MADRAS
la fabricalion des briques, la récolte du sel, l'exploitation des bois. Il y a une école professionnelle à Tananarive et dans plusieurs autres centres des ateliers manuels formant des contremaîtres expérimentés.
Postes et Télégraphes.— Un câble télégraphique atterrissant à Majunga, via Mozambique, relie Madagascar à la France. La taxe est de 7 f r. 10 par mot. Tamatave est relié à Majunga par une ligne télégraphique passant par Tananarive. Il existe des bureaux de poste de plein exercice ou auxiliaires dans les principaux centres.
Colonisation. — Un décret du 17 juillet 1890 règle les conditions de recherche et d'exploitation des mines de métaux précieux et des pierres précieuses. La loi du 9 mars 1896 sur la propriété foncière a établi à Madagascar le système basé sur Tact Torrens ou l'immatriculation obligatoire. Du 1" octobre 1896 au 1" février 1899, il y a eu 1.877 réquisitions portant sur 76.323 hect., d'une valeur de 16.798.000 fr.i.
Le Comptoir d'Escompte a établi une succursale à Tananarive et une autre à Tamatave. La colonie publie un journal officiel quotidien.
Régime douanier. — La loi du 16 avril 1897 a appliqué à Madagascar le T. G. des douanes. Quelques exceptions y ont été apportées. Les droits sur les tissus ont été majorés. Les produits provenant du traitement industriel du bétail, les rhums et les alcools fabriqués dans la colonie ont été exemptés de droits de sortie ; ces droits ont été élevés pour les animaux de l'espèce bovine. (Voy. A7inales Com. Ext., 3* fasc. de 1897.)
Monnaies, Poids et Mesures. — La pièce française de 5 fr. ou piastre seule a aujourd'hui cours; les Malgaches la sectionnent et donnent aux différents morceaux une valeur proportionnelle à leur poids. Les monnaies étrangères ont été démonétisées en 1893.
Les poids et mesures malgaches sont remplacés peu à
1. Voici, d'après le Journal officiel de Madafjascav du 11 avril 1900, quel .i été le nouibre des concessions accordées à titre provisoire de l'aunco 1805 à l'année 1899 :
1895 et 189G 4 du total de 600 hectares.
Les circonscriptions administratives dans lesquelles les concessions accordées pendant ces cinq années sont le plus nombreuses, sont :
Tamatave 142 du total de 4.398 hectares.
Andévorante 113 — 7.015 —
Tananarive 91 — 4.905 —
Diégo-Suarcz.... 75 — 10.953 —
Tuléar 57 — 1.216 —
Mananjary 51 — 2.015 —
Fort-Dauphin 48 — 608 —
Analalava 39 — 3.334 —
Tsiafahy 38 — 1.418 —
Betsiléo 32 — 5.669 —
Le 31 décembre 1899, on a accordé 123 concessions à titre définitif, portant sur 7.381 hectares 94 ares 24 centiares, dont : 13 à Tuléar, 16 à Tananarive, 20 à Arivonimano, 12 à Betafo, 10 à Vatomandry, 9 à Mananjari, 8 à Ambositra.
Le gouverneur général de Madagascar a tait savoir (novembre 1899) qu'à la suite des opérations eiîectuées, en 1897 et 1898, par le service topogr.iphique de l'Ile, de vastes périmètres de colonisation, de 100 à 10.000 hectares, sont tenus à la disposition des personnes qui en feront (a demande, dans les conditions prévues par l'arrêté du 10 février 1899, savoir :
Les terres du domaine peuvent être concédées par voie de vente, de location, à titre gratuit : 1° vente : 2 fr. minimum par hectare dans les régions de l'Ouest et du Nord ; 5 fr. par hect. sur la côte Est et d.ans le haut pays ; 2° à titre gratuit : réservées aux citoyens français, concessions de 100 hect. Les demandes doivent être adressées aux chefs de la province (Plans de lots de colonisation dans la Colonie, et à Paris à l'Office Colonial) ; titre provisoire pendant 3 ans ; 3» locitions en dehors des périmètres de colonisation ; baux renouvelables de 15 ans; prix payable d'avance : 0 fr. 25 par hect. dans le Nord et l'Ouest ; 0 fr. 50 par hecU sur la côte Est et dans le haut pays.
L'arrêlé du 10 février 1899 n'est pas applicable aux concessions d'une superficie supérieure à 10.000 hect., qui feront l'objet de contrats spéciaux, soumis à l'approbation du Ministre des colonies.
peu par les unités du système métrique. (Voy. Mesures et Poins.) Abel Ravier.
Bibliographie.— Carol : Chez les Hovas, au Pays rouge, 1898, Paris.— Rapport d'ensemble du général Galliéni, Journal officiel, 1899.— Guide de l'immigrant à Madagascar, 3 vol., 1899, Paris. — Général Galliéni : la Pacification de Madagascar, 1900, Paris. — Revue de Madagascar, mensuelle, Paris. — ISfotes, reconnaissances et explorations, revue mensuelle, Tananarive. — Journal Ofjiciel de Madagascar,qyiotiiien,TaLnanaTive.— Annuaire de Madagascar, Tananarive.— Madagascar : Exposition Universelle de 1900.
MADAPOLAM. V. Tissus de coton.
MADÈUE. Groupe d'îles portugaises de l'Atlantique, à 850 kil. au sud-est des Açores, d'une superficie totale d'un millier à peine de kil. carrés, avec une population de 134.000 âmes. Il n'y a, en réalité, que deux îles habitées, Madère et Porto-Santo. Une des principales ressources de cet archipel (en dehors du séjour des étrangers), c'est la culture de la vigne, où il faut maintenant lutter ardemment contre le phylloxéra : il y a, à Madère, b.OOO hect. plantés en vignes, qui donnent annuellement 6.000 à 8.000 pipes (de 450 litres). On cultive également la canne à sucre ; on a installé des distilleries comme complément des sucreries. Enfin, on fait la culture des ananas sur une très grande échelle. Le climat est excellent pour toutes ces cultures et les terres sont fertiles.
La situation de l'archipel en fait une escale naturelle où une multitude de navires viennent se ravitailler en provisions fraîches et en charbon. Les export, de Madère durant l'année 1898 ont été de 7.765.000 fr. et les import, de 8.051.000. Ces dernières comprennent surtout des combustibles, du maïs, du blé, du riz, des cotonnades; les export, ont porté principalement sur les vins, les broderies, les fruits, les ouvrages en osier. Aux export., la première place appartient à la Grande-Bretagne, puis viennent l'Allemagne, la Russie et la France ; aux import., Grande-Bretagne, États-Unis, Allemgane, les autres pays ne présentant que des chiffres négligeables. De nombreuses lignes anglaises, allemandes, portugaises et même françaises touchent à Funchal (voy. ce mot), qui est le port par excellence de l'archipel, et qui, en 1898, a reçu 883 navires avec un tonnage de 3.389.000 1. D. B.
MADÈRE (Vin de). V. Vins.
MADIE ou Madia (Huile de). V. Huiles végétales.
MADRAS (Présidence de). Une des grandes divisions de l'Inde anglaise, comprenant le sud du Dekhan et s'étendant entre 8" 4' lat. N. au cap Comorin, 20° sur la côte de Coromandel et 14» lat. N. sur la côte de Malabar. Elle est bornée : au N. par le Bengale, les Provinces centrales, l'État du Nizam, la Présidence de Bombay, le Maïssour; à l'E., par le golfe du Bengale; à l'O., par l'Océan Indien. La Présidence compte 21 districts (365.679 kil. carrés, 31.732.000 hab. en 1871, 30 millions 8 en 1881, 35,6 en 1891), et les 5 principautés de Travankor, Cochin, Poudoukotta, Panganapalli et Sandour (24.887 kil. carrés, 3.229.000 hab. en 1881, 3 millions 7 [en 1891). Sup. totale : 390.566 kil. carrés (1.524 kil. sur 724); pop. : 39.331.000 hab. en 1891, dont 8.000 Européens environ. La pop. rurale était de 35 millions 749.000 hab. (58.386 localités) et la pop. urbaine de 3.581.000 hab. Capitale, Madras, 452.'518 hab. (voy. ce mot) j villes principales : Tritchinipoli (90.610 hab.), Madoura (87.430), Calicut (66.200), Ballari (59.465), Négapatam (59.220).