MAÇONNERIE
i.'AÇONNERIE
que l'on transportera, par coarants triphasés, à Viborg et josqa'à Saint- Pétersboarg. Une usine poar la fabrication ^Q carbare de calciam est en construction aaz chutes d'Imatra (mai 1900) ; c'est la première de ce genre établie en Kassie; elle ne fonctionnera qae pendant les grandes eanx de la Voaox, soit pendant sept mois de l'année, et travaillera an coke venant d'Angleterre et à la chaax da pays; la Société d'exploitation a acquis 73 hectares de terrain, et la chute sar une longueur d'un demi-kilomètre, au prix de IGO.OOO fr. ; l'installation complète coûtera 13 millions de fr.
Suisse. — La Suisse non seulement produit presque toutes les machines électriques dont elle a besoin, mais elle en exporte dans tous les pays. La valeur de ces export. a été en 1897 de 8.273.000 fr.', soit 2.800.000 fr. de plus qu'en 1896; elle dépasse 9 millions en 1898. Les principaux pays destinataires sont, par ordre d'importance, pour des valeurs de plus de 1 million de fr. : France, Allemagne, Espagne, Italie et Russie; pour des valeurs de 1 million à 100.000 fr. : Autriche, .\ngleterre, Afrique Orientale, Egypte, .Afrique Occidentale et Belgique. — On compte en Suisse (juin 1900) plus de 130 établissements transformant en énergie électrique la force hydraulique provenant des glaciers. ^
La Suisse est un de nos principaux fournisseurs de machines électriques, comme on en peut juger par les chiffres suivants (en kilog. et fr.) :
Quantités Valeurs
Notre export, de machines électriques dans ce pays, qui représentait à peine, en 1896 et 1897, le dixième des «hiffres d'import. ci-dessus, a été en 1898 tout à fait négligeable.
m.\chi.\es et outils agricoles. v. isstrcments d'agriculture.
M.vciS. Fleur de mnscade. Prodnit des Molnqaes. i\. Condiments, Épices.)
MACOX. Chef-lieu du département de Saône-et- Loire, situé sur la rive droite de la Saône, à 180 m. d'altitude, par 46' 18' 24' lat. X. et 2« 29' 35' long. E. ûe Paris. Pop. : 18.739 hab. ea 1896, 14.883 en 1^8. Port sur la Saône. — Commerce très important en vins renommés, en articles de tonnellerie et en grains. Fab. de liqueurs, de tonnellerie, ateliers de constructions mécaniques, fonderies de cuivre, de bronze et Je zinc, moulins, manufacture de tapis, verreries. Tribunal et chambre de commerce. — Le bureau auxiliaire de la Banque de France à Màcon, qui était dirigé par la succursale de Chalon-sur-Saône, a es- i compté, en 1898, 24.111 eSets pour une valeur de fô.287.000 fr. II a été transformé en succursale à la fin de 1898. Les opérations ont été, en 1899, de ; 38.U9.000fr., dont 22.239.000 fr. en effets escomptés. ! La nouvelle succursale s'est classée, dès sa première année, an 58* rang, .\gences du Crédit Lyonnais et ' de la Société Générale. — Station du chemin de fer de Lyon, à 421 kil. de Paris, sur Lyon, Dijon, Bourg et Moulins. Mouvement de la gare :
lu(kig<is(s lrusp«rt(« (Tnii^) G. V. P. V.
Erpéd. Rëcept Expéd. Récept. 1.743 903 36.045 63.439
3.099 1.408 40.623 74.360 2.833 1.369 46.609 76.203 2.968 1.409 43.577 78.996 Prix du transport, par 1.000 kilog., de Paris à Màcon : G. V. 127fr.95, P. V. 67fr. 10.
MACOXXAIS. V. Vins.
M.VÇOX.XERIE. La maçonnerie est l'art d'employer des pierres naturelles ou artificielles de diverses natures, de les assembler et les lier au moyen du
Voyageurs
partis
nffls..
mortier, de la terre on dn plâtre, pour constitner des murs, des édiflc«s, etc.
La grosse maçonnerie {gros ouvrages, limonsinerie) comprend les travaux de fondations, la structure des murs, voûtes, etc. — La maçonnerie légère ou légers ouvrages consiste dans les enduits, les plafonds, moulures, cloisons, tuyaux de cheminée, etc.
Les matériaux les plus employés dans la maçonnerie sont les pierres de taille, les moellons, la meulière, les briques, le béton, etc. (Voir : Béto.ns, Briques, Meulières, .Mortiers, F>ierres, Plâtre.)
La maçonnerie de béton, faite avec du mortier de chaux hydraulique, ayant la propriété de durcir promptement sous l'eau, est d'un fréquent usage dans les travaux hydrauliques. — Dans la maçonnerie vive ou maçonnerie de pierre de taille, les pierres sont disposées, dans la construction, selon certaines règles qui déterminent leur disposition ou appareil. — Les pierres d'une même rangée forment une assise. Les pierres d'une même assise et les diverses assises sont soudées entre elles au moyen de plâtre ou de mortier inséré dans les joints ou intervalles entre les pierres. Pour concourir à la décoration des murs, on fait souvent les joints apparents, ou bien on élargit les joints (refends) ou encore on orne leur surface de saillies [bossages] on de vermiculures. Lorsqu'une pierre est convenablement taillée, elle doit être bardée, c'est-à-dire transportée au lieu d'emploi : on fait usage pour cela du chariot, du diable, du binard, du bard. — Le bardage d'une pierre, jusqu'à 100 m. de distance des travaux, revient à 7 fr. le mètre cube; pour chaque 100 m. en plus, 1 fr. — Une fois les pierres descendues ou montées sur le tas, on les conduit au point qu'elles doivent occuper au moyen de rouleaux en bois ou roules. La pierre étant en place sur un bon lit de mortier, on remplit ses joints montants à l'aide de la fiche à dents de fer. — Quand tontes les pierres d'une assise sont posées, il arrive quelquefois que certaines sont plus élevées. Il faut alors dresser le lit supérieur à l'assise, c'est-à-dire l'araser, avant de poser les pierres de l'assise supérieure.
Une brigade composée d'un poseur, d'un contreposeur et de deux garçons met environ 4 heures pour poser un mètre cube de maçonnerie ordinaire de pierre de taille. Il faut en moyenne de 0 m. cube Ofô à 0 m. cube 090 de mortier ou de plâtre pour on mètre cube de maçonnerie ordinaire.
La maçonnerie de moellons n'emploie que des pierres brutes, sans taille et d'un volume susceptible d'être transporté par un seul homme. Les règles de cette maçonnerie sont d'ailleurs les mêmes que celles de la maçonnerie de pierre de taille. On distingue : la maçonnerie de moellons bruts on limousinage, où les moellons sont employés avec leurs dimensions différentes; les moellons ébonsinés, c'est-àdire débarrassés du bousin ou croûte tendre qui les recouvre; les moellons smillés, les moellons piqués et les moellons d'appareil, qui se distinguent par le plus ou moins de fini de leur taille.
La maçonnerie de meulière est très appliquée aux constructions hydrauliques, par suite de la facilité avec laquelle le mortier adhère à la meulière, que l'on pose comme les moellons. — Le rocailla^e des joints consiste à enfoncer dans le mortier frais des débris de meulière.
La maçonnerie de briques a de grandes qualités, grâce à l'homogénéité, à la dureté, à la ténacité des
MADAGASCAll
MADAGASCAR
briques el à l'adhérence des mortiers ; il faut éviter de briser les briques pour les employer, et l'on doit croiser les joints de deux assises consécutives. On appelle cloison de briques de champ ou galandages les murs formés de briques placées sur leur épaisseur (0 m. 054 ou 0 m. 06o). Les cloisons de briques à plat ou briques panneresses donnent une épaisseur d'une demi-brique (0 m. 11). Enfin, lorsque les murs sont constitués par la longueur d'une brique, en épaisseur, on les nomme cloisons en briques boutisses (Om. 22 ou Om.33).
La maçonnerie creuse est constituée par des briques qui, par leur disposition, laissent entre elles, dans l'épaisseur des murs, de petits vides qui ont l'avantage d'isoler les pièces les unes des autres.
La maronnerie mixte est foruiée souvent de pierres d*; taille comme parement ou face extérieure, et de briques, moellons, meulière, etc., à l'intérieur. On fait souvent les chaînes, les soubassements et les baies seuls en pierres de taille, le reste en matériaux de plus petites dimensions, encadrés ainsi par les fortes pierres. La maçonnerie mixte peut aussi renfermer des creux dans son intérieur.
La maçonnerie de pisé se fait avec de la terre comprimée; elle ne convient que pour constructions rustiques ou provisoires, mais est très économique. La bauge ou torchis est un pisé composé de terre franche gâchée avec de la paille.
Los entrepreneurs de maçonnerie s'appellent généralement maîtres; les ouvriers se divisent en compagnons, garçons et aides.
A Paris, les prix élémentaires payés par un entrepreneur sont do 0 fr. 75 l'heure pour un maçon, 0 fr. 60 pour un limousin, 0 fv. 475 pour un garçon maçon. En règlement, une heure de maçon se paye 0 fr. 96.
La maçonnerie à façon, moellons liourdis, plâtre fourni, revient à environ 9 fr. 50 le m. cube. Les légers ouvrages en plâtre se payent 4 fr. le m. carré.
Dans le calcul du prix des travaux de maçonnerie, les faux frais sont évalués à 15 % et le bénéfice à 10 %.
Paul B.\rré.
M.IDAG.VSCAR. Ile de l'Océan Indien comprise entre H» 57' 30" (cap d'Ambre) et So» 38' o6" lat. S. (cap Sainte-Marie), 40" 59' 30" (cap Saint-Vincent) et 48" 7' 20" long. E. de Paris (au cap Angontsy). Elle a été déclarée colonie française le 6 août 1896. Le canal de Mozambique, d'une largeur de 390 kil., la sépare delà côte orientale d'Afrique. Sup. : 592.024 kil. carrés, d'après Marinelli (1.580 kil. du N. au S. sur 600 kil. dans sa plus grande largeur); c'est la troisième île du monde après la Nouvelle-Guinée et Bornéo. Pop. évaluée à 6 millions d'hab., dont près do la moitié, comprenant les Hovas et les Betsiléos, est réunie dans la région centrale ; les Hovas sont la racela plus apte h l'assimilation européenne. Villes principales : ïananarive, capitale, environ 100.000 hab., Tamatave, 10.000 hab., Majunga, 10.000 hab., Fianarantsoa, Vohémar, Mahanoro. Les côtes ont 5 . 000 kil. de long. L'île est montagneuse à l'intérieur, mais la ligne de partage des eaux est indéterminée; un massif de 800 kil. de long, sur 300 de larg. forme au centre un plateau d'une altitude moyenne de 800m.; point culminant : 2.790 m. Nombreux cours d'eau, surtout à l'O. : le principal, l'Ipoka (800 kil.), reçoit le Hetsiboka (400 kil.). Des rapides infranchissables coupent la plupart des rivières en biefs navigables de peu de longueur.
Le Gouverneur général est assisté d'un Conseil d'administration qui examine tous les règlements à
appliquer dans la colonie. Le plateau central est divisé en 4 territoires militaires; le reste de l'île et les dépendances se partagent en 14 provinces civiles. Les troupes coloniales comptent environ 5.500 hommes, dont 4.500 fantassins et 1.300 hommes dans l'artillerie. Il y a des résidents ou des vice-résidents dans les localités les plus importantes. Le service delà justice est assuré par une cour d'appel, trois tribunaux depremière instance, deux justicesde paix à compétence étendue et une justice de paix dans chaque province. Des tribunaux mixtes rendent la justice dans les coutestations entre indigènes.
Les recettes ont été de 5.538.000 fr. en 1896, dont près de la moitié provenant des douanes, et les dépenses de 5. 292. 000 fr. Le budget de 1899 a été arrêté à 11.136.000 fr. en recettes et à une somme égale en dépenses ; la subvention de la métropole est de 1.800.000 fr. Budgetdel900: recettes, 13.772.000 fr.; dépenses, 13.771.600. La loi du 5 avril 1897 a autorisé l'émission de 60.000 obligations de 500 fr. garanties par l'État; cette émission a été réalisée en 3 séries, dont la dernière, de 9.000 obligations, en vertu de la loi du 5 mars 1900.
Climat. — La partie sud de Madagascar appartient seule à la zone tempérée, le reste de l'île étant situé dans la zone torride. La chaleur est très forte sur le littoral. A mesure que l'on s'éloigne dn bord de la mer pour gravir les pentes du massif central, on rencontre des climats de plus en plus tempérés. L'année comprend deux saisons : la saison chaude ou pluvieuse (d'octobre à mars dans la région centrale, minimum 18°, maximum 28» ; de décembre à avril surla côte orientale, min. 23°, max. 34° en février), et la saison sèche, qui comprend le reste de l'année (de 8° c"i 17» dans la première de ces régions, de 18° à 27° dans la seconde) ; à Majunga le maximum est de 33°' en novembre et le minimum de 21° en juillet. Pendant la saison pluvieuse, on observe environ 80 jours d'orage à Tananarive; la chute des pluies y dépasse un mètre par an. Les lièvres paludéennes sont à craindre, surtout au voisinage des côtes.
Productions. — Les ressources minérales de Madagascar sont encore peu connues. On rencontre l'or dans plusieurs régions de l'île. La plus importanteconcession, celle de M. Suberbie, a fourni jusqu'au 1" janvier 1900 plus de 2.000 kilog. d'or. Le rendement est de 1 gr. par mètre cube et par journée d'ouvrier. Le fer est abondant dans la région centrale : 3 concessions ont été accordées jusqu'à ce jour; les indigènes traitent le minerai par des procédés primitifs. Il y a des gisements de cuivre et de plomb, mais ils ne sont pas exploités.
Les productions végétales sont très variées,qnoiqu& le sol de Madagascar manque de magnésie. Les plus belles forêts se trouvent sur le versant oriental, où elles occupent une bande de 40 à 100 kil. de larg. s'étendant sur presque toute la longueur de l'île. Elles renferment un grand nombre de bois d'ébénisterie et de construction : palissandre, ébène, copalier, acajou, teck, bois de rose, etc. Le caoutchouc est actuellement un des principaux articles d'export. La culture du riz et du manioc est développée dans l'intérieur ; toute la récolte sert à l'alimentation des indigènes. Les plantations de café, de canne à sucre, de cacaoyer, commencent à donner des résultats dans, quelques régions de l'île. On cultive aussi avec succès le maïs, le giroflier, le vanillier. Le rafia croît surtout sur la côte E. Le tabac est très répandu, mais mal
MADAGASCAR
— mo —
MADAGASCAR
préparé par les indigènes. Les ciillnres de la vigne et de l'indigo sont à leurs débuts. La sériciculture est prospère. Il y a des jai-dins d'essais à Nalianisana, près de Tananarive, à Fianarantsoa et à Tamatave.
Les bœufs de Madagascar sont à bosse et généralement de petite taille; leur poids n'excède guère 300 kilog. ; on en exporte plus de 15.000 par an à la Réunion, à l'ile Maurice, au Mozambique et au Transvaal. Les chevaux, ânes et mulets sont d'import. assez récente. Nombreux moutons, chèvres et porcs. Dans presque tous les villages se trouvent des volailles.
Comtnerce extérieur. — Le moDvement commercial a été le saivant, en milliers de francs :
ISftO 1896 1897 1898
Impoit 5.597 13.987 18.338 21.562
Export 3.741 3.605 4.3i2 4.874
La France fournit à pea près les 5/6 des import, lions sur 27, et reçoit les 5/8 des produits exportés
Principales importations, en milliers de francs :
Inip.de France Imp. générales
21 mil-
et col. franc.
Tissus divers 7.020 8.313
Boissons alcooliques 1.333 2.701
Vins 431 1.429
Farines 247 422
Tabacs 141 127
Sucre raffiné 39 247
Bougies 25 97
Sur le chiffre de 8.513.000 fr. de tissas importés, les tissus de colon pur figurent pour 7.415.000 fr. Les ports qui importent la plus grande quantité de tissus sont : Tamatave, pour 4.781.000 fr., Mananjary, 918.000 fr. et Vatomandry, 797.000 fr. En 1897, les import, de IWngleterre et des colonies anglaises ont été de 3.217.000 fr., de l'.\llemagne de 819.000 fr. et des États-Unis de 159.000 fr.
Voici les principales export, générales {valeurs en milliers de fr.) :
Bœnfs vivants...
Bois
Quantités
Tilnr
Quantités
ïilnr