EGOUTS
EGYPTE
varie, à Paris, de 0 m. 20 à 0 m. 40; elle doit être recouverte extérieurement d'une chape et intérieurement d'un enduit en ciment.
Le profll du collecteur d'Asnières, qui peut débiter 4 mètres cubes par seconde, est une demi-ellipse de 4 m. 40 de haut, 5 m. 60 de large avec 2 banquettes on trottoirs de 0 m. 90 de large et une cuvette de 1 m. 35 de profondeur et 3 m. 30 de large.
Le nouveau collecteur de Clichy pourra débiter 14 m. cubes 40 par seconde, il a 7 m. de hauteur et 3 à 6 m. de largeur.
Dans les collecteurs secondaires, la largeur est ordinairement de 2 m. 40 et la hauteur de 3 m. 43, avec 2 banquettes à rails sur lesquels circulent les wagons qui les curent. Les égouts ordinaires ont au moins 1 m. 80 de haut et 0 m. 90 de large; le type n° 12 bi^, le plus usité, a 2 m. 30 de hauteur totale. Les bouches placées sous les trottoirs concourent à la ventilation des égouts, et des regards avec échelons, placés de distance en distance, donnent aux ouvriers le moyen de descendre dans les égouts et leur permettent, lorsque les orages inondent les galeries, de trouver un refuge.
L'entraînement rapide des immondices est assuré par \a pente des égouts, qui varie de 1 à 5et s'élève parfois à 7 cent, par m., et par une circulation abondante d'eaux pluviales, usées et ménagères. An delà de 3 cent, par m., la marche des égoutiers devenant glissante et dangereuse, on s'astreint généralement à ne pas dépasser cette déclivité.
Pourtant, tout ne peut être entraîné, puisqu'il faut souvent curer les égouts, la vitesse du courant (0 m. 23 à 0 m. 90 par seconde) laissant s'accumuler des sables sur le fond de la cuvette. Le curage des égouts parisiens se fait à l'aide de bateaux-vannes, de wagons-vannes, de pelles et de rabots. Les dépôts de sable et de boue sont évalués par an, à Paris, à 123.000 mètres cubes; on les concentre dans des bassins spéciaux, d'où on les drague.
Dans un grand nombre d'égouts. on a installé à Paris, depuis 1886, aux points hauts, des réservoirs en maçonnerie contenant 8 à 10 mètres cubes d'eau de rivière, de manière à produire des chasses puissantes pouvant balayer rapidement les dépôts de matières formés sur le radier.
Les branchements d'égouts particuliers ont été réglementés à Paris par les arrêtés préfectoraux du 19 décembre 1834, 11 février 1838 et 14 février 1892. Les dimensions minima ont été fixées par l'arrêté du 28 octobre 1882 (1 m. 80 de hauteur sous clef et 0 m. 90 de plus grandes largeurs aux naissances. Tous les arrêtés antérieurs ont été refondus on modifiés par celui du 16 juillet 1895, qui a fixé la largeur du radier à 0 m. 30 au moins et l'épaisseur de la maçonnerie à 0 m. 20, non compris la chape et les enduits.
En 1830, le Conseil municipal de Paris permit, dans certains cas, l'écoulement à l'égout des liquides :des fosses d'aisances. Le décret du 26 mars 1852 imposa l'obligation d'envoyer à l'égout toutes les eaux pluviales et ménagères. L'ordonnance du 29 novembre 1834 réglementa l'écoulement des eaux vannes à l'égout. Le 2 juillet 1867, le préfet de la Seine autorisa l'emploi des tinettes filtrantes ou appareils diviseurs.
L'arrêté du 8 février 1882 prescrit l'éconlement des eaux pluviales et ménagères dans les branchements d'égont, au moyen de tuyaux en fonte ou
grès avec une pente minimum de 0 m. (ÏTô par m. A l'exemple de nombreuses villes étrangères, Paris s'achemine vers la réalisation prochaine du « tout à l'égout ».
L'arrêté du 10 novembre 1886 détermine les conditions d'autorisation pour l'écoulement des matières de vidanges dans les égouts de Paris, par voie directe, qui ne pouvait se faire que sous certaines réserves. L'arrêté du 20 novembre 1887 a étendu au mode d'écoulement par appareils diviseurs les dispositions du précédent arrêté.
La loi du 10 juillet 1894 sur l'assainissement de Paris et de la Seine et l'arrêté du 8 août 1894 qui en fut la conséquence, prépara la transformation de la faculté de l'envoi de toutes matières usées à l'égout, en une obligation'. Le Conseil d'État ayant annulé l'arrêté précédent et celui du 9 mai 189(>qai y fut substitué, le préfet de la Seine a prescrit, le 24 décembre 1897, les conditions définitives de l'écoulement direct à l'égout, lequel devient obligatoire, dans un délai de trois ans, dans les voies désignées par délibérations du Conseil municipal. Toutes les rues de Paris seront ainsi désignées dans un temps très court.
Le nombre de chutes directes, qui n'était que de 364 en 1886, dépassait 15.000 en 1897; dans 10 ans, ce sera le seul système autorisé.