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Quant à la laaipe portative à acétylène, l'état actael de la question ne permet pas d'envisager l'acétylène comme passé an rang des systèmes d'éclairage déûnitifs. De grands progrès restent à accomplir dans cette voie, an point de vue de la sécurité des appareils et de la régularité de la production du gaz. (Voy. Acétylène, L.\mpes a acétylène.) La seule application pratique à signaler est la lanterne de vélocipède, qui est à la fois un brûleur et un générateur.

C'est à tort qu'on range l'ampoule électrique, dite lampe à incandescence, parmi les lampes ou appareils similaires; elle manque du caractère primordial de la lampe, qui est d'être un objet portatif; loin du courant à haute tension qui produit l'incandescence, l'ampoule n'est pins qu'un objet sans emploi; elle rentre donc dans la catégorie des appareils d'éclairage. (Voy. L.4mpbs électriques.)

Emile Clerc.

Commerce. — L'exportation des lampes françaises est à pea près nulle pour les pays d'Europe. Une faible qaan- Uté est vendue en .\ngleterre, et moins encore en Allemagne, où nous serions obligés de réeipédier les becs provenant de l'industrie d'ontre-Rhin.

Les principaux débouchés de ces articles sont dans l'Amérique du Sud et surtout dans les colonies françaises. La lampe ordinaire en cuivre, on montée en faïence, à bonmarché, est très demandée en Algérie et en Tunisie, on en expédie également d'assez notables quantités à Madagascar. 11 est rare d'ailleurs que les maisons de production expédient directement aux pays d'exportation. Les grands commissionnaires parisiens serrent généralement d'intermédiaires pour la lampe en gros destinée anx colonies. An point de vue da fret, la lampe en cuivre estampé et repoussé offre l'avantage d'être d'un poids minime.

Les usines de montage peuvent être, an point de vue de l'exportation, assimilées à celles qui fabriquent la lampe de toutes pièces. On expédie également en quantité la lampe démontée, ou des stocks de pièces séparées que monte ensuite l'acquéreur: par ce moyen, on évite l'application des tarifs qui assimilent anx objets tout en métal ceux qui ne possèdent qu'une monture métallique: ainsi une lampe à corps de faïence, pourvue d'un pied et d'un bec en enivre, en régule ou en métal blanc nickelé, est taxée intégralement au poids afiérent à chacune de ces matières. Des tarifs spéciaux sont du reste établis pour les objets de ménage (et la lampe est classée dans cette catégorie), suivant leur caractère artistique, luxueux on ordinaire.

Les statistiques officielles ne donnent point de chiffres spéciaux pour le commerce des lampes et articles de lampisterie, qui sont confondus dans les ouvrages en métaux OD de matières diverses.

Douanes. — L.es articles de lampisterie et de ferblanterie ouvragés, formés de l'association de divers métaux atec le cuivre pur on allié, brunis, polis, vernis, payent à l'entrée 60 fr. T. G., 45 T. .M. les iOOkilog. nets Les lampes d'éclairage de tonte espèce (sauf à arc et à incandescence), les lampes en cuivre (pur ou allié), en fonte, fer, rinc, acier ou étain, quelle que soit la proportion du cuivre, rentrent dans cette catégorie, ainsi que les lampes en faïence, en porcelaine on en verre, munies de leur bec ou montées sur cuivre.

Quand les suspensions (chaînages, corbeilles, rinceaux, etc.) où il entre du cuivre sont montées, elles payent le droit des « articles de lampisterie » : mais si elles sont démontées, les diverses parties suivent le régime qui leur est propre : les parties en cuivre, le droit de 60 et 43 fr., comme ci-dessns ; les parties en fonte vernissée, celui des «Ouvrages en fonte vernissée», 15 fr. T. G., 10 T. .M. les 100 kilog. nets; les parties en fer cuivré, celui des « Ouvrages en fer éumés », etc. Quand les suspensions mon-

tées sont sans parties de cuivre, en fer vernissé, fonte vernissée et fer enivré, elles payent comme ■ Ouvrages en fer non dénommés étamés ».

Les verres de lampes et abat-jour sont imposés comme « Cheminées d'éclairage » : 18 fr. T. G., 15 T. M. les IOOkilog. nets, on « Gobeleterie », si les garnitures métalliques ne les soumettent pas à une taxe plus élevée.

Pour les lanternes (autres que pour vélocipèdes) on dislingue entre le corps de la lanterne et la lampe, quand ils sont facilement séparables, le premier étant taxé comme « Ouvrages en fer non dénommés» : 17 à 40fr. T. G., li à 35 T. M. les 100 kilog. N. (suivant qu'ils sont ou non peints, polis, vernissés, émaillés), la seconde comme «Articles de lampisterie»; c'est cette seconde taxe qui est appliquée quand ils ne sont pas facilement séparables.

Les réchauds, fourneaux, cuisinières à pétrole payent comme « .\rticles de ménage et tons autres en fer, acier ou tôle noire non dénommés » : 17 à 40 fr. T. G., 14 à 35 T. M., suivant qu'ils sont on non peints, polis, vernissés, émaillés, décorés.

Les brûlenrs à gaz en cuivre et porcelaine sont taxés, sur leur poids total, comme < Articles de lampisterie ».

Les lampes à alcool mnnies d'une simple virole en cuivre payent comme < Ouvrages en fer non dénommés étamés ».

LAMPORT AND HOLT Ll>'E. Compagnie anglaise de navigation à vapeur. Siège social à Liverpool. Flotte: 51 navires jaugeant 140.146 1.; le pins grand est de 4.920 t.

Deux services réguliers de paquebots : 1° Ligne du Brésil : départ chaqne samedi de Glasgow, Manchester et Liverpool pour Rio-de-Janeiro, Bahia (201iv. st. en 1" classe) et Santos; tons les quinze jours, de Londres et d'.\nvers pour Bahia, Rio-de-Janeiro et Santos ; le samedi de New-York pour Pernambuco, Bahia et Rio-de-Janeiro ; 2* ligne du Rio de la Plata : départ le samedi de Glasgow et de Liverpool pour Montevideo, Buenos-.\yres et Rosario (201iv. st.); tous les 20 jours d'Anvers et de Londres pour Montevideo, Buenos- Ayres et Rosario ; une fois par mois de New- York pour Montevideo, Baenos- Ayres et Rosario.

LAAGOUSTE. V. Homardkrie, Homards.

LANGUES. Chef-lien d'arrondissement dans la Haute-Marne, à 297 kil. de Paris, sur la ligne de Paris à Mulhouse. Pop. : 10.330 hab. Ville renommée pour sa fabrication de coutellerie (voy. ce mot).

LANICE (Bourre). V. Bourre, Déchets.

LAON. Chef-lien du département de l'Aisne, situé à 140 kil. N.-E. de Paris, par 49«33' lat. N., l'17' long. E. de Paris. Pop. : 14.625 hab. en 1896. Fabriques de coutellerie, de brosses, de biscuits. Sucrerie. Commerce actif en tissus de Saint-Quentiû, verreries et glaces de Saint-Gobain.

Ville rattachée à la succursale de la Banque de France de Reims. Succursale du Crédit Foncier.

Station du chemin de fer du Nord sur Paris, Soissons, Reims et Amiens. Mouvement de la gare en 1897: 366.481 voyageurs au départ, 1.047 T. de marchandises expédiées en G. V., 46.600 T. expédiées et reçues en P. V. Prix du transport, par 1.000 kil., de Paris à Laon: 4ofr.50 en G. V., 23 fr. 35 en P. V.

LAOS. Le Laos français s'étend le long du Mékong, de Stung-treng à la frontière de Chine. Ses provinces sont à cheval sur les deux rives du fleuve. Le Siam relient sur la rive droite cinq provinces où nous avons 15.000 protégés. Les voisins sont : le Siam, la Birmanie, le Ynnnan, le Tonkin, l'Annam et la Cochinchine. Pop. : 600.000 indigènes, Laotiens et Kbas, plus de 5.000 Asiatiques, 170 Français. Les

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