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LATAKIEH

L.\RACnE. Ville maritime do Maroc, sitoée dans la province de Fez, à 70 kil. S.O. de Tanger, par Jo'\y lat. \. et 8* 29* long. 0. de Paris. Pop. : 10.000 bab. environ. L'industrie est à peu près nulle.

Une barre rend les communications difficiles entre la terre et les navires, surtout en biver. Le mouvement du port (entrées et sorties; a été, en 1898, de 288 navires, dont 96 anglais (44.000 t.), 46 allemands (33.000 t.), 60 français (31.000 t.), 46 espagnols (11.000 t.). Escale de la Compagnie Paquet (deux fois par mois), de deux Compagnies allemandes, d'une espagnole et d'une anglaise.

Les import, ont été de 4.117.000 fr. en 1898 et 5.165.000 en 1897, dont 2.591.000 d'Angleterre, 1.267.000 de France et 177.000 de Belgique. Les export, se sont élevées de 1.019.000 fr. à 1.668.000. dont 1.013.000 fr. poar la France. La majeure partie des objets manufacturés vient de Fez et de Mequiner. « Sans son goût prononcé pour le thé, goût qui entraine des achats de sacre, sans la passion des femmes pour les étoffes, l'Earope n'aurait à peu près rien à importer à Larache, en dehors des métaux, bougies et antres articles de première nécessité. » {Moniteur Officiel du Commerce, 2 novembre 1899.)

L'or est rare et gagne 2 '/. an change. On se sert de la pièce d'argent de 5 fr. et de ses subdivisions, du donro espagnol de 5 pesetas et de ses subdivisions. L'argent français gagne au change S*/..

Les droits dédouane sont, à l'entrée, de lO*,'. ad valorem, et à la sortie, suivant tarif.

LARD. (Syn. : Angl. : Lard, Bacon. — Allem. : Speck. — Ital. : Lardo, Grasso.) On appelle lard la coucbe épaisse de graisse qui se trouve entre la pean et les muscles de certains mammifères, principalement du porc.

Le lard compris entre la couenne et les chairs est dit « dur » ou « fondant », selon qu'il est on plus rapproché de la couenne ou plus rapproché des chairs. Le iard dur est ordinairement découpé en longues bandes et salé ; le lard fondant est généralement transformé en « saindoux ».

Le lard de poitrine, qui adhère aux côtes de l'animal et qui présente des parties maigres au milieu de la graisse, est taillé en morceaux de forme rectangulaire. Il est salé ou fumé. On en distingue deux qualités, le gras et le maigre ; cette dernière est ordinairement fournie par les porcs de la Bretagne.

On trouvera au mot Ch.\rcuterik tous les renseignements complémentaires.

Les lards anglais ont une pean unie et un grain homogène, tandis que les lards américains ont une peau rugueuse et plus épaisse. Ces derniers se présentent en planches de grandes dimensions, et quand ils n'ont été ni lavés ni séchés, ils offrent par place trois crins sortant d'une seule racine, tandis que les lards anglais ont un seul crin par racine. Ceux-ci sont fermes et blancs, tandis que ceux-là sont huileux et légèrement colorés. (Voy. Viandes salées.)

Commerce. — Les sUtistiqnes officielles du commerce

extérieur confondent le lard avec les jambons, la poitrine

! les épaules de porc, etc., sous la dénomination générale

i de « viandes salées de porc ». Voir à Charcctebik le com-

1 merce intérieur.

[ Douanes.- Le lard paye, comme les autres «viandes I de porc . : fraîches 12 fr.. salées 25 fr. les 100 kilog. nets aux deux tarifs.

m^'^fli^v'- 7 yA°»'^'«"e » i°>Porté en 1890 pour !2^n^ 'I,^ • ^tJ^"* "' ^''°^*'°' P»" 11.370.000 en 1893. 10.991 .000 en 1896. 12.550.000 en 1897, et 14.216.500 ' VJÎ^T «'•32i-670 liv.st. de bacon (lard fumé) et

3.W4.830 liv. st. de jambon, dont 2.646.148 par le seul port de Liverpool (contre 1.528.932 en 1897). Les États-

l'nis tienneot le premier rang pour les envois de ces denx produits. Le Danemark continue à expédier une bonne partie du bacon consommé en .\ngleterre. mais cette part reste stationnaire, parce que ses prix sont plus élevés que ceux des États-Unis.

États-Unis. — Les ÉUts-L'nis ont exporté pour 34 millions fô2.000 dollars de lard et jambon en 1889. 45 millions 714.000 en 1893, 46.112.000 en 1896, 50.157.000 en 1897, et 65.368.000 en 1898.

L.VRissA (Grèce : Thessalie), sur la rive droite du Pénée; station terminus de la ligne de Volo, principal port de la Thessalie, et de la ligne en construction (mai 1900) Pi rée- Larissa. Pop. : 17.116 hab. Consulats et agences consulaires des principaux pays étrangers. Située au milieu d'une vaste plaine produisant du coton, du tabac et des céréales, Larissa est le marché naturel de la Thessalie. Industrie peu développée : quelques teintureries, maroquineries et fabriques de soieries. A. T.-B.

L.\RXACA. Principal port de l'île de Chypre, par 34» 55' lat. N. et 33» 28'long. E. deGreenwich. Pop.: 8.000 hab. Escale des paquebots des Messageries Maritimes: ligne de Marseille aux ports de Syrie. Import, en objets manufacturés, sucre, peaux, pétrole, café, bois. Export, en céréales, coton, raisins, oranges. Consulat de France.

L.\s PAL3L\S. Ville de 21.a50 hab., capitale de la Grande-Canarie, au centre de l'archipel de ce nom, à 100 kil. de l'île de Ténériffe, par 27» 44' 30' — 28M5'30' lat. N., et 2" 22" et — 2«51' long. E. du méridien de l'île de Fer. Câble télégraphique avec Cadix. A une lieue de la ville, à l'endroit nommé Puerto de la Luz, on construit actuellement (1900) un grand port de refuge, et on termine un grand lazaret à Gando (21 kil. de Las Palmasi.

Le port de Las Palmas est excellent et fréquenté par de nombreuses lignes de paquebots. Les pavillons anglais, allemand et français y occupent les premières places.

Parmi les Compagnies de navigation qui y entretiennent des agents, il y a l'African British Navigation, l'African Steamship, la Flécha, le Lloyd Nord- Allemand, la Royal Mail. Natal Une, Navigazione générale italiana. la Paciflc Steam Navigation C", la Transatl. Espagn., les Transports maritimes français, la Veloce, la Woerman Linie.

Le nombre des navires entrés dans le port de Las Palmas a été : en 1883, 236: en 1886, 506: en 18S9, 1.180; en 1891, 1.5.58: en 1895, 1.873; en 1896,' 2.032; en 1897, 2.036; en 1898, 2.406.

La majeure partie du commerce se fait avec l'Angleterre, qui importe notamment des bananes, des I tomates et des pommes de terre. A. Barthe.

LASTOUR VILLE. Chef-lieu de la zone de l'Ogooné. V. Congo fra.\ç.\is.

L.\T.u;iEH. Ville maritime de la Turquie d'Asie, située dans la province de Syrie, à 120 kil. N. de Tripoli, par 35» 31' lat. N. et 33*26' long. E. de Paris. Pop.: 20.000 hab. Import.: 1.725.000fr. en 1897, surtout en articles de Manchester, draps, quincaillerie, modes. Export. : 2.450.000 fr. en céréales, tabac, beurre, éponges, cocons, figues pour distillation.

Le port n'est accessible qu'aux petits navires. Les grands paquebots mouillent dans la rade. Le mouvement maritime a été, en 1897, de 371 navires jaugeant 185.000 1., dont 55 français (74.000 1.), 49 autrichiens (58.000 t.) et 14 anglais (35.000 1.). Escale des Messageries maritimes: ligne de MarseilleàConstantinople et .\lexandrie. Agence consulaire de France.

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