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MASTICS

Les masques en carton moulé ou en cire rentrent, au point de vue des Douanes, dans la classe de la Bimbeloterie. (Voy. ce mot.)

iMASSA-CAURARA. (Italie : Toscane.) Chef-lieu de la province du même nom. Massa est à 3 kil. de Carrara, sur la ligne de Gênes à Pise. Pop. : 6.600 hab. en 1860, 22.200 en 1900. Cette localité, voisine de la mer, est célèbre par sa production de beaux marbres. Livonrne, et aussi Gênes, sont les ports d'expédition à l'étranger. C'est de là que viennent la plupart des marbres italiens, dont la valeur d'export. a été (marbres bruts et ouvrés) d'environ 16 millions de fr. par an, de 1889 à 1892, 10 1/2 en 1893, 8 1/2 en 1894, 13 1/2 en 1895, 14 1/2 eu 1896 et 1897, plus de 16 en 1898. On trouvera au mot Marbres la part de l'import. en France dans ces export, totales. Les marbres de Carrare sont blanc clair, ou statuaires, ou veinés et communs; les premiers sont dans la proportion des 3/4 environ, les seconds de 1/8 et les autres de 1/8 également.

On a vu que les expéditions de Carrare consistaient aussi en marbres ouvrés ; c'est par 200.000 à 250.000quecettelocalité expédie les tables, carreaux, statuettes, cheminées, objets d'ornementation, mortiers, etc., en tous pays. Les scieries de marbre y sont au nombre d'une vingtaine, et les exploitations de carrières (deux ou trois par des Sociétés anonymes) une douzaine.

Massa-Carrara fait aussi un important commerce d'huiles d'olive et de vins du pays.

MASSAOUAll. Ville maritime et capitale de l'Erythrée Italienne, située dans un îlot de corail, sur la côte occidentale de la mer Rouge, à l'entrée d'une baie, par 15» 35' 36' lat. N. et 37» 15' 43' long. E. de Paris. Pop. : 7.775 hab. en 1893. Climat tropical : moyenne, 25» en janvier, 36» en juin.

« Le commerce général d'import. de Massaouah est presque entièrement de transit, car, sauf la partie qui reste dans la colonie pour la consommation, les marchandises provenant de l'intérieur de l'Afrique sont expédiées dans les Indes, en Europe et dans les pays de la mer Rouge, et celles importées à Massaouah par la voie maritime sont dirigées sur l'intérieur du continent. » (Moniteur off. du Corn., 20 juillet 1899.)

Les import, ont été en 1897 de 13.420.000 lires, en 1898 de 14.120.000 lires (dont 4 millions 2 d'Aden, 2 d'Europe, 1,7 d'Italie, 1,7 d'Assab, 1,5 des ports turcs asiatiques, 1,3 d'Egypte), surtout en café, sucre, tabac, bière, alcool, tissus de coton, riz, farine, etc. L'expert, consiste en nacre, perles, ivoire, peaux, gomme, etc. Le commerce de la ville est aux mains des Hindous ou Banians.

Le port, divisé en 3 bassins, mesure 210.000 m. carrés. Les entrées ont été, en 189C, de 2.565 navires jaugeant 384.000 t., dont 1.054 navires italiens. Escales des paquebots du Lloyd autrichien (de Trieste à Yokohama), de la Compagnie générale italienne, de la Compagnie kliédiviale.

Tête de ligne d'un chemin de fer de 27 kil. sur Saati. D'importantes routes conduisent en Abyssinie, à Adoua et au Soudan. Massaouah est relié par lignes télégraphiques à Assab, Périm et Kassala.

Les monnaies de compte sont celles d'Italie et de l'Union latine, mais la circulation se compose surtout de dollars de Marie-Thérèse, de monnaies de l'Ipde et d'Egypte. La Monnaie italienne a frappé des pièces, dites dollars d'Erythrée, de 5 lires et leurs subdivisions jusqu'à 1/10 de dollar.

3IASSE. V. Faillites.

MASSICOT. Oxyde de plomb, qui se présente sous forme de poudre de couleur jaune, brune ou rouge

plus ou moins vive; se dissout en tout on partie, comme la litharge, le minium, la mine-orange (autres oxydes de plomb), dans l'acide azotique étendu d'eau . Il s'obtient, sous forme d'une poudre jaunâtre, par la calcination à l'air du plomb à la température rouge sombre; à une température plus élevée, il fond et cristallise, par le refroidissement, en paillettes jaunes rougeâtres auxquelles on donne le nom de litharge. (Voy. ce mot.)

Il sert surtout à la préparation du minium (voy. ce mot), le chromate de plomb l'ayant remplacé en peintnre comme couleur jaune.

On l'a trouvé à l'état naturel, au Mexique, dans des roches volcaniques; à Badenweiler (Baden) dans des quartz.

MASTIC. Suc résineux qui coule, après incision, du tronc et des branches du Pistachia lentiscus; il est formé principalement de deux résines, dont l'une est soluble, l'autre insoluble (masticine) dans l'alcool, et se présente habituellement sous forme de petites larmes jaunâtres, demi-transparentes, à odeur et à saveur aromatiques, insolubles dans l'eau, mais solubles dans l'éther, dans l'essence de térébenthine, etc. On emploie surtout le mastic comme masticatoire : il tonifie les gencives et blanchit les dents ; on s'en sert aussi, dissous à saturation dans l'éther, contre la carie dentaire.

Le mastic d'A m érique provient du Schinus molle, grande térébinthacée du Pérou et du Mexique acclimatée en Italie et en Espagne. Sa résine est tonique, stimulante et purgative. Le baume des missions se prépare avec les feuilles cuites dans le vin ; le vi7i de chika, avec les fruits fermentes du Schinus dependens. D' J. Laumonier.

MASTIC D'ASPHALTE. V. Bitumes.

MASTICS. Les mastics ou luts sont des mélanges le plus souvent destinés à provoquer l'adhérence de fragments brisés d'une même substance ou d'objets de nature différente. Mais on emploie aussi le mastic pour isoler certaines parties et les rendre ainsi imperméables et inattaquables par l'humidité.

Le mastic diamant, employé pour recoller la porcelaine, les verres, etc., se prépare en faisant ramollir de la colle de poisson dans l'eau, en la dissolvant ensuite dans de l'esprit-de-vin, puis en la mêlant avec un peu de gomme-résine ammoniaque ou de galbanum et de résine-mastic, dissous préalablement dans très peu d'esprit-de-vin.

La gomme laque dissoute dans l'alcool ou dans une solution de borax forme un excellent mastic. Le blanc d'œuf ou le sang de bœuf seul ou mélangé avec de la chaux vive forme un mastic qui se solidifie très vite, mais résiste mal à l'humidité; on l'emploie pour recoller le marbre, l'albâtre, etc., pour mastiquer les jointures des appareils de chaudronnerie.

En écrasant du fromage et en le faisant bouillir avec de l'eau, puis en le mêlant de chaux vive, obtient un mastic utilisable pour raccommoder porcelaine; il doit être appliqué à chaud.

On recolle les objets en grès avec un mastic cou posé de 20 parties de sable, 2 parties de litharj une partie de chaux vive et mélangé d'huile lin. Ce mastic durcit beaucoup.

Le mastic de fer, employé pour relier des piè métalliques, se fait par le mélange de 50 à 100 pa ties de limaille de fer avec une partie de sel ai moniac en poudre.

MATADI

MATELASSE

Od obtient un mastic qui prendladareléda marbre, en délayant de l'oxyde de zinc dans du chlorure de la même base on dans du protochlorure de fer, de manganèse, de nickel, de cobalt, etc. On l'emploie dans le bâtiment, comme peinture, en le délayant avec de l'eau et un peu de colle.

Un certain nombre de mastics s'appliqaent par fusion, à chaud : c'est le cas de celui qui est formé de 16 parties de craie calcinée, 16 parties de brai et 1 partie de cire jaune.

Dans la construction, on emploie un grand nombre de mastics, formés d'une pâte de matières broyées avec une huile, une résine on un acide. Le mastic ordinaire des peintres se compose de blanc de Mendon ou de blanc de céruse et d'huile de lin (voy. Blaxc: Couleurs, Craie) que l'on teinte avec des ocres, pour le raccorder avec d'anciennes peintures. Le mastic ordinaire de maçon est composé d'une partie de chaux vive éteinte dans du sang de bœuf, de 2 parties de ciment et d'un peu de limaille de fer. Le mastic Vanban est composé de 5 parties de ciment en poudre. Le mastic de Fiennes, qui sert à rejointoyer la pierre, est formé de 2 parties de chaux hydraulique et 2 parties de ciment, le tout additionné d'huile de lin. Le mastic Dihl, un des meilleurs pour restaurations de

7.047 fr. 50; haile de palme G. 095 kilog., 3.047 fr.30, copal blanc 1.014 kilog., 1.267 fr. 30; cacao, 558 Ir. 73; peaax brntes, 464 fr. : ensemble, 33.903.337 fr.

M.VT.VAZAS. Port de l'Ile de Cuba ; un peu plus de 56.000 hab. ; relié an réseau des voies ferrées de cette possession américaine. Le commerce y a soaSert énormément de la guerre de 1898: il porte principalement sur le sucre, la mélasse, le rhum. Ce centre, très commerçant, possède une bonne baie; malbeareusemeot, le port est obstrué par des allnvions, et les navires doivent mouiller au large. Les opérations se font au moyen de gabarres, sauf pour les bateaux ne tirant pas plus de 8 pieds.

Jl.XTÉ. Plante de la famille des Ilicinées {llexparaguayensis on maté} qni atteint 12 à 20 pieds de hauteur. Les feuilles sont récoltées tous les deux on trois ans, séchées sur un feu lent, broyées dans des mortiers et enfin enveloppées dans des peaux fraîches et séchées au soleil. Elles servent à faire une infusion dont les habitants du Paraguay, de l'Uruguay, du Chili et da Brésil font un grand usage.

Le maté (ou son infusion) a à peu près les mêmes propriétés que le thé et le café ; il renferme, en effet, outre de l'albumine, des matières grasses, des hy-

pierres dégradées, comprend 92 parties de pondre de I drates de carbone, des gommes et des sels, 1.^ •/, cazettes provenant de la fabrication de la porcelaine, I <le caféine et 0,5 d'acide métatanniqae. Il est stomaet 8 parties d'oxyde de plomb triturées dans l'huile! | chique, tonique et excitant.

Le mastic Thénard est composé de 93 parties d'argile calcinée et de 7 parties de litharge triturées dans l'hnile. Paul Barré.

M.VSTIK. Espèce d'eau-de-vie anisée dont on fait une grande consommation en Turquie.

MATADI. Port de l'État indépendant du Congo, par D» 49' 21' de lat. S. et 138« 30' 40' long. E. de Greenwich, sur la rive gauche et à 121 kil. de l'embouchure du Congo, à 5 kil. de la frontière portugaise. Siège d'un tribunal territorial dont le ressort s'étend aux districts de .Matadi et des Cataractes. La pop. non indigène était au 1" janvier 1899 de 141 Blancs, dont 70 Belges, 35 Portugais, 15 Italiens, 10 Français, etc. Dans les villages voisins, il y avait, à la même date, 17 Blancs.

Depuis 1889, les grands bâtiments de mer mouillent à .Matadi sans difficulté. Au delà, la navigation n'est pins guère possible que jusqu'à Vivi, ancienne station de l'État, à 2 kil. i/2 en amont et abandonnée depuis la création de Matadi. C'est d'ici que part le chemin de fer qui franchit la région des cataractes et qui a été inauguré le 1" juillet 1898. ^ Le port de .Matadi possède deux jetées en fer de 75 m. de long, appartenant à la Compagnie des chemins de fer. Ces deux avancées métalliques, distantes l'une de l'autre de ^iO m., seront reliées de façon à former un vaste quai en pleine eau fluviale, avant une puissance de déchargement de 1.000 T.' par jour. Une grne roulante de la force de 10 T. sert au chargement et au déchargement des marchandises.

De novembre 1898 à novembre 1899, 71 navires de mer sont entrés dans le port de .Maladi. dont 17 belges, 16 hollandais, 15 anglais, 12 allemands, 11 français. La taxe de navigation et de pilotage, de l'embouchure do Congo à Matadi, est fixée à 650 fr., aller et retour, pendant cinq Jours ; pour chaque jour en plus, 50 fr.

Au commerce spécial, les déclarations de sortie au bureau de .MaUdi. ont été en 1899 : caoutchouc 3.743.221 kilog valeur 28.074.157 fr. ; ivoire 288.309 kilog.. 5.766.180 fr.'! noix palmistes i84.(»3 kilog., 50.614 f r. 57 ; tabacs 2.819 kgr

Le Gouvernement du Paraguay a le monopole de la vente des feuilles de maté dans le pays, qui en produit 6 à 7 millions de kilog. annuellement; du Brésil (principalement de l'État du Parana), on en exporte annuellement, par Buenos- Ayres, 13 à 15 millions de kilog. ; de l'Uruguay, par Montevideo, 5 millions de kilog. : du Chili, par Valparaiso, un peu plus de 1 million de kilog. L'export. totale de ces divers pays est d'LMviron 20 millions de kilog. par an, à raison de 5 fr. les 100 kilog. pris sur le lieu même où on cueille les feuilles.

Le total du maté exporté de l'Assomption pendant 1899 a été évalué à 486.783 dollars or (de 5 fr.). Aux termes d'une loi appliquée depuis le 1" mars 1884, l'export. de maté est frappée d'nn droit de sortie : moulu, 0,15 centavos (on centimes) par arroba de 25 livres ; en feuilles, 0,40 centavos par arroba.

Le Gouvernement français aurait commandé (1900) une cargaison de maté pour les troupes coloniales et des échantillons auraient été expédiés pour essais en Allemagne. On a constitué récemment à Philadelphie une Compagnie, l' « Yerba Maté Tea », dans le but d'introduire le maté aux États-Unis comme boisson à bon marché.

Le service des Douanes range le maté, sans désignation spéciale, dans la classe des c Feuilles médicinales non dénommées ». D' J. Laumomer.

M.\TELASSÉ. (Art de la soie.) Tissu épais dont la fabrication remonte aux dernières années du XVII 1' siècle. Ou le fit d'abord pour manteau de cour, sortie de bal, etc., puis pour couvre-pieds : plus tard pour gilets. Ce genre d'étoffe eut vers le milieu du XIX' siècle un grand succès, tant pour les confections pour dames que pour les articles modes, chapeaux, etc.

Le matelassé est souvent combiné avec d'antres armures, avec le velours, avec un liséré lamé, avec du chiné, de l'impression en écossais, en ombré. On a aussi fait dn matelassé pour ameublement, mais sans succès.

MATIERES COLORANTES

MATIERES COLORANTES

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