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A BEL R.4VIER

Bibliographie. — Annuaire de la Martinique : Fortde-France ; — Le Moniteur de la Martinique : Journal «fficiel de la colonie, paraissant le mardi et le vendredi à Fort-de-France.

-H.\RTRE. V. Pe.\ux, Pelleteries.

-M.VRYPORT. V. CUMBERL.VXD : Industrie du fer.

M.\SC.VTK. Ville maritime d'Arabie, capitale de l'État indépendant d'Oman, située à l'entrée du golfe Persiqne, par 23' 37' 26' lat. N. et 5ÇM.S'26' long. E. de Paris. Pop. : 40.000 hab., surtout Arabes.

Le mouvement commercial est actif, Mascate étant un entrepôt naturel entre l'Inde, l'Arabie et la Perse ; il varie peu d'une année à l'autre. Excepté les armes arrivant de Londres et de Marseille et les cotonnades venant des États-Unis ria Bombay, tous les articles importés proviennent de l'Inde, e"t, en l'absence de toute publication commerciale officielle, il est impossible de connaître leur origine première. Les

export, sont aussi en grande majorité dirigées sur l'Inde; une partie est expédiée aux États-Unis, via Bombay; elles consistent surtout en dattes et autres fruits, poissons secs, cuirs, etc. La plupart des négociants de Mascate sont des Indiens, représentants de maisons de Bombay. Presque toutes les affaires se font sur le marché de Bombay; celles de riz sont traitées avec Calcutta. Il est perçu, pour toutes les marchandises et pour tous les pays, un droit unique de 3 V» (^d valorem.

I>e port, très profond, offre un bon mouillage aux navires. Il est en communication avec l'Inde et les ports du golfe Persique par les vapeurs de la British India, des .Messageries .Maritimes (deux fois par mois) : avec Londres par l'Arabian and Persian et la British and Colonial; avec Bombay, Massaouah et le Hedjaz par la Bombay and Persia.

Les entrées et sorties, en y comprenant le cabotage indigène, ont été, en 1898-99, de 381 nav. avec 179.000 t., dont 126 nav. britanniques avec 145.000 t.

Il n'y a ni chemins ni routes entre Mascate et l'intérieur : voyageurs et produits sont transportés à dos de chameaux.

La monnaie employée est le dollar de Marie-Thérèse, dont la valeur moyenne a été d'environ 1 R. 8 en 1896 et

I R. 7 en 1897. La valeur de la roupie en francs est à pea près la même qu% Bombay (2 fr. 30).

Vice-consulat de France.

MASOX ET BARRY. Mines de cuivre. V. Cuivre.

MASQl^S. (Syn. : Angl. : Mask. — Allem. : Larve, Maske. — Ital. : Maschera.) Nous n'avons pas besoin de définir le masque, dont on fait une si grande consommation en temps de carnaval. Il est généralement en carton peint on en cire colorée; il prend le nom de loup quand il est en velours ou en satin et coupé à la hauteur de la lèvre supérieure. Paris en fabrique et en exporte des quantités. Il en vient aussi de Chine et du Japon, presque toujours eu cire ou en laque, mais ce sont plutôt des objets d'ornementation que de déguisement.

Les masques en carton sont faits de feuilles de papier superposées réunies avec de la colle de pâte, puis appliquées, encore humides, sur un moule de plâtre on de gutta-percha; la pression du doigt leur donne la forme désirée. Cela fait, on pose la couleur : une première couche claire, délayée avec de la colle de dextrine ; une seconde couleur de chair, de nuances diverses, délayée dans de la colle de pâte. Ou met du ronge au front, aux joues avec un tampon de laine; on peint les sourcils, les cheveux, la barbe avec des couleurs fines délayées dans la gomme arabique; enfin, on vernit, on perce les yeux, les oreilles, la bouche, à l'aide d'outils d'acier.

Les masques de cire sont en toile et soumis d'abord aux mêmes opérations que les masques en carton; quand ils ont reçn la teinte couleur de chair, ils sont plongés verticalement dans de la cire vierge très chaude, puis vernis quand ils sont bien égouttés et séchés. Les masques de cire légers et diaphanes sont connus sous le nom de « masques de Paris »; ceux plus lourds et moins transparents sont dits « masques de Venise ».

On fait aussi, pour les exercices d'escrime on de boxe, des masques en toile métallique, de forme particulière, avec une armature courbe qui les maintient en passant derrière la tète; ils sont rembourrés de cuir par places. Les tableaux du recensement de 18% ne nous fournissent de données que pour cette spécialité de masques : sur 10 maisons de Paris, 2 occuperaient de 1 à 4 ouvriers, 4 de 5 à 10, 1 de

II à 20.

MASSICOT

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