pièces 1.207.258 kilog
Caoutchouc
Cire
Conserves de
Or
Peaux
Rafia
Vanille
Sur ces totaux, la part des export, en France et aux colonies françaises a été la suivante en 1896, 1897 et 1898 : 1896 1897 1898
Bœnfs vivants
Bols
CaoDtcbonc
Cire
Conserves de viande
Or
Peaax
Rafia
Vanille
Les export, à destination de l'Angleterre et des posses- ^ons anglaises sont passées de 1.860.000 f r. en 1896 à 1 million 384.000 fr. en 1897, tandis que celles à destination de l'Allemagne se sont élevées de 642.000 fr. à 1.152.000 fr.
Le tableau ci-après indique le mouvement commercial des principaux ports (en milliers de fr.) :
Import.
Tamatave 8.039
Majunga 3.221
Vatomandry 495
Diego-Suarez »
Mananjary 823
Vohémar 68
Fort-Dauphin 357
■ Export.
Import.
Export
Les plus grands marchés de l'intérieur sont Tananarive, Sabotsy, Fianarantsoa, Imerinandruso et .Mandritsara. Au 1" janvier 1900, les 7.418 négociants établis à Madagascar comprenaient 623 Français, 486 Européens ou assimilés, 5.456 indigènes, 207 Africains et 644 Asiatiques.
Navigation. — Les Messageries .Maritimes assurent quatre services de paquebots à Madagascar : 1* une ligne postale partant de .Marseille le 10 de chaque mois poar .Majunga (en 22 jours), Nossi-Bé, Diégo-Saarez et TaouHtave (en 26 jours) ; 2* une seconde ligne postale partant i» 23 de chaque mois pour Diégo-Suarez (en 20 jours), Sainte- Marie et Tamatave; 3' une ligne annexe de Nossi-Bé à .Majunga et les escales de la côlc ouest jusqu'à Tuléar, comportant un voyage mensuel et correspondance avee le paquebot partant de Marseille le 10 de chaque mois ; 4* nne autre ligne annexe de Diégo-Suarez à .Mozambique, Beîra, Lourenço-Marquez et Natal, en correspondance avec le paquebot partant de .Marseille le 23 de chaque mois. Vu service des Chargeurs-Rénnis partdu Havre le 15de chaque mois pour Madagascar.
Le tableau suivant résume le mouvement de la navigation en 1897 et 1898 :
Nombre Tonnage
de navires (milliers de T.)
Français 2.069
Anglais 1.477
Allemands 99
Indiens 157
.\utres pavillons... 159 Totaux 3.961
Les deux ports qui occupent les premiers rangs sont : Tamatave pour la jauge et Majunga pour le nombre des nav. En 1898, le nombre des passagers débarqués a été dfr 23.70:{ et celui des passagers embarqués de 20.466. Il existe à Tamatave seulement un entrepôt réel de douane et des magasins pour les pétroles; il est question d'y installer des docks-entrepôts.
Communications intérieures. — laaaaariye est' réuni par routes carrossables à Tamatave (300 kil.), Majunga (500 kil.l, Anjozorobé, Miarionarivo; lesroutes les pins fréquentées de l'Imerina sont celles qui conduisent à Fiaranantsoa (400 kil.), Antsirabé (120 kil.l et Ambatondrazaka (250 kil.). Les transports par eau sont toujours très limités.
Un chemin de fer sera construit entre Tamatare et Tananarive. Madagascar est autorisée par une loi du 21 avril 1900 à aflecter 50 millions de fr. à cette entreprise, sans garantie de l'État, l'annuité da prêt qui lui est consenti étant inscrite parmi les dépenses obligatoires de son budget. Les transports sont assurés de Tamatave à Ivondro par un chemin de farde 10 kil. déjà construit, et de Ivondro à Aniverano par le canal des Pangalanes et le bief navigable dela Vohitra ; la troisième section senle, d'Aniveraao à Tananarive (290 kil.), sera construite aux frais de • la colonie. Le parcours total s'effectuera en une trentaine d'heures.
In dustrie.— La fabrication des conserves de viandedans la province de Diego-Suarez est, avec l'exploitation minière de la Compagnie de Suberbie, la pinsgrande entreprise industrielle de Madagascar ; elle est située à Antongombato, à 13 kil. d'Antsirane; elle peut traiter 300 bœufs par jour. On compte qaelqne» salines, surtout à Diego-Suarez, des sucreries, des rhumeries, deux exploitations forestières. Les Hovasfabriquent du savon, des rabannes flnes (étofie tisséeavec la fibre du rafia), des tissus de coton et de soie^ des instruments en corne, de la poterie.
Madagascar offre de nombreuses ressources poar la création d'entreprises industrielles: en dehors des gisements aurifères, la sériciculture, la métallurgie^
MADAGASCAR