MELUN
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MENUISERIE
mensDelles des paquebots des Messageries Marilimes (de Marseille à Nouméa), da Xorddenlsclier Moyd (de Bremerhaven à Sydney), de l'Anglo-Australasian (de Londres à Sydney), de l'Aberdecn (de I^ndres à Sydney par le Cap), de la Brîlish India (de Calcutta à Sydney) ; bimensuelles, de ta Compagnie l'éninsulaire (de Londres à Sydney), de l'Orient l.ine (de l-ondres à Sydney); toutes les trois semaines, de la Lnnd's lîlue (de Ixindres à Sydney par le Cap) ; hebdomadaires, de l'Anstralasian Lnited (de .Melbourne à Sydney, Brisbane et Coolctown; de Sydney à Ueraldton), de l'Adélaïde sleamship (de Sydney à Fremantle). Pour les droits de port, voy. les Antiales Com. Ext. : Enquête sur la marine marchande. I^ droit de tonnage est de C den. par tonneau de jauge.
.Melbourne est reliée par chemins de fer aux principales villes de la coloniede Victoria, à Sydney (trajet en 19 heures) et à Adélaïde (eo 18 h. 1/2). Des tramways la sillonnent en tous sens.
Établissements financiers. — Les banques sont très nombreuses. Les principales, dont le siège social est à Londres, sont: ihe Bank of .\ustralasia. London Bank of .\nstralia, the National Bank of .Vustralasia, the Union Bank o( Anstralia, the Bank of Victoria. Succursale du Comptoir National d'tiscompte de Paris.
Le système monétaire anglais est exclusivement en usage à .Melbourne. L'hôtel des monnaies, ouvert en 1872, a frappé, depuis cette année jusqu'en 1898, pour 76.117.000 liv. st. de souverains et 884.000 liv. st. de demi-souverains. Le change sur Londres se cote, à raison de tant pour cent de prime ou de perte, à vue, 30 jours, CO jours et 90 jours de vue tel quel, sans bonification d'intérêts.
Consulat général de France.
Usages commerciaiu. — La France est le plus grand acheteur des laines australiennes. Les ventes de laines se font par l'intermédiaire de courtiers qui possèdent de vastes entrepôts où les laines sont emmagasinées; elles ont lieu aux enchères publiques cinq fois par semaine pendant la saison active (d'octobre à mars) et beaucoup plus rarement pendant le reste de l'année. Le payement est effectué comptant avant la livraison et immédiatement après l'adjudication. Le commerce français fait surtout établir ses crédits auprès du Comptoir National d'Escompte de Paris, de l'Union Bank of Anstralia et de la Bank of Australasia ; celle-ci est le correspondant du Crédit Lyonnais. Abel Ravier.
MELCHIOR. V. .\lliages.
MÉLETS. Anchois de Livonrne. (V. Anchois.)
MÉLISSE. Plantes de la famille des Labiées, dont l'espèce type est la Melissa officinalis,qne l'on trouve chez nous à l'état sauvage et à l'état cultivé. La plante entière, mais surtout les feuilles, possèdent une savenr chaude et un peu amère et dégagent une odeur citrine fort agréable, due à une huile essentielle que l'on sépare par distillation avec l'eau : mais il faut de préférence dans ce but récolter les feuilles an commencement de l'été, avant que les fleurs apparaissent. La mélisse est douée de propriétés stimulantes et antispasmodiques; elle forme la base de diverses boissons cordiales et en particulier de Veau de mélisse des Carmes; on l'emploie aussi sons forme de teinture, d'eau distillée, etc. On s'en sert également en parfumerie.
La mélisse de Turquie ou de Moldavie {Dracocephalum moldovica) ressemble à la véritable mélisse; comme cette dernière, elle possède une odeur pénétrante et agréable; on emploie les feuilles en infusions théiformes comme vulnéraires, ou bien macérées dans l'alcool; on en fait des liqueurs toniques
t stimulantes. D' J. Lacmomer.
.HELONS. V. Fruits frais.
-MELU.N. Chef-lieu du département de Seine-et- Marne, situé sur la Seine, à 60 m. d'alt., par 48" 31' lat. X. et 0* \9 long. E. de Paris. Pop. : 13.641 hab.
en 1890, 10.8(xi en 1860. — Fabriques de balances, chocolat, billards; ateliers de constructions mécaniques, moulins, scieries mécaniques, distilleries, brasseries. Commerce important en grains, farines, bestiaux, fromages de Brie (voy. Fromages) et volailles. Une succursale de la Banque de France a été créée à .Melnn en 1899. .Agence de la Société Générale. — Port sur la Seine recevant annuellement 2:5.000 T. environ.
Station dn chemin de fer de Lyon snr la ligne de Paris à Marseille. Mouvement de la gare :
Marchandises transportées (tonnage) Voyageurs G. V. P. V.
partis Expédie. Récept. Expédit. Récept.
1896.... 357.333 1.150 1.387 30.986 55.975 1897.... 386.129 l.liô 1.466 30.119 50.768 1898.... 397.725 1.379 1.363 :M).478 52.1S
Prix dn transport, par 1.000 kilog., de Paris à Melnn (i5 kil.) : G. V., i5fr.90; P. V., 8 tr. 70.
MEMEL. Ville maritime d'.\llemagne, située dans la province de Prnsse-Orientale, à l'embonchure de la Dange, à 118 kil. N.-E. de Kœnigsberg, par DO» 43' 43' lat. N. et 18" 45' 48' long. E. de Paris. Pop. : 19.195 hab. en 1895, 13.000 en 1860.
Fonderies, ateliers de constructions de machines, fabr. de produits chimiques, de savons, huileries, scieries, dont 13 à vapeur, distilleries, brasseries.
Commerce important en céréales, bois, chanvre et lin, principalement avec la Bussie. Export. : 36.593.000 fr. en 1896, dont 2i millions 7 en bois, 2,5 en engrais. 2,4 en lin. Import. : 38.077.000 fr., dont 20 millions 6 en bois, 2, 1 en lin, 1,7 en produits coloniaux.
Le port a reçu, en 1896. 786 navires avec 272.000 L, dont 532 vapeurs avec 241.000 t.; sur ce nombre, 483 étaient allemands (138.000 t.), 98 anglais (79.000 t.), 55 danois (17.000 t.). 43 norvégiens (15.000 t.). École de navigation. Tête de ligne d'un chemin de fer sur Kœnigsberg. — .\gence consulaire de France.
MEX.VMAII. V. .\rabie, Bahreïx.
MENTHE. Plantes de la famille des Labiées, dont les principales espèces sont : ilentha ciridis, M. pulegium ou ponliot, il. piperita ou menthe poivrée, cultivée surtout en .\ngleterre (comté de Surreyt, dans l'Amérique du Nord, en Provence et même à Gennevilliers. Toutes ces plantes possèdent une odeur pénétrante et aromatique très agréable et jouissent de propriétés toniques, stimulantes, carminatives et antispasmodiques, dues à l'huile volatile qu'elles renferment (2 •/.)•
La récolte des menthes a généralement lieu à la fin du mois d'août; on coupe les plantes et on les laisse sécher, en petits tas, au soleil. On les distille avec de l'eau. En .\ngleterre, on cultive deux variétés de menthes, la blanche et la noire, la première donnant un produit plus fin que la seconde: mais cette dernière fournit plus d'essence.
Les menthes sont employées en médecine et en parfumerie. D' J. L.vlmoxier.
.MENUISERIE. La menuiserie désigne généralement l'art de travailler le bois pour confectionner des ouvrages légers entrant dans la construction des bâtiments, des voitures et des meubles. .Mais nous verrons plus loin que le terme de menuiserie s'applique aussi parfois à des ouvrages métalliques. Les progrès de la mécanique ont permis d'abandonner, pour la plus grande régularité et rapidité du travail, l'usage de la scie à quatre mains dont se servaient, il y a peu d'années, les scieurs de long. Dans tons les établissements à installation
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convenable, on emploie aujourd'hui le sciage à vapeur. Le tronc en grume à dégrossir on à débiter eu planches est placé sur un chariot mobile, qui avance progressivement et met le bois en contact avec un jeu de fortes scies dont le nombre et l'espacement varient selon les besoins.
Pour débiter les pièces de bois de petit calibre, on emploie la « scie à rubans » ou « scie sans fin », et pour les découper la « sauteuse », au moyen de laquelle on obtient facilement les pièces ajourées à dessins compliqués et délicats. On ne se sert plus du rabot directement manié par l'ouvrier; il est remplacé par la « raboteuse », qui donne aux pièces de bois une plus grande régularité de plan et de poli. Les machines à repercer et à fraiser, mues aussi par la vapeur, permettent de percer rapidement les trous pour chevilles, tourillons, de préparer les mortaises. Enfin, la « toupie », à laquelle on adapte des fers et lames appropriés, exécute presque instantanément, dans son mouvement de rotation, les moulures les plus compliquées. « A l'aide de ces machines-outils, dit M. Henry Havard dans la Menuiserie (partie des Arts de l'ameublement), un ouvrier habile exécute en une matinée autant de besogne que six hommes en faisaient autrefois en un jour. De là une diminution considérable dans le prix de la main-d'œuvre pour tous les ouvrages qui peuvent se fabriquer par nombre, et une régularité dans la fabrication qui permet à des morceaux façonnés d'après des épures suffisamment soignées et par des ouvriers qui n'ont aucun rapport entre eux, de s'adapter exactement les uns aux autres; cette substitution de la machine à la main de l'ouvrier est appelée à devenir le point de départ d'une révolution complète dans la production de la menuiserie. »
Les diverses espèces de bois employées dans la menuiserie sont : le chêne, le peuplier ou grisard, l'orme, le frêne, le noyer, le poirier, le hêtre ou fayard, l'érable indigène, le tilleul, le sycomore, l'aulne, le charme et le merisier. Le châtaignier, dont on faisait grand usage autrefois, ne sert plus guère aujourd'hui qu'à faire des cerceaux, des échalas et des treillages, parce qu'on ne ^exploite plus qu'en taillis. A cette liste il convient d'ajouter: l'acacia et le bouleau, employés surtout par les tourneurs et les charrons; le pin, le sapin, le mélèze et le pitch-pin, adoptés pour la confection des mobiliers d'été et pour la menuiserie commune. Le pitch-pin vient d'Amérique.
La menuiserie courante emploie deux sortes de chênes : le dur, dit autrefois « bois de pays », et le tendre, ou « bois de Lorraine » ou des Vosges ; le chêne de Fontainebleau est une espèce intermédiaire, d'une belle couleur, mais sujette aux piqûres de vers. Nous importons beaucoup de chênes du Nord, ou « bois de Hollande », et de chênes de Hongrie.
Le noyer est, après le chêne, le bois le plus employé dans la menuiserie; sa fibre, très homogène, se sculpte admirablement. On distingue le blanc et le noir. Le blanc ou « noyer femelle » vient d'arbres jeunes et convient surtout aux travaux d'assemblage. Le noir est ferme, plein, très dur, gris jaunâtre foncé, avec des veines teintées de noir. L'orme, bois liant, d'un grain serré et veiné, est tantôt rougeàtre, tantôt jaune tirant sur le vert, avec peu de nœuds. Le hêtre est serré, plein, de fil, blanc roussâtre; comme il se tourmente toujours, on le réserve pour les sièges. Le tilleul convient très bien aux ouvrages de sculpture et se laque à merveille;
mais il dure peu. Le merisier, tendre, de travail facile, se polit et se vernit bien; sa fibre, teinte en rouge, simule l'acajou; on l'emploie surtout pour les sièges communs. Le peuplier, {'aulne, bois blancs et mous, ne servent que pour le remplissage et la menuiserie commune, de même que le sapin, qui est teudre et de fil, mais de dureté inégale.
On distingue les menuisiers en bâtiment et les menuisiers en meubles. Les premiers confectionnent les boiseries qui garnissent ou décorent intérieurement ou extérieurement les édifices publics et privés : portes, châssis de fenêtres, lambris, voussures, escaliers, parquets, plafonds, rampes, balustrades, etc.; chaires à prêcher, bancs-d'œuvre, latrines, stalles, autels, etc. Mais les ouvrages à grandes surfaces, comme les parquets et escaliers, sont généralement faits par des maisons spéciales.
Menuiserie en bois. — Les pièces de bois employées en menuiserie sont plus petites que celles utilisées en cliarpente, mais les assemblages sont à peu près les mêmes.
Les portes comprennent deux grandes catégories: les portes extérieures et les portes intérieures. Les portes charretières ont de 3 à 4 m. 50 de large, les portes d'écurie de i m. 20 à 2 m., les portes cochères 2 m. 30 à 3 m. 20, les portes d'entrée de maisons à un vantail 0 m. 83 à 1 m. , etc. Pour les portes de caves, les bonnes dimensions sont 0 m. 80 à 1 m., pour les portes intérieures 0 m. 65 à 0 m. 80, pour les portes de chambre à coucher à deux vantaux 1 m. 30 à 1 m. 50 de large. — Le sapin est très souvent employé pour les portes intérieures. Le chêne se réserve pour les portes d'entrée et les portes cochères. — Les portes se logent dans une feuillure pratiquée dans la maçonnerie de la baie; cette feuillure se borde généralement d'un cadre en bois, qu'on appelle huisserie, formé de deux montants et d'une traverse. Les portes elles-mêmes se composent de frises on planches assemblées à rainures et languettes et maintenues par des traverses, qu'elles soient pleines ou à claire-voie. Les dispositions et formes des portes sont innombrables et varient suivant leur usage.
Les portes à petits cadres ou à panneaux sont destinées à l'intérieur des bâtiments et se composent de montants et de traverses encadrant un nombre variable de panneaux. On fait aussi des portes vitrées, dans lesquelles les panneaux de la partie supérieure sont remplacés par des vitrages. — Les portes peuvent, en outre, être à coulisse ou roulantes; ces dernières ne ferment jamais aussi bien que les portes battantes, mais elles tiennent moins de place lorsqu'on les ouvre.
Les fenêtres ou croisées ont des dimensions peu variables. Une proportion courante est une largeur moitié de la hauteur; pour les maisons d'habitation, la largeur d'une fenêtre à 2 vantaux doit varier de 0 m. 80 à 1 m. 20. Le chêne est le meilleur bois à employer; le sapin peut être adopté, lorsque la fenêtre est double, pour la croisée intérieure. Toute fenêtre se compose d'une partie fixe, ou dormant du bâti, et d'une partie mobile: les châssis vitrés, qui sont divisés en carreaux rectangulaires par des traverses légères appelées petits-bois. La traverse inférieure du dormant d'une fenêtre porte le nom de pièce d'appui; elle est surmontée de la traverse ou jet d'eau du châssis mobile. Les appnis de fenêtres se font de pins en plus en fonte. (Voy. Fenêtres.)
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