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DE COMMERCE

JURYS. V. EXPOSITIOXS IXDUSTRIELLES.

JUS DE CITRON. Liqueur qu'on extrait par pression dn fruit des diverses espèces de citronniers et qui est de l'acide citrique liquide.

L'acide citrique concret se présente en cristaor brisés et transparents, qui répandent une odenr decaramel quand on les chauffe.

On l'emploie à préparer des limonades et des sirops; il sert aussi dans les arts et particulièrement en teinture.

Commerce. — Les statistiques dn Commerce distinguent le jus de citron naturel on concentré et l'acide citrique cristallisé. Voici les moyennes annuelles (en kilog. et fr.),import. et esport. (C. S.), par périodes décennales, de 1861 à 189G:

Jus de citron liquide

IMPORTATIONS

EXPORTATIONS

Quant.

Val.

. 9«8.fô4

Acide Cl

trique cristallisé

Les années 1897 et 1898 donnent les chiffres suivants (en kilog.), à l'import. et à l'export. (C. S.):

Import. Eiport. Import. EijHJrt.

Jus de citron 1.537.119 58.373 1.685.706 39.71»

icHeeitriquf trislailisé^ 325 74.918 496 101.172.

Le prix E. V. D. du kilog. de jus de citron a été, pendant ces deux années, de Ofr. 60; celui de l'acide citrique cristallisé. de2 fr. 80 en 1897, de 2fr.90 en 1898, à l'import, comme à l'export.

L'Italie nous fournit la presque totalité du jns de citron importé; nous en exportons surtout en Suisse, mais de-, petites quantités.

Nous n'importons pour ainsi dire pas d'acide citrique cristallisé, et nous en exportons notamment en Elspagne (44.399 kilog.), en Australie (16.000), en Allemagne (12.500), etc.

Douanes. — Le jus de citron est exempt de droits anr deux tarifs ; l'acide citrique cristallisé paye 60 fr. T. G. 30 fr. T. M. les 100 kilog. nets.

JUS DE VL\NDE. Les jus de viande, industriellement préparés, sont analogues aux extraits de viande (voy. ce mot), quant aux proportions réciproques des éléments solides, mais ils sont en général plus dilués. Le s«CftiscorHisreceH(eea:press«s renferme 6 à 7 Vo d'albumine; Vextraclum carnisacido paratum n'en contient que 2 "/„, mais il a meilleur goût que le précédent; le Bninnengrâber présente la même proportion d'albumine soluble et est de plus stérilisé; malgré cela, toutes ces préparations ne se conservent guère et leur ingestion est loin d'être agréable. Les jns de viande d'Amériqnesont encore moins bons; ceux de Valentine et de Wyeth renferment à peine 0,5 à 1 % d'albumine soluble, et cependant ils se vendent un prix extrêmement élevé, sans aucun rapport avec la valeur nutritive de ces produits. Le murdack, la bovinine^ le Johnston's fluid beef et le Brand and C sont encore préférables, car ils renferment jusqu'à 14 Vo d'albumoses: néanmoins aucune de ces préparations n'égale la viande fraîche de bœuf maigre, et leur cherté, ainsi que leur peu de stabilité au point de vue de la conservation, doivent toujours faire préférer cette dernière. D' J. Laumoxier.

JUTE. Origine et culture.— Le Jute, ou chanvre

JUTE

JUTE

de l'Inde, également désigné dans le Bengale sous Je nom de Pat, est la moins chère des fibres végétales employées comme matières textiles : aussi remplace-t-il aujourd'hui, dans la plupart des toiles communes, le chanvre et le lin.

Il provient de deux espèces de Corchorus cultivées dans les Indes: le Corchorus olUorius et le Corchorus capsularis, de la famille des Tiliacées. Le Corchorus olUorius, utilisé comme légume en Egypte, en Arabie et en Palestine, petit et herbacé en Syrie, atteint sous le climat chaud et humide du Bengale une hauteur de 3 à 4m.: c'est celui qu'on exporte surtout en Europe pour la fabrication des toiles à sacs et des toiles d'emballage. Le Corchorus capsularis, également cultivé dans l'Inde, donne des fibres servant à faire du papier, des cordages et des toiles communes, que les populations pauvres du pays emploient comme vêtements sous le nom de chuttees.

Les plantations de jute couvrent aujourd'hui plus de 500.000 hectares, et l'estimation finale de la récolte de 1897, donnée par le Gouvernement des Indes, s'est élevée à 6.800.000 balles, dont 3.000.000 exportées en Europe et en Amérique. La balle étant de 400 livres anglaises ou de 181 kilog., la production annuelle du jute est donc en moyenne de I million :io0.000 T. Dans ce nombre 700.000 T. environ sont travaillées dans le pays même, non seulement à la main, mais encore mécaniquement dans les labriques ou mills, car il existe actuellement aux Indes de nombreux mills fabriquant diverses sortes de toiles, entre autres la toile unie et légère appelée hessian et les tissus croisés et lourds connus sous le nom de tuills.

La récolte du jute dépend : des ensemencements, qui diminuent après une famine, comme en 18'.)8, où le riz a dû remplacer en grande partie le jute; des périodes de pluie, l'eau étant nécessaire pour faire pousser la plante, et aussi pour la rouir. Les ensemencements ont lieu habituellement en mars et avril, et la récolte se fait trois mois après, en juillet, au moment où paraît la fleur.

Les tiges, qui atteignent 3 à 4 m., sont coupées, liées en bottes et enfoncées sons l'eau à l'aide de mottes de gazon. Le rouissage ne demande guère plus de 15 jours : l'écorce de l'arbuste peut alors s'enlever facilement; les fibres détachées de la tige sont mises de côté, séchées à l'air pendant quelques jours et réunies en paquets, qu'on charge le plus souvent sur des bateaux pour les conduire au bazar de Calcutta. Là, le jute est trié, assorti, mis en balles et pressé par les soins des emballeurs ; puis il est embarqué sur voiliers ou vapeurs.

On s'est préoccupé en France de cultiver le jute dans nos colonies d'Indo-Chine : les plantations faites au Tonkin n'ont pas jusqu'ici très bien réussi ; et, pour l'import. en France, l'élévation du fret rend difficile la concurrence avec le jute des Indes.

Importation.— II y a soLxante ans environ qne le jute est employé en Europe.

Dès la fin du XVIII* siècle, le docteur Roxburgh en avait signalé les qualités textiles; mais c'est seulement vers 1840 que le jute est entré dans le commerce anglais.

En France, l'industrie du jute ne s'est développée qu'à partir de 1837 : c'est à cette époque que remontent nos essais pratiques de tissage mécanique. Ces essais furent poursuivis avec succès par M.M. Jean-Baptiste, Charles et Jules Saint, puissants manufacturiers de la Somme; la maison Saint frères fait marcher aujourd'hui, groupées

autour de Flixecourt et de IJeauval, entre Abbeville et DouUens, de nombreuses usines qui alimentent près de 40.000 broches et de 2.000 métiers à tisser. D'autres filatures et tissages de jute se sont également montés dans les départements du Nord et de la Somme.

L'importation annuelle du jute en France s'est élevée en moyenne, dans la période triennale 180o-l8'J7, à 70 millions de kilog. : c'est à peu près la consommation de l'Amérique, la moitié de celle de l'Allemagne et le quart de celle de l'Angleterre.

Liverpool, Londres, et surtout Dundee, sont les principaux ports d'arrivage du Royaume-Uni : Dundee, en l<:cosse, est pour le jute le centre de fabrication le plus important de l'Europe. Les autres points d'importation sont : Houlogne, Dunkerque et le Tréport pour la France, Hambourg et Hrême pour l'.VIIemagne, Trieste et (îênes pour l'Italie.

Prix et Droits de Douane. — Le prix du jute varie suivant l'état de la récolte, qualité et quantité, suivant le fret, le cours du change et le taux de l'assurance maritime. Ce textile est acheté sur place en roupies indiennes, dont la valeur, variable avec le change, est actuellement (1899) de Ifr. 70 environ.

Pendant le premier semestre de 1898, le jnte de qualité ordinaire est revenu, en moyenne, en France, à JiO fr. les 100 kilog. : c'est un prix relativement bas, dû à l'excellente récolte de 1897.

Le jute, en tant que madère première, est exempt de droits d'entrée en France; mais les fils et les tissus de jute sont soumis à des droits qui varient suivant leur origine et leur fabrication.

Les sacs de jute neufs ou ayant servi, importés vides, supportent les mêmes droits <iue les tissus de jute qui les composent, augmentés de 10%; "ne surtaxe de 3fr. GO par 100 kilog. est ajoutée pour les sacs d'origine extraeuropéenne importés des entrepôts d'Europe. (Tarif des Douanes du 10 juin 189G.)

Quant aux sacs qui arrivent avec le sucre, le riz et les grains auxquels ils servent d'enveloppe, ils entrent en franchise en France : ce sont les gunnies, faits dans les Indes en jute commun.

Fabrication. — Le jute qu'on travaille en Europe est un filament long, souple et soyeux, de couleur et d'aspect peu uniformes : il y en a de gris, de blanchûtre, de roux, de brun clair ; le plus beau comme couleur, et généralement aussi le plus fin, a des reflets dorés ou argentés.

Les fibres du jute ne sont pas d'une grande ténacité : toutefois, avec les bonnes méthodes de fabrication actuelle, on en fait non seulement de la toile d'emballage, mais encore de la toile à sacs, d'une solidité et d'une régularité suffisantes. Il ne résiste pas bien à l'humidité, qui altère sa force; mais il prend parfaitement la teinture, et son aspect devient alors très décoratif. Certains apprêts lui donnent un brillant soyeux dont on a tiré un excellent parti dans les tentures et les tissus d'ameublement.

Le jute est travaillé dans les filatures et les tissages. Après avoir été mis en balles et fortement comprimé sous la presse hydraulique, il a pris la consistance du bois : il faut donc, avant tout, arracher les paquets de fibres, en les enlevant dans le sens même de la plante. Ces paquets sont ensuite soumis à l'action de l'ouvreuse, appareil cannelé à rainures profondes, dont les arbres parallèles s^^ soulèvent en tournant pour livrer passage au jut^^H Une fois séparés les uns des autres, les paquets son^H ensimés, c'est-à-dire humectés avec un mélange d'eau, d'huile et de savon : l'ensiniage facilite à la matière, naturellement sèche, les opérations ull rieures de la filature.

Après l'ensimage les fibres sont assouplies passant entre des cylindres à petites cannelures.

JUTE — o

l'assonplissease les bottes de flbres chargées de pieds on de racines sont passées à l'épiétense, destinée à arracher, par nn teiliage énergique à travers les dents d'nn peigne, les parties les pins dnres : les déchets, appelés épiétages, sont réservés à la fabrication des 61s les pins gros.

Les paqnetsde Hbres ainsi préparés sont conduits aux cardes briseuses et flnisseuses, qni séparent et parallélisent les fibres, tont en les débarrassant des poussières et des corps étrangers : à sa sortie des cardes, la matière testile a pris la forme de rubans épais. Ces rubans subissent alors, dans les élireuses, des étirages et des doublages successifs: ils continuent à s'étirer sur les bancs à broches, où ils reçoivent en outre un commencement de torsion et s'enroulent sur des bobines.

Ces opérations préparatoires terminées, les bobines sont portées sur les métiers, où le 01 est filé à des numéros pins ou moins gros, du n' 1 au n* 16. Les numéros des fils sont, pour une même longueur, inversement proportionnels aux poids : au n» 1 correspond un fil dont 360.000 yards anglais, ou329.0M)m., pèsent théoriquement 540 kilog.

Après la filature proprement dite vient le commettage : les fils de trame sont mis en canettes, que le tisserand placera dans sa navette : les fils de chaîne sont mis en pelotons, pour être ourdis et enroulés sur les ensouples des métiers à tisser.

La largeur des métiers à tisser varie habituellement de Om.70 à 7 m. Les petites largeurs servent aux tissus d'emballage et aux toiles à sacs; les grandes largeurs aux toiles cirées et aux toiles pour parquets et pour décors. Dans les grands métiers de 7 m. la navette a forcément un mouvement très lent; elle a 90 cm. de longueur et loge dans sa cavité une canette de 50 cm. de long.

.\ la suite du tissage la toile de jute reçoit souvent un apprêt, en passant entre les cylindres de calandres et de mangles, d'où le tissu sort à la fois lisse et soyeux.

Analyse. — Le fil de jute peut être tissé seul ou mélangé avec des fils de lin, de chanvre et de coton. Le jute n'ayant pas une grande résistance, l'emploi combiné dn lin et du chanvre donne à la toile plus de solidité.

Pour distinguer entre eux les filaments employés dans les divers tissus, on a recours au microscope et aux essais chimiques. Voici, d'après un travail présenté à l'Académie des sciences en 1868 par M. Vétillard, président de la Chambre de commerce du Mans, les caractères particuliers du jute :

Examen microscopique : cellules fibreuses à parois très minces et à surfaces lisses: bords des fibres souvent dentelés : sommets à pointes aiguës, arrondies ou irrégnlières. Coupe transversale à polygones dont le centre présente un canal très grand, arrondi, à bords lisses. Essai chimique: Traitées par une dissolution d'iode et d'acide sulfnrique, avec addition d'eau et de glycérine, les fibres de jute de- Tiennent jaunes, tandis que celles dn lin, dn chanvre et du coton deviennent bleues ou violettes.

Production. — Les produits de l'industrie dn jute sont, avant tout, la toile d'emballage et la toile à sacs, dont le bon marché rend les plus grands services an commerce et à l'agriculture. L'ensachement des céréales et des graines oléagineuses, le transport des farines, des sucres et dn sel, celui des engrais, dont la consommation s'accroît de jour en

o — JLTE

jour, nécessitent la production d'une quantité considérable de sacs.

D'autres débouchés ont été créés en France, grâce surtout à l'initiative de M.M. Saint fK-res: leur établissement de Flixeconrt, dans la Somme, fabrique depuis 1875 des tissus d'ameublement en jute, imprimés et teints; il emploie même les métiers Jacquart à la confection d'étoffes de jute et de coton aux couleurs et dessins variés; il fait aussi des tapis en jute, remarquables par la beauté de leur aspect et la modicité de leur prix.

Néanmoins, notre industrie du jute n'a qu'un débouché restreint en dehors de la France. Voici, pour une consommation de 60.fô6.600 kilog. de matière première en 1897, l'état de notre commerce extérieur relevé dans le Rapport annuel de la Commission des valeurs de Douane <en kilog.) :

PnODClTS

•nssusdejateJEngés::;

Tapis de jate

Veloars et pelacbe

Totaux

Import.

Export.

Notre export, de tissas de jute de tous genres s'est donc élevée seulement en 1897 à 5.433.500 kilog., représentant à peine 4 millions de fr., sur lesquels il y a environ 1.300.000 fr. de sacs ayant déjà servi.

Ce chiHre, très faible eu égard à celui de la consommation, se rapporte presque exclusivement à notre commerce colonial. G. Thomas.

Xons relevons les chiffres snirants dans le Tableau général da commerce de la France pour l'année 1808. Xoos ne nous occupons que du commerce spécial (en Icilog. et fr.):

IMPORT. EXPORT

Quant. Val. 1 Quant. Val.

Jate bmt, en brins, teille, 1

torda et en éloupes. . . 82.(fi6.420 32. 82Ï. ô68 | 167.866 75.5*J

Cest à peu près exclusivement par l'.Xngleterre (42 millions 220.497 kilog.) et des Indes anglaises (37.. 553. 990) que nous viennent les jutes bruts. La pres<ine totalité de notre export, de jute brut se fait à destination de la Belgique. Nous ne parlons pas des jutes peignés, qui oe donnent lieu qu'à des échanges tout à fait négligeables :

IMPORT. KXPORT.

Quant. Val. 1 Quant. Val.

Fils de iute pur I

on mélangé.... 53.086 37.160 | 2.622.îrr 2.228.98:.

Nous importons à peu près exclusivement, et par quantités presque égales. d'.Angleterre et d'Italie, les fils de jute pur on mélangé. — Nous en exportons plus des 2/:{ en .\ngleterre (1.779.000 kilog.) et presque tout le reste en Belgique (764.300).

Quant aux tissus de jute, l'année 1898 a fourni les chiffres suivants, à l'import. et à l'expert. (C. S.), en kilog. et fr. :

Qaant. Val.

Tissus de jate pnrs. . . 523.320 443.972

— mélangés — —

Sacs neufs 112.604 101.344

— ayant servi, importes vides 87.762 43.881

Tresses, passementeries, velours et peluches 7.209 6.174

Tapis de jute 249.546 399.273

Quant.

Val.

Nous n'importons pas de tissus de jute mélangés et notre export., qui se réduit à peu de chose, va pour moitié en Angleterre. Les tissus de jute pur nous viennent presque tousd'.\ngleterre (434.î»30 kilog.): l'Algérie nous en envoie cependant plus de 50.000 kilog. — C'est encore d'.Xngleterre pour plus de moitié (64.000 kilog.), et de Belgique pour 1/6 (20.300) que nous recevons les sacs de jute neufs. Nous expédions nos sacs neufs en .\lgérie pour les 3/3 (1.430.000 kilog.). la Tunisie en reçoit 126.200 kilog. et le Sénégal 153.6()0. Quant aux sacs ayant servi, importés

KAISARIEH

KAMEROUN

vides, nous en recevons de toutes provenances; nous en exportons plus des 3/4 en Algérie.

Nous ne nous arrêtons pas aux tresses, passementeries, velours et peluches pour ameublements, dont les chifïres sont insignifiants.

Les tapis de jute, enfin, nous arrivent pour les 2/3 d'Angleterre, pour 1/5 de Belgique et pour 1/10 d'Autricha. Notre export., d'ailleurs peu importante, se répartit entre la Belgique (28.300 kilog.). la Suisse (12.500), l'Angleterre (11.000), l'Algérie (9.70(J).

KACIIAX. Ville de Perse, située dans la province d'Irak, par 34" 0' 33" lat. N., à 190 kil. S. de Téhéran et 150 kil. d'Ispahan. Pop. : 30.000 hab. env. C'est une des villes les plus industrielles de la Perse. On y fabrique surtout des soieries légères et de la chaudronnerie. Les vases de cuivre de Kachan sont renommés dans tout le pays. Nombreux bazars.

KAGIIMIR ou KACIIK.HIR. V. Kash.MIR.

KAÎNÇA (ou K.\HiNC.\, C.UNÇA, Ca, etc.). Racine de Chiococca divers, arbrisseaux de la famille des Rubiacées, originaires du Brésil, de 2 à 3 m. de hauteur. Ces racines ressemblent par leur forme à celles de ripécacuanha gris, avec lesquelles on les a quelquefois confondues. Elles répandent une odeur assez forte, comparable à celle du jalap. Elles sont purgatives, diurétiques, quelquefois vomitives, et servent dans certaines préparations pharmaceutiques. G. D.

KAlXlTH. Nom donné à un engrais chimique allemand exporté en Danemark, Suède et Norvège, et particulièrement en Finlande, où cette importation augmente chaque année. Il paraît que certains produits provenant de nos salines de la Méditerranée ont la même composition chimique que la kaïnite, qui est un mélange de différents sels, notamment de sulfate de magnésie, de sulfate de potasse, de chlorure de potassium et de chlorure de sodium. On l'extrait des mines de Stassfurth (duché d'Anhalt).

La douane la range parmi les engrais chimiques, c'est-à-dire qu'elle est exempte de droits à l'import., quand elle n'entre pas en composition avec des matières taxées.

KAIROUAN. Capitale religieuse de la Tunisie, située au milieu de vastes étendues sans ombrages, peu favorisée par la nature en ce sens qu'elle n'a pas d'eaux courantes ni de fontaines. Elle est reliée maintenant par un chemin de fer à Sousse (au lieu du petit Decauville du début de la conquête). C'est un chef-lieu de contrôle qui compte 239 Français, dont 14 dans la population rurale : en 1891, il n'y en avait en tout que 68. La ville n'a guère encore que quelques industries de luxe : selles brodées, cuivres repoussés, essence de roses, et de riches bazars. Cependant d'importants travaux ont été entamés pour assurer des irrigations, et M. de la Ferronays estime que Kairouan pourra devenir un des plus importants marchés de la Tunisie, le jour où on y trouvera des capitaux. La nouvelle voie ferrée va sans doute modifier grandement la situation.

KAISARIEH. (Turquie d'Asie.)Ville delà province d'Angora, située à 236 kil. S.-E. de cette ville, par 38» 42' 32" lat. N. et 33» 2' 36" long. E. de Paris. Pop.: 71.000 hab. en 1888, dont 43.000 Musulmans, 11.600 Arméniens et 14.4(X) Grecs. Plusieurs routes de caravanes s'y croisent : aus.si le mouvement est-il actif. Export, de cotonnades, lainages, peaux, etc.

Import, de cuivre, fer, coton, drap, café, pétrole, sucre.

Station du chemin de fer d'Angora à Adana- Mersine.

KALOIJGA. Ville de la Russie d'Europe, chef-lieu du gouvernement du même nom, située sur le bord de l'Oka par 34» 30' de lat. N. et 33° 49' de long. E. de Paris. Distance de Saint-Pétersbourg 882 verstes (la verste = 1 kil. 067), et deMoscou 178 v. Populat. en 1897 : 49.728. La situation de la ville est très favorable: le fleuve navigable d'Oka; deux lignes du chemin de fer : celle de Sysran à Viazma qui relie Kalouga avec l'est et l'ouest de la Russie et celle de Moscou à Briansk qui la relie avec le nord et le sud de l'Empire; la proximité des centres industriels importants; des gisements de minerais et de coke, des forêts immenses. Le gouvernemeot de Kalouga est agricole par excellence, mais le sol est peu fertile et le système d'agriculture très rudimentaire; les céréales cultivées ne suffisent pas aux besoins de la province, qui importe annuellement plus d'un million de pouds de grains. L'agriculture étant peu lucrative, la popul. se livre à diverses industries. Le nombre des habit, qui s'en vont dans les autres provinces pour chercher da travail dépasse 160.000. Les plus importantes fabriques de Kalouga sont celles des nattes d'écorce, des toiles, des cierges et des cuirs. Le commerce d'import. s'exerce principalement sur les objets d'alimentation: les céréales, le lait, les légumes, le sel. On exporte de Kalouga le chanvre, les graines de lin, le bois, les cuirs. Kalouga sert pour les gouvernements voisins d'entrepôt de céréales, de chanvre, de fer et de bétail, qui sont ensuite expédiés vers Saint-Pétersbourg et Riga. Succursale de la Banque de Russie et des banques foncières de la Noblesse et des Paysans. Pour les mesures, poids et monnaies voy. le mot Russie. P. -A.

KAMEROUIV OU Cameroun. Colonie allemande de l'Afrique occidentale, bornée à l'O. par le golfe de Guinée, au N. par les territoires anglais du Niger, à l'E. et au S. par le Congo français ; le point le plus méridional est par 2° lat. N. Sup. : 493.000 kil. carrés. Pop. évaluée à 3.300.000 hab.: 233 Blancs, dont 181 Allemands en 1897. I^e pays comprend trois zones : 1» la région littorale, étroite et basse ; 2» une zone de 130 à 200 kil. de largeur, dont les colline'' et les vallées sont couvertes de forêts: 3" un pi; teau d'une altitude moyenne de 700 à 800 m. point culminant du massif des Kamerouns, Monj ma-Loba, a 3.960 m. L'intérieur n'est pas cou plètement exploré. Nombreux cours d'eau ; le prii^ cipal est le Mbam. Capitale, Kameroun. La pU grande ville, Ngaoudéré, a 30.000 hab.

Le gouverneur de la colonie est assisté d'an co

KAMIH)X

KAXSAS-CITY

il de trois représentants des maisons commeriiiles. Il y a quatre districts atlminislratifs (Ka-

iiroiin, Edea, Victoria et Kribi),et un seul district

iiiiciaire, dont le siège est à Kameroun. En 18iKJ-9G,

s revenus ont été de 1.106.000 marks et les dé- ,.euses de 1.383.000. Le budget de 1898-99 s'est établi par 1.742.000 fr. en dépenses et autant en recettes, dont i.OI7.:)00 fr. de subvention de l'Empire et 373.000 fr. de droits de douane ; celui de 1900 a été de 2.379.700 M. La troupe se compose de 28 Allemands et 3il indigènes.

Le climat est tropical et malsain sur les côtes : moyenne annuelle 26", en février 27% en juillet 24*. Dans l'intérieur, la température est plus supportable; à i.SiO m. d'altitude les extrêmes varient entre 7* et 30- . Chute des pluies très irrégulière : 1 m. 40 à laoundé, 4m. 13 à Kameronn.

Le minerai de fer forme la principale richesse minérale de la colonie. Les grandes forêts de l'intérieur abondent en arbres précieux : palmiers à huile, cocotiers, cotonniers, lianes à caoutchouc On cultive le palmier à huile, l'igname, l'arachide, le caféier, le cacaoyer, le tabac. Des essais de culture sont faits dans le jardin botanique de Victoria. Les principales plantations appartiennent à d'importantes Sociétés allemandes ayant leur siège social à Hambourg. Les grands animaux, surtout les tiéphants, diminuent en nombre chaque année. Il y a des hippopotames dans la région littorale, des buffles et des antilopes dans la steppe de la Sanaga. On élève des bêtes à cornes, des porcs, des chèvres.

Les seules industries sont l'exploitation des minerais de fer par les indigènes et la fabrication de l'huile de palme.

Il y a dans le Kameroun 7 maisons de commerce allemandes et 8 anglaises. Des caravanes vont jusqu'à quinze jours de marche du littoral échanger leurs marchandises contre le caoutchouc et l'ivoire des noirs. Les Sociétés de plantation peuvent, au bout de 13 ans de colonisation, payer 8 Vo de dividende, mais elles ne peuvent dépasser les environs de la côte ou de rares stations de l'intérieur: le reste du pays est infesté par des tribus qui y font des razzias d'esclaves.

Commerce extérieur. — En 1895-96, les export, ont été >;ei. 931.000 fr., dont 1.653.000 fr. en graine de palmier :.<)80T.). 1.235.000 fr. en huile (35. 365liectoI.), i.3i7.000fr.

caoutcliouc (3i0 T.). 462.000 fr. en ivoire (28.200 kilog.), i:jN.0OOfr. en bois d'ébène (801 T.). 53.000 fr. en cacao (51.300 kileg.). 30.000 fr. en noix de kola (i2.100 kilog.). Les export, de 1897 se sont chiffrées par 4.558.000 fr. : caontehoae. 1.303.000 fr.; huile de palme, 1.2(».000fr. ; graine de palmier, 1.623.000 fr. ; ivoire, 455.000.

l^s import, sont passées de 6.698.000 en 1896 à 6 millions 568.000 fr. en 1897, surtout en tissas, vins, bières e alcool, produits alimentaires, articles en fer, tabac, sel.

Savigation. — La colonie est desservie par trois lignes de paquebots : la Wœrmann de Hambourg, l'.Xfrican Steamship et la British and African Steam Navigation de Liverpool. Entrées en 1895: 81 navires jaugeant 93.000 t., dont 28 navires allemands avec 31.000 t. : en 1897, 81.000 1., dont 32.000 pour 25 navires allemands, 47.000 pour 39 anglais et 1.205 t. pour un français.

Le Kameroun est relié par un câble télégraphique à Bonny, sur la cote des territoires du Niger.

t'n nouveau tarif de douanes est entré en vigueur le I ' mars 1899 (voy. Annales du commerce extérieur, 1S99, 12* fasc. Législation comm., n* 2).

Pour les monnaies, poids et mesures, voy. .\llemagxe. A BEL Ravier.

KAMPOX ou Chou de mer. Sorte d'algue comes-

tible, qui donne lieu à un mouvement d'export. im portant à Hakodadé, port du Japon. (Voy. Hakod.\dé.)

K.\.Ml»OT. Port du Cambodge. V. Cambodge.

K.v\i>. Mesure de longueur abyssine correspondant à la coudée: se subdivise en sanjar (empan), gat (travers de main), tat (travers de doigt).

K.4NO. Grande ville du Soudan central, située dans une enceinte d'un circuit de 30 kil., par 10*39' lat. N. et 6» 21' 30* long. E. de Paris, entre le lac Tchad et le Niger, à environ 300 kil. S.-O. de Kouka et 475 kil. S.-E. de Sokoto. C'est le centre industriel et commerçant le plus important de cette région de r.\frique centrale. On dit qu'elle a une pop. fixe de 200.000 hab., à laquelle vient s'ajouter une pop. flottante de près d'un million de marchands à certaines époques.

Fabriques de vêtements, de tissus manufacturés et teints, de tuniques noires, de chaussures, préparation des cuirs. Le sarrasin s'échange contre le sel de l'Aïr.

Import, de tissus de Manchester, de vêtements arabes de Tunis et du Caire, de soieries françaises, de sucre de Marseille, de cuivre de Tripoli et du Ouadaï. Commerce de noix de gouro et de natron. Kano est en relations suivies par caravanes avec Mourzouk, Tripoli, Tombonctou, le Bornou et le Baghirmi.

KAXSAS-CITY. Fondée vers 1830, est restée nn village jusque vers 1873 : elle a aujourd'hui 194.000hab., dont 30.000 pour Kansas-City du Kansas, le reste pour Kansas-City du Missouri: car cette agglomération, sans solution de continuité, ressemble à celle de Hambourg et Altona : une rue marque la séparation des deux municipalités.

Kansas-City occupe le dixième rang parmi les villes des États-Unis pour les opérations de banque « clearings n ,• le dix-neuvième pour les produits manufacturés. Elle est située pratiquement au centre géographique des États de l'Union. Par l'intermédiaire de ses colossales maisons de gros, elle est le point de distribution des échanges avec les États de l'Ouest, du Sud et du Xord-Onest.

Il existe à Kansas-City : 98 maisons de commerce des grains, 23 •/. de tous les grains produits aux États-Unis en sont tributaires; 20 élévateurs de grains pour 4.724.000 bushels (le bushel égale 36 litres 1/2), avec une capacité quotidienne déchargement et de déchargement de L2(K5.000 bushels. Il y a 7 moulins à farine fournissant 4.000 bushels par jour. La ville donne gratuitement cinq acres (deux hectares) de terrain à quiconque construit ou exploite nn moulin de 2.000 bushels par jour.

C'est le second marché des États-Unis pour le bétail. 71 maisons sont engagées dans ce commerce. C'est également la seconde place des États-Unis pour l'industrie de la viande. Il y a 330 exploitations industrielles (factories) dont la production, en 1893, a été de 23.000.000 de dol. 373 maisons y font le commerce de distribution en gros, leur capital général s'élève à 30.000.000 de dol. C'est la plus importante place des États-Unis pour le commerce des instruments agricoles. On compte 20 banques, au capital total de 7.650.000 dol., qui avaient 16.292.324 dol. de dépôts au 1" janvier 1894, plus de 30 millions de dol. en 1899.

Avantageusement située sur le Missouri, qui est une large et importante rivière, affluent du Mississipi à Saint-Louis, cette ville a, dans un rayon de 100 milles (160 kil.), les gisements les plus consi-

KARRI

— oîJS —

KASSENVEREIN

dérables de charbon des États-Unis, très aptes à être utilisés industriellement.

KAXTAR. Mesure de poids en «sage en Turquie d'Asie, notamment à Alexandrette. II y a deux kantars : l'ancien, qui égale 25i3 kilog. ; le nouveau, 318 kilog. 8.

KAOLLN. V. Argiles, Céramique, Feldspath, Porcelaine.

KAUATCllI. Ville maritime de l'Inde anglaise, située dans la province de Sindh, à oO kil. S.-O. d'Haïderabad, par 24°ol'lat. N. et 64" 44' long. E. de Paris. Pop.: 73.560 hab. en 1881, 10o.200 en 1891. Le climat est chaud.

D'octobre au lij mai, le port peut recevoir les plus grands navires; pendant la saison de la mousson, il n'est accessible qu'aux bâtiments d'un tirant d'eau de 26 pieds. Les entrées sont annuellement de 400 navires environ de long cours jaugeant près de 120.000 1. et de 1.600 caboteurs avec 210.000 t. Escale des paquebots de la British India (ligne de Bombay à Bassorah), de la Wilson Line (de HuU à Bombay), du Lloyd Autrichien (de Trieste à Yokohama).

Karatchi occupe le cinquième rang parmi les ports de l'Inde. Le commerce extérieur par mer s'est élevé de 210.143.000 fr. en 1889-90 à 254 . 2o9 . 000 f r. en 1895-96. Import, en objets manufacturés et produits alimentaires; export, en céréales, coton, graines oléagineuses, peaux, sel, soie, surtout sur Bombay, l'Angleterre et la France.

Agence consulaire de France.

KAttl. V. Éi'iCES.

KAUlKAL ou Carical. Colonie française et ville de l'Inde méridionale, située sur la côte orientale, à l'embouchure d'une des branches du delta du Cavery, à 114 kil. S. de Pondichéry, par 10" 55' lat. N. et 77" 32' long. E. de Paris, Sup. : 135 kil. carrés. Pop. : 60.376 hab. en 1895, dont 19.172 pour la ville de Karikal. Sol très fertile : le riz est la principale production.

Le port de Karikal a une profondeur de 11 m. à 14m. 65. 11 est l'une des escales de la ligne de la Britisli India, allant de Madras à Singapore. Le commerce est surtout actif avec Ceylan et les Établissements des Détroits. Les échanges avec la France sont moins importants.

KARUI. Bois de construction (Eucalyptus diversicolor ou Colossea), roi des arbres de l'Australie occidentale et peut-être de tout le continent australien. Atteint des proportions gigantesques; hauteur : de 50 à 100 m.; diamètre : de 5 à 18m. à la base, de 1 à 3 m. à 1 m. 50 du sol ; propre et droit comme l'àme d'un canon de la base à la première branche, soit environ 40 à 50 m. ; écorce lisse, d'apparence blanc jaunâtre; bois : dur (densité 1.000), lourd, élastique; poids : 1 kilog. par dm. cube ; résistance max. par 16 dm. cubes : 3.220 kilog. en tension, 3.128 en compression.

On peut dans un de ces arbres ofïrant la moyenne des mesures ci-dessus, du sol à la première branche, débiter 1.680 m. cubes d'un poids approximatif de 40.000 kilog. Une scierie à vapeur ordinaire mettrait 4 jours à convertir cet arbre en planches. . On abat le karri quand il a atteint 60 m. de hauteur totale, soit 40 à 50 m. jusqu'à la première branche.

Usages .'pavage des rues de Londres, Paris et autres villes européennes, traverses de voies ferrées, jetées, construction de ponts et wagons de chemins de fer, planches, parquets, colonnes, poutres, rayons et jantes de roues, etc.

Localisation : le karri, croissant exclusivement sur le territoire de l'Australie occidentale, y couvre une superficie de 485.000 hect., soit le vingtième de la superficie forestière de cette colonie anglaise. On évalue à 15.000.000 de m. cubes la quantité de karri actuellement sur pied, bon à être scié. Principaux centres de coupes : bords des rivières Warren, Shannon, Donelly, Walpole et Gardner, ainsi queDenmark et Karridale, soit partie S.-O. de la grande division S.-O. de la colonie, comprise entre le cap Hamelin, à l'ouest, et le district de Torbay , près d'Albany , à l'est.

Exportation : des charrettes à chevaux ou à bœufs amènent le karri aux voies ferrées intérieures, qui le transportent aux ports d'embarquement de Port- Augusta, Busselton, Bunbury, Rockingham et Fremantle. Désiré Pector.

KAUS. Ville de la Russie d'Europe, dans le Caucase, chef-lieu de la province du même nom. Distance de Saint-Pétersbourg 3.947 verstes (la verste — 1 kil. 067), de Moscou 3.343 v., et de la station du Transcaucasien (Akstafa) 258 v. Cette ville n'appartient à l'Empire russe que depuis 1878. Pop. en 1897 : 20.891 hab. On cultive dans la province de Kars le froment et l'orge, et on élève de grands troupeaux de bétail, qui est vendu dans la Transcaucasie et exporté en Turquie. Les industries sont dans un état primitif. Pour les poids, mesures et monnaies, voy. le mot Russie. P. A.

KASIIMIU ou Cachemire. Royaume tributaire de l'Inde anglaise, compris entre 32" 17' — "36' 58' lat. N., sur une longueur de 645 kil. du S.-E. au N.-O., et 71" 15' — 78° 10' long. E. de Paris, sur une largeur de 615 kil. Sup. : 209.531 kil. c. Pop. : 2.543.952 hab. au census de 1891.

Le sol est fertile, surtout sur les pentes des montagnes. On récolte le froment et l'orge en juin et juillet, le maïs et le lin en août et septembre, le riz en novembre.

Le commerce des châles renommés du KashmiH n'est pas aussi florissant qu'autrefois. L'export. ne dépasse guère 3 millions de fr., dont 2 millions pour l'Europe. La fabrication des étoiles de laine est trèsi prospère. Les autres produits principaux sont la soie, ( le papier laqué, les bois laqués, les bijoux.

Les échanges se font notamment avec le Pendjab,! l'Afghanistan et le Ladak. Les routes les plus fré-j quentées sont celles de Srinagar à Djammou elj Amritsar à Goudjrat et à Peïchawer. Djammou, où se tient la grande foire annuelle, est relié au réseau des chemins de fer de l'Inde. L'export. sur le Pendjab s'élève à 15 millions de fr. env. par an, et l'import. à 13 millions. (V. I\»es anglaises.)

KASSEAVEUKIA BERLINOIS. Le Kassenverein de Berlin est une institution analogue au Clearing-House de Londres ou de New- York. (Voy. Clearing- House.)

Le tableau suivant montre l'ensemble des transactions de cette institution au cours de ces dernières années (en millions de marks) :

ISllT

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