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LACETS

Préfet do police, le présent procès-verbal, que le sieur X

a (ou n'a pas) signé avec nous, après lecture faite.

SiQuatuve du coituner-çant : Signature des experts ■

Vu le rapport de M. le chef du Laboratoire municipal en date

du 1900 avons clos

notre procès-verbal, ce jourd'hui, le 1900.

Le commerçant chez lequel on vient d'opérer un prélèvement a toujours le droit d'exiger que les inspecteurs lui laissent des échantillons portant le cachet du Laboratoire municipal. C'est là une précaution qu'on ne saurait trop recommander. Le Laboratoire municipal peut en effet commettre une erreur; avec les échantillons cachetés que le commerçant se fait délivrer, la contre-expertise ordonnée par le tribunal mettra en évidence sa bonne foi.

De nombreuses critiques ont été formulées contre le Laboratoire municipal. On a réclamé son rattachement à la Préfecture de la Seine, parce qu'on craint toujours que, dépendant de la Préfecture de police, le laboratoire ne puisse devenir à l'occasion un instrument de pression, par exemple au point de vue électoral.

On a très souvent attaqué la valeur et l'exactitude des analyses effectuées par le Laboratoire (voir notamment le Rapport de la Chambre syndicale du Commerce en gros des vins et spiritueux de la Seine, de juillet 1889). Le principal reproche avait trait aux Moyennes. Le Laboratoire municipal exigeait autrefois, pour reconnaître loyaux et marchands les vins de coupage livrés par le commerce de détail, qu'ils continssent une moyenne minima de 10 % d'alcool en volume et de 20 gr. d'extrait sec par litre. Cette règle, dite des moyennes, a été abandonnée comme antiscientifique, la nature produisant souvent des vins qui ne répondent pas au programme du Laboratoire.

Enfin, ou a critiqué le rôle accordé à la dégustation par le Laboratoire. Lorsque le chimiste prétend baser son appréciation sur des données de dégustation, lesquelles ne peuvent être prouvées et ne sont point scientifiques, il fait œuvre sans contrôle et dès lors toujours discutable. Dans ce rôle, donné à tort à la dégustation dans les analyses du Laboratoire municipal, se trouve souvent l'explication des divergences constatées. Il aurait dû borner son mode d'opérer aux seules données chimiques, dont la preuve peut être faite. J. Desclozeaux,

Avocat à la Cour de Paris, Rédacteur au Moniteur vinicole.

LABRADOR. Territoire du Canada, borné au N. et à l'E. par l'Océan Atlantique, au S. par la province de Québec, et à l'O. par la baie d'Hudson. Il est compris entre 48° 10' lat. N. à Tadoussac et62'>3o' lat. N. au cap Wolstenholme, i>8° long. 0. au N. du détroit de Belle-Isle et82° au cap Jones. Sup., d'après Bell : l.oOO.OOO kil. carrés environ (1.713 kil. sur 1.626). Pop.: 18.500 hab. (1 par 81 kil. carrés), dont 13.400 blancs, presque tous Canadiens Français, 3.000 Indiens, 2.000 Esquimaux. L'intérieur du pays est peu connu, la moyenne de l'élévation du sol est de 540 m. Nombreux fleuves, fiords et lacs.

Le Labrador méridional a été rattaché à la province de Québec, limitée au N. par l'East Main River; le versant oriental appartient à l'île de Terre-Neuve; l'O. a formé, en 1895, le territoire d'Ungava.

Climat très froid au N., relativement tempéré au S.; les forêts y couvrent une partie du sol. Baleines et phoques sur les côtes, animaux à fourrure dans

l'intérieur, élans, rennes. Les lacs et les rivières abondent en truites, saumons, brochets. Le fer se rencontre en grande quantité, mais les gisements, ne sont pas exploités.

L'absence de voies de communication est l'un des principaux obstacles à la mise en valeur des richesses du Labrador.

BiBLioGiiAPiiiE. — R. Bell, The Labrador Veninsula; Bulletin de la Société de Géographie écossaise, 1895.— Abbé Haard, Labrador et Anticosti, iMontréal, 1897.

LABRADOR, Labradorite. V. Feldspath.

LAC ou LACK de Roupies. Unité de compte,, dans les Indes anglaises, pour les fortes sommes. Le lac vaut 100.000 roupies, soit, au cours actuel (1900), 238.000 fr. environ ; on l'écrit: 1.00.000 R. Le crore vaut 100 lacs ou 23.800.000 fr.; on l'écrit 1.00.00.000 R. (Voy. Indes anglaises.)

LACK-DYE. V. Laques (Couleurs).

LACKTS. Le lacet est un cordon ou galon tresséen coton, en laine, en soie, etc.

Le lacet a de multiples emplois dans le vêtement, soit qu'il serve à la confection des passementeries, brandebourgs, soutaches, broderies, etc., soit qu'il serve aux corsets, à la chaussure, etc.

En France, le centre principal de la fabrication des lacets est Saint-Chamond (Loire). Cette ville, située dans une région où le moulinage des soies et le tissage du ruban étaient florissants, dut à des^ changements de mode l'établissement de l'industrie des lacets.

En effet, Saint-Chamond qui produisait des rubanset des galons destinés aux costumes de l'ancien régime, culottes courtes, robes brodées, qneues de cheveux, vit sa fabrication à peu près anéantie par la Révolution.

Vers les premières années du XIX' siècle, un ancien officier, Jean-François Richard, originaire de Bourg-Argental, ayant examiné des lacets fabriqués à Barmen et Elberfeld sur de petits métiers en fer actionnés à la main, s'ingénia à construire ces métiers, y parvint, et en 1807 reproduisit les lacetsde Barmen.

En 1812, M. Richard avait 82 métiers; en 1817, il y avait 8 fabricants. En 1897, la fabrique de lacet» de Saint-Chamond compte 40 établissements renfermant 1.200.000 fuseaux et occupant en usines 5 à 6.000 personnes, plus 2.000 femmes dans leur ménage. Les traités de 1800 furent des plus favorable» à cette industrie, qui antérieurement ne possédai^ que 400.000 fuseaux. La production est de 18 à 25 millions de francs par an.

Les principaux genres de lacets sont les suivants r la tresse organsin, dont le nom indique la nature de la soie avec laquelle elle est produite; cette tresse est surtout destinée à border les vêtements ; la tresse alpaga, produite avec des fils de laine anglaise, article dont, depuis des siècles, la ville de Bradford a le monopole. Jusqu'en 1860, les droits de douane excessifs (8 fr. le kilog. pour les fils n" 40) empêchèrent les fabricants français d'employer les fil» anglais. Le traité de 1860, en abaissant à 0 fr. 58 le droit de 8 fr., permit la fabrication de la tresse alpaga. La tresse alpaga s'emploie surtout pour le bas de» robes, parce qu'elle est d'une extrême solidité.

Vers 1867, Saint-Chamond a commencé à produire la tresse mohair. On appelle mohair la toison des fameuses chèvres à longs poils d'Angora et du Cap. Ces toisons arrivent à Bradford, où elles sont choisie»

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