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MACHINES A COUDRE

MACASSAR (Haile de). V. Huiles végétales.

M.vcCLESFlELn. Ville (l'Angleterre, située an N.-E. du comté de Chester, à 17 milles de Manchester, 49 milles de Liverpool et 12 milles de Stockport. La popalation était, ea 1871, de 26.837 hab., en 1881 de 37.514, en 1891 de 36.009.

La ville, agréablement assise sur le penchant d'une colline, est traversée par le BoUin, affluent de la Mersey. Autrefois, le commerce était alimenté par la production de la soie, des tissus de poil de chèvre et des boutons ; cette fabrication a été remplacée par celle des soieries de toute nature, depuis le ruban le plus étroit jusqu'aux différentes espèces de taffetas, gros de Xaples uni et broché, satin, velours de soie, étoffes et foulards de toutes sortes. -Macclesfleld est aujourd'hui le principal centre en .\ngleterre pour ces divers produits manufacturés. Le monlinage de la soie est aussi une importante industrie; un grand nombre d'usines en ont fait leur spécialité, mais beaucoup de manufactures de soie font aussi le moulinage. Les soies de luxe ont paru pour la première fois à Macclesfield en 1790. Un grand nombre d'établissements produisent des garnitures en soie, telles que les guimpes et les franges. Des maisons importantes fabriquent aussi des garnitures de tapisserie, des articles de mercerie. Il y a une filature de coton et quelques grandes brasseries.

Le canal de Macclesfield et de Peak Forest, en communication avec Manchester et les villes du Lancashire et du Yorkshire, et le grand canal Central le reliant à Londres et aux comtés intermédiaires, rendent très économiques les transports par eau. Macclesfield est traversé par des embranchements des chemins de fer du London and North-Western, du North Staffordshire et du Grand-Central.

La Chambre de commerce se réunit chaque mois à l'hôtel de ville. Le marché se tient le mardi et le samedi: les foires ont lieu le troisième mardi de février, le 6 mars, le 6 mai, le 11 juillet, le 4 octobre et le 23 décembre.

Les principales banques de Macclesfield sont les suivantes :

Bureau central Capital Manchester and Liverpool Dis- Liv. st.

trict Banicing C* Ld Manchester 6.000.000

Parr's Bank, Limited Londres 6.600.000

Adeiphi Bank Liverpool 400.000

Fred. L. D.4^wson.

MACER.1T.\. (Italie : Marche.) Chef-lieu de la province de ce nom, sur la ligne de Civitanova-Fabriano, embranchement de la ligne Castellamare-Ancône, à 71 kil. de cette dernière : pop. 24.800 hab.

La province de Macerata (2 arrond.) couvre une superficie de 2.816 kil. carrés et a une pop. de 24.5.000 hab. L'industrie y est peu développée : 3.432 chev. de force hydraulique, 84 à vapeur et environ 5.000 ouvriers occupés dans : une fonderie de cuivre, 6 petites usines mécaniques, 18 carrières de plâtre et de pierre, 209 fours à chaux ou à briques, 3 fabriques d'allumettes, 229 moulins, 43 fabriques de pâtes, etc.

Les principanx produits agricoles sont : blé, 738. 8i8 hectol.; maïs, WLOIO; vin, 462.184; cocons, 345.743 kilog. ; fromages, 2%. 907; laine, 77.052.

.\ Macerata, SQCCursale de la Banqae d'Italie, Chambre de commerce, École pratique d'agriculture ; comice agraire à Camerino. Henry Bl.\nc.

MACHEFER. On désigne sous le nom de mâchefer une substance demi-vitrifiée, ou espèce de scorie

ferrugineuse, qui se forme par la fusion des cendres de la houille dans les foyers ou sous les grilles des fours à puddler, à chauffer, etc. Cette substance ne peut servir qu'à empierrer ou à remblayer.

On désigne aussi improprement sous le nom de mâchefer, dans certaines contrées, le laitier noir ferrugineux de certains hauts-fourneaux. Ce laitier, à cassure vitreuse oh huileuse, est sans valeur, à moins qu'il ne contienne une proportion suffisante de grenailles de fonte. Il n'en est pas de même des scories de forge, qui sont utilisées comme minerais de fer ou comme engrais, suivant leur composition.

G. DU-MONT

MACHINES A COUDRE, .\ BRODER. La machine à coudre a fait son apparition vers 1854. Elle a permis à la fabrication de produire plus rapidement et à plus bas prix ; aussi a-t-elle été appliquée non seulement à la couture de la lingerie, mais à celle du vêtement et de la chaussure. Sans apporter de bien notables changements dans l'ensemble, les constructeurs se sont appliqués à améliorer la fabrication et à perfectionner certains organes, afin d'obtenir une très grande régularité dans la couture et une tension plus efficace des fils. Les fabricants sont rapidement parvenus à approprier la machine à coudre à tons les travaux, de telle sorte qu'elle sert actuellement à coudre le linge, le vêtement, le chapeau, la chaussure, les gants, à broder, etc.

Il n'est pas inutile de rappeler que le point de chaînette à un fil a été inventé en France par M. B. Thimonier, en 1830; que le point de chaînette à deux fils a été imaginé en 1844 par John Fisher et Gibbons, et que les mêmes inventeurs ont fait breveter en Angleterre, à la même époque, le point de navette.

L'invention de la couture mécanique avec un fil continu est due sans conteste à Thimonier, et la date de son application industrielle est l'année 1831.

Comme il serait matériellement impossible de donner ici, sans le secours de croquis, une description compréhensible de la machine à coudre, nous nous bornerons à citer les différents types de machines qui existaient lors de l'Exposition de 1878, et nons indiquerons ensuite les perfectionnements apportés depuis cette date.

En 1878, on employait des machines à point de chaînette simple (type Willecox et Gibb), des machines à point de chaînette double (type Grower et Baker) ; des machines à point de navette. Parmi les machines de cette dernière catégorie figurant à l'Exposition de 1878, on peut citer : les machines Howe (construites autrefois en Amérique et maintenant en Angleterre, exclusivement); les machines Peugeot & C" (France) ; les machines Smith, Starley & C'% de Londres ; les machines Hurtu (France); les machines Wheeler et \Vilson (Amérique), etc.

En 1878, on remarquait uue tendance très accusée, parmi les fabricants de machines à coudre, à rechercher la suppression de la navette mobile et son remplacement soit par une bobine métallique de grande dimension, soit par une bobine ordinaire fixe autour de laquelle on fait passer la boucle du fil de l'aiguille. Ce genre de machines est du système Wheeler et Wilson. Dès cette année, ce problème, si intéressant pour qui sait l'usure dont les navettes sont l'objet par leur frottement dans la coulisse, était résolu plus ou moins complètement par MM. Le-

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