
La rapidité de l'accroissement de la population est remarquable dans certaines villes; en dix ans, la population d'Osaka est passée de 360.000 à 510.000 âmes; en 1886, Kobé et Yokohama possédaient chacune environ 80.000 hab. ; en 1897, il y en avait 180.000 dans la première et 185.000 dans la seconde.
Villes principales: dans Nippon (Hondo): Tokio, autrefois appelée Yeddo, devenue, depuis la révolution de 1868, la capitale de l'Empire, 1.300.000 hab. ; Yokohama (185.000 hab.), il y a 20 ans, simple bourgade, aujourd'hui le centre du mouvement commercial du Japon, le point d'attache des grandes lignes de navigation ; Nagoya (215.000 hab.), une des cités les plus remarquables du Japon pour ses porcelaines, ses émaux et ses étoffes. Plus au S., Osaka (510.000 hab.), port de l'ancienne capitale Kioto, la seconde ville de l'Empire par sa population, la première par l'importance de son commerce avec l'intérieur, à 33 kil. de Hiogo-Kobé, port profond, grand centre d'expert, de thé ( Hiogo est la ville ancienne; Kobé, la cité moderne, propre, aux canaux bordés d'arbres). (V. Kobé.) A 42 kil. d'Osaka, Kioto,
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ancienne capitale, grande ville triste et régnlière de 300.000 bab., l'ane des plos grandes cités industrielles du Japon. Citons encore, avant de quitter Nippon: Hiroshima, en face du détroit qni sépare Kion-Sioa de Sikok (100.000 hab.); NiigaU (50.000 hab.), port sur la côte onest, difficile d'accès. 11 faut signaler, dans Kiou-Siou, yagasaki, port sûr et profond (45.000 hab.), et dans Yéso, Hakodadé, grand port de pèche.
6. Industrie. — Les industries japonaises se divisent en deux catégories distinctes : les anciennes industries, on industries nationales, qui existaient an Japon avant qu'il ne fât ouvert à la civilisation européenne, et les industries modernes, créées à l'imitation de l'étranger, dans le but de lui faire concurrence sur les marchés de l'Extrème-Grient.
Industries anciennes. — Porcelaine. C'est dans la province de Fizen que se fabrique la meilleure porcelaine: les produits de la région s'écoulent par le portd'lmari iKion-Sion) qui leur donne son nom. Une grande partie de la fabrication de Fizen est envoyée à Satsuma pour y être décorée; Xagoya possède aussi des fabriques importantes de porcelaine et quelques-unes de faïence. — La laque ( voy. ce mot» est la sève extraite d'une espèce d'arbre dont les meilleures sortes croissent an Japon. Cette sève sert à composer un vernis dont on recouvre une foule d'objets que l'on orne ensuite de dessins d'or, d'argent ou de nacre. Ce qui fait le prix des ouvrages en laque, c'est le temps et la patience qu'ils nécessitent. — L'industrie du bronze remonte au Japon à une très haute antiquité : les fondeurs indigènes possèdent des procédés remarquables dont ils ont conservé le secret. — La fabrication du papier se développe, mais ne suffit pourtant pas anx demandes locales, La quantité produite a atteint, pour l'année 1897, *6.500 T. valant environ 9 millions de yen. Le meilleur papier se fabrique avec un arbrisseau de la famille du mûrier que l'on cultive dans tout le Japon à cet effet. Le papier a, au Japon, une foule d'usages in- ! connus en Europe: on en fait des mouchoirs de j poche, des cordes pour lier de petits objets, des couvertures de parapluies, des manteaux, des bâches ; | il sert à garnir les fenêtres au lieu de vitres, etc. — ! Le tissage de la soie, qui a conservé le caractère i de petite industrie, donne annuellement plus de 100 [ millions de yen de produits. Le Gouvernement a ' fondé à Tomyoka une filature de soie modèle. — La \ Tille d'Osaka est un centre important pour la fabrica- : tion des ëientails, des parapluies, des ombrelles. |
Industries modernes*. — Tandis que les indus-
1. n Tient ie s« fonder à Tokio nne Société pour lëtnde finan- I qan».comin«Tci»lc et indostrielle de U Chine. A sa tête sont des 1 **ll*^"*«*» jomssant an Japon dnne situation considérable. Les JUjrl?"'** Sociétés financières, commerciales et indus'rielles de ' IzSr ^r>*°"' "'^''^' '■ Sociétés de géographie. Sociétés corn- j »«>»l»s. Compagnies de narigation. Chambres de commerce, etc I ^^'ons' 7;4k •^J""'^- «Assodation a divisé la Chine en \ Sf uSTdn i ^^.^'^ » Amol en longeant la cote ; dan point àlLtL "° •."" ^^' ^° Yangtsé-Kiang: de Woo^g I
àlUnkeouen «.van, le Yangtsé; de Hankéou i Chingtou-Fou i -;^^t'^°°^"'''"^= ^^ Tché-Fon à Moniden et Kiri^ ?eSSSlln .*?• °°* '**"''^'* **«'*°° »"occ«"Peradesétndes |
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fc cuaiUtion et .,,t«s. opérations commerciales et indostrieuS j^^hinots et des étrangers en Chine, poids et mesures «mo^
I tries nationales se dispersent dans un nombre infini ! de petits ateliers domestiques, les industries mo- ! dernes, notamment le filage du coton, comportent de vastes usines occupant des milliers d'ouvriers, I analogues à celles qni fonctionnent dans les grands i centres manufacturiers d'Europe. La première filaj ture de coton a été fondée à Osaka en 1882: depuis cette date, l'import. des filés est restée à peu près stationnaire, tandis que la production et l'esport. de ce produit ont pris un essor rapide. Le Japon n'importe plus que des produits fins qne l'on fabrique peu dans le pays, et exporte les qualités ordinaires.
iMtotii Uaknéà Uitoaietâm IimIm 1890 ao 277.895 1895 47 580.9i3
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ôtTricRS fib fttMIs wSùmitVkg 10.330 19 31.110 09 43.367 98
Au commencement de 1899, le nombre de broches en travail dépasse un million. Près de la moitié de la production des filés de coton sort des manufactures d'Osaka ; les autres centres principaux sont Kobé, Tokio, Nagoya, Okagama. Le fil japonais est exporté surtout en Chine, et même dans l'Inde; il tend à évincer le fil indien dn marché chinois, où l'on apprécie la couleur et le lustre du fil japonais, pins pur et pins brillant que l'autre. Malgré leur rapide extension, les filatures de coton sont loin de donner des résultats financiers qui soient satisfaisants : la moyenne des dividendes distribués passe de 2,62 V. en 1892 à 1,13 V. en 1895, 1,86V, en 1896, 1,42 V. en 1897: pour le 1" semestre 1898 cette moyenne a été de 0,59 •/, seulement. Une grande partie de ces manufactures laisse des pertes et il en est peu dont les actions dépassent le pair. Cet état de choses fâcheux est dû principalement à la surproduction, à l'insnffisance des fonds de roulement, à l'augmentation des salaires, qui en l'espace de dix ans ont presque doublé, à la concurrence d'usines récemment créées à ShanghaL Les prêts consentis par les Banques aux Sociétés cotonnières, sous les auspices dn Gouvernement, n'ont pu remédier à ces circonstances défavorables, et il faut s'attendre à ce que le développement de l'industrie dn filage de coton subisse tout an moins nn temps d'arrêt.
L'industrie de la laine est rudimentaire : on ne pratique pas dans le pays l'élevage du mouton : les matières premières employées sont importées de l'Inde, d'Allemagne, d'Australie, etc.: elles représentent la laine d'environ 300.000 montons.
La fabrication des allumettes constitue l'une des principales industries du pays: il en a été exporté en 1897 pour plus de 5 millions 1 2 de yen et, en 1898, pour près de 6 millions 1 2. Le bon marché de ce produit est extrême au Japon : on y achète, au détail, deux boites d'allumettes de 60 chacune pour orin ou 1 2 sen, soit environ 11/4 centime. La plupart des manufactures sont situées à Osaka on à Kobé, port d'export. de cette marchandise. Elles approvisionnent la Chine, les Indes anglaises et jusqu'à r.\ustralie: la production annuelle dépasse 22 millions de grosses et elle occupe 60.000 onvriers des deux sexes.
Les fabriques locales de ciment suffisent aujourd'hui, à peu près, à la consommation et font victorieusement concurrence aux usines étrangères, que la cherté des frets empêche maintenant d'importer une marchandise aussi lourde et encombrante pour
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sa valeur. Les nattes sont un élément appréciable du commerce d'export. (4 millions de yen en 1898). Signalons encore : les distilleries de saké (eau-de-vie de riz),produi.sant pour plus de cent millions de yen annuels, les fabriques à huiles, de graines, de cire végétale, les verreries, les brosseries, dont les produits (brosses à dents et à ongles) trouvent un débouché important aux États-Unis. Les brasseries de Tokio, de Sapporo, de Yokohama et d'Osaka font aujourd'hui une concurrence importante aux distilleries de saké, grevées de droits considérables. L'import. de bière étrangère est pour ainsi dire nulle, et les brasseries japonaises cherchent, en outre, à se créer des débouchés pour l'export. en Chine, dans les Straits Settlements, etc.
Les fabriques de montres de Nagoya, d'Osaka, de Tokio en produisent annuellement 360.000. La valeur des montres importées au Japon s'est élevée en 1891 à 431.600 yens, en 1892 à 483.600, en 1893 à 323.000, en 1894, pendant la guerre sino- japonaise, à 403.000, en 1893, après la signature du traité de Simonosaki, à 923.000, en 1896 à 1.897.300, en 1897 à 1.901.800 et en 1898 à 2.960.210.
Des chantiers de constructions maritimes sont établis à Osaka et à Nagasaki : ceux de cette dernière ville ont déjà achevé la construction de grands navires pour la Compagnie de navigation japonaise.
On évalue, en 1898, à 3.000 le nombre des usines employant des machines à vapeur, lesquelles représentent une force totale de 38.172 chevaux-vapeur; ces usines occupent une population ouvrière de 273.000 ûmes; les manufactures qui ne se servent pas de moteurs à vapeur sont au nombre de 4.398 et emploient 140.200 ouvriers et ouvrières.
Le capital des Sociétés industrielles (74 millions de yen versés) est considéré comme insuffisant pour en assurer la marche. Ces fonds ont été employés en grande partie pour l'installation des usines, qui dès lors ne peuvent plus fonctionner qu'au moyen d'emprunts onéreux ; dans un grand nombre de Compagnies (de tissages notamment), le chiffre d'intérêts payé dépasse le montant des profits. La nécessité de procéder à des augmentations de capital paraît donc s'imposer à l'industrie japonaise, à peine de perdre le bénéfice des efforts réalisés.
Salaires. —Les ouvriers des industries modernes sont payés à la journée; ceux des anciennes industries sont engagés pour des termes variant de 2 à 3 ans et reçoivent une somme fixe chaque année, puis une plus forte à l'expiration de leur engagement, pendant lequel ils sont nourris et vêtus par le patron. Les salaires journaliers se sont beaucoup élevés ces dernières années : de 1892 à 1898, à Osaka, ils passent pour les ouvriers charpentiers de0y.32à0y.60, pour les menuisiers de 0,43 à 1 y., pour les forgerons de 0,30 à 0,73 ^tc. (Le yen d'argent vaut 2fr. 36.) En outre, les ouvriers des grandes usines modernes sont souvent logés et nourris par la Société qui les emploie, moyennant une retenue sur leur salaire journalier; en raison de l'augmentation du prix des vivres, cette retenue (dont la quotité a peu varié) ne suffit plus d'ordinaire à couvrir les frais exposés de ce chef, d'où un nouvel accroissement de charges pour le patron. Les salaires mensuels ont passé, de 1892 à 1896, de 3fr.60 à 6 fr. 60 pour les domestiques, de 3 fr. à 3 fr. 70 pour les servantes; ils sont en 1898 de 83 fr. pour les ouvriers agricoles hommes, de 43 fr. pour les femmes.
7. Commerce. — Voici les chiffres des export, et des import, japonaises (en millions de yen) pendant la décade 1888-1898:
Années
Expoit.
Imiiort.
Années
Kxport.
Iniport.
L'augmentation est donc continue et rapide ; mais iï y a lieu de remarquer l'existence, pour ces dernières années, d'un excédent considérable des import, sur* les export., ces dernières n'ayant, en quatre ans, progressé que de 30 Vo environ, tandis que les entrées étaient plus que doublées; d'où des sorties de numéraire et de métal fâcheuses pour la situation monétaire et financière du pays. 11 faut noter, dans un sens plus favorable, si l'on considère la proportion des export, de produits bruts et de marchandises manufacturées, que les sorties de produits bruts baissaient de 117.771.632 yen en 1898 à 106.197.206en 1897, tandis que les export, de produits manufacturés s'élevaient de 43.363.443 yen à 39.463.098, soit une augmentation de 14 millions de yen pour cette intéressante catégorie. On peut ajouter que, pour l'année 1898, les principales causes de l'augmentation des import, ont été, d'une part, la perspective de la mise en vigueur du nouveau tarif douanier, qui grève lourdement de nombreux articles, et d'autre part l'insuffisance de la récolte de riz, causes essentiellement occasionnelles; au contraire, le progrès des export, était enrayé par la guerre des États-Unis avec l'Espagne, les Américains du Nord comptant parmi les principaux clients du commerce japonais.
Chiffres des export, de produits manufacturés en 1898 et 1897, comparés à ceux de 1889 :
Yen
Yen
Yen
Soieries
.Mouchoirs de soie. . . 3.555.144
Etoffes de coton.
Tapis
Allumettes
Nattes
Fils de coton. . . .
Porcelaines et poteries 1.989.545
Laques
Tresse de paille..
Parapluies
fW7.196
Total..
Chiffres des export, des principaux produits brut» j
en 1897 et 1898,
comparés à ceux de 1889
Yen
Yen
Yen
Soie
Thé
Riz
Cuivre
Charbon
Camphre
Total
Les export, de soie sont dirigées sur
les pays
suivants:
(en balles)
Etats-Unis
France
Italie et Suisse
Angleterre . . .
Total
La valeur moyenne par balle de 1 picul (60 kilog.
JAPON
JAPON
398) s'élève en 1898 à 887 yen, contre 818 l'année précédente, soit «ne plus-value de 8 1/2 °o. Les plus hauts prix atteints, de juillet à octobre 1898 ont été de 9iO à 960 y. par balle. Les produits des filatures de soie laissent beaucoup à désirer et sont inférieurs à ceux des filatures européennes et même chinoises.
Les plus gros acheteurs de t/ié du Japon sont les États-Unis, le Canada et la Chine; le thé japonais est peu estimé en Russie et sur les marchés européens.
Les principaux articles importés par le Japon sont: le riz ivoy. plus haut: Cultures) •. le coton bi-ut (en 1898, if a été introduit 148.644 T., d'une valeur de plus de 4o millions de yen, en augmentation de 16.000 T. sur l'année précédente); les tissus (le coton pour 20 millions de yen; la laine et les tissus de laine pour 13 millions. Les import, de métaux et machines ont été, en 1898, de 63.000 T. pour la fonte, de 72.000 pour les barres, de 14.000 pour les clous, de 23.000 pour les tôles et de 71.500 pour les rails : au total, en valeur, de 53 millions de francs en lï<98 contre 45 en 1897, sans compter les locomotives et wagons pour 13 millions, les machines diverses pour 24 millions.
Les États-Unis font à l'import. anglaise nne forte concurrence, comme le montre le tableau ci-dessous (en milliers de fr.) :
Importations de rails
locomotives
Citons encore: les couleurs et teintures, l'alcool, les produits chimiques, le sucre, le pétrole, le tabac, etc.
Le commerce intérieur se répartit de la façon suivante entre les divers ports (en millions de yen) :
Export. Import. Expert. Impori.
91,8 53,9 5,1 1.3 11. 0 Les « autres ports » comprennent Niigata, Simonosaki, Moji, Karatson, Konchinotsou, Izuhara, etc. Le mouvement des échanges a lieu principalement avec les nations suivantes (en millions de yen) :
Export. Iraporl. Export. Iniport.
Angleterre ..
Allemagne...
Belgique
Ktats-L'nis...
Angleterre..
Etats-Unis...
Yokohama
Hiogo et Osaka..
Nagasaki
Hakodadé
.Antres ports
Grande-Bretagne et colonies anglaises.
Etats-Unis
France 26 6
•VUemagne
Chine
Part des maisons étrangères et des maisons japo naises dans le commerce du Japon :
Jaiwnais Étrangers (Pour cent)