LAMPES ÉLECTRIQUES
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les bicyclettes, automobiles, voitnres, etc. (Voy. Acétylène.)
L.\.\fPES ÉLECTRIQUES. On désigne ainsi tont appareil destiné à produire la lumière électrique. Les lampes électriques se divisent en deux catégories bien distinctes : les régulateurs ou lampes à arc voltaïque, dont les charbons se consument an contact de l'air; les lampes à incandescence dans le vide, qui fonrnissent la lumière par l'incandescence d'un filament de charbon ou d'antre matière placé dans une ampoule où on a fait le vide. (Voy. Filament.) Dans ces dernières lampes, il n'y a pas combustion.
Les petites lampes à incandescence électrique dont on se sert partout pour l'éclairage des appartements remontent à peu près à l'Exposition de 1878, où on les vit d'abord sur la rampe de l'Opéra. Elles coûtaient alors, l'ampoule, 10 fr.; rapidement leur prix s'abaissa àafr., puis à Sfr.; aujourd'hui on en achète couramment à 1 fr. et même moins'. Mais elles dépensent encore trop de courant au gré du public; anssi cherche-ton de nouvelles combinaisons.
La lampe de M. Nernst utilise, ainsi que les nouvelles lampes Edison, les filaments formés de mélanges d'oxydes de terres rares très mauvais conducteurs de l'électricité : c'est, an fond, le principe des becs Auer. Les filaments sont constitués d'oxydes dezirconinm, de thorium, d'yttrium, etc. Ils ne deviennent conducteurs que vers 300 degrés. Dans le système Edison, l'amorçage nécessaire s'obtient directement au moyen de pondre de charbon que le courant échauffe. Dans la lampe Nernst, on chaufie le filament, soit avec une lampe à alcool, soit avec nn petit tube de porcelaine enroulé d'un fil de platine très fin : le courant porte à l'incandescence le platine et la porcelaine et est envoyé de là dans le filament devenu conducteur.
M. Xernst estime que sa lampe réduit la consommation de courant dans la proportion de 2 à 5, c'est-à-dire qu'une lampe de 2o bougies ne consommerait pas plus qu'une lampe ordinaire de 10. Pour nne lampe de 500 bougies, la consommation se réduirait à 1 watt par bougie et dépasserait à peine celle d'une lampe à arc. Quand le filament est brûlé, soit après 350 henresde fonctionnement, il suffit de le remplacer dans la lampe, qui est ainsi mise en état de servir à nouveau, puisqu'il n'y a point à faire le vide, le filament de terre rare n'étant pas attaqué par l'oxygène de l'air.
A la catégorie des régulateurs à arc voltaïqne se rattachent les lampes anciennement employées sous le nom de bougies Jablochkoff, du nom de leur inventeur, et qui sont dépourvues de tout mécanisme destiné au rapprochement des charbons de pôles
1. Voici qnelques chiffres intéressants sur l'éclainge électriqne 1 lEiposition de 1900 : ani Champs-Elysées, 174 lampes à arc à «onnnt continu, alimentées soaterrainement ; à la porte de la Concorde, 12 grandes lampes à arc sur la coupole et les minarets a lampes à réOecteur-projecteur et 16 lampes à réQectear simple nr les pylônes, enfin, 3.116 lampes à incandescence réparties sur tout le monument; au pont Alexandre-III, 508 lampes à incandescence de 16 bougies alimentées par du courant altemaiii triphasé pns sur les postes de transformation: au Champ-de-Mars : paUis de I électricité, 5.000 lampes à incandescence. 8 lampes à arc avec projecteurs à verres colorés et 4 lampft à arc avec réûecteurs ; sur le chateau-d'eau, 1.098 lampes à incandescence; à la grande salle des fêtes de la galène des machines, 4.500 lampes à incandescencei chacun des deux palais de l'Esplanade des Invalides, 1.068 lampes à incandescence, avec 25 lampes à arc dans lallée centrale et 34 dans les quinconces, soit pour les deux palais 2.261 foyers.
Ce sont U les principaux centres déclairage électrique; des groupements moindres sont répartis sur les divers emplacements.
contraires, ainsi que cela a lien dans les régnlatenrs {proprement dits. (Voir poor plas de détails le mot
ÉCL.\!R.\GE.)
Commerce. — Les lampes électriqaes à incandescence ont donné lieu en 1895, 1896 et 1897 ans import, et export. sDivantes (C. S.), en kilog. et fr. :
Importations 1895 1896 1897 1898
Quantités 12.665 14.729 22.300 23.952
Valeurs 443.275 368.^5 557.500 479.04<J
Exportations
Quantités 28.072 10.676 37.400 47.417
Valeurs 687.750 711.825 654.500 948.340
.\ peu près la moitié de notre import, vient d'Allemagne. — Nous exportons à peu près 1/4 da total en Angleterre et 1/5 en République Argentine.
Le commerce des lampes à arc ne représente à l'import.. en 1898, que 10.130 kilog. pour 50.650 fr. ; à l'expert., les statistiques les confondent arec les induits de machinesdynamos.
Droits d'entrée en France. — An point de vue de la perception des droits à l'entrée en France (loi du 11 janvier 1892), les lampes à arc dites régulateurs, qui comportent généralement un mouvement d'horlogerie ou tout autre mécanisme analogue pour le rapprochement des charbons, sont considérées comme ouvrages d'horlogerie (gros volume). — Pour l'application du tarif général, les lampes à arc suivent le même régime que les induits et pièces détachées de machines électriques. (Voy. le tarif au mot Induit.) La loi du 16 août 1896 les a imposées an T. .M. à 60 fr. les 100 kilog. Les lampes à arc, avec parties en maillechort ou nickelées, représentant nn poids supérieur à 5 7. du poids total de l'objet, acquittent sur ces parties le droit des ouvrages nickelés.
Quant aux lampes électriques à incandescence, elles sont soumises à des droits différents, suivant qu'elles sont on non munies de leur monture. La lampe munie de sa monture est celle dont l'ampoule en verre ou en cristal est coiffée du chapeau ou culot qui sert à la fixer dans la douille à laquelle aboutissent les tils conducteurs du courant. Ces droits sont ainsi établis :
Lampes électriques à incandescence : munies de leurs montures, par 100 kilog. nels : 400 fr. (T. G.) et 350 fr. (T. M.); non munies de leurs montures : par 100 kilog. nets : 800 fr. (T. G.) et 700 fr. (T. M.) — On applique le régime des lampes à incandescence munies de leur monture aux petites suspensions formées d'une lampe à incandescence munie de son chapeau qui est entourée d'un réseau en fils de coton métallisés ou recouverts de papier doré et à laquelle est accroché un panier on nn pot renfermant une plante artificielle. G. DuMONT.
Fabrication. — Les centres de fabrication en Europe sont très nombreux, mais la production allemande domine ses concurrentes; en .Allemagne, les fabriques de Berlin, Dresde, Cologne et Nuremberg livrent à la consommation des quantités considérables de lampes, an prix de revient incroyable de 0fr.20 pour une lampe de 10 bougies. Ces prix sont le résultat de l'abaissement de la main-d'œuvre.
Les lampes venant de Berlin (.illgemeine Electricitœts Gesellschafl), et qui sont des plus employées, concurremment avec celles de la Compagnie Générale, se vendent en gros 45 à 48 cent, la pièce : ce sont les plus bas prix actuels. On fait des lampes de 10, 16, 20, 32, 50 et même 100 bougies, mais au-dessus de 32 l'usage en est très limité. Certains modèles d'ampoules dits : flamme, canon, etc., sont beaucoup plus chers; ils sont d'ailleurs variés à l'infini.
Les usines à ampoules font la fabrication de tontes pièces. Les droits d'entrée des lampes allemandes sont assez élevés (0,10 cent, par unité). En résumé, on reçoit ou fabrique en France plusieurs millions d'ampoules par an. Malgré la concurrence allemande et les bas prix de DOS voisins, cette industrie est chez nous en pleine prospérité. E. C.
LAMPISTERIE (ARTICLES db). Noos avous douué aux mots Becs et Écl.\ir.*.gk les notions techniques nécessaires snr les lampes à huile, à pétrole, à gaz,
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à acétylène, et sur les lampes électriques, à arc ou à incandescence. (Voy. aussi Électricité.) Il s'agit ici de la fabrication.
L'industrie de la lampisterie est certainement une de celles qui depuis trente à quarante ans ont fait le plus de progrès, par le fait de l'extension de l'emploi du pétrole et du gaz et du perfectionnement des brûleurs (voy. Becs), sans pourtant que l'huile végétale ait été encore abandonnée; par le fait aussi de l'utilisation plus générale des essences, et par la découverte enfin de nouveaux gaz éclairants, comme l'acétylène.
Cette industrie peut se diviser en quatre branches principales : lampes à huile, lampes à pétrole, lampes à essence minérale, enfin la lampe portative à acétylène, bien que son usage soit encore très restreint. La lampe à huile a à peu près disparu en tant que lampe d'appartement. On se contente aujourd'hui d'écouler les anciens stocks de lampes Carcel et de divers systèmes dits « à modérateur ». Toutefois, l'éclairage à l'huile a survécu dans les lanternes de voitures et de vélocipèdes, pour lesquelles l'industrie parisienne fabrique la petite lampe munie d'une douille à baïonnette et d'une mèche plate brûlant lentement. L'aspect extérieur des lanternes de cycles tend à revêtir un cachet artistique; ces objets sont fabriqués par les maisons d'accessoires de vélocipédie, et le dernier Salon du Cycle en présentait une très curieuse collection. Les Compagnies de chemins de fer ont conservé pour l'éclairage des wagons un dispositif spécial de lampe à huile.
La lampe moderne par excellence est la lampe à pétrole. Quatre ou cinq maisons au plus la fabriquent de toutes pièces à Paris, sauf le bec, que la lampisterie française fait venir d'Allemagne. Cette importation a existé de tout temps. Il y a une dizaine d'années, une tentative de fabrication sur place fut faite à Paris même, mais elle échoua, par suite de l'excès du prix de revient. Reprise aujourd'hui par une puissante association industrielle, cette idée commence à donner de bons résultats. Sept grandes industries s'occupant de la fabrication des lampes ont fusionné il y a quelques années sous le nom de « Société Industrielle d'articles d'éclairage ». Cette Société, actuellement la plus importante de ce genre qui existe en France, a fondé dans l'Oise, à Creil, une usine occupant 300 à 400 ouvriers. On y fabrique de toutes pièces la lampe métallique et aussi les becs de divers calibres achetés jusqu'ici aux fabricants allemands.
L'art et la fantaisie ont varié à l'infini les modèles de lampes à pétrole. On peut citer : la lampe ordinaire à pied et renflement, en cuivre ou en régule (alliage blanc à base d'antimoine), la lampe à corps de verre ou de faïence, la lampe à colonne montée sur baguette de porphyre ou d'onyx, la lampe de parquet grand modèle montée sur tige à coulisse, la lampe de style en bronze ciselé ou doré, etc. La plus répandue est la lampe en cuivre poli, doré ou nickelé, article léger et peu coûteux. La plupart des métaux employés sont fournis par la Société Française des Métaux, notamment le cuivre et le laiton en feuilles; les tôles et fers battus proviennent tantôt du Creuset, tantôt des usines d'Hennebont. Le corps de la lampe de cuivre est découpé à l'emporte-pièce, sous forme de plateaux circulaires qui, placés sous un mandrin d'acier qu'actionne
une forte presse, reçoivent ainsi la forme concave, en même temps que l'empreinte ornementale en creux et en relief.
La fabrication du bec, comprenant une ou plusieurs roues dentées et une cheminée circulaire, nécessite un outillage spécial. L'appel d'air latéral avec mèche plate est presque abandonné aujourd'hui. La mèche circulaire avec cheminée centrale augmente, en effet, dans des proportions considérables, le pouvoir éclairant.
Quant aux lampes de verre, de cristal, de faïence ou de porcelaine, le pied et la monture y sont fixés au moyen d'un ciment particulier. Les corps sont fournis tantôt par la cristallerie du Bourget, tantôt par les usines du Val-Saint-Lambert, près de Liège, et de Blanc-Misseron, près de la frontière belge. La cristallerie fine vient de Saint-Louis ou de Baccarat.
Ainsi que nous le disions plus haut, peu de maisons fabriquent la lampe de toutes pièces; la plupart, en province surtout, ne sont que des ateliers de montage des produits de la fonderie, de la céramique et des diverses industries qui concourent à la fabrication de la lampe.
La lampe à pétrole est aujourd'hui d'un usage à peu près général. Le bas prix de l'huile minérale, dont on a réussi en partie à faire disparaître l'odeur, est pour beaucoup dans cette recrudescence de vogue; le pouvoir éclairant d'un pétrole bien épuré est d'ailleurs supérieur à celui des meilleures huiles.
La grosse lampe à pétrole, soit supportée par une lyre à abat-jour, soit appliquée aux murailles, dont le bec atteint parfois un calibre de 30 lignes, éclaire puissamment; elle sert presque exclusivement aux théâtres forains, salles d'école ou de conférences, couloirs et passages, ainsi qu'aux rares localités où le gaz n'a pas encore fait son apparition.
La lampe à essence minérale ou pétrole rectifié, à usage domestique, d'un calibre à peu près uniforme, a vu son emploi longtemps retardé par les dangers d'incendie. En Espagne, en Italie, en Suisse, l'usage en est interdit par mesure de sécurité; à Genève, l'essence minérale, introduite sous le nom de benzoline, n'est tolérée que moyennant de minutieuses précautions. Cette circonstance explique que notre commerce d'exportation des lampes à essence soit à peu près nul.
Une ingénieuse disposition a pourtant écarté presque complètement les dangers de l'essence minérale. La lampe actuelle est en cuivre mince repoussé et contient une éponge. L'éponge, une fois imbibée d'essence et le surplus du liquide expulsé de l'appareil, on ferme à l'aide d'une monture à vis fortement serrée. La mèche, présentant l'aspect d'un mince cordon, recueille ainsi non le liquide lui-même, mais des vapeurs inflammables d'une extrême volatilité. De là, une sécurité absolue, même si la lampe vient à être renversée. Trois usines principales, à Lyon, Mâcon et Angoulême, fabriquent des lampes de ce modèle en cuivre fondu offrant une très grande résistance. Mais la lampe-type à essence, celle dont l'usage est aujourd'hui presque exclusif, est la lampe « Pigeon », ainsi appelée du nom de son inventeur. Le corps de la lampe Pigeon est exactement rempli par des rondelles de feutre superposées et percées d'un trou central par où passent la mèche et son guide. Depuis 1884, époque de son apparition dans le commerce, la lampe Pigeon s'est répandue dans
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