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LOUVRE

LLBECK

En oalre, la voie ferrée de Loorenço-Marqnei an Cap, par Pretoria et Blœmfonlein, permet aux passagers de -s'embarquer à Capetown chaque mercredi sur les grands paqaebots postaux de la Donald Currie et de l'Union Line, et d'accomplir le voyage de Delagoa-Bay en Europe en 20 jours. C'est la voie employée pour le transportdn courrier. Le débarquement des marchandises s'eflectue au moyen de chalands ; le pris est de 7 sh. 0 den. par T. Les frets sont : de Marseille, par les Messageries .Maritimes, de 50 fr. le m. cube on MO fr. les 700 kilog. ; dn Havre, par les Chargeurs Réunis, de 40 fr. le m. cube. (Moniteur Officiel du Commerce, dn 7 septembre 1899.)

Le câble sous-marin qui relie le Cap à Adcn touche à J)elagoa-Bay.

11 y a un vice-consulat de France à I^ourenço-Marquez.

LOL'V.UX. (En flamaud Lecven.) Ville de la Belgique, prov. de Brabant, cheMieu de l'arrond. de son nom, à 24 kil. X.-E. de Bruxelles, située sur la Dyle. Son étendue territoriale est de 424 hectares, retendue bâtie de 128 hect 12. Pop. : en 1856, 30.765 hab. ; en 1898, 41.906.

L'arrondissement de Louvain a 112.766 hect. et compte 10 cantons, 112 communes et a une pop. de ^36.563 hab. C'est une région agricole importante. L'arrond. comprend 18.777 exploitations rurales occupant 73.899 personnes: 3.621 sont exploitées par les propriétaires, 13.136 en location: 8 de ces domaines ont plus de 100 hect., 25 de 30 à 100 hect., 492 de 10 à 30 hect. La valeur vénale des terres était •en 1893, en moyenne par hectare, de 3.166 fr. pour Jes terres labourables, de 2.957 fr. pour les prairies; la valeur locative était respectivement de 113 et de 114 fr. par hectare.

Louvain se trouve sur la ligne du chemin de fer Ostende-Cologne; une voie ferrée la relie à Anvers et à Charleroi. Elle communique par eau avec la mer, par le canal de Louvain. La Dyle et le Demer sont canalisés.

Louvain est le siège d'un tribunal de commerce. Ellepossède des meuneries très importantes (laHun- :garia), les usines Remy, surtout renommées pour l'amidon qu'elles fournissent à l'export. ; les brasseries sont nombreuses et bien outillées; fonderie de cloches, Société d'entreprises et de constructions, Société de produits chimiques et de salpêtre. Un certain nombre de femmes sont dentellières.

Il y a à Louvain un Comptoir d'escompte de la Banque nationale, la Banque centrale de la Dyle, la Banque de Louvain, une Banque populaire. i

LOUA'RE (Grands Magasins du). Les magasins du Louvre furent fondés le 9 juillet 1833 par denx employés de commerce, MM. Chauchard et Hériot, .'lués d'un remarquable esprit d'organisation.

Le personnel du Louvre est intéressé dans la maison, depuis les plus modestes vendeurs jusqu'aux principaux employés, non pas sur les bénéGces, mais sur le chiffre d'affaires réalisé.

Le Louvre a mis, dès l'origine, tons ses soins à la confection des vêtements de femmes ; puis viennent les costumes d'hommes, de garçonnets et de fillettes, et les costumes de sport. Il s'est appliqué à former un titehcr do tapisserie pour la décoration et l'amenblement des appartements, aussi bien par la reproduction intelligente de nos styles anciens, que par la -(^cherche des compositions les plus heureuses du lyle nouveau. Les lapis et tissus d'ameublement ■ccupent tous les étages supérieurs ; tapis orientaux, vieux tissus brochés d'Orient, d'Italie ou d'Espagne.

La maison a institué pour les employés : une Société de secours mutuels; une caisse de retraites dont les fonds sont versés entre les mains de l'État sur la tète de chaque employé, à qui ils doivent revenir personnellement, sans pouvoir être réclamés ou retenus par la maison une fois les versements faits ; une caisse médicale destinée à venir en aide non seulement aux employés malades, mais encore et surtout aux employés fatigués qui ont besoin de repos, des bains de mer, ou d'un traitement d'eaux minérales, on encore d'habiter quelque temps un sanatorium, tel que celui de Champrosay pour les dames, ou de Tournan pour les hommes. Les jeunes gens et jeunes filles qui désirent habiter une maison de famille sont logés dans deux immeubles installés et administrés aux frais du Louvre.

La pensée d'encourager l'épargne a fait constituer au Louvre une caisse de comptes courants, où chaque employé peut déposer le fruit de son travail jusqu'à concurrence de 3.000 fr. et en retirer un intérêt de 4 •/.• Pour récompenser les longs et loyaux services, des médailles d'or sont décernées annuellement en séance solennelle anx employés qui ont accompli 25 ans de services dans la maison. Tous les employés appelés au service militaire sont réintégrés dans leurs fonctions à leur retour, et le temps passé sous les drapeaux ne leur fait pas perdre les droits acquis antérieurement, soit au point de vue de l'avancement, soit au point de vue de la caisse de retraites. Il existe au Louvre des cours spéciaux de langues étrangères pour les employés, et tous les ans plusieurs d'entre eux reçoivent des bourses qui leur permettent de passer quelque temps hors de France.

LOWESTOFT. Ville maritime et bains de mer dans le comté de Suffolk, à l'extrémité occidentale de la Grande-Bretagne, par 32"' 29' lat. \. et 1» 45' long. E. de Greenwich. Pop.: 19.702 hab. en 1881, 23.347 en 1891 ; elle s'est augmentée en 1893, par suite de l'extension du périmètre de la ville.

Il y a des fabriques de cordages, de voiles, de filets, de tourteaux, de glace; brasseries: ateliers de constructions navales. Une usine importante fabrique des boîtes d'étain pour les conserves de poissons et autres produits alimentaires. Le commerce de la ville s'est surtout développé depuis la construction d'un bon port et le prolongement jusqu'à ses quais du Great-Eastern Railway.

Le port (aujourd'hui propriété de la Compagnie du chemin de fer), a été acheté par Sir Morton Peto, en 18ii, et reconstruit par lui. Il se compose de denx jetées de 1.300 m. de longueur; la jetée méridionale sert de promenade. La profondeur dn port est de 18 pieds en vives eaux et 16 pieds en morte eau. Entrepôts, cale sèche, grues, etc. En 1898, les entrées ont été de 615 nav. et les sorties de 633, avec 94.391 T. pour les marchandises ordinaires, 63.828 T. pour le charbon et 103.566 quarters pour les grains. Les pêcheries de harengs et de maquereaux emploient près de 1.000 hommes. Le marché an poisson est considérable.

La ville est traversée par deux lignes dn Great-Eastern Railway, l'une venant de Xorwich et l'autre, plus directe, de Londres, via Ipswich. W.-P. Hainsbv.

LUAXG-PR.IBAXG. V. L.\0S.

Lt'BECK, ville célèbre dans les annales du commerce, est maintenant surpassée par ses denx sœurs Hambourg et Brème; elle tient néanmoins une place très importante parmi les centres commerciaux de la mer Baltique. Elle est située à 67 kil. N.-E. de Hambourg, par 53*52' de lat. N. et 28»20de long. E.,

LiJBEGK

LUCQLES

ail confluent de la Trave et de la Waknitz, à une vingtaine de kil. de l'embouchure de cette dernière dans la Baltique.

Lilbeck entretient des relations commerciales avec tous les pays riverains de cette mer: le Danemark, la Suède, la Finlande, la Russie et les pays allemands, de même qu'avec la Grande-Bretagne, la France et les États-Unis.

Des travaux ont été exécutés dès 1854 pour faciliter le commerce et la navigatton. Le cours de la Trave a été régularisé : à présent les navires calant 5 m. peuvent pénétrer jusqu'à Liibeck. Cinq lignes de chemins de fer y aboutissent, et un canal qui doit relier l'Elbe avec la Trave est en voie de construction; il cofitera 30 millions de francs^

L'État de la ville libre de Liibeck a une superficie de 300 kil. carrés, avec (census de iSd'6) 83.2.b8 hab., dont G9.812 en ville; en 1885, le total était de G7.65'3, dont aii.399 en ville; en 1875, 52.058, dont 39.743 en ville; en 1865, 43.225 dont 30.717 en ville ; en 1845,41.687, dont 25.500 en ville.

Liibeck est le siège d'un « Amtsgericht» (tribunal cantonal) etd'un « Landsgericht » (tribunal régional), d'une Bourse et d'une Chambre de commerce, d'une école de commerce et d'une école de navigation.

Elle possède un commerce très considérable en articles de construction, planches et poutres, céréales, vins (surtout du vin rouge français), charbons et cokes d'Angleterre et de Westphalie, couleurs, fer, quincaillerie, chiffons et os. Grand nombre de commissionnaires et agents expéditeurs. Chantiers, grand magasin de laines, succursale de la « Reichsbank » (Banque d'Allemagne), quatre banques privées, diverses Compagnies de navigation à vapeur. Consulats de diverses puissances étrangères et agence consulaire française.

Un marché aux laines a lieu chaque année au mois de juin.

L'industrie de Liibeck a suivi l'essor de son commerce. Il y a des manufactures de tabacs, des savonneries, des fabriques de colle, de vinaigre, de papier d'émeri, de conserves alimentaires, de cuir, d'engrais, de bouchons, de machines-outils, de boîtes en fer-blanc, de produits chimiques, de préparations pharmaceutiques, d'articles émaillés et d'étain pour lacuisine, la laiterie, etc., de poissons salés et fumés, de bandages. On y trouve aussi des fonderies de fer, des scieries de bois, de nombreuses brasseries et sucreries.

Mouvement maritime.— La navigation dans le port de Lûljeck a présenté les chiffres suivants :

ENTRES

SORTIE

Années

Navires Tùiines

Annéss

Navires Tonnes

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