MACHINES A ECRIRE
comte et fils, de Paris; Smith, Starley «& C'% de Londres; Hurtu, de Paris, et Pearce, des États-Unis. Pour certains travaux de couture on emploie, dans un triple but d'économie, de temps et de régularité, des machines cousant à deux fils au point de chaînette double et munies d'un plus ou moins grand nombre d'aiguilles, dont chacune fait un rang de couture ; en espaçant ces aiguilles convenablement et en plaçant le tissu, après les premières coutures, soit à angle droit, soit à un angle quelconque par rapport à la première direction des coutures faites, on obtient un quadrille en carré ou en losange solide et d'un bon effet.
Depuis longtemps les médecins avaient signalé reflet pernicieux du mouvement des pieds pour la santé des ouvrières travaillant continuellement aux machines à coudre. Dans les établissements qui emploient un grand nombre de ces machines, on les a généralement installées pour fonctionner par la transmission d'un moteur à vapeur, et l'on s'en est trouvé très bien. La vitesse est modérée à volonté, on débraye plus ou moins rapidement, et de nombreuses applications ont prouvé que la transmission mécanique pouvait s'appliquer aux machines les plus délicates comme aux plus rustiques. Cependant, les efforts faits jusqu'à ce jour pour adapter nn petit moteur à une machine isolée étaient restés infructueux; depuis, la création des petits moteurs électriques est venue combler cette lacune d'une manière pratique et absolument satisfaisante.
Parmi les progrès réalisés dans cette industrie depuis l'Exposition de 1878, nous devons signaler l'invention d'une machine à coudre (créée en 1880) à fil continu, faisant le point de navette avec bobine dessous comme dessus. Cette machine permet de faire 2.000 points à la minute, sa vitesse est donc très grande ; la capacité de la bobine de dessous (ou navette) coucourtà augmenter le rendement en diminuant le nombre des arrêts par le remplacement des canettes (bobines intérieures) ; on peut avec cette machine employer des fils à bon marché, en raison de la disposition spéciale donnée aux organes qui opèrent la tension du fil pendant le travail de la couture.
Signalons encore le type de machine à coudre à fil poissé et à navette pour la sellerie, la bourrellerie, etc. Cette machine peut réunir ensemble, par une forte couture, des feuilles de cuir atteignant l'épaisseur de 30 à 35 mm., et cela avec du fil poissé spécialement employé pour ce genre de travail, et tout en donnant aux coutures toutes les formes et changements de direction voulus.
Commerce. — Les tableaux du commerce classaient les machines à coudre, avant 1877, dans les machinesoutils; nous n'avons donc de chiffres spéciaux que pour les périodes décennales de 1877-86 et 1887-96. Voici les valeurs en francs, à i'import. et à l'export. (C.S.), en moyenne annuelle :
Import 3.303.008 1 5.700.022
Export 365.591 | -181.394
Pour les années 1897 et 1898, nous avons les valeurs suivantes (C. S.); nous y ajoutons le prix E.V.D. du kilog. : 1897 Prix 1898 Prix
Import... 9.624.143 2,61 1 9.700.979 2,73 Export... 440.726 3,35 | 500.277 3,62
On constate d'abord que de tous temps notre import, a été de beaucoup supérieure à notre export. L'Angleterre nous fournil près du 1/4 des machines à coudre importées.
et l'Allemagne le 1/8 environ; les États-Unis ne viennent que bien loin en troisième ligne avec une valeur de 150.000 à 230.000 fr., mais on peut admettre qu'une partie considérable des machines à coudre reçues d'Angleterre vient d'au delà de l'Atlantique.
C'est en Algérie que nous exportons le plus, et encore no s'agit-il que d'un chiffre d'environ 95.000 fr., puis viennent la Belgique et l'Allemagne ; mais, en somme, notre export, demeure relativement insignifiante.
Droits d'entrée en France.— La loi du 11 janvier 1892 divise la machine à coudre en deux groupes complets : la tête (droits de 50 fr. et de 35 fr. par kilog.); les bâtis et transmissions (droits de 10 fr. et de 8 fr.).
On comprend sous la dénomination de bâtis et transmissions l'ensemble des pièces qui constituent la partie inférieure de la machine (bâti, table, volant, pédales, croisillons, cuvette-égouttoir, etc.), et sous le nom de tête, la partie de la machine qui repose sur la table.
Comme les deux parties ci-dessus indiquées sont indépendantes l'une de l'autre, le régime n'est pas modifié quand elles sont introduites séparément, mais le mécanisme inférieur n'est admis aux droits de 10 fr. et de 8fr. qu'à la condition d'être à l'état complet. Quand cette condition n'est pas remplie, on applique pour les pièces détachées des droits différents par assimilation à d'autres articles de mécanique désignés dans le tarif.
On ne fait pas de distinction, au point de vue des droits, entre les machines à coudre se manœuvrant à la main et celles qui sont mises en mouvement par une pédale ou un moteur mécanique.
La Douane assimile aux machines à coudre d'usage courant celles dont la construction et le mode de fonctionnement sont analogues à ceux des machines ordinaires, quelles que soient leur force et leurs dimensions (machines à coudre les semelles, à boutonnières, à piquer les tiges, etc.; machines à coudre les sacs; machines à broder à manivelle ou couso-brodeurs). Mais on assimile aux machines-outils les machines à coudre industrielles employées, dans les fabriques de chaussures, les trépointes, système Godyear et analogues, dont le mécanisme diffère sensiblement de celui des machines à coudre ordinaires.
G. DUMONT
Allemagne. — L'Allemagne a exporté au cours des sis années 1893-98, comme machines à coudre et parties de machines, en tonnes et en millions de marks :
Années Belgique
Val.
Années
Val.
Nous avons importé de Belgique, en 1897, pour 154.940 fr. et en 1898 pour 138.717 de machines à coudre. Nous y avons exporté : en 1897 pour 56.267 fr. et en 1898 pour 79.042.
États-Unis.— L'export. des machines à coudre a donné les chiffres suivants, pour les années 1889 à 1898, en milliers de dollars :
Royaume-Uni. — En 1897, l'Angleterre a exporté pour 1.074.445 liv. st. de machines à coudre (dont 939.000 liv. st. en Europe), et en 1898 pour 1.083.135 liv. st.
MACHINES A ÉCRIRE. On désigne sous ce nom des machines qui impriment en caractères typographiques par le jeu d'un clavier analogue à celui d'un piano, et dont chaque touche correspond à une lettre.
Le mécanisme est disposé de telle sorte que les lettres viennent se placer les unes à la suite des autres dans l'ordre où les touches sont frappées. Une condition indispensable pour réaliser cette sorte d'impression, c'est que toutes les lettres occupent un espace égal, quelle que soit leur forme. Il en résulte que certaines lettres, telles que Vm, sont à