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LODZ

Tonnes

Val.

Années

Tonnes

Val.

locomoUves à marchandises en mars 1899. C'est la première fois que les .Vnglais s'adressaient à l'ctranger pour la con<trDction de leurs machines. Le prix de revient anx États-Unis est moins élevé, et l'exécution beaacoap plus rapide. La dernière commande de vingt locomotives faite en Angleterre par la .Midland Raiiway a exigé un délai total de dix-huit mois pour la livraison ; or, les grandes usines américaines Baldwin et Shenectady se sont engagées à livrer la première machine en dix semaines et les dix-neuf autres en quatre mois.

Allemagne.— Les plus anciennes locomotives encore en service circulent aujourd'hui sur la ligne allemande de .Mannheim à Heidelberg. Elles sont au nombre de sept et remontent à l'origine même des chemins de fer en .\llemagne (1846) ; elles avaient été dessinées, l'année précédente, en Angleterre, par les frères Sharp, les fameux constructeurs rivaux des frères Stephenson. A part quelques réparations indispensables, elles n'ont eu à subir aucune transformation de leurs organes essentiels. Elles remorquent, entre Mannheim et Heidelberg, des trains de voyageurs composés de dix voitures à la vitesse de 62 kil. à l'heure.

L'export. allemande des locomotives et locomobiles a été, en tonnes et millions de marks :

Années

En 1896, l'Allemagne vendait encore à la Russie pour ■9 millions de ces machines ; en 1897, ces ventes sont tombées à 6 millions et en 1898 elles ont encore baissé au profit des Etats-Unis, qui, n'ayant exporté que 2 locomotives en Russie en 1895, en expédiaient 74 dès l'année suivante.

Belgique. — Les statistiques belges ne nous donnent qu'un chiffre global pour « les machines de toute sorte » ; nous renvoyons à .Machines a vapeur.

Nous pouvons cependant donner, d'après les statistiques françaises, les chiffres spéciaux anx « locomotives et machines à vapeur routières », pour les années 1896, 1897 et 1898, en ce qui concerne le commerce de la Belgique avec la France (valeur en francs) :

Lmpoht. (C.S.) en France

États-Unis. — En 1898, les États-Unis avaient exporté pour 19 millions de fr. de locomotives; ils en ont exporté pour 23 millions en 1899.

Les ateliers de constructions de locomotives aux États- Unis, non compris ceux des Compagnies de chemins de fer, ont fabriqué en 1899 2.473 machines, soit 598 ou 32 7. de plus qu'en 1898, ou encore 10 V. de plus qu'en 1890, qui était jusqu'ici l'année de plus grande production, avec 2.240 machines. Une sur 7 de ces machines est du système «ompound, et 514 ont été construites pour l'étranger; nos chemins de fer de l'État français ont une dizaine de ces machines parmi leur matériel de grande vitesse..

\oici. d'ailleurs, le relevé du nombre des locomotives construites anx États-Unis depuis 1888 :

Export. (C.S.)

de France

Et voici, en valeur par milliers de dollars, les chiffres des «xport. (C. S.) de locomotives pour les années 1889 à 1899 :

Les ateliers Brooks, de Dunkirk, ont construit (novembre

1. C'est l-année de la grande grève des ouvriers des étabUssemenu metalmrgiqaes.

1899) pour rillinois central Rail-Road, une machine pesant une tonne de plus que les pins lourdes jusqu'ici construites en Amérique. Elle pèse, avec son tender, 183 T. et est montée sur 12 roues. Elle est destinée à remorquer des trains de marchandises de 2.000 T. sor la ligne de Carbondale (Illinois) à Fulton (Kentncky), où sont des rampes de 0,76 7, et de fortes courbes.

La Compagnie de «Saint PanI and Tacowa Lnmber» (États-Unis) remorque ses trains, sor les lignes à forte rampe, au moyen de locomotives à engrenages. Elles sont munies de chaque côté de 3 cylindres verticaux actionnant un arbre longitudinal à pignons coniques qui s'engrènent avec des cercles coniques à dentures fixés sur la face des roues. Il y a 12 roues en 3 groupes, constituant chacnn un truc pivotant. Une pareille locomotive remorque on train pesant 106.000 kilog., sur une rampe de 6 '/..

Le Scientific American (mars 1900) compare la puissance des machines du steamer Oceanic, le plus grand navire actnellement à flot, avec celle des locomotives en usage sur les chemins de fer des États-Unis. Il établit qu'il faudrait 16 des grosses machines à 8 roues accouplées dn type dit « Consolidation », employées à la traction des trains de marchandises les plus chargés, pour représenter l'équivalent de la force développée par les machines de VOceanic, marchant à 22 milles à l'heure ; il faudrait 8 de ces locomotives pour remorqoer, sur une voie ferrée, à la même vitesse, l'Oceanic supposé monté sur un immense truc roulant.

Japon.— Il a été importé an Japon, en 1898, pour 13 millions de francs de locomotives.

Suisse. — La fabrique suisse de locomotives de Winterthur a construit (novembre 1899) une locomotive destinée aux chemins de fer d'.\byssinie; la vapeur y est produite par un chauffage mixte de pétrole, de bois et de charbon.

LOl)ÈVE. Chef-lieu d'arrondissement de l'Hérault, situé à 46 kil. N.-O. de Montpellier et 824 kil. de Paris, par 43° 43' lat. N. etO» 38' long. E. de Paris. Pop. : 8.416 hab. en 1896. C'est on des plus importants des centres industriels du Midi. Nombreuses filatures de laines; fabriques de draps pour la troupe occupant 3.000 ouvriers. Ateliers de constructions mécaniques, fonderies. Chambre consultative des arts et manufactures. Commerce de bois, de matières tinctoriales, de vins et spiritueux. Agence de la Société Générale.

Station du chemin de fer du Midi sur Montpellier.

Mouvement de la gare en 1897 :

Voyageurs Marchandises (Tonnage)

Au départ .\ l'arrivée Expéditions Réceptions

LODI. (Italie.) Ville industrielle de la province de Milan. Voy. Milan.

LODZ. Ville très industrielle de Russie, dans le gouvernement de Piotrkow, compte 340.820 hab. ; elle est surnommée le « Manchester polonais », à cause de ses grands établissements qui travaillent la laine et le coton. Elle possède une succursale de la Banque d'État, une de la Banque d'AzoS-Don, une de la Banque de commerce de Riga, de la Banque de commerce de Varsovie, une Banque de commerce locale et une Banque des Négociants. On a construit en 1898 un tramway électrique qui dessert les principales rues et qu'on doit prolonger jusqu'à Zgierz et Pobianice (à 22 kil. 1/2).

Le nombre des fabriques, à Lodz et dépendances, est d'environ 350, avec une production de plus de 80.0(X).000 de roubles ; plusieurs sont de véritables cités avec logements d'ouvriers, écoles, jardins, salles de concert, magasins de fournitures.

L'industrie cotonnière est prospère ; les grands fîlateurs de Lodz augmentent le nombre de leurs broches et de nouvelles fabriques s'installent (1898).

LONDRES

LONDRES

L'article de coton fabriqué coûte de 8 à 9 kopecks l'archine (de 71 cm.), soit 30 à 33 cent, le mètre; il tronve de nombreux consommateurs dans la grande masse de la population polonaise et russe. Le nombre des broches en Pologne était de 78o.000 avant 1898; il est en 1899 de 925.000, dont 817.000 à des industriels qui ont en même temps des tissages, et 108.000 qui n'en ont pas.

L'industrie de la laine est également prospère, bien que la production et le nombre des broches n'aient pas sensiblement augmenté de 1897 à 1899. Mais celle du coton tend à lui faire du tort, car on fabrique à Lodz des cotons plucheux et moelleux, des couvertures qui imitent la laine, auxquels le bon marché fait donner la préférence.

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